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	<title>Le blog de Nicolinux &#187; Science-Fiction</title>
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	<description>Un peu de tout, beaucoup de rien</description>
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		<title>S.O.S. Fantômes, Ivan Reitman</title>
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		<comments>http://nicolinux.fr/2012/05/08/sos-fantomes-reitman/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 May 2012 21:27:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Film culte des années 1980, S.O.S. Fantômes est une comédie efficace parfaitement ancrée dans les années 1980. Un film à voir et à revoir avec plaisir… <a href="http://nicolinux.fr/2012/05/08/sos-fantomes-reitman/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="185" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/sos-fantomes-1984-288x185.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="sos-fantomes-1984" title="sos-fantomes-1984" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Alors que le troisième opus serait, dit-on, toujours en préparation pour une sortie l&#8217;année prochaine, <em>S.O.S. Fantômes</em> reste aujourd&#8217;hui encore un film culte qui a marqué les années 1980 par son humour décalé et son ambiance si typique. Et si les effets spéciaux ont, forcément, un peu vieilli, le film d&#8217;Ivan Reitman est resté plutôt efficace et plaisant à regarder encore aujourd&#8217;hui. La comédie n&#8217;y est pas fine, mais elle se regarde avec plaisir…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=437.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/sos-fantomes-reitman.jpg" alt="Sos fantomes reitman" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>S.O.S. Fantômes</em> part du postulat qu&#8217;il existe des fantômes plutôt pénibles dont il faut se débarrasser. Trois scientifiques ont ouvert un bureau d&#8217;étude paranormale un peu loufoque dans une université. Ils sont censés étudier ces fantômes, mais ce bureau leur sert surtout d&#8217;excuse pour s&#8217;amuser ou draguer, selon les cas. Un jour, l&#8217;université en question les met à la porte et les trois compères ouvrent une entreprise censée capturer les fantômes : Ghostbusters et sa <a href="http://www.youtube.com/watch?v=Oznj6AFeiRE">fameuse chanson</a> sont nés. Dans un premier temps, personne ne prend ces individus un peu ringards au sérieux, mais New York est soudain envahie de fantômes et l&#8217;équipe est appelée régulièrement à la rescousse. Les succès se multiplient jusqu&#8217;au jour où un politique un peu zélé libère tous les fantômes emprisonnés jusque-là. L&#8217;avenir de New York et donc de la planète tout entière est alors en danger, mais heureusement, les Ghosbusters ne sont pas loin…</p>
<p style="text-align: justify;">Le film d&#8217;Ivan Reitman ne bénéficie pas d&#8217;un scénario particulièrement fin, on le comprend bien. <em>S.O.S. Fantômes</em> prend son histoire plutôt à la légère et cette histoire de menace sur le monde est plus ridicule qu&#8217;autre chose. L&#8217;équipe de chasseurs de fantômes est composée exclusivement d&#8217;amateurs qui ne savent pas bien ce qu&#8217;ils font, le scénario du long-métrage n&#8217;est pas différent. <em>S.O.S. Fantômes</em> est d&#8217;abord et avant tout une comédie en roue libre et c&#8217;est bien cela qui fait tout son charme. Les Ghostbusters forment une belle équipe de bras cassés, même si deux sur les quatre membres savent à peu près ce qu&#8217;ils font. Leur première chasse d&#8217;un fantôme, dans une salle de réception, en dit long sur leur niveau de compétence : ils apprennent sur le tas, et tant pis si cela génère un peu de casse. L&#8217;humour nait aussi de leur aspect ridicule : leur première publicité en est un bon exemple, mais c&#8217;est sans doute leur voiture qui résume le mieux cet aspect. Les méchants ne sont guère mieux toutefois et les effets spéciaux mobilisés d&#8217;un côté comme de l&#8217;autre parachèvent le tout. <em>S.O.S. Fantômes</em> n&#8217;est heureusement pas un film catastrophe, mais plutôt une comédie légère et familiale.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/reitman-sos-fantomes-murray.jpg" alt="Reitman sos fantomes murray" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;humour de <em>S.O.S. Fantômes</em> est étonnamment proche de l&#8217;idée que l&#8217;on se fait de Bill Murray. Cet excellent comédien trop souvent cantonné aux seconds rôles ouvre sa notoriété avec ce film. Il est ici tout à son aise, à tel point que l&#8217;on pourrait croire que son rôle a été composé pour lui, ce qui n&#8217;est pourtant pas du tout le cas. Son regard désabusé, ses intonations composent un personnage vraiment drôle, dans cet esprit pince-sans-rire qu&#8217;il a entretenu dans la majorité de sa carrière. Autour de lui, les trois autres membres de l&#8217;équipe sont tout aussi ridicules et on note la présence surprenante de Sigourney Weaver dans un second rôle pas si éloigné de ses participations à la saga <em>Alien</em>. <em>S.O.S. Fantômes</em> c&#8217;est aussi des effets spéciaux très colorés, trop pour être crédibles, des effets qui contribuent à l&#8217;ambiance si années 1980 du film. Par moment, Ivan Reitman donne presque l&#8217;impression troublante de faire dans la parodie de films de ces années-là, ce qui est indéniablement une bonne nouvelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, <em>S.O.S. Fantômes</em> a un peu vieilli et le film d&#8217;Ivan Reitman n&#8217;est pas le plus intelligent de l&#8217;histoire du cinéma. Il n&#8217;est pas devenu culte sans raison toutefois : <em>S.O.S. Fantômes</em> est très efficace, c&#8217;est une comédie familiale qui se laisse voir et revoir avec un grand plaisir. Difficile de savoir si un troisième opus sortira finalement, encore moins de savoir s&#8217;il sera réussi, mais on peut tout à fait revoir ce premier film en attendant d&#8217;en savoir plus… Et surtout, n&#8217;oubliez pas :</p>
<blockquote><p>If there&#8217;s something strange<br />
in your neighborhood<br />
Who ya gonna call ?<br />
GHOSTBUSTERS</p></blockquote>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_6400" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Armée des 12 Singes, Terry Gilliam</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2012/04/30/armee-12-singes-gilliam/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2012/04/30/armee-12-singes-gilliam/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 12:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Folie]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Avec L'Armée des 12 Singes, Terry Gilliam a réussi à imposer son univers au cinéma avec un film de science-fiction, une dystopie post-apocalyptique assez saisissante. <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/30/armee-12-singes-gilliam/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="198" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/armee-12-singes-bruce-willis-288x198.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="armee-12-singes-bruce-willis" title="armee-12-singes-bruce-willis" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"> Pour son septième film, Terry Gilliam s&#8217;intéresse à nouveau à un univers de science-fiction. Dix ans après <em>Brazil</em>, l&#8217;ancien membre des Monty Python propose à nouveau son ambiance complètement barrée si typique dans <em>L&#8217;Armée des 12 Singes. </em>Un univers post-apocalyptique, une histoire de voyage dans le temps sur fond de folie et de critique de la société : Terry Gilliam plonge ses spectateurs dans un univers complexe, baroque et un peu foutraque, mais toujours passionnant. </p>
<div style="text-align:center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29757.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/gilliam-armeee-12-singes.jpg" alt="Gilliam armeee 12 singes" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Résumer <em>L&#8217;Armée des 12 Singes </em>n&#8217;est pas une mince affaire. Comme toute histoire qui se base sur le voyage dans le temps, elle repose sur de nombreux paradoxes qui la rendent particulièrement complexe. Le présent du film est situé dans un futur assez proche. Les hommes ont quitté la surface terrestre après l&#8217;émergence d&#8217;un terrible virus qui a anéanti la majeure partie des humains. Ce qui reste de l&#8217;humanité après cinq milliards de morts se terre dans les sous-sols de la planète. Des scientifiques ont pris le pouvoir et ils ont organisé la société de manière logique et froide. Les avancées technologiques leur permettent d&#8217;envisager un moyen pour trouver un remède au terrible virus : ils envoient des prisonniers dans le passé pour tenter de comprendre l&#8217;origine du mal et essayer d&#8217;y trouver une solution. James Cole est l&#8217;un de ces voyageurs dans le temps : on l&#8217;envoie dans le passé pour enquêter et il est justement sur une piste. Un groupuscule écologique radical connu sous le nom d&#8217;armée des 12 singes chercherait à tuer toute l&#8217;humanité pour rendre la Terre aux animaux…</p>
<p style="text-align: justify;">Le film se présente dans un premier temps comme une dystopie assez classique : l&#8217;univers construit par <em>L&#8217;Armée des 12 Singes </em>reprend l&#8217;idée d&#8217;un événement apocalyptique qui a tué une bonne partie de l&#8217;humanité et rendu la planète terrestre complètement invivable. Il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;une catastrophe nucléaire, mais d&#8217;un virus qui a emporté très rapidement la population terrestre à partir de plusieurs points autour du globe. Quelques années ont suffi à tuer cinq milliards de personnes et à terrer les survivants dans des sous-sols délabrés, sales et mal éclairés où une caste supérieure de scientifiques règne en maître. Terry Gilliam montre assez peu d&#8217;éléments de cet univers puisqu&#8217;il ne s&#8217;agit pas vraiment du cœur de son film, mais on en voit assez pour comprendre qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une belle utopie. James Cole est emprisonné dans des conditions déplorables et il est traité avec bien peu d&#8217;égard par les scientifiques qui n&#8217;hésitent pas à expérimenter sur lui. Dans cet univers de science-fiction, on sait voyager dans le temps et James est ainsi envoyé en 1990, puis en 1996, l&#8217;année d&#8217;apparition du fameux virus. L&#8217;essentiel du film se déroule à cette époque qui est antérieure au présent de <em>L&#8217;Armée des 12 Singes</em>. La première fois que James est envoyé dans le passé, il atterrit dans un hôpital psychiatrique où l&#8217;on prend cet individu qui dit venir du futur pour un fou. C&#8217;est la force du film de Terry Gilliam : s&#8217;il est d&#8217;abord présenté comme de la science-fiction, il instille vite un doute dans l&#8217;esprit du spectateur. Et si James était effectivement fou, comme ce que disent les psychiatres qui le traitent ? Et si tout cela n&#8217;était qu&#8217;un fruit de son imagination débordante ? La thèse est tout à fait crédible et sans révéler trop d&#8217;éléments sur la fin, on peut simplement indiquer qu&#8217;elle renforce cette théorie de la folie du personnage principal et qu&#8217;elle amène à reconsidérer ce qui précède. Le scénario à toutefois l&#8217;excellente idée de ne pas confirmer une hypothèse et d&#8217;invalider l&#8217;autre : <em>L&#8217;Armée des 12 Singes</em> reste assez ouvert aux interprétations différentes.</p>
<div style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/bruce-willis-12-monkeys.jpg" alt="Bruce willis 12 monkeys" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Quelle que soit l&#8217;hypothèse retenue, <em>L&#8217;Armée des 12 Singes</em> ne fait aucun doute sur un point : sa critique de la science au sens large. Terry Gilliam construit la dystopie futuriste sur la base de scientifiques qui ont pris le pouvoir. Le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que la société qu&#8217;ils ont forgée est loin de l&#8217;idéal. Elle est peut-être rationnelle et logique, mais elle n&#8217;en est pas moins parfaitement inhumaine et cruelle. James est manipulé, on imagine qu&#8217;il est drogué et il n&#8217;a absolument aucune volonté propre, même s&#8217;il est censé être libéré suite à son travail dans le passé. Le film n&#8217;en reste pas moins critique à l&#8217;égard de la technologie, représentée ici par cette bulle entourée de dizaines d&#8217;écrans. C&#8217;est elle qui est pointée du doigt, comme si elle était la cause de tous les maux. Dans les années 1990, c&#8217;est la psychiatrie qui est critiquée avec cet hôpital qui tient plus de la prison que de l&#8217;établissement de santé. Les médecins sont vus comme des êtres imbus d&#8217;eux-mêmes, incapables de se remettre en question et aux méthodes douteuses. L&#8217;erreur est humaine, elle est aussi scientifique, et ce dans les deux époques. Dans le futur, les scientifiques sont censés envoyer le personnage principal en 1996, mais ils doivent s&#8217;y reprendre à trois fois avant d&#8217;atteindre la bonne date. Au-delà de cette représentation trouble de la folie et de son traitement, Terry Gilliam fait de la recherche scientifique le coupable de l&#8217;épidémie qui a causé la perte de l&#8217;humanité. Le virus n&#8217;est pas naturel, il a été en effet conçu par un laboratoire et le film donne quelques éléments que l&#8217;on ne révélera pas, mais qui accablent encore plus le corps scientifique.</p>
<p style="text-align: justify;">Terry Gilliam n&#8217;est pas un réalisateur ordinaire. Il suffit de jeter un œil à sa carrière de cinéaste pour en prendre conscience : il ne fait rien comme les autres et connaît un taux d&#8217;échecs assez impressionnant, à tel point qu&#8217;il est reconnu comme le réalisateur le plus malchanceux. <em>L&#8217;Armée des 12 Singes</em> est à ce jour son plus grand succès commercial, mais ce n&#8217;est pourtant pas le plus accessible. Si deux stars se partagent l&#8217;affiche, ce film reprend toutes les thématiques chères au cinéaste et surtout cette forme si particulière. Terry Gilliam a commencé comme animateur pour le <em>Monty Python&#8217;s Flying Circus</em> et il a toujours gardé un goût prononcé pour les univers visuels baroques.<em>L&#8217;Armée des 12 Singes</em> n&#8217;y fait pas exception, bien au contraire et ses décors futuristes sont particulièrement chargés et ressemblent plus à un bric-à-brac tout droit sorti d&#8217;un marché aux puces que d&#8217;un décor de science-fiction traditionnelle. Sa réalisation est à l&#8217;image de ces décors : la caméra est rarement droite, elle semble toujours placée au mauvais endroit et Terry Gilliam utilise à l&#8217;excès une lentille qui donne un effet fish-eye. L&#8217;ensemble est saisissant, parfois un peu kitsch, mais le résultat est une ambiance poisseuse particulièrement réussie, qui rappelle parfois, accentuée, celle de <a href="http://nicolinux.fr/2010/11/28/monty-pythons-sacre-graal/"><em>Monty Python : Sacré Graal !</em></a> Le succès de <em>L&#8217;Armée des 12 Singes</em> tient aussi dans l&#8217;interprétation de ses deux personnages principaux. Bruce Willis en impose dans ce rôle de voyageur dans le temps un peu dément, mais c&#8217;est surtout un Brad Pitt encore jeune qui impressionne. Celui qui allait devenir une star hollywoodienne parfois un peu lisse interprète ici brillamment un fou furieux avec une justesse étonnante.</p>
<div style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/l-armee-des-12-singes-gilliam.jpg" alt="L armee des 12 singes gilliam" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;Armée des 12 Singes</em> est un film à la fois réjouissant par ses paradoxes temporels et inquiétants par son discours sur la folie. Terry Gilliam dévoile une dystopie terrifiante et en même temps assez réaliste, tandis qu&#8217;il joue de nos attentes pour mieux brouiller les cartes. S&#8217;agit-il simplement d&#8217;un film d&#8217;anticipation, ou d&#8217;une plongée dans la folie humaine ? <em>L&#8217;Armée des 12 Singes</em> ne répond pas vraiment, à vous de faire votre propre opinion…</p>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_6317" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Men in Black et MIIB, Barry Sonnenfeld</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 21:40:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>La saga Men in Black se poursuit en 2012 avec un troisième épisode. En attendant sa sortie, les deux premiers films sont spectaculaires et drôles, une équation parfaite pour un bon moment en famille. <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/23/men-in-black-sonnenfeld/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/men-in-black-288x191.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="men-in-black" title="men-in-black" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Avec <em>Men in Black</em> en 1997 puis <em>MIIB</em> en 2002, la saga de Barry Sonnenfeld a marqué les esprits. Les hommes en noir feront leur retour cette année, quinze ans après leur première apparition au cinéma. L&#8217;occasion de revenir sur deux films qui proposaient une version revisitée du couple de flics dans un univers de science-fiction inventif. La formule fonctionne parfaitement et les deux films de Barry Sonnenfeld sont réussis, drôles et ils conservent leur originalité, même si les effets spéciaux ont, forcément, un peu vieilli.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/will-smith-tommy-lee-jones.jpg" alt="Will smith tommy lee jones" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Men in Black</em> fait office d&#8217;introduction à l&#8217;univers de la saga, mais le film sert aussi à présenter les deux personnages principaux. L&#8217;agent K a participé à la fondation des MIB, une organisation secrète fondée pour réguler les extraterrestres de passage sur la Terre. Dans la saga, la vie extraterrestre est bien réelle et des êtres venus de tout l&#8217;univers sont de passage sur notre planète, voire y vivent au quotidien. Les hommes du MIB surveillent ces visiteurs plus ou moins gênants et ils s&#8217;efforcent aussi de cacher la vérité aux autres humains qui sont bien contents de ne pas connaître la vérité. Les extraterrestres passent ainsi tous par les bureaux de l&#8217;organisation et ils doivent se camoufler en humain, ou en animaux pour certains d&#8217;entre eux. Si la plupart de ces êtres venus de l&#8217;espace sont pacifiques et ne posent pas de problèmes, d&#8217;autres doivent au contraire être surveillés de près, voire arrêtés. C&#8217;est alors que les MIB entrent en action et tentent de protéger, coute que coute, la planète et ses occupants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier film de Barry Sonnenfeld repose à la fois sur la découverte de cet univers de science-fiction si différent et en même temps totalement familier, mais aussi sur son duo de personnages principaux. <em>Men in Black</em> réunit l&#8217;agent K qui connait l&#8217;organisation depuis ses débuts et qui a tout vu en matière de formes de vie extraterrestres et l&#8217;agent J. Au début du film, il ne s&#8217;agit pas encore d&#8217;un agent habillé de noir, mais plutôt d&#8217;un flic particulièrement motivé qui poursuit pendant des heures un fuyard qui se révèle être un extraterrestre. C&#8217;est à l&#8217;occasion de cette course-poursuite que K remarque le jeune homme et choisi d&#8217;en faire un MIB. Les deux hommes ne pourraient être plus différents : couleur de peau et caractère sont aux antipodes et le clash est dès lors inévitable. Ce premier film exploite surtout cette opposition pour constituer une comédie déjà vue et revue, certes, mais qui fait encore une fois ses preuves. Le concept du duo de flics a servi à construire tant de films qu&#8217;on ne pourrait tous les énumérer. Il est ici encore utilisé et les contraires forment encore des étincelles. Les gags sont attendus, mais ils font mouche à l&#8217;image du choix des armes de l&#8217;un et de l&#8217;autre ou du rôle assigné à chacun. Le succès de <em>Men in Black</em> tient en grande partie dans ce duo.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/miib-sonnenfeld.jpg" alt="Miib sonnenfeld" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>MIIB</em> ne pouvait évidemment rejouer la carte du duo de flics, en tout cas pas de la même manière. Les deux agents reprennent bien du service dans ce film, mais ce n&#8217;est plus la même chose. L&#8217;agent J n&#8217;est plus le novice maladroit qui découvre l&#8217;univers des hommes habillés de noir, il est même devenu le meilleur agent depuis le départ à la retraite de l&#8217;agent K. Le long-métrage de Barry Sonnenfeld revient un temps au duo de flics en l&#8217;inversant quand l&#8217;ancien novice doit ramener le retraité à son boulot d&#8217;antan, mais cette piste est vite laissée de côté. <em>MIIB</em> utilise essentiellement un autre biais comique de la saga : plus encore que dans <em>Men in Black</em>, ce sont les différentes créatures extraterrestres qui font tout l&#8217;intérêt du film. Le bestiaire de la saga est extrêmement riche : les équipes qui l&#8217;ont conçue se sont fait plaisir et on a rarement vu un univers aussi riche, à part dans les sagas phares de la science-fiction que sont <em><a href="http://nicolinux.fr/tag/star-wars/">Star Wars</a></em> et <em><a href="http://nicolinux.fr/tag/star-trek/">Star Trek</a></em>. En deux films, <em>Men in Black</em> trouve malgré tout quelques bonnes idées, comme Serena, la méchante de <em>MIIB</em> et ses longs tentacules, ou encore le charmant bébé alien qui apparaît dans le premier. Sur ce plan, le deuxième opus est beaucoup plus riche et imaginatif : les extraterrestres du casier dans la gare ou encore le chien parlant sont réussis et ils participent au plaisir du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Barry Sonnenfeld est un réalisateur assez discret, mais à qui l&#8217;on doit plusieurs gros succès de ces dernières années. Outre la saga <em>Men in Black</em> qu&#8217;il est le seul jusque-là à assumer, il est aussi le réalisateur de <em>La Famille Adams</em>. Dans les deux cas, on retrouve son goût pour un cinéma populaire, plutôt fantastique et qui tire souvent vers la comédie. Avec <em>Men in Black</em> et <em>MIIB</em>, il ne brille pas par une mise en scène révolutionnaire, mais il fait le travail avec soin et sa formule simple atteint son but. Le premier film trahit son page sur deux points : les effets spéciaux et un rythme apaisé qui surprend aujourd&#8217;hui pour un blockbuster. Son scénario reste toutefois toujours aussi efficace et <em>Men in Black</em> se défend plutôt bien visuellement. Le mélange de modernité entre les armes d&#8217;origine extraterrestres et l&#8217;habit autant que les voitures des MIB est même plutôt moderne et évoque des univers steampunk. <em>MIIB</em> est plus récent — 10 ans tout de même — et cela se voit : le rythme est plus élevé et les effets spéciaux plus nombreux et aboutis, même si on devrait logiquement être loin de ce qui nous attend dans <em>Men in Black III</em>. Dans l&#8217;ensemble, le premier garde ce charme des films des années 1990, tandis que le deuxième est plus proche de nous et en met plein la vue avec ses extraterrestres. Dans tous les cas, la saga repose aussi en grande partie sur les épaules de ses deux acteurs principaux. Nul besoin de vanter les mérites d&#8217;acteur de Tommy Lee Jones qui interprète ici un excellent agent désabusé, mais particulièrement efficace. Face à lui, Will Smith compose un agent J convaincant dans l&#8217;opposition avec son aîné.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/men-in-black-bebe-extraterrestre.jpg" alt="Men in black bebe extraterrestre" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Men in Black III</em> sortira dans un mois, on verra alors si la saga tient encore le coup. Quel que soit le résultat, <em>Men in Black</em> et <em>MIIB</em> constituent déjà deux très bons blockbusters de science-fiction tendance comédie. Barry Sonnenfeld n&#8217;a pas révolutionné le genre, il n&#8217;en a de toute manière sans doute jamais eu l&#8217;ambition. À partir de recettes connues, il propose deux films très efficaces. Du grand spectacle et un cinéma populaire que l&#8217;on aurait tort de bouder…</p>
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		<title>Battleship, Peter Berg</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2012/04/14/battleship-berg/</link>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 22:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Blockbuster décérébré, Battleship s'apprécie sur grand écran pour ses scènes d'action impressionnantes. Dans ces conditions, le film de Peter Berg est vraiment fun, à défaut d'être original. <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/14/battleship-berg/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="162" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/berg-battleship-288x162.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="berg-battleship" title="berg-battleship" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>Battleship</em> annonce la couleur avec son affiche : &laquo;&nbsp;Après <em>Transformers</em> la nouvelle production Hasbro&nbsp;&raquo;. Difficile de faire plus clair, Hollywood s&#8217;amuse encore avec un jeu, mais il s&#8217;agit cette fois du Toucher-Couler, cet éternel jeu de stratégie où il faut couler les navires de l&#8217;adversaire avant de se faire couler sa propre flotte. Pour tenir 2h20, les scénaristes se sont retroussé les manches pour enrober le principe du jeu, mais <em>Battleship</em> est effectivement l&#8217;histoire d&#8217;une bataille navale. C&#8217;est aussi un blockbuster décérébré qui assume pleinement son statut. Le dernier film de Peter Berg s&#8217;avère très amusant, et c&#8217;est largement suffisant…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=146628.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/battleship-berg.jpg" alt="Battleship berg" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">La bataille navale avec ses porte-avions et autres cuirassiers a été un peu dépoussiérée dans <em>Battleship</em>. Si les navires des marines modernes sont toujours présents d&#8217;un côté, leurs ennemis viennent… de l&#8217;espace. À une époque non déterminée, mais qui pourrait très bien être contemporaine, la société humaine a découvert une planète dans l&#8217;univers qui présente exactement les mêmes caractéristiques que la nôtre. On met alors au point un ingénieux système pour leur envoyer un signal. Il se trouve que cette planète héberge effectivement une forme de vie extraterrestre, mais celle-ci est non seulement évoluée, mais aussi hostile. Alors que les marines du monde entier parader au large d’Hawaii, cinq vaisseaux débarquent sur Terre et construisent un bouclier autour de l&#8217;archipel. Leurs intentions sont clairement hostiles et ils cherchent à appeler des renforts. Le bouclier empêche quiconque de s&#8217;approcher : le sort de l&#8217;humanité dépend ainsi des trois navires qui sont restés bloqués à l&#8217;intérieur. Ce n&#8217;est pas gagné…</p>
<p style="text-align: justify;">Peter Berg a compris que <em>Battleship</em> ne saurait briller par son scénario et contrairement à Michael Bay qui a tenté maladroitement d&#8217;ajouter à <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/06/30/transformers-3-face-cachee-lune-bay/">Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</a></em> une bien vaine justification sérieuse, son film assume son côté action brute. Après une introduction presque trop longue encore, les navires partent en mer sur fond d&#8217;AC/DC et le spectateur venu chercher du grand spectacle trouve enfin son compte. On sait d&#8217;emblée que ce qui ne devait être qu&#8217;une ballade santé va très vite mal tourner, et <em>Battleship</em> ne déçoit pas nos attentes. Les vaisseaux spatiaux ne tardent pas à arriver et les hostilités commencent très fort avec la destruction de deux des trois navires en jeu dans les toutes premières minutes. La suite est une longue série de combats avec, en guise de points d&#8217;orgue, deux impressionnantes séquences de batailles navales. La dernière, l&#8217;ultime combat évidemment, rappelle les grands moments des batailles napoléoniennes, les voiles en moins, mais <em>Battleship</em> surprend avec une véritable séquence de Toucher-Couler. Il fait nuit, les radars de l&#8217;armée américaine ne parviennent pas à détecter les vaisseaux ennemis. Le champ de bataille se résume ainsi à une vaste grille où il faut tirer presque en aveugle : presque, car un système de détection des tsunamis donne quand même aux gentils une indication sur la position de l&#8217;ennemi. La performance n&#8217;en est pas moins réelle : Peter Berg a réussi à intégrer à son blockbuster musclé une partie de Toucher-Couler…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/battleship-2012.jpg" alt="Battleship 2012" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Blockbuster oblige, <em>Battleship</em> n&#8217;évite pas tous les poncifs du genre. Il fallait une galerie de personnages supposés attachants et Peter Berg s&#8217;est alors senti obligé d&#8217;enrober sa bataille navale dans un cadre plus général pourtant bien superflu. Le héros du film, Alex, est un incapable qui vit toujours chez son frère et ne fait rien de sa vie. Sa rencontre avec une belle blonde, fille d&#8217;amiral de la marine américaine, change tout : il accepte de s&#8217;engager avec son frère dans la marine et il devient un nouvel homme, forcément. Quand le film commence, il doit justement demander au père de la belle la main de sa fille, mais le garnement a gardé de mauvaises habitudes et il est viré quasiment sur-le-champ. Fort heureusement pour lui, c&#8217;est à ce moment précis que <em>Battleship</em> fait intervenir les extraterrestres. Vous l&#8217;aurez compris, ces combats vont changer notre héros qui va vite devenir le gendre idéal que son futur beau-père ne pourra finalement pas refuser, on s&#8217;en doute bien. Disons-le, cette histoire d&#8217;amour est ridicule, déjà vue mille fois et même assez pénible quand la blonde un peu potiche prend part à l&#8217;action. Peter Berg a le bon goût de réduire cette histoire à sa plus simple expression dans son film…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Battleship</em> reste d&#8217;abord et avant tout un film d&#8217;action hollywoodien et il se devait d&#8217;assurer sur ce plan. Mission réussie pour Peter Berg qui tourne des scènes d&#8217;action vives, mais jamais illisibles. Les effets spéciaux sont spectaculaires et l&#8217;ensemble est prenant : les amateurs du genre apprécieront non pas le suspense, mais la tension souvent présente dans le film. On regrettera simplement sur ce point l&#8217;abus d&#8217;effets lense-flare à la J.J. Abrams, mais on apprécie en revanche le choix de ne pas proposer de 3D alors que <em>Battleship</em> se prêtait à une utilisation gadget. Le film ne brille pas par le scénario, on l&#8217;aura compris, pas plus par ses acteurs. Taylor Kitsch est décidément à la mode, mais il confirme ici l&#8217;impression que l&#8217;on avait eue avec <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/03/07/john-carter-stanton/">John Carter</a></em> : cet acteur est vraiment médiocre. Heureusement, son rôle ici se résume à être présent et donner quelques ordres et sa prestation semble alors correcte. Même punition pour Rihanna qui ne sert pas à grand-chose, si ce n&#8217;est ajouter un nom connu sur l&#8217;affiche, tandis que Liam Neeson fait vraiment le service minimum. Ce sont encore les extraterrestres les plus réussis, finalement : les scénaristes ont eu la bonne idée d&#8217;en faire quasiment des humains, leur planète étant une copie de la nôtre après tout. <em>Battleship</em> fait ainsi honneur à son statut de blockbuster : ce sont encore les scènes d&#8217;action qui sont le mieux réussies. On l&#8217;a déjà évoquée, mais la bande-originale est très efficace et contribue au côté fun du film : AC/DC et ZZ Top correspondent bien à l&#8217;ambiance gros bateaux militaires…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/battleship-rihanna-kitsch.jpg" alt="Battleship rihanna kitsch" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Pour apprécier <em>Battleship</em>, il faut savoir à quoi s&#8217;attendre. Ce film Hasbro ne propose pas vraiment de scénario, pas plus de personnages, non il s&#8217;agit d&#8217;abord et avant tout d&#8217;un film d&#8217;action. Peter Berg assume ce rôle et il réussit ainsi à proposer un film très fun. <em>Battleship</em> s&#8217;appréciera plutôt sur grand écran, avec un son puissant : les conditions sont alors idéales pour profiter pleinement de ce film stupide, mais jouissif…</p>
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		<title>Hunger Games, Gary Ross</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 05:55:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Une bonne idée gâchée pour un résultat bien loin du spectaculaire ou du fun attendus. Hunger Games est une vraie déception que l'on pourra s'éviter en salles… <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/09/hunger-games-ross/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/hunger-games-lawrence-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="hunger-games-lawrence" title="hunger-games-lawrence" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">J&#8217;ai découvert l&#8217;existence du roman <em>Hunger Games</em> en découvrant le film éponyme. Ce livre de Suzanne Colins entre dans la grande famille des romans pour ados, à ranger aux côtés des sagas <em>Harry Potter</em> ou <em>Twilight</em>. Le succès ayant été au rendez-vous, son adaptation au cinéma était un passage attendu et c&#8217;est Gary Ross qui s&#8217;en charge avec <em>Hunger Games</em>, le premier opus d&#8217;une trilogie à venir. Sur le papier, des idées très intéressantes, mais le résultat est vraiment décevant. Rien ne fonctionne dans ce film et l&#8217;on s&#8217;ennuie ferme pendant près de 2h30 en attendant que la fin connue dès le départ arrive enfin.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145083.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/hunger-games-ross.jpg" alt="Hunger games ross" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Hunger Games</em> se déroule à une époque indéterminée, dans ce que l&#8217;on suppose être des États-Unis futuristes. On sait qu&#8217;une terrible guerre civile a éclaté plusieurs années auparavant et qu&#8217;un pouvoir autoritaire, nommé Capitole, y a mis fin avec la force. Le pays a été divisé en douze districts qui doivent travailler dans un domaine précis pour la caste la plus élevée de Capitole. Dans le douzième district qui nous intéresse plus particulièrement, on travaille dans des mines de charbon, à l&#8217;ancienne. Si la société du Capitole est particulièrement avancée, elle tient le reste du pays dans un état proche de l&#8217;esclavage et avec un retard considérable : on quelque part entre le Moyen-Âge et la Révolution industrielle. Chaque année, Capitole organise un grand jeu télévisé au principe très simple : deux jeunes sont choisis dans chaque district et ils s&#8217;affrontent jusqu&#8217;à la survie d&#8217;un seul jeune au sein d&#8217;une vaste arène. <em>Hunger Games</em> s&#8217;ouvre avec la sélection du 74eme jeu, dans le district 12. Pour sauver sa petite sœur sélectionnée par tirage au sort, Katniss se porte volontaire. Combattive, elle va s&#8217;avérer une adversaire redoutable dans l&#8217;arène, mais aussi une rebelle difficile à contrôler…</p>
<p style="text-align: justify;">Au départ, une très belle idée plutôt surprenante dans un film calibré pour plaire aux ados. <em>Hunger Games</em> est une critique en règle de la télé-réalité qui fait florès depuis plusieurs années. Le genre est ici poussé à son paroxysme puisque la société entière repose sur l&#8217;organisation annuelle du jeu. Aussi cruel et injuste soit-il, ce jeu est très bien accepté, y compris par les différents districts qui sacrifient chaque année deux de leurs enfants. Les habitants de Capitole adorent quant à eux ces combats et ils se remémorent avec émotion les meilleures mises à mort des années précédentes. Gary Ross filme avec assez peu de conviction un système extrêmement cynique où l&#8217;on n&#8217;hésite pas à modifier les règles ou à sacrifier des joueurs pour rendre l&#8217;émission plus divertissante. Le matériau est là, mais <em>Hunger Games</em> ne l&#8217;exploite jamais vraiment et ce qui s&#8217;annonçait comme une critique en règle des jeux de télé-réalité s&#8217;avère finalement bien décevant.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/jennifer-lawrence-hunger-games.jpg" alt="Jennifer lawrence hunger games" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Si <em>Hunger Games</em> est si faible quant à ce qu&#8217;il semblait pourtant vouloir dénoncer, c&#8217;est bien parce qu&#8217;il s&#8217;agit avant tout d&#8217;une romance adolescente. Au cœur de l&#8217;histoire, Katniss et Peeta sont tous les deux du district 12 et le jeune homme avoue très vite sa flamme pour la jeune femme. Les deux tourtereaux commencent pourtant par la jouer perso, mais l&#8217;inévitable ne tarde pas et on ne dévoile rien en disant qu&#8217;ils finiront ensemble. C&#8217;est écrit d&#8217;avance, le film est conçu entièrement autour de cette histoire d&#8217;amour bien peu captivante, car si peu originale. Bizarrement, <em>Hunger Games</em> ne prend pas leur romance au sérieux. De manière assez originale pour le coup, le scénario n&#8217;évoque ici ni coup de foudre, ni même amour impossible entre deux districts par exemple, mais plutôt une stratégie de survie. Au départ, si les deux tourtereaux roucoulent, c&#8217;est pour former un couple devant les caméras et attendrir les spectateurs en espérant ainsi obtenir leurs faveurs pendant les combats. Elle est censée ne pas l&#8217;aimer, mais elle va finalement être séduite par le charme du beau mâle. L&#8217;idée surprend dans un film pour ados, mais là encore <em>Hunger Games</em> déçoit. Personne, ni les deux acteurs, ni le cinéaste, ni même le scénario, ne semble prendre cette histoire au sérieux et le spectateur n&#8217;y croit jamais, surtout pas quand elle est censée devenir réelle à la fin du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario de <em>Hunger Games</em> est, on l&#8217;aura compris, assez faible. Qu&#8217;importe, un blockbuster n&#8217;a pas à être particulièrement malin pour plaire. Las, celui de Gary Ross commet la seule faute vraiment impardonnable pour un tel film : il n&#8217;est pas fun. Sans doute à cause d&#8217;une adaptation trop fidèle, <em>Hunger Games</em> est d&#8217;abord très mal rythmé. Beaucoup trop long, il est aussi trop lent à se mettre en place et au contraire beaucoup trop rapide dans certaines phases cruciales des combats. La caméra virevoltante de Gary Ross n&#8217;aide pas : les combats sont souvent illisibles et empêchent ainsi l&#8217;identification du spectateur, condition <em>sine qua non</em> pour qu&#8217;un blockbuster soit plaisant à suivre. Alors que le film promettait sur le plan visuel, <em>Hunger Games</em> offre au total une impression générale de paresse. Encore une fois, on a parfois le sentiment que personne ne croit au film et cela se ressent en salle. Dans cette débandade, Jennifer Lawrence fait ce qu&#8217;elle peut, mais elle ne parvient pas plus à relancer l&#8217;intérêt du long-métrage…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/ross-hunger-games.jpg" alt="Ross hunger games" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Une bonne idée gâchée… tel est le sentiment qui domine en sortant de la salle. <em>Hunger Games</em> propose un scénario intéressant autour des jeux de télé-réalité et à défaut d&#8217;être original — il m&#8217;a fortement rappelé la saga <em>Wang</em> de Pierre Bordage —, il avait largement de quoi construire un blockbuster spectaculaire et prenant. Gary Ross est ainsi passé à côté de l&#8217;essentiel en ne proposant pas un film divertissant. Dès lors, ce n&#8217;est pas l&#8217;amourette jamais crédible qui va sauver <em>Hunger Games</em>. Grosse déception, que l&#8217;on ne recommandera même pas pour une séance dominicale en famille…</p>
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		<title>John Carter, Andrew Stanton</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 23:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>John Carter prometait beaucoup, mais ce premier film d'une potentielle future saga s'avère assez décevant. Andrew Stanton ne propose qu'un blockbuster bien trop calibré et aseptisé pour être réussi, dommage… <a href="http://nicolinux.fr/2012/03/07/john-carter-stanton/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/03/kitsch-john-carter-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="kitsch-john-carter" title="kitsch-john-carter" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">S&#8217;agit-il du premier épisode d&#8217;une nouvelle longue saga au cinéma ? Andrew Stanton le souhaite plus que tout au monde : ce grand fan d&#8217;Edgar Rice Burroughs aimerait adapter l&#8217;intégralité du <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_de_mars">Cycle de Mars</a></em> et il commence cette année avec <em>John Carter</em>. Ce film suit l&#8217;intrigue du premier volume du cycle et raconte ainsi la découverte par le capitaine John Carter d&#8217;un monde extraterrestre sur la planète Mars. Un film à grand spectacle malheureusement distribué par Walt Disney. Si la richesse de l&#8217;univers est manifeste, elle n&#8217;est que trop peu exploitée par un scénario trop commun. À ne pas vouloir prendre de risque, Andrew Stanton passe à côté d&#8217;un bon film.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137263.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/03/john-carter-stanton.jpg" alt="John carter stanton" width="690" height="920" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">John Carter cherche de l&#8217;or en Arizona à la fin du XIXe siècle. Il a entendu parler d&#8217;une mystérieuse grotte pleine d&#8217;or et il consacre sa vie à la chercher, en vain. Jusqu&#8217;au jour où, attaqué par des Apaches, il tombe sur ce lieu si mystérieux. À l&#8217;intérieur, il découvre un étrange être qui l&#8217;attaque et qu&#8217;il tue d&#8217;une balle, avant de se retrouver dans un lieu mystérieux. John Carter l&#8217;apprendra vite, il s&#8217;est trouvé propulsé sur la planète Mars, appelée Barsoom par les êtres qui le peuplent. Barsoom est en effet loin du caillou rouge sans vie que l&#8217;on imagine : bien au contraire, la planète est peuplée par différents types de martiens. John Carter se retrouve, bien malgré lui, au cœur d&#8217;enjeux qui le dépassent totalement, mais qui mettent en jeu la survie de la planète même. Au départ totalement désintéressé, il change de regard sur la planète et ses habitants en tombant amoureux de la belle princesse Dejah Toris.</p>
<p style="text-align: justify;">On le sent d&#8217;emblée, l&#8217;univers de <em>John Carter</em> est d&#8217;une richesse rare au cinéma. On a affaire à une histoire d&#8217;héroïc-fantasy teintée de science-fiction avec des groupes humains différents, des conflits et surtout une histoire que l&#8217;on sent particulièrement ancienne et présente. La planète Barsoom voit s&#8217;opposer depuis des siècles et des siècles deux clans de martiens rouges, Hélium et Zodanga, tandis que des martiens verts subissent ce conflit, tout en s&#8217;opposant également entre bandes. Si ces derniers s&#8217;éloignent de la forme humaine stricte, tout en gardant de nombreux attributs humanoïdes, les premiers sont très proches des humains terrestres. John Carter est ainsi quasiment identique aux rouges et ce n&#8217;est pas pour rien s&#8217;il s&#8217;entiche de l&#8217;une d&#8217;entre elles. C&#8217;est pour tenter de retourner sur Terre qu&#8217;il va découvrir un curieux endroit qui prend la forme d&#8217;un rocher, mais qui est en fait constitué de centaines de milliers de formes bleues capables de changer l&#8217;aspect du lieu ou encore de représenter le système solaire. Ce système semble particulièrement important, mais <em>John Carter</em> n&#8217;en dévoile rien, ou presque. L&#8217;amateur de science-fiction sera certainement déçu par les trop nombreux silences du film. On sent qu&#8217;un univers extrêmement riche est présent, mais Andrew Stanton le masque en grande partie par sa romance. Les questions sont là, on a parfois des bribes de réponses, mais <em>John Carter</em> n&#8217;y répond pas vraiment et s&#8217;avère plutôt frustrant.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/03/thark-john-carter-stanton.jpg" alt="Thark john carter stanton" width="690" height="453" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la science-fiction et de l&#8217;univers d&#8217;héroïc-fantasy, <em>John Carter</em> est d&#8217;abord une histoire d&#8217;amour assez banale. Le capitaine John Carter est un ancien soldat américain ayant participé à la guerre de Secession sur Terre, il devient un véritable héros sur Barsoom. La faible gravité aidant, il est capable de faire de prodigieux bonds dans les airs, tandis que sa force déjà grande (sa musculature puissante en atteste) se trouve décuplée. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il parvient à survivre après sa capture par les thark, c&#8217;est ainsi qu&#8217;il s&#8217;échappe ensuite et c&#8217;est sans surprise ainsi qu&#8217;il séduit la belle Dejah Toris. Dès le sauvetage de cette dernière, l&#8217;amour est immédiat et évident. <em>John Carter</em> ne s&#8217;embarrasse pas de considérations psychologiques : l&#8217;amour est présent dès les premières minutes et il ne quittera plus le film d&#8217;Andrew Stanton. Autant le dire, l&#8217;originalité de leur rencontre qui se déroule sur Mars n&#8217;est jamais exploitée et leur histoire d&#8217;amour est d&#8217;un ennui total. Les deux tourtereaux ne sont d&#8217;ailleurs pas les personnages les plus intéressants du film, même s&#8217;ils en occupent la majeure partie. Les martiens verts sont bien plus intéressants, même s&#8217;ils sont sous-exploités par le film.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>John Carter</em> n&#8217;est pas aidé par sa longueur : plus de deux heures, c&#8217;est trop pour un tel scénario. Andrew Stanton s&#8217;en tire pourtant plutôt yen en évitant l&#8217;ennui du spectateur, mais son œuvre souffre forcément de problèmes de rythme. Alors que l&#8217;intrigue patine parfois avec des scènes attendues qui sont enfilées les unes derrière les autres, la fin de <em>John Carter</em> est au contraire bien trop expéditive et déçoit ainsi en expliquant ce que l&#8217;on avait déjà compris, et en passant sous le silence beaucoup trop d&#8217;autres éléments. Ancien de chez Pixar, le réalisateur a manifestement oublié tout ce qui a fait le succès des films d&#8217;animation du studio : d&#8217;excellents scénarios. Ici, il est correct au mieux, bien trop marqué par la volonté de Disney de plaire au plus grand nombre et il échoue de ce fait de plaire tout court. C&#8217;est dommage, les éléments étaient là, mais <em>John Carter</em> peine à réellement passionner. Son duo d&#8217;acteurs phare n&#8217;aide pas, il faut dire : Taylor Kitsch n&#8217;a vraiment que ses muscles pour lui et Lynn Collins ne vaut pas beaucoup mieux. Sur le plan technique, Andrew Stanton est en permanence à deux doigts du ridicule de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/">Green Lantern</a></em>, mais parvient miraculeusement à l&#8217;éviter et se rapproche assez de l&#8217;esthétique de la saga <em>Star Wars</em>. Il se dit que George Lucas aurait été inspiré par le <em>Cycle de Mars</em> et cela se confirme assez ici…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/03/stanton-john-carter.jpg" alt="Stanton john carter" width="690" height="460" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>John Carter</em> peut finalement difficilement dépasser son statut de film Disney. Andrew Stanton a beau se déclarer fan de la saga originale qui a inspiré ce premier film, il ne réalise pas moins un blockbuster à grand spectacle qui se veut d&#8217;abord familial. Le résultat est étonnamment très proche, tant sur le plan visuel que pour le scénario, de <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/05/19/prince-persia-sable-temps-newell/">Prince of Persia Les Sables du Temps</a></em>, mais avec un résultat moins fun. C&#8217;est vraiment dommage, d&#8217;autant que la richesse de l&#8217;univers aurait pu donner quelque chose de vraiment bien. Espérons qu&#8217;Andrew Stanton saura offrir une meilleure suite à <em>John Carter</em>, si le succès est au rendez-vous du moins.</p>
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		<title>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme, George Lucas</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 23:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme ouvre l'une des plus grandes sagas de l'histoire du cinéma. Malheureusement, George Lucas a donné à son film une ambiance enfantine qui tranche assez avec son récit. Reste une introduction forcément passionnante, mais que l'on pourra s'abstenir de revoir en 3D… <a href="http://nicolinux.fr/2012/02/12/star-wars-1-menace-fantome-lucas/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="184" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/star-wars-episode-I-menace-fantome-george-lucas-288x184.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="star-wars-episode-I-menace-fantome-george-lucas" title="star-wars-episode-I-menace-fantome-george-lucas" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Depuis 35 ans maintenant, George Lucas poursuit un travail fascinant et sans doute unique dans l&#8217;histoire du cinéma. La saga <em>Star Wars</em>, l&#8217;œuvre de sa vie, n&#8217;est en rien une œuvre figée. Depuis la sortie de <em>Star Wars, Épisode IV : Un nouvel espoir</em>, le cinéaste n&#8217;a de cesse de modifier son œuvre, parfois de manière profonde. Ajout de scènes, modifications de visages d&#8217;acteur, transformations parfois de scènes entières : la saga évolue depuis 1977 et la sortie en salles de <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> en version 3D n&#8217;est que la dernière étape de ce processus unique et fascinant, mais pas toujours positif. George Lucas a beau mettre en avant son désir de perfectionnisme, la juteuse opération commerciale n&#8217;en est pas moins évidente et cette version sans effet 3D n&#8217;apporte strictement rien au film original. Reste qu&#8217;il s&#8217;agit malgré tout de l&#8217;épisode d&#8217;ouverture d&#8217;une des plus grandes sagas du cinéma…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/star-wars-episode-1-3D.jpg" alt="Star wars episode 1 3D" width="690" height="927" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">La saga <em>Star Wars</em> commence avec ce film pourtant sorti plus de vingt ans après le premier film. George Lucas a eu la drôle d&#8217;idée de tourner son film non pas dans l&#8217;ordre, mais en commençant par la fin. <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> ouvre ainsi &laquo;&nbsp;la prélogie&nbsp;&raquo;, soit une suite de trois films qui expliquent la naissance de Dark Vador, le terrible méchant de &laquo;&nbsp;la trilogie&nbsp;&raquo; d&#8217;origine. Ce premier film est l&#8217;occasion de découvrir l&#8217;encore tout jeune Anakin Skylwaker alors que la République est en train de laisser la confédération marchande envahir en toute impunité la planète de Naboo. C&#8217;est pour tenter de mettre un terme à ce conflit injuste que le maître Jedi Qui-Gon Jinn et son apprenti Obi-Wan Kenobi sont envoyés sur la planète pour négocier un accord. Les négociations tournent court quand on essaie de les assassiner. Ils se réfugient alors sur la planète et parviennent à kidnapper la princesse Amidala au nez de l&#8217;attaquant. Alors qu&#8217;ils tentent de rentrer sur la planète de Coruscant, capitale de la République, leur vaisseau spatial est attaqué et ils sont forcés de se poser sur la petite planète de Tatooine à la recherche de pièces. C&#8217;est sur cette planète que Qui-Gon découvre un petit garçon doté de pouvoirs étonnants : Anakin est le seul humain à être capable de conduire un podracer, véhicule de course extrêmement rapide. Suite à l&#8217;une de ces courses, le jeune garçon part avec les jedis alors que l&#8217;invasion poursuit son cours sur Naboo…</p>
<p style="text-align: justify;">Épisode introductif, <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> est l&#8217;occasion de découvrir quelques personnages clés pour la suite : Anakin Skylwaker évidemment, mais aussi Obi-Wan Kenobi ou encore la princesse Amidala. Si l&#8217;on regarde la saga dans l&#8217;ordre voulu par son créateur, ce film est aussi l&#8217;occasion de poser pour la première fois un pied dans un univers de science-fiction inventé de toutes pièces. En suivant la princesse et les deux jedis au cœur du conflit, on découvre de multiples facettes de cet univers, à commencer par son organisation politique. Le Sénat galactique et son fonctionnement sont déjà au cœur du récit, ils le deviendront encore plus dans les deux épisodes suivants. Même si on ne comprend pas encore tout, on sent que des enjeux politiques qui dépassent la planète Naboo sont en cours. Son titre l&#8217;indique bien, <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> introduit une menace qui reste largement indéterminée. Comme dans toute la saga, il est ici question de conflit entre le bien et le mal, ou en l&#8217;occurrence les deux côtés de la force et l&#8217;ennemi ici est Dark Maul, un apprenti Sith. Sa présence inquiète manifestement les jedis, mais le spectateur ne sait pas encore pourquoi. George Lucas a su ménager le suspense et ne pas trop en dire dès le départ : ce premier épisode se contente ainsi de poser quelques personnages et surtout de conduire à l&#8217;entraînement jedi d&#8217;Anakin.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/lucas-star-wars-episode-I.jpg" alt="Lucas star wars episode I" width="690" height="421" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> tranche par rapport au reste de la saga par une ambiance et un ton très légers, presque enfantins. George Lucas est ici aux commandes derrière la caméra et pour le scénario et le cinéaste a intégré à ce film une bonne dose d&#8217;humour qui n&#8217;est pas son point fort. Le personnage d&#8217;Anakin est très présent, mais c&#8217;est surtout la présence très fameuse du personnage secondaire un peu bouffon Jar Jar Bink qui contribue à cette ambiance. Très souvent critiqué par les fans de la saga, ce personnage n&#8217;a pas vraiment sa place dans <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> et il n&#8217;a pas vraiment de rôle, si ce n&#8217;est d&#8217;amuser la galerie, ou du moins de tenter de le faire. Alors que le film bénéficie d&#8217;une ambiance générale de danger qui devrait prêter au sérieux, alors que son sujet principal est l&#8217;invasion d&#8217;une planète, l&#8217;épisode ne parvient jamais à se prendre au sérieux. Cette ambiance n&#8217;est pas réservée aux deux personnages déjà évoqués, c&#8217;est plusieurs scènes entières qui s&#8217;avèrent plus ridicules qu&#8217;inquiétantes. La scène de bataille entre les droïdes de la Fédération et les Gungans est significative de cet état d&#8217;esprit et la victoire n&#8217;est permise que par la maladresse de Jar Jar Bink, mais aussi par celle d&#8217;Anakin, dans l&#8217;espace. Cette ambiance déteint malheureusement sur tout le film et <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> est ainsi pris en défaut à plusieurs reprises. Les fans apprécient malgré tout cette introduction qui est l&#8217;occasion de mieux comprendre ce qui suit, mais George Lucas propose ici objectivement un film plus faible que la moyenne, la faute essentiellement à ce son immature qui ne convient pas au propos.</p>
<p style="text-align: justify;">Ressortir la saga au cinéma et en 3D… L&#8217;idée avait de quoi faire frémir, mais la technique a beaucoup progressé ces dernières années et on pouvait accepter le discours de George Lucas qui n&#8217;annonçait qu&#8217;une mise à jour technologique identique à celle effectuée sur la trilogie originale lors de la première sortie de <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em>. Malheureusement, le résultat à l&#8217;écran rappelle cruellement que l&#8217;enjeu était d&#8217;abord financier : le passage à la 3D n&#8217;est jamais justifié puisque la 3D n&#8217;est pour ainsi dire jamais utilisée. Il y avait du potentiel pourtant et on imaginait déjà le clou du spectacle avec la course de podracers qui constitue indéniablement la scène la plus impressionnante du film. Même alors, l&#8217;image ne sort jamais de l&#8217;écran, les explosions ne viennent pas sur les spectateurs, les pods restent sagement à plat… rien. La technologie a peut-être évolué — on pourra en juger avec la sortie de <em>Titanic</em> en 3D au printemps —, mais elle ne fait pas de miracles. Les scènes de <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> n&#8217;ont pas été tournées avec la 3D en tête et cela se voit, ou plutôt cela ne se voit pas. Disons-le, cette version n&#8217;a aucun intérêt, si ce n&#8217;est le plaisir de revoir <em>Star Wars</em> sur un grand écran. Dommage, tout le discours de George Lucas tombe alors un peu à l&#8217;eau devant cette vérité beaucoup moins reluisante : le réalisateur voulait refaire son porte-monnaie en faisant revenir les fans dans les salles…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/obi-wan-anakin-star-wars-menace-fantome.jpg" alt="Obi wan anakin star wars menace fantome" width="690" height="433" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Nonobstant l&#8217;inutile 3D, <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> offre un spectacle efficace, à défaut d&#8217;être particulièrement inspiré. George Lucas n&#8217;est pas un réalisateur doté d&#8217;un style particulier, mais il fait correctement le travail. Certains plans ont assez mal vieilli, mais ce film qui a déjà 13 ans supporte plutôt bien le poids des années. La scène de course au cœur du film reste toujours aussi impressionnante, tandis que <em>Star Wars</em> se distingue toujours par ses scènes spatiales, bien peu réalistes, mais impressionnantes. La richesse de l&#8217;univers imaginé par George Lucas reste un point fort incontestable de la saga et <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> en offre un bel aperçu avec trois planètes très différentes. La musique de John Williams appuie l&#8217;ensemble avec le succès que l&#8217;on connaît : si les thèmes les plus connus de la saga ne sont pas encore présents, celui écrit pour l&#8217;affrontement final au sabre laser est particulièrement réussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> a la lourde tâche d&#8217;introduire une des plus ambitieuses sagas de ces dernières années. George Lucas ménage le suspense en introduisant son univers d&#8217;une richesse rarement égalée. Il faudra attendre les épisodes suivant pour tout comprendre, mais en attendant on découvre le jeune Anakin Skylwaker et quelques autres personnages essentiels par la suite. Une introduction essentielle à la saga et qui intéressera les fans de science-fiction. Pour tous les autres, <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> risque d&#8217;être bien décevant, la faute à une ambiance enfantine qui ne convient pas du tout au récit. Quant à la version 3D, on s&#8217;en passera aisément, même si la saga s&#8217;apprécie davantage sur un grand écran.</p>
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<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_5775" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Vanilla Sky, Cameron Crowe</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2012/01/28/vanilla-sky-crowe/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 23:29:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Vanilla Sky s'amuse avec ses spectateurs jusqu'au bout : la première fois qu'on le voit, ce film de Cameron Crowe fait l'effet d'un puzzle. C'est aussi un drame et une histoire d'amour touchants. <a href="http://nicolinux.fr/2012/01/28/vanilla-sky-crowe/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="185" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/vanilla-sky-288x185.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="vanilla-sky" title="vanilla-sky" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Remake d&#8217;<em>Ouvre les Yeux</em>, un film espagnol réalisé par Alejandro Amenábar, <em>Vanilla Sky</em> est un film à énigme qui a d&#8217;abord un intérêt par son fameux twist final qui remet en cause ce que l&#8217;on vient de voir. C&#8217;est aussi un drame assez touchant, loin de la comédie romantique que l&#8217;on pourrait attendre en analysant le point de départ et le casting. Cameron Crowe propose un film qui divise, mais qui mérite de toute manière d&#8217;être vu.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29260.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/vanilla-sky-crowe.jpg" alt="Vanilla sky crowe" width="690" height="1025" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">David est le jeune new-yorkais comblé par excellence. Beau et riche, il séduit toutes les femmes et on imagine sans peine ses multiples succès. Un jour, son meilleur ami vient accompagné de Sofia, une Espagnole terriblement séduisante. Entre les deux, c&#8217;est le coup de foudre et ils passent une première nuit en tout bien tout honneur, mais une première nuit très prometteuse. Cette rencontre rend Julie, celle avec qui il a l&#8217;habitude de coucher, extrêmement jalouse. Alors qu&#8217;elle conduit David après la nuit passée avec Sofia, la jeune femme déballe tout, son amour et sa douleur de le voir avec une autre. Le ton monte, la voiture accélère et l&#8217;inévitable accident se produit. Elle meurt sur le coup, lui s&#8217;en sort avec un visage totalement défiguré. Sa vie bascule alors et il perd Sofia, désormais effrayée par ce monstrueux visage qui ne peut même plus sourire. Sa vie devient un cauchemar, mais bientôt les médecins lui annoncent avoir découvert une nouvelle méthode qui peut lui rendre son visage…</p>
<p style="text-align: justify;">La force de <em>Vanilla Sky</em> est sa construction. Le scénario est très bien conçu pour troubler le spectateur qui pense comprendre ce qui passe, avant d&#8217;être rapidement contredit par la suite des évènements. Des pistes sont lancées, mais une information vient ensuite les troubler et alors que l&#8217;on réfléchit à une autre possibilité, le film de Cameron Crowe vient à nouveau troubler l&#8217;ensemble. La fin, que nous ne révélerons évidemment pas, vient donner un grand coup de pied dans une histoire qui ressemble alors plus à un fragile château de cartes. <em>Vanilla Sky</em> s&#8217;inspire vaguement d&#8217;<em>Ubik</em> de Philip K. Dick, mais il ne s&#8217;agit pas vraiment d&#8217;un film de science-fiction. Certaines technologies évoquées relèvent effectivement de la fiction, mais l&#8217;essentiel du film se déroule à notre époque. Plus que de la science-fiction, il faudrait parler de fantastique. Par certains aspects, <em>Vanilla Sky</em> rappelle les nouvelles fantastiques du XIXe siècle, même si la fin est beaucoup trop rationnelle dans cette optique. Le tout est efficace et on se laisse facilement avoir par le twist final, à condition bien sûr de ne pas le connaître. Sans cela, le plaisir du film est indéniablement plus limité.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/cameron-diaz-vanilla-sky.jpg" alt="Cameron diaz vanilla sky" width="690" height="466" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Film fantastique, voire de science-fiction, <em>Vanilla Sky</em> est aussi un film sur la folie. Le héros perd la tête après son accident : les dégâts terribles causés par ses blessures et les opérations qui ont suivi l&#8217;empêchent de penser clairement. David souffre de migraines terribles et il n&#8217;est plus tout à fait lui-même. Ses proches le lui font bien sentir : son visage fait peur, certes, mais ce n&#8217;est pas le principal problème. L&#8217;accident l&#8217;a changé pour toujours et il est peu à peu rejeté. Son comportement devient violent et David commence à avoir des hallucinations. Alors que Sofia s&#8217;est remise avec lui, il pense voir Julie à la place de sa fiancée et il frappe alors celle qu&#8217;il aime pourtant. Ses terribles cauchemars ne sont pas nés avec l&#8217;accident toutefois : le film de Cameron Crowe commence avec un de ces cauchemars et dans la logique du scénario, l&#8217;accident n&#8217;a pas encore eu lieu. La folie est aussi amoureuse dans <em>Vanilla Sky</em> et l&#8217;amour porté par David à l&#8217;attention de Sofia est bien rendu et assez touchant.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Vanilla Sky</em> n&#8217;est pas un film qui se distingue particulièrement sur le plan technique, sauf sur un point. Cameron Crowe est un réalisateur particulièrement intéressé par la musique et il compose pour ce film une bande originale assez impressionnante. On y retrouve une collection de morceaux assez variée, mais toujours de très bon goût : Radiohead, Sigur Ros, R.E.M., Bob Dylan, Peter Gabriel, Jeff Buckley, etc. Le morceau symbolise ici l&#8217;état d&#8217;esprit du personnage ou de l&#8217;action, mais c&#8217;est toujours assez subtil. Il est rare, en tout cas, d&#8217;entendre des morceaux non modifiés dans un film en dehors d&#8217;un générique et <em>Vanilla Sky</em> est irréprochable sur ce point. On n&#8217;en dira pas autant de Tom Cruise qui reste ici cantonné au jeu un peu simple et bêta qu&#8217;il a souvent. Penélope Cruz est plus convaincante et c&#8217;est la deuxième fois qu&#8217;elle joue ce rôle puisqu&#8217;elle a aussi participé à <em>Ouvre les yeux</em> tandis que Cameron Diaz offre une très belle partition hystérique.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/tom-cruise-vanilla-sky.jpg" alt="Tom cruise vanilla sky" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">La première vision de <em>Vanilla Sky</em> est sans aucun doute la plus intéressante. Le spectateur est mené par le scénario qui joue avec ses attentes et ce qu&#8217;il peut comprendre du film, avant d&#8217;être contredit plusieurs fois jusqu&#8217;au final qui change encore tout. La fin est malheureusement un peu trop explicite, mais le plaisir de s&#8217;être fait manier en bateau est indéniable. Faut-il revoir le film de Cameron Crowe ? La surprise n&#8217;est plus là, bien sûr, mais le drame ne manque pas d&#8217;intérêt et l&#8217;histoire d&#8217;amour de David et Sofia reste assez touchante.</p>
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		<title>Aliens le retour, James Cameron</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/12/18/aliens-le-retour-cameron/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2011/12/18/aliens-le-retour-cameron/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 19:27:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>James Cameron poursuit la saga Alien avec un film certes moins original, peut-être moins passionnant, mais également réussi. Aliens le retour est un blockbuster d'action parfaitement maîtrisé et très bien réalisé. <a href="http://nicolinux.fr/2011/12/18/aliens-le-retour-cameron/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="162" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/james-cameron-aliens-le-retour-288x162.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="james-cameron-aliens-le-retour" title="james-cameron-aliens-le-retour" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Cette fois, c&#8217;est la guerre&nbsp;&raquo; : l&#8217;affiche d&#8217;<em>Aliens le retour</em> laisse peu de place aux doutes quant à ses intentions. <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/11/17/alien-huitieme-passager-scott/">Alien, le huitième passager</a></em> ouvrait la saga avec un film qui ne pariait pas tant sur le spectaculaire que sur la peur créée par cette créature invisible la majeure partie du temps. Sept ans après Ridley Scott, c&#8217;est au tour de James Cameron de prendre le flambeau de la saga avec une formule bien différente. Si <em>Aliens le retour</em> parvient parfois à susciter un peu de peur, c&#8217;est d&#8217;abord un blockbuster d&#8217;action extrêmement efficace. Dans le genre, c&#8217;est une réussite.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=2167.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/aliens-cameron.jpg" alt="Aliens cameron" width="690" height="1078" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Après avoir réussi à s&#8217;échapper au monstre, Ellen Ripley dérive dans la navette avec laquelle elle a réussi à s&#8217;échapper pendant 57 ans. Repêchée un peu par hasard dans l&#8217;espace, elle apprend que la compagnie qui l&#8217;employait a depuis envoyé des hommes coloniser la planète de l&#8217;Alien. Peu après son retour, tous les contacts ont été perdus avec cette colonie et le récit de Ripley qui n&#8217;avait pas été pris au sérieux dans un premier temps commence à devenir vraisemblable. La compagnie propose alors à Ellen de repartir sur la planète avec quelques soldats surarmés, en tant que conseillère technique uniquement. On lui fait la promesse avant de partir qu&#8217;il ne s&#8217;agit que d&#8217;éradiquer la bestiole et elle finit par accepter. Sur place, il n&#8217;y a plus âme qui vive et l&#8217;équipe de secours arrivée trop tard va vite être prise au piège par l&#8217;Alien qui est désormais plus nombreux et plus intelligent. Ça va chauffer…</p>
<p style="text-align: justify;">Alors qu&#8217;<em>Alien, le huitième passager</em> ne montrait quasiment pas la bête, en partie faute de moyens techniques d&#8217;ailleurs, <em>Aliens le retour</em> prend au contraire le parti de la montrer sous tous ses angles. Les quelques années qui séparent les deux films ont permis à James Cameron de proposer des aliens convaincants et son film les montre par dizaine. La colonie humaine contenait une bonne centaine d&#8217;humains, ce qui a permis aux créatures de se multiplier rapidement. On en compte désormais des centaines et le suspense qui prévalait chez Ridley Scott n&#8217;est ici qu&#8217;un vague souvenir. <em>Aliens le retour</em> propose parfois un certain suspense, mais le film est dans l&#8217;ensemble assez prévisible puisque l&#8217;on a affaire à la mise à mort méthodique de la chair à canon envoyée par l&#8217;armée. Le suspense a fait place à l&#8217;horreur brute et à l&#8217;action : les brutes épaisses envoyées sur la planète ont la gâchette facile et ils n&#8217;hésitent jamais à tirer dans le tas. Le résultat est visuellement assez impressionnant, il faut bien le dire, avec en guise de boss de fin une reine Alien bien plus grosse et méchante que les créatures de base.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/aliens-james-cameron.jpg" alt="Aliens james cameron" width="690" height="401" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ambiance a changé depuis <em>Alien, le huitième passager</em>, mais le film de James Cameron n&#8217;est pas mauvais pour autant. S&#8217;il est beaucoup moins original que son prédécesseur, il est extrêmement bien exécuté et pas aussi simplicité qu&#8217;il ne pourrait en avoir l&#8217;air. Comme toujours, le cinéaste a su mettre des images de manière évidente sur une histoire qui n&#8217;était pas si évidente. <em>Aliens le retour</em> raconte la mise à mort d&#8217;une dizaine de soldats envoyés sur la planète hostile, mais le film continue d&#8217;épaissir le mythe Alien et lui ajoute même de nombreux éléments. Le film de Ridley Scott était assez vague au sujet de ces créatures finalement, celui de James Cameron détaille leur fonctionnement. Les Aliens sont des sortes de fourmis de l&#8217;espace : elles agissent de concert et sont dirigées par une créature plus grosse qui se charge aussi de pondre les œufs. Ces derniers produisent une bestiole intermédiaire qui a besoin d&#8217;un corps humain pour produire un petit Alien. Tous ces éléments s&#8217;ajoutent harmonieusement au film précédent et contribuent à renforcer l&#8217;intérêt d&#8217;<em>Aliens le retour</em> pour qui s&#8217;intéresse à la fameuse créature. Pour les autres, James Cameron fournit un blockbuster extrêmement classique, certes, mais aussi parfaitement réussi.</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il ne fallait retenir qu&#8217;un nom à associer au blockbuster d&#8217;action, ce serait sans doute celui de James Cameron. Dans ce film de science-fiction, il esquisse déjà ce qui fera le succès d&#8217;<em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Avatar</a></em>, plus de vingt ans après. Une histoire très simple, mais pas simpliste, pour un film totalement maîtrisé qui parvient à transporter ses spectateurs dans un autre monde. Avec <em>Aliens le retour</em>, James Cameron nous emmène dans l&#8217;espace, dans un univers poisseux et dangereux tout à fait crédible. Cette planète terraformée où l&#8217;atmosphère est respirable, mais où il fait toujours nuit et où il pleut sans cesse confère au film un climat angoissant. Le cinéaste parvient en outre à proposer une action assez spectaculaire avec parfois très peu de moyens : quand les Aliens attaquent la première fois, on ne voit que le cadran indiquant le nombre de balles restantes et le niveau de stress monte en même temps que ce nombre diminue. Au cœur de cette action intense, Sigourney Weaver dévoile une facette combattante et s&#8217;avère convaincante en guerrière prête à tout pour en démordre. Les bestioles sont aussi un élément clé du spectacle et elles sont réussies, moins humanoïdes et plus insectoïdes que dans <em>Alien, le huitième passager</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/cameron-aliens.jpg" alt="Cameron aliens" width="690" height="464" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">James Cameron propose avec <em>Aliens le retour</em> un film bien différent de celui de Ridley Scott. Bien loin du suspense psychologique, il compose un blockbuster d&#8217;action aussi classique que réussi en raison d&#8217;une maîtrise technique et scénaristique parfaite. Moins passionnant qu&#8217;<em>Alien, le huitième passager</em>, certes, le deuxième film dans la saga <em>Alien</em> reste malgré tout un très bon film.</p>
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		<title>Green Lantern, Martin Campbell</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 22:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Énième adaptation de comics, Green Lantern tranche par sa médiocrité. L'image est plutôt hideuse, le récit sur des rails et sans intérêt… il n'y a décidément pas grand chose à sauver. À voir si on  veut faire du cinéma, pour savoir ce qu'il ne faut pas faire. <a href="http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="152" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/green-lantern-288x152.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="green-lantern" title="green-lantern" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Les adaptations de comics ont la côte en ce moment, pour le meilleur et pour le pire. S&#8217;il fallait un exemple pour illustrer cette catégorie, on choisirait bien <em>Green Lantern</em>. Cette adaptation réalisée par Martin Campbell accumule tout ce qu&#8217;il ne faut pas faire dans une adaptation de comics. Le film pourra faire office de bon contre-exemple pour les cinéastes en herbe, mais il est à peine supportable, même en le regardant au second degré.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132150.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/green-lantern-campbell1.jpg" alt="Green lantern campbell" width="690" height="945" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Personnage créé dans les années 1940, le Green Lantern est un superhéros d&#8217;un genre assez particulier. Ses pouvoirs ne sont pas naturels comme Spiderman ou Superman, ils ne sont pas créés de toutes pièces comme pour ceux d&#8217;<a href="http://nicolinux.fr/2010/04/29/iron-man-2-favreau/">Iron Man</a>, mais ils proviennent d&#8217;un anneau vert. Cet anneau choisit son porteur à la mort du précédent et il confère à celui qui le porte des pouvoirs illimités. Par sa seule volonté, le Green Lantern peut créer tout ce qu&#8217;il veut, une arme ou même un bâtiment complet. Leur rôle est de surveiller l&#8217;univers, rien de moins. La mythologie de cet univers est complexe et <em>Green Lantern</em> prend beaucoup de temps à le mettre en place. Le film commence par une longue introduction, mais les explications reviendront à différentes étapes. <em>Green Lantern</em> suit les tribulations de Hal Jordan, le premier humain choisit pour être un de ces soldats de l&#8217;univers. Les autres Green Lantern peinent à prendre cet être jugé trop faible, mais c&#8217;est le seul qui ose se mettre en travers de la route de Parallax, un terrible méchant qui veut rien de moins que détruire les Green Lantern et donc l&#8217;univers…</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire de <em>Green Lantern</em> peut paraître complexe à l&#8217;écrit et la longueur de son synopsis trahit bien sa difficulté à résumer le scénario. Pourtant, à l&#8217;écran, ce n&#8217;est pas vraiment la complexité qui saute aux yeux. Bien au contraire, <em>Green Lantern</em> est sur des rails et propose une histoire à la banalité affligeante. Dès les premières scènes, on sent les rôles attribués à chaque personnage : le petit garçon qui perd son père aviateur sera le gentil, le petit garçon qui passe ses temps dans les livres sera le méchant. Malheureusement, Martin Campbell ne déçoit pas et son long-métrage applique à la lettre ce que l&#8217;on avait deviné dès les premiers instants. Cette banalité est gênante puisqu&#8217;elle bloque totalement l&#8217;intérêt du spectateur : on sait comment cela va se terminer avant même que <em>Green Lantern</em> commence et les enjeux sont vraiment limités. L&#8217;adaptation du comics original est peut-être fidèle, mais peu importe : ce qui peut passer dans des cases des années 1940 devient gênant dans un film de 2011.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/green-lantern-reynolds.jpg" alt="Green lantern reynolds" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Rien ne permet au spectateur de s&#8217;intéresser à cet univers qui se veut complexe, mais qui devient vite grotesque. La présentation des Green Lantern est beaucoup trop caricaturale et schématique et leur histoire est pleine de choses étranges qui diminuent son réalisme. Sans dévoiler la fin de <em>Green Lantern</em>, même si spoiler le film s&#8217;avère très difficile, disons simplement qu&#8217;elle est d&#8217;une banalité telle que l&#8217;on peine à comprendre pourquoi elle n&#8217;a pas été appliquée d&#8217;emblée. L&#8217;histoire des Green Lantern se veut complexe, elle ne parvient qu&#8217;à être ridicule avec un défilé d&#8217;extraterrestres censés être originaux, mais qui sont tous d&#8217;un ennui abyssal (ils ressemblent quasiment tous à des humains, au mieux on aura une tête de poisson sur un corps humain). La bonne idée toutefois est de placer la terre et les humains au second plan, ce qui est plutôt rare dans le genre. Malheureusement, <em>Green Lantern</em> ne fait rien de cette idée… Pour ne rien arranger, le héros du film de Martin Campbell est soporifique, au mieux. L&#8217;intérêt des superhéros est toujours leurs doutes, leur questionnement… ici il n&#8217;en est jamais question. Du jour au lendemain, il devient Green Lantern et… voilà, c&#8217;est tout. Il essaie bien à un moment d&#8217;abandonner son rôle, mais il n&#8217;y a là encore aucun suspense et il rentre bien vite dans les rangs. On a rarement vu aussi peu intéressant, même <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/20/captain-america-first-avenger-johnston/">Captain America</a> qui était pourtant un héros bien lisse, était bien plus captivant. C&#8217;est dire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Green Lantern</em> frappe dès les premières images par sa laideur. On imagine, on espère en tout cas, que les effets visuels sont tous recherchés, mais le résultat est vraiment très kitsch et vieillot. Il faut voir ces combinaisons vertes flashy, ces têtes d&#8217;un rouge pourpre, ces flots d&#8217;énergie verte baveux… tout est d&#8217;un mauvais goût assez incroyable. <em>Green Lantern</em> aurait pu être un film assez drôle au second degré, mais Martin Campbell ne fait malheureusement aucun pas en ce sens. Son film est au contraire d&#8217;un sérieux troublant tant il tranche avec le style graphique, kitchissime. Sans parler de goûts et de couleurs, on se demande quand même comment un film a pu engloutir autant d&#8217;argent pour un résultat aussi médiocre. Un point positif toutefois : les combats où chaque partie peut créer l&#8217;arme de son choix sont assez funs et plutôt bien rendus. Malheureusement, ils sont peu nombreux et ne modifient pas l&#8217;impression d&#8217;ensemble.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/campbell-green-lantern.jpg" alt="Campbell green lantern" width="690" height="404" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Difficile de trouver quelque chose à sauver dans <em>Green Lantern</em> : j&#8217;ai beau chercher, mais j&#8217;ai de la peine. Le film de Martin Campbell aurait pu être drôle, mais ce n&#8217;est même pas le cas. Trop prévisible, trop sérieux, le film fait sentir ses deux heures et s&#8217;avère même assez pénible à regarder. De la part du réalisateur du très bon <em>Casino Royal</em>, c&#8217;est assez décevant…</p>
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<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_5357" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Time Out, Andrew Niccol</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 23:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Excellente idée à l'origine, Time Out s'avère finalement assez décevant. Trop convenu, le dernier film d'Andrew Niccol passe un peu à côté de cette idée originale. Dommage, même si le film se regarde sans déplaisir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/11/25/time-out-niccol/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/niccol-time-out.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="niccol-time-out" title="niccol-time-out" /><p></p><br /><br/><div style="text-align: center;"><em>Lire cet article vous coûtera 6 minutes</em></div>
<p style="text-align: justify;">Treize ans après <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/07/31/bienvenue-a-gattaca-niccol/">Bienvenue à Gattaca</a></em>, le discret cinéaste néo-zélandais Andrew Niccol revient à la science-fiction pour son quatrième film. <em>Time Out</em> part d&#8217;une idée de base assez géniale : poussant le précepte &laquo;&nbsp;<em>Le temps, c&#8217;est de l&#8217;argent</em>&nbsp;&raquo; à son extrême, la société décrite ici a fait de l&#8217;argent sa monnaie : chaque individu cesse de vieillir à 25 ans et doit ensuite travailler pour continuer à vivre en gagnant quelques jours par son travail. Une idée originale et vraiment excellente, mais que <em>Time Out</em> n&#8217;exploite pas totalement. Le résultat est agréable, mais c&#8217;est à peu près tout et Andrew Niccol passe malheureusement à côté d&#8217;un film brillant…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=180314.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/time-out-niccol.jpg" alt="Time out niccol" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">On ne saura jamais pourquoi, mais les hommes ont été génétiquement modifiés. Ils vivent normalement jusqu&#8217;à 25 ans et leur corps cesse alors de vieillir. Pour continuer à vivre, ils doivent alors travailler et gagner du temps, littéralement. Le temps sert de monnaie, tout ce qui s&#8217;achète est compté en minutes, heures, jours ou années selon l&#8217;importance de l&#8217;achat. À l&#8217;inverse, les salaires sont versés en temps. Ce système permet aux plus riches de vivre potentiellement pour toujours : le compteur ancré dans leur bras ne s&#8217;épuise jamais alors que celui des plus pauvres est constamment proche du zéro. Si le compteur atteint ce chiffre, le corps s&#8217;éteint automatiquement, un bon moyen de garder la population à un certain niveau. C&#8217;est au cœur d&#8217;un ghetto revisité d&#8217;où l&#8217;on ne sort qu&#8217;à condition de disposer de plusieurs années devant soi que l&#8217;on découvre Will, jeune ouvrier qui n&#8217;a connu que trois 25e anniversaires. Avec sa mère, il lutte pour survivre au quotidien jusqu&#8217;au jour où il fait une étrange rencontre. Un riche doté d&#8217;un siècle de vie se suicide en lui donnant tout son temps restant. Devenu brutalement nanti, il décide de lutter contre le système après la mort de sa mère dans ses bras. Commence alors une longue course-poursuite…</p>
<p style="text-align: justify;">Faire du temps restant à vivre une monnaie… l&#8217;idée est décidément aussi originale que bonne et on s&#8217;étonne qu&#8217;elle n&#8217;ait pas été exploitée auparavant. <em>Time Out</em> présente une société dytsopique assez terrifiante où la ségrégation est poussée à son extrême. Le monde, en l&#8217;occurrence les États-Unis évidemment, est divisé en zones bien strictement clôturées où l&#8217;on n&#8217;entre qu&#8217;à partir du moment où on a assez de temps à vivre, que l&#8217;on est assez riche en d&#8217;autres termes. Le ghetto où commence le film est ainsi composé uniquement d&#8217;hommes et de femmes qui vivent au jour le jour au sens strict, puisqu&#8217;ils n&#8217;ont jamais plus de 24 heures d&#8217;avance à la fois. Tout a été pensé pour s&#8217;assurer qu&#8217;ils ne sortent jamais de cette zone : les prix des produits ne dépend plus d&#8217;aucune loi d&#8217;offre et de demande, mais uniquement du bon vouloir des banques du temps qui gèrent le système. Les prix augmentent ainsi régulièrement pour que les plus pauvres ne soient pas trop nombreux et que les morts régulent automatiquement cette population gênante. Une solution radicale et extrêmement radicale, jusqu&#8217;au jour où un grain de sable enraye la machine bien sûr.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/time-out-timberlake-seyfried.jpg" alt="Time out timberlake seyfried" width="690" height="490" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Time Out</em> raconte l&#8217;histoire du grain de sable, incarné par Will Salas. Sa rencontre avec le riche suicidaire le change à tout jamais : il gagne un temps d&#8217;avance qu&#8217;il n&#8217;aurait jamais rêvé toucher dans sa vie, mais il gagne aussi la vérité sur le système. Ce qu&#8217;il croyait inaltérable est en fait une construction pensée par les plus riches, pour asservir les plus pauvres. Andrew Niccol raconte ainsi sa quête de vengeance contre le système, mais son film emprunte vite une piste très classique. Dans la zone réservée aux plus riches, il rencontre par hasard une jeune femme, Sylvia, et c&#8217;est immédiatement le coup de foudre. Cette très belle jeune femme s&#8217;avère être aussi la fille du propriétaire de la banque du temps à l&#8217;origine du système et si Sylvia est comblée et peut prétendre à une vie éternelle, elle attend autre chose. Sa quête d&#8217;aventures l&#8217;amène à suivre Will et finalement à l&#8217;aider à casser le système. <em>Time Out</em> emprunte vite un schéma bien connu, avec un ennemi du système poursuivi par la police. Seule différence finalement de ce Robin des Bois modernisé : on ne redistribue plus des lingots, mais des briques de temps. Andrew Niccol enrobe cette histoire convenue avec une romance tout aussi conventionnelle qui peine à renforcer l&#8217;intérêt du spectateur. Finalement, l&#8217;idée de base si intéressante de <em>Time Out</em> n&#8217;est pas vraiment exploitée et c&#8217;est certainement ce qui explique l&#8217;impression de gâchis qui domine en sortant de la salle.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film d&#8217;Andrew Niccol n&#8217;est pas raté pour autant. Si <em>Time Out</em> pèche par son scénario sans doute trop simple, voire simpliste, il se laisse regarder avec plaisir et il est suffisamment court pour ne jamais ennuyer ses spectateurs. L&#8217;idée de départ n&#8217;est jamais oubliée non plus et même si elle sert parfois à des péripéties un peu convenues, et notamment des morts qui tombent un peu trop à pic, elle reste quand même une idée astucieuse et bien vue. Justin Timberlake fournit une performance assez convenue elle aussi, mais efficace alors que Cillian Murphy fait un opposant glacial à souhait ; l&#8217;opposition entre les deux s&#8217;avère plutôt réussie. L&#8217;histoire d&#8217;amour est moins intéressante et presque laissée de côté par <em>Time Out</em> ce qui n&#8217;est, après tout, pas plus mal.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/time-out-murphy.jpg" alt="Time out murphy" width="690" height="452" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Andrew Niccol tenait une idée brillante, mais il passe un peu à côté dans <em>Time Out</em>, malheureusement. Je ne sais pas au juste ce qu&#8217;il aurait dû faire, ou ne pas faire, mais son film paraît bien classique et convenu par rapport à son sujet. Dommage, mais <em>Time Out</em> n&#8217;est pas un film déplaisant pour autant. À voir, et puis à oublier rapidement.</p>
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		<title>Alien, le huitième passager, Ridley Scott</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/11/17/alien-huitieme-passager-scott/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 18:05:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Extra-terrestre]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Huis clos]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Avec Alien, le huitième passager, Ridley Scott a réussi à faire définitivement entrer dans l'histoire du cinéma sa terrifiante créature. Si son film est une réussite, c'est parce qu'il évite le spectaculaire au profit d'un huis clos vraiment terrifiant. À voir et à revoir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/11/17/alien-huitieme-passager-scott/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="143" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/alien-1979-ridley-scott.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="alien-1979-ridley-scott" title="alien-1979-ridley-scott" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>Alien, le huitième passager</em> fait partie de ces quelques films qui ont marqué l&#8217;histoire du cinéma. Quand le film sort en 1979, c&#8217;est du jamais vu : le réalisme de l&#8217;histoire et surtout de sa bestiole est incroyable. Ridley Scott a frappé un grand coup avec un film extrêmement efficace dans l&#8217;angoisse, se rapprochant plus du film d&#8217;horreur que du <em>space opera</em> façon <em>Star Wars</em> sorti deux ans auparavant. Dans ce quasi-huis clos, personne n&#8217;entendra les personnages crier, mais le spectateur tremblera avec eux. Un film qui n&#8217;a pas perdu de son efficacité, un classique à voir et à revoir.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=62.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/alien-ridley-scott.jpg" alt="Alien ridley scott" width="690" height="904" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Dans le vide de l&#8217;espace, un gigantesque vaisseau spatial avance lentement. À son bord, sept astronautes sortis d&#8217;hibernation par l&#8217;ordinateur de bord. Une rapide analyse de la situation leur permet rapidement de constater qu&#8217;ils ne sont pas encore arrivés dans les environs de la Terre, leur objectif. Ils ne sont en fait qu&#8217;à mi-chemin et le vaisseau s&#8217;est automatiquement arrêté et les a réveillés. En cause, un signal régulier d&#8217;origine inconnue qui oblige légalement l&#8217;équipage à s&#8217;arrêter pour vérifier son origine. Le signal provient d&#8217;une planète qui bloque le vaisseau quelques heures suite à une panne. Cette pause dans le voyage laisse tout le loisir à trois membres de l&#8217;équipage de se rendre sur le lieu d&#8217;origine précis du signal où ils découvrent un autre vaisseau extra-terrestre. Pendant l&#8217;exploration de ce dernier, un des membres d&#8217;équipage se fait attaquer par une étrange bestiole qui entoure complètement son visage. Ne respectant pas les règles élémentaires de quarantaine, ils ramènent le malheureux dans le vaisseau. Sans le savoir, ils ont fait entrer la créature qui se révélera extrêmement dangereuse…</p>
<p style="text-align: justify;">Sorti deux ans après <em>Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir</em>, <em>Alien, le huitième passager</em> est un film de science-fiction, certes, mais un film bien différent. Loin du space opera de George Lucas, Ridley Scott propose un film finalement beaucoup plus proche de l&#8217;horreur que de la science-fiction. Certes, toute l&#8217;action se déroule dans un futur que l&#8217;on imagine assez lointain, dans l&#8217;espace, à bord d&#8217;un vaisseau spatial ou sur une planète où un vaisseau extra-terrestre s&#8217;est écrasé. Reste que l&#8217;action se déroule quasiment uniquement à bord de ce vaisseau spatial caractérisé à la fois par sa taille gigantesque et par les nombreux et longs couloirs particulièrement sombres. Trois ans avant <em>Blade Runner</em>, Ridley Scott construit déjà un univers de science-fiction particulièrement sale et abimé dans <em>Alien, le huitième passager</em>. Mis à part la salle à manger qui brille d&#8217;un blanc éclatant, les autres décors de ce film sont tous sombres, souvent sales et évoquent plus une ancienne usine désaffectée qu&#8217;un vaisseau spatial ultra moderne. C&#8217;est le décor parfait d&#8217;un film d&#8217;horreur en somme et Ridley Scott l&#8217;exploite à merveille. <em>Alien, le huitième passager</em> s&#8217;avère efficace pour susciter la peur, notamment parce qu&#8217;il n&#8217;abuse pas de sa bestiole. Peu importe que le film cache l&#8217;Alien faute de moyens, le résultat est là : son absence le rend encore plus effrayant, selon ce principe bien connu que l&#8217;on craint plus ce que l&#8217;on ne voit pas. Le cinéaste s&#8217;amuse à faire surgir l&#8217;Alien sans crier gare et à attaquer les personnages brutalement, même si l&#8217;ambiance ne laisse aucun doute sur les phases d&#8217;attaque. Approchant le huis clos, <em>Alien, le huitième passager</em> s&#8217;avère en tout cas un film d&#8217;horreur assez réussi, même s&#8217;il ne respecte pas les règles du genre.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/sigourney-weaver-alien-1979.jpg" alt="Sigourney weaver alien 1979" width="690" height="480" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">À bien des égards, <em>Alien, le huitième passager</em> est un film qui maintient une large part de mystères et c&#8217;est aussi ce qui explique son succès. Alors que ses successeurs auront tendance à trop en dire, le premier épisode de la saga <em>Aliens</em> se contente d&#8217;esquisser des pistes, sans les fermer. De par sa relative absence, l&#8217;Alien suscite plus de questions qu&#8217;il n&#8217;apporte de réponse. On sait qu&#8217;il a vaguement une forme humanoïde, mais avec une énorme tête toute en longueur. On sait aussi qu&#8217;il est composé d&#8217;un sang si acide qu&#8217;il ronge n&#8217;importe quelle matière, ce qui complique considérablement les attaques à son encontre. On comprend qu&#8217;il tue ses victimes à l&#8217;aide d&#8217;un morceau projeté depuis sa bouche. On sait aussi qu&#8217;il a besoin d&#8217;un corps étranger pour finir sa croissance et passer de l&#8217;état d&#8217;œuf à celui d&#8217;Alien… mais c&#8217;est à peu près tout. La version <em>Director&#8217;s Cut</em> préparée à l&#8217;occasion de la sortie DVD ajoute une scène qui ajoute des informations, mais la version originale est finalement assez pauvre en explications. On nous dit que ces bêtes sont des tueuses, mais on ne nous explique jamais les origines du signal. Pris initialement pour un signal de détresse, on découvre finalement qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une mise en garde qui, en toute logique, n&#8217;aurait pas été envoyée par le vaisseau extra-terrestre s&#8217;il voulait attirer les humains. Alors d&#8217;où vient-il ? Quel est le rôle du scientifique qui fait entrer la bête dans le vaisseau ? Est-il à l&#8217;origine même du signal ? À toutes ces questions, <em>Alien, le huitième passager</em> ne donne aucune réponse et c&#8217;est tant mieux. Le voile de mystère qui entoure le récit crée une ambiance unique qui suscite la curiosité du spectateur et qui s&#8217;avère souvent trop rare dans les blockbusters…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Alien, le huitième passager</em> est une réussite rendue possible, notamment, par le côté huis clos horrifique et son voile de mystère. Ces deux éléments n&#8217;ont pas nécessairement été choisis par le cinéaste : si l&#8217;on voit aussi eu l&#8217;Alien, c&#8217;est aussi que des plans trop fréquents et trop rapprochés auraient dévoilé l&#8217;astuce utilisée, à savoir un homme dans un costume. Avant l&#8217;émergence du numérique, il n&#8217;est pas facile de mettre en scène n&#8217;importe quelle créature en toute liberté et Ridley Scott a fait avec les moyens du bord et surtout de son époque. Ces problèmes techniques n&#8217;ont toutefois aucun impact sur l&#8217;efficacité du film : <em>Alien, le huitième passager</em> est extrêmement réussi de bout en bout et maintient la pression sans relâche sur ses spectateurs. La lutte à mort qui oppose l&#8217;équipage à la créature est très bien rendue et les tensions sont toujours palpables. Le film est également plutôt réaliste, même si les consoles informatiques respirent plus les années 1970 que le futur et même si la pirouette finale est peut-être un peu grossière. Les sept acteurs du film offrent une prestation efficace, mais sans doute pas aussi mémorable que celle de l&#8217;Alien tandis que la bande originale composée par Jerry Goldsmith, participe indéniablement à l&#8217;ambiance d&#8217;angoisse d&#8217;<em>Alien, le huitième passager</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/alien-ridley-scott1.jpg" alt="Alien ridley scott" width="690" height="386" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Premier film d&#8217;une longue saga qui n&#8217;est pas encore terminée, <em>Alien, le huitième passager</em> est indéniablement le film le plus abouti de la série à ce jour. Ridley Scott parvient à créer une ambiance de film d&#8217;horreur très réussi avec finalement peu de moyens, privilégiant une ambiance poisseuse et un huis clos oppressant au grand spectacle de la science-fiction. Le résultat est très réussi et l&#8217;Alien entre immédiatement au rang des créatures de cinéma les plus connues. Ce tueur né impitoyable et sans remord fascine encore aujourd&#8217;hui et sans doute pour de nombreuses années encore et <em>Alien, le huitième passager</em> y est certainement pour quelque chose.</p>
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</div>
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		<title>Blade Runner, Ridley Scott</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/11/06/blade-runner-scott/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Nov 2011 19:11:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culte]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Film noir]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Film culte, Blade Runner a nourri de nombreux univers de science-fiction depuis sa sortie, en 1982. Ridley Scott a réussi à faire durer son film et son extrême noirceur et son inspiration dans le film noir n'y sont sans doute pas pour rien. À voir et à revoir… <a href="http://nicolinux.fr/2011/11/06/blade-runner-scott/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/blade-runner-ridley-scott.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="blade-runner-ridley-scott" title="blade-runner-ridley-scott" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Film culte que tout amateur de science-fiction doit avoir vu dans sa vie, <em>Blade Runner</em> continue de marquer, près de 30 ans après sa sortie dans les salles. Le film de Ridley Scott est d&#8217;une noirceur rarement vue au cinéma et son climat oppressant associé au rythme très lent en fait une expérience cinématographique rare. <em>Blade Runner</em> est un film des années 1980 et cela se voit, mais il a plutôt bien vieilli et se regarde avec toujours autant de plaisir.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1975.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/blade-runner.jpg" alt="Blade runner" width="690" height="1042" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Los Angeles, 2019. La Terre est devenue une vaste mégalopole insalubre où il ne fait pas bon vivre. Le soleil ne se lève plus jamais et les épais nuages qui entourent la planète déversent une pluie continue. Les plus riches partent pour des colonies dans l&#8217;espace, les autres vivent dans un climat sombre et humide assez oppressant. Progrès techniques aidant, l&#8217;homme a inventé des machines à son image : les <em>replicants</em> sont des copies parfaites de l&#8217;homme, ils sont néanmoins dotés d&#8217;une force bien supérieure et d&#8217;une intelligence sans faille. Pour les reconnaître, il faut utiliser la seule différence : ils n&#8217;éprouvent aucune émotion, du moins en théorie. Leur intelligence artificielle est si développée qu&#8217;ils peuvent finalement ressentir des émotions. Pour éviter les problèmes, ces robots humanoïdes ne peuvent pas vivre plus de quatre ans. On sait depuis Asimov que l&#8217;intelligence artificielle peut conduire à la perte de l&#8217;homme et de fait, les <em>replicants</em> ont tendance à ne pas accepter leur état d&#8217;esclaves à disposition de l&#8217;homme. Suite à une révolte qui s&#8217;est terminée en bain de sang, les <em>replicants</em> sont interdits de séjour sur Terre et les Blade Runner sont des policiers spécialement affectés à leur traque. Quand le film commence, quatre <em>replicants</em> sont arrivés sur Terre et Rick Deckard, ancien Blade Runner, doit les traquer jusqu&#8217;au dernier.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Blade Runner</em> frappe d&#8217;abord par la noirceur de son univers. Dystopie assez classique dans l&#8217;idée (état désastreux de la terre expliqué par un problème écologique), elle est illustrée avec une force rare au cinéma. Ridley Scott a réussi à créer un climat poisseux extrêmement réussi et son film est devenu une référence bien au-delà du milieu cinématographique<sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/11/06/blade-runner-scott/#footnote_0_5272" id="identifier_0_5272" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Au-del&agrave; de Blade Runner, par Mike Davis, est une r&eacute;f&eacute;rence bien connue des &eacute;tudiants en g&eacute;ographie&hellip;">1</a></sup>. Les rues sales de Los Angeles sont criantes de réalisme et <em>Blade Runner</em> a su trouver l&#8217;équilibre entre voitures volantes et éléments traditionnels. Tout n&#8217;est pas réussi, bien sûr : comme tout film d&#8217;anticipation, celui-ci se trompe en particulier sur l&#8217;informatique qui est beaucoup plus proche de 1982 que de 2019. Peu importe toutefois : ces éléments qui paraissent datés apportent une touche steampunk plutôt plaisante à <em>Blade Runner</em>. Ils participent aussi à l&#8217;ambiance spécifique du film, à sa lenteur si spécifique également qui a d&#8217;ailleurs contribué à son échec en salles. Il est vrai que <em>Blade Runner</em> n&#8217;est pas un film d&#8217;action, loin de là. Sur les deux heures que dure le film, il ne se passe finalement pas grand-chose et il faut se laisser porter par une histoire qui prend son temps pour s&#8217;installer. Ce rythme si spécifique est peut-être aussi ce qui explique aujourd&#8217;hui encore le succès de <em>Blade Runner</em> et son statut de film culte.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/blade-runner-harrison-ford.jpg" alt="Blade runner harrison ford" width="690" height="473" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à de nombreux autres films de science-fiction, <em>Blade Runner</em> ne s&#8217;attache pas vraiment aux problèmes liés à l&#8217;intelligence artificielle ou la robotique. Ils sont évidemment centraux puisqu&#8217;ils composent l&#8217;essentiel du film et de son scénario, mais Ridley Scott ne questionne pas vraiment les dangers ou avantages de robots intelligents. Les <em>replicants</em> sont les ennemis désignés et le héros doit les abattre, point. Le film suit le point de vue de Rick et l&#8217;homme évolue sensiblement, du moins dans la version Final Cut. Au départ hostile aux <em>replicants</em> pour une raison qui reste d&#8217;ailleurs mystérieuse, Rick les découvre petit à petit et finirait presque à se ranger de leur côté. Derrière une étonnante neutralité en apparence, <em>Blade Runner</em> s&#8217;avère finalement plus engagé qu&#8217;il n&#8217;y paraissait, mais pas tant sur les robots que sur la société présentée. Ridley Scott dénonce par son film une industrialisation à outrance qui entraîne pollution et destruction, même si les plans aériens au-dessus de Los Angeles témoignent d&#8217;une certaine fascination. La société détruit en tout cas totalement ceux qui la composent : Rick est un homme lessivé, qui ne semble plus avancer que machinalement dans la vie, plus par habitude que par intérêt. Le personnage principal de <em>Blade Runner</em> est à l&#8217;image de l&#8217;ambiance du film, très sombre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Blade Runner</em> fait partie de ces films de science-fiction qui ont marqué : les histoires de science-fiction qui ont puisé dans l&#8217;imaginaire de Ridley Scott pour construire le leur sont innombrables. Cette noirceur et cette crasse étaient relativement nouvelles pour un film censé se dérouler dans le futur et elles vont donner des idées à d&#8217;autres films. Le cinéaste s&#8217;est pourtant basé sur des films plus anciens et loin d&#8217;être futuristes : <em>Blade Runner</em> est, par bien des aspects, un descendant direct des films noirs des années 1940. L&#8217;ambiance poisseuse provient directement de ces films : la pluie, les costumes ou encore l&#8217;immeuble où loge J.F. Sebastian sont autant d&#8217;éléments caractéristiques de cette époque et de ce cinéma. Ridley Scott propose finalement un univers assez peu moderne et finalement assez daté : on est loin de la saga <em>Star Wars</em> qui a contribué à faire connaître Harrison Ford. L&#8217;acteur est ici excellent, dans un rôle bien différent ce qui n&#8217;a pas aidé le film à sa sortie. L&#8217;ambiance doit aussi beaucoup à la bande originale composée par Vangelis. Calme et aérienne, elle participe à l&#8217;identité de <em>Blade Runner</em> tout en donnant au film une touche plus moderne et qui a étonnamment plutôt bien vieilli.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/ford-scott-blade-runner.jpg" alt="Ford scott blade runner" width="690" height="452" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Film culte, <em>Blade Runner</em> se regarde avec toujours autant de plaisir trente après. Ridley Scott a réussi à faire durer son film de science-fiction, malgré quelques éléments qui ont mal supporté le poids des années, ce qui n&#8217;est pas une mince affaire. On a rarement vu un univers dystopique aussi fort, aussi noir et aussi réussi : <em>Blade Runner</em> n&#8217;est pas une référence pour rien… À (re)voir sans hésiter !</p>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_5272" class="footnote"><em>Au-delà de Blade Runner</em>, par Mike Davis, est une référence bien connue des étudiants en géographie…</li><li id="footnote_1_5272" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Cowboys &amp; envahisseurs, Jon Favreau</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/08/24/cowboys-envahisseurs-favreau/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Aug 2011 22:27:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
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		<category><![CDATA[Western]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Cowboys &#038; envahisseurs mélange western et science-fiction. Bonne idée en théorie, qui ne dévoile pas tout son potentiel dans le film de Jon Favreau. Dommage, mais le film reste un divertissement estival réussi. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/24/cowboys-envahisseurs-favreau/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/cowboys-envahisseurs-craig.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cowboys-envahisseurs-craig" title="cowboys-envahisseurs-craig" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Réunir dans un même film un western et la science-fiction. L&#8217;idée tient du pari absurde, ou du rêve de gosse, c&#8217;est selon. Comme son titre l&#8217;indique bien, <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> rassemble deux genres que tout sépare normalement. Partant de l&#8217;idée pas si absurde que les extraterrestres n&#8217;ont pas attendu le XXe siècle pour venir nous visiter, le film de Jon Favreau constitue ni un excellent western, ni un très bon film de science-fiction, mais un divertissement plaisant et vite oublié. Parfait en attendant la rentrée…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137425.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/cowboys-envahisseurs-favreau.jpg" alt="Cowboys envahisseurs favreau" width="690" height="925" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> ouvre dans les plaines du Far West, à la fin du XIXe siècle. Un espace ouvert et aride, plein de vachers prompt à dégainer leur colt. Un homme ouvre les yeux, il est blessé et ne sait manifestement pas comment il a atterrit là où il se trouve. Comme on le comprend vite, il ne se souvient de rien, pas même de son nom, mais il n&#8217;est pas du genre à se laisser faire par une bande de voyous et il s&#8217;avère un combattant hors pair. Il finit par arriver dans la ville voisine où il est rapidement identifié comme un dangereux criminel à arrêter. Son arrestation arrive d&#8217;ailleurs rapidement, mais alors qu&#8217;il doit être emmené dans une autre ville pour être jugé, des soucoupes volantes attaquent le petit bourg et emportent une partie des habitants. Les envahisseurs obligent tous les habitants de ces vastes plaines, malfrats et propriétaires terriens, blancs et indiens, à s&#8217;allier pour se battre. Le combat sera rude, d&#8217;autant que l&#8217;enjeu est à la hauteur : les extraterrestres sont venus… chercher de l&#8217;or.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès les premières images de <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em>, le mélange des genres est sensible. Le film commence comme un western, avec des plans larges sur le désert du Far West et des plans serrés sur le visage buriné du cowboy. Ce cowboy a néanmoins à son poignet un bracelet étrange qui semble d&#8217;emblée anachronique. Plus tard, tout un troupeau de vaches est mystérieusement carbonisé : on ne sait pas encore pourquoi, mais la présence de l&#8217;envahisseur se fait toujours plus présente au sein du western. La séquence de la première attaque extraterrestre est elle aussi un savant entre-deux : la scène commence comme une scène de western, avec le shérif qui tente d&#8217;arrêter deux hors-la-loi et le père, riche propriétaire terrien, qui entend faire sa propre loi. Alors que le duel semble inéluctable, l&#8217;attaque prend tout le monde par surprise et annule brusquement tous les codes du western. <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> tend alors plus vers la science-fiction, même si le western reste en permanence présent. Les Indiens entrent en action à un moment du film, tandis que les extraterrestres rassemblent toutes les caractéristiques des créatures vues dans d&#8217;autres films : on pense à <em>Alien</em> bien sûr, mais aussi à <em>Predators</em>, entre autres. Le film de Jon Favreau apparaît comme un western proche de la caricature (tout y est, les chapeaux, les armes, les plans rapprochés sur les visages, la prostituée, le hors-la-loi, le prêtre…) et comme un film de science-fiction extrêmement classique où l&#8217;homme affronte de sales bestioles nocives venues de l&#8217;autre bout de l&#8217;univers.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/cowboys-aliens.jpg" alt="Cowboys aliens" width="690" height="466" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Sur le papier, le mélange des deux genres est une idée gonflée qui paraît très séduisante. <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> mérite notre intérêt, à défaut peut-être de notre admiration, pour avoir su mener à bien cette idée originale, même si l&#8217;idée n&#8217;est pas si originale étant donné qu&#8217;elle provient d&#8217;un comics. On sera plus facilement prompt à pardonner les défauts du film de Jon Favreau, mais il faut bien avouer que l&#8217;idée s&#8217;avère meilleure sur le papier que sur la bobine. <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> n&#8217;exploite pas autant que l&#8217;on aurait aimé la confrontation des genres et le film donne parfois le sentiment de juxtaposer western et science-fiction, sans vraiment en faire quelque chose. Le film est d&#8217;ailleurs inégal : le western teinté d&#8217;un certain mystère qui compose le début du film s&#8217;avère la partie la plus réussie. On ne sait pas bien encore de quoi il retourne au juste, mais les disparitions mystérieuses, les flash de lumière non identifiés… constituent une ambiance étrange et bien vue. Le début de la quête est également un bon moment dans le film, elle a un côté post-apocalytpique qui atteint son apogée avec le bateau renversé. La fin du film s&#8217;avère malheureusement beaucoup plus faible : le scénario enchaîne les idées moyennes (le coup de la femme elle aussi extraterrestre et venue sauver les hommes n&#8217;est pas très crédible) et le film tourne surtout à l&#8217;affrontement total qui manque cruellement d&#8217;originalité. Certes, la chevauchée des indiens et des blancs attaqués par les vaisseaux aliens est une relecture efficace d&#8217;un cliché du western, mais l&#8217;ensemble paraît vu et revu. <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> n&#8217;est jamais déplaisant, il se regarde avec plaisir et reste assez fun, mais le film aurait pu être beaucoup plus original et fort… Il n&#8217;est à la place qu&#8217;un blockbuster estival aussi efficace que vite oublié.</p>
<p style="text-align: justify;">Jon Favreau n&#8217;est pas un esthéticien, mais son travail est ici est efficace. Le cinéaste se permet même de jouer sur les filtres, abusant même parfois d&#8217;eux pour quelques flashbacks qui s&#8217;avèrent un peu trop pesants. La reconstitution de l&#8217;univers du western dans <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> ressemble assez dans l&#8217;esprit à celle de la série <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/05/10/deadwood-hbo/">Deadwood</a></em>. C&#8217;est ainsi une vision réaliste, loin des clichés bien propres de certains films du genre. Le film est peut-être moins à l&#8217;aise côté science-fiction, même si les effets spéciaux sont réussis. Les extraterrestres ne sont pas très originaux, mais les amateurs de bestioles gluantes pleines de parties visqueuses sorties de divers orifices seront aux anges. Les acteurs en chair et en os ne sont pas en reste : Daniel Craig est excellent en Lucky Luke bad boy tandis que Harrison Ford est assez surprenant en propriétaire terrien.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/favreau-cowboys-envahisseurs.jpg" alt="Favreau cowboys envahisseurs" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Film construit d&#8217;abord sur une excellente idée sur le papier, <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> s&#8217;avère finalement moins jouissif qu&#8217;espéré. Le film reste un blockbuster plutôt fun, parfait pour bien finir l&#8217;été, mais c&#8217;est aussi un blockbuster oublié sitôt le pas de la porte passé. Dommage, Jon Favreau aurait pu en tirer plus… Peut-être que l&#8217;on ne peut pas réaliser d&#8217;excellent film en mélangeant deux genres aussi différents ? Cette conclusion serait bien déprimante…</p>
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		<title>La planète des Singes, Tim Burton</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/08/21/planete-singes-burton/</link>
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		<pubDate>Sun, 21 Aug 2011 18:09:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>En 2001, Tim Burton proposait sa version de La Planète des Singes de 1968. Une version modernisée, plus noire, plus violente aussi, mais pas vraiment plus intéressante. Un film rapidement oubliable… <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/21/planete-singes-burton/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/la-planete-des-singes-2001.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="la-planete-des-singes-2001" title="la-planete-des-singes-2001" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Le retour de l&#8217;histoire de <em>La Planète des singes</em> inventée par Pierre Boulle s&#8217;est fait sous le signe d&#8217;un renouveau complet en 2011 avec <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/14/planete-singes-origines-wyatt/">La Planète des Singes : l&#8217;origine</a></em>. Dix ans auparavant, Tim Burton proposait sa propre version, un remake de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/15/planete-singes-schaffner/">La Planète des Singes</a></em> de 1968. Remake, certes, mais avec un certain nombre de libertés par rapport au film de Franklin J. Schaffner. Entre les deux films, la technique a évolué, mais Tim Burton fait toujours confiance aux masques à l&#8217;ancienne pour ses singes. Les deux films sont à la fois très différents et très proches : <em>in fine</em>, <em>La Planète des Singes</em> version Tim Burton est un divertissement assez inutile et vite oublié.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29284.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/planete-des-singes-2001.jpg" alt="Planete des singes 2001" width="690" height="1038" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Dans un futur assez proche, des hommes entraînent des chimpanzés pour les envoyer à leur place dans l&#8217;espace plutôt que de risquer leur vie. Malgré certaines similitudes troublantes avec le film de Stanley Kubrick, l&#8217;intelligence artificielle de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/07/2001-odyssee-espace-kubrick/">2001, Odyssée de l&#8217;espace</a></em> n&#8217;a pas atteint ce futur-là. Les singes sont de bons candidats néanmoins : proches de l&#8217;homme sur le plan physique, ils sont suffisamment intelligents pour mener à bien leur mission, pas assez pour réclamer autre chose que des cellules et des cacahuètes en guise de récompenses. Lors d&#8217;une opération, une capsule avec un singe se perd dans un nuage électromagnétique. N&#8217;écoutant que son courage et pas ses supérieurs, Leo Davidson monte dans une autre capsule et part à sa poursuite. Le voyage est agité, Leo perd le contrôle de la capsule et son compteur temporel perd les pédales. La capsule atterrit finalement brutalement sur une planète inconnue où Leo est rapidement capturé par des singes. Sur cette planète, les singes sont organisés en société et ils traitent les humains comme des animaux et s&#8217;en servent comme esclave. Leo, aidé par la fille du sénateur des singes, organise alors son évasion pour tenter de retrouver son vaisseau…</p>
<p style="text-align: justify;">Comme dans le film de Franklin J. Schaffner, <em>La Planète des Singes</em> de Tim Burton se base sur le principe de l&#8217;inversion complète des singes et des humains, mais il ne va pas aussi loin que le premier film. Alors que chez Schaffner, les singes se comportaient en humains et les humains en animaux qui ne parlent pas, Tim Burton a choisi une version plus réaliste. Les singes ont effectivement une société complexe, avec une organisation sociale moins marquée que dans le film de 1968 (sans castes bien marquées et liées à des races), mais une organisation tout de même, avec des militaires, des politiques, etc. Schaffner avait un modèle médiéval en tête, Tim Burton penche plutôt du côté des romains : sénateurs, esclaves et esclavagistes, légions dans des tentes rouges… tout évoque ici l&#8217;Empire romain. Les singes ont ici conservé une trace de leur animalité : s&#8217;ils sont en général sur deux pattes, ils courent sur quatre ; s&#8217;ils parlent, ils grognent aussi quand ils s&#8217;énervent. Ces singes restent aussi des animaux et gagnent ainsi en réalisme, tandis que les humains sont inversement beaucoup plus proches de notre société actuelle. Ils parlent, sont aussi organisés en tribus, ils s&#8217;habillent normalement, confectionnent des tissus, etc.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/planete-des-singes-burton.jpg" alt="Planete des singes burton" width="690" height="465" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Ce réalisme totalement absent de la version de 1968 qui opérait une inversion totale n&#8217;est pas forcément très positif pour <em>La Planète des Singes</em> de 2001. Contrairement aux singes de <em>La Planète des Singes : l&#8217;origine</em>, les singes de Tim Burton sont à la fois trop humains et trop singes, ils perdent finalement en naturel. On peine à croire à cette société de singes, d&#8217;autant que les emprunts à l&#8217;Empire romain sont trop forts pour ne pas penser à Spartacus. Difficile de savoir la nouvelle version fera mieux, mais ce pari de singes humains, mais pas trop, n&#8217;est ici pas vraiment concluant. L&#8217;originalité des primates n&#8217;est finalement pas vraiment exploitée alors qu&#8217;elle nous est constamment rappelée. <em>La Planète des Singes</em> devient film très classique avec une histoire de libération qui ne dévie jamais d&#8217;un pouce de ses rails. La lutte finale est à cet égard révélatrice : on finit par totalement oublier que des singes et des humains s&#8217;affrontent, on ne voit plus qu&#8217;une guerre comme on en a déjà vu des dizaines au cinéma, et en général en mieux. Pour ne citer qu&#8217;un film, Peter Jackson faisait beaucoup mieux à la même époque avec son adaptation du <em>Seigneur des Anneaux</em>. Toute la réflexion du premier film, tant politique que philosophique, a ici totalement disparu au profit d&#8217;un pur film d&#8217;action qui peine à renouveler le genre.</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur son rôle en tant que réalisateur pour une éventuelle suite, Tim Burton aurait <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Planet_of_the_Apes_(2001_film)#Legacy">déclaré</a> : « <em>Je préférerais sauter par une fenêtre</em> ». De fait, <em>La Planète des Singes</em> est sans doute le moins burtonnien de ses films : on sent qu&#8217;il s&#8217;agit purement d&#8217;un film de commande qu&#8217;il a accepté pour financer ses autres films plus personnels. On retrouve tout de même le cinéaste dans les décors de la ville des singes, noirs à souhait, ou encore dans le choix de masques au lieu des singes numériques qui étaient au départ prévus. Le film reste assez impersonnel et clairement taillé pour monter dans le box-office, et il fut d&#8217;ailleurs à cet égard un succès. Le film propose une version très proche de celle de 1968, mais modernisée, pour les singes. Les masques sont toujours bien visibles, on distingue toujours les acteurs derrière (Helena Bonham Carter notamment, très reconnaissable), mais ils sont plus réalistes tout de même. Ils sont plus variés, ils ressemblent plus à des singes et on les oublie assez facilement… jusqu&#8217;au retour à l&#8217;écran d&#8217;un vrai singe. Ce retour fait du mal au film, il confronte deux réalités totalement différentes et remet en cause le choix de Tim Burton. De ce point de vue, <em>La Planète des Singes : les origines</em> fait un choix techniquement beaucoup plus abouti et réussi, mais ce choix n&#8217;existait évidemment pas il y a dix ans, évidemment…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/burton-planete-des-singes.jpg" alt="Burton planete des singes" width="690" height="427" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>La Planète des Singes</em> n&#8217;est pas un film resté dans les annales du cinéma, et pour cause. Ce n&#8217;est pas un film mauvais en soi, mais il est loin d&#8217;être inoubliable comme a pu l&#8217;être le film de Franklin J. Schaffner. La faute sans doute à un manque d&#8217;enjeux : cette version est un remake à peine modernisé et surtout beaucoup plus violent. Terminés les questionnements politico-philosophiques, place à un Spartacus revisité et à la guerre. Le résultat n&#8217;est pas très intéressant et on apprécie le choix de la production en faveur d&#8217;un film complètement nouveau, plutôt que d&#8217;avoir fait une suite à cette <em>Planète des Singes</em>.</p>
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		<title>La planète des Singes, Franklin J. Schaffner</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/08/15/planete-singes-schaffner/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Aug 2011 18:36:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>La planète des Singes est la première adaptation au cinéma du roman de Pierre Boulle. L'inversion des singes et des hommes est ici l'occasion d'une critique de la société de l'époque, avec une image qui hante encore beaucoup d'imaginaires. Un classique à (re)découvrir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/15/planete-singes-schaffner/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="153" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/planete-des-singes-1968.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="planete-des-singes-1968" title="planete-des-singes-1968" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Une image suffit parfois à faire entrer un film dans la légende. C&#8217;est le cas de <em>La Planète des Singes</em>, première adaptation au cinéma du roman éponyme de Pierre Boule. Quand le film de Franklin J. Schaffner sort en 1968, sa vision de la Statue de la Liberté échouée sur une plage marque durablement les esprits : la Guerre froide bat son plein et c&#8217;est peut-être la période où la société américaine se remet le plus en cause. On craint une guerre nucléaire et les interrogations se font pressantes : et si l&#8217;homme causait sa propre perte ? Si le film a techniquement mal vieilli, il reste un classique du cinéma d&#8217;anticipation.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=12791.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/planet-apes-schaffner.jpg" alt="Planet apes schaffner" width="690" height="914" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>La planète des Singes</em> a donné lieu à plusieurs versions et explications différentes. Alors que le roman original se déroule sur une autre planète loin de la Terre et dans un futur lointain, le film de Franklin J. Schaffner se déroule également dans le futur, mais dans un cadre connu. Le héros est persuadé d&#8217;avoir atterri sur une autre planète par erreur pendant tout le film, mais le twist final est bien connu : l&#8217;apparition de la Statue de la Liberté replace le film de 1968 dans le contexte terrestre. Le film commence néanmoins dans l&#8217;espace. Un vaisseau, quatre astronautes partis en mission pendant plus d&#8217;un an dans l&#8217;espace extrêmement lointain, en voyageant plus rapidement que la lumière. Eux n&#8217;ont pas vieilli, mais ils doivent retrouver leur planète et leur société 700 ans après. Une sorte de faille spatio-temporelle sur leur retour les amène néanmoins plus de 2000 ans après leur départ, à un endroit inconnu. Seuls trois des quatre astronautes ont survécu et ils tentent d&#8217;organiser leur survie dans un milieu désertique. Ils finissent par trouver une jungle et de l&#8217;eau. Ils trouvent aussi des humains qui ne parlent pas, mais se comportent comme des animaux alors que des singes viennent les capturer…</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le film de Franklin J. Schaffner, l&#8217;inversion est totale et la symétrie parfaite. Les singes ont remplacé les hommes et les hommes les singes. Les premiers parlent, s&#8217;habillent, ont une religion et une société très organisée sous forme de caste : les gorilles forment l&#8217;armée, les orangs-outans dirigent et les chimpanzés forment le gros des troupes. Ils vivent dans des maisons semblables à celles des humains, ils parlent anglais et ils trouvent que les humains puent et n&#8217;ont pas d&#8217;âme : l&#8217;inversion est parfaite et cette société de singes est le miroir de notre société. Les humains sont réduits à l&#8217;esclavage et les singes de <em>La planète des Singes</em> en sont restés à l&#8217;époque colonialiste. Ce choix est essentiellement budgétaire : dans le roman, les singes sont au niveau technologique des hommes et c&#8217;est pour réduire les dépenses liées au film que le réalisateur propose cette version historique qui donne toutefois un cachet original au film. L&#8217;inversion est en tout cas pensée jusqu&#8217;au bout avec un procès que n&#8217;aurait pas renié celui de Galilée ou encore avec ce musée où on ne trouve pas des singes empaillés dans un faux décor naturel, mais… des humains.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/Schaffner-planet-of-the-apes.jpg" alt="Schaffner planet of the apes" width="690" height="297" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Comme dans toutes les dystopies, l&#8217;inversion homme/singe n&#8217;est ici qu&#8217;un prétexte pour critiquer la société actuelle. La critique est d&#8217;ailleurs explicite et répétée à plusieurs reprises dans <em>La planète des Singes</em> : le héros du film de Franklin J. Schaffner a choisi de quitter la Terre parce que la société ne lui plaisait plus. Il critique à plusieurs reprises les problèmes rencontrés sur la planète et le film ouvre sur le souhait de sa part que la société aura favorablement évolué en sept siècles. Résultat, elle a évolué à un point tel qu&#8217;elle a disparu, cédant la place aux singes qui, par un astucieux concours de circonstances, ont bouclé l&#8217;évolution darwiniste. Les singes dans le film croient que le monde a été créé par un dieu qui la peuplé de créatures à son image, une version simiesque parfaitement parallèle à la nôtre. Un jeune singe scientifique, équivalent de Darwin, conteste néanmoins cette théorie en faisant du singe le successeur de l&#8217;homme dans l&#8217;évolution : la boucle est bouclée. <em>La planète des singes</em> s&#8217;avère néanmoins plus complexe qu&#8217;au premier abord : si les hommes ont détruit leur société et cédé la place aux singes, ces derniers n&#8217;ont pas fait mieux et la société qu&#8217;ils ont mis en place reprend exactement les tares de la société humaine décriés par le héros. Les singes font même pire en refusant les progrès de la science, en instaurant un système de caste fermé et en réduisant les humains à l&#8217;esclavage. Le film est ainsi très favorable aux humains et plutôt contre les singes, même si l&#8217;image finale reste très forte contre la société américaine.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La planète des Singes</em> date de 1968 et ne bénéficiait pas d&#8217;un large budget, et cela se voit. Le film de Franklin J. Schaffner n&#8217;a pas très bien vieilli et si ses singes ont impressionné ses contemporains à la sortie du film, ils sont aujourd&#8217;hui assez kitsch, surtout quand on a vu le travail réalisé sur <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/14/planete-singes-origines-wyatt/">La planète des Singes : les origines</a></em>. Reste que le cinéaste gère plutôt bien ce manque de budget et en fait un film de dialogues, plus qu&#8217;un film d&#8217;action. Aussi primitifs soient-ils, les costumes de singes parviennent tout de même à rendre sensibles des différences, si bien que l&#8217;on distingue les différents singes à quelques traits distinctifs. Ces singes sont très humains, ce qui après tout n&#8217;est pas inintéressant par rapport à la thématique de l&#8217;inversion : le spectateur finit même par oublier qu&#8217;il s&#8217;agit de primates…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/the-planet-of-the-apes-schaffner.jpg" alt="The planet of the apes schaffner" width="690" height="296" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Première adaptation d&#8217;une longue lignée, <em>La planète des Singes</em> reste sans aucun doute la plus connue par sa dernière image. Un coup de force qui reste gravé dans les mémoires du cinéma au point d&#8217;éclipser quelque peu tout ce qui précède. Le reste du film de Franklin J. Schaffner n&#8217;est pourtant pas sans intérêt, même s&#8217;il a assez mal supporté les années. Ce film reste un classique de la science-fiction au cinéma et alors qu&#8217;une version beaucoup plus réaliste et proche de notre époque vient d&#8217;être proposée, il n&#8217;est pas inutile de (re)découvrir ce classique.</p>
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		<title>La Planète des Singes : les origines, Rupert Wyatt</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 17:46:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Animaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Bonne surprise pour La Planète des Singes : les origines. On n'attendait pas grand-chose de ce film qui s'avère finalement réussi. Ce retour réaliste sur les origines de la prise de pouvoir des primates est un divertissement efficace et plaisant. À voir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/14/planete-singes-origines-wyatt/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="170" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/planete-singes-origines-wyatt.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="planete-singes-origines-wyatt" title="planete-singes-origines-wyatt" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>La Planète des Singes</em> fait partie des œuvres de science-fiction qui ont durablement marqué. Le roman de Pierre Boulle date des années 1960 et il a engendré un nombre incalculable de films, séries et autres œuvres, chacun utilisant l&#8217;inversion du rôle des singes et des hommes à sa sauce. <em>La Planète des Singes : les origines</em> vient s&#8217;ajouter à la longue liste, mais il propose un angle original. Plutôt qu&#8217;un remake de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/15/planete-singes-schaffner/">La Planète des Singes</a></em>, le film de 1968 réalisé par Franklin J. Schaffner, qui était la voie <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/21/planete-singes-burton/">choisie par Tim Burton</a> dans les années 2000, le film de Rupert Wyatt se déroule avant les faits. Comme son nom l&#8217;indique bien, <em>La Planète des Singes : les origines</em> explique la naissance des singes intelligents. Un choix qui s&#8217;avère payant : cette nouvelle branche de l&#8217;histoire commence avec un film extrêmement réaliste et assez nouveau. Une réussite, même si elle ne respecte pas du tout l&#8217;œuvre originale.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181716.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/la-planete-des-singes-origines.jpg" alt="La planete des singes origines" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<div style="text-align: center;"><strong>Ne lisez pas ce qui suit si vous n&#8217;avez jamais entendu parler de <em>La Planète des Singes</em>…</strong></div>
<p style="text-align: justify;">Contrairement au roman original et contrairement aux adaptations qui ont suivi, <em>La Planète des Singes : les origines</em> ne se déroule pas dans un lieu et un futur lointains. Le film prend place au contraire dans un futur très proche, à San Francisco. Un jeune scientifique travaille sur un médicament qui pourrait soigner les malades souffrant d&#8217;Alzheimer. Ce médicament permet au cerveau de générer lui-même des cellules pour remplacer celles qui ne fonctionnent plus par de nouvelles. Testé sur des chimpanzés, ce traitement s&#8217;avère extrêmement efficace : un singe fait même preuve d&#8217;une intelligence rare après l&#8217;avoir subi. Au moment où les tests humains devraient commencer, un incident conduit à la mort du singe et à l&#8217;arrêt du programme. Le singe s&#8217;avérait en fait être une mère qui laisse au monde un jeune singe. Récupéré par le scientifique qui l&#8217;élève chez lui, César fait lui aussi preuve d&#8217;une rare intelligence. Il comprend les humains et se comporte vite comme un enfant. César devient un fils pour ce scientifique et il semble parfaitement s&#8217;intégrer… jusqu&#8217;au jour où ses instincts reprennent temporairement le dessus et César attaque alors un voisin. Enfermé dans un refuge, le singe développe une rancœur tenace à l&#8217;égard des humains et son intelligence lui permet d&#8217;envisager une révolte…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La planète des Singes</em> commence normalement avec un postulat : les singes sont devenus intelligents et ils ont pris le pouvoir, inversant l&#8217;évolution darwinienne que tous les humains considèrent tout à fait normale et ne remettent jamais en cause. Rupert Wyatt a décidé lui de ne pas partir de ce point de départ, mais d&#8217;expliquer l&#8217;arrivée à cette inversion. Son film explique donc l&#8217;origine de l&#8217;intelligence des singes et le début de leur révolution. Quand <em>La Planète des Singes : les origines</em> se termine, les singes n&#8217;ont pas encore pris le pouvoir, ils ont simplement mis une belle pagaille dans San Francisco. La révolution viendra sans doute, la fin reste ouverte et appelle indéniablement à une suite, mais ce n&#8217;est pas le sujet du film. C&#8217;est un pari osé, les fans seront sans doute surpris de ne jamais trouver <em>La Planète des Singes</em> telle qu&#8217;ils l&#8217;imaginaient, mais c&#8217;est sans doute la meilleure idée du film de Rupert Wyatt. Ce choix permet au film de s&#8217;affranchir des modèles et de gagner en liberté, mais aussi en réalisme. Presque tout, dans <em>La Planète des Singes : les origines</em>, est réaliste, ou du moins crédible, la seule chose à admettre est que la connaissance du cerveau ait suffisamment augmenté pour que l&#8217;on sache comment provoquer la croissance de cellules nerveuses. C&#8217;est beaucoup, certes, mais c&#8217;est une science-fiction très scientifique et peu fictive. L&#8217;idée que des singes peuvent nous imiter et faire mieux que nous s&#8217;avère toujours aussi gênante et forte. Si elle perd ici le message politique qu&#8217;elle avait dans les premières versions, cette idée est quand même efficace et remet en cause quelques certitudes. Les hommes insistent toujours sur le fait qu&#8217;il ne s&#8217;agit que de singes, des êtres inférieurs donc et le film montre bien leur effroi quand ils comprennent que les singes sentent cette condescendance et se vengent. Quand César prononce son premier mot, cet accès au langage est si fort qu&#8217;il paralyse l&#8217;homme qui tient pourtant un fusil.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/wyatt-planete-singes-origines.jpg" alt="Wyatt planete singes origines" width="690" height="490" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autre bonne idée de <em>La Planète des Singes : les origines</em> est d&#8217;inverser le regard sur les hommes et les singes. Traditionnellement, les hommes restent les gentils, tandis que les singes sont les méchants menaçants. Rupert Wyatt a inversé les choses : dans son film, ce sont les humains qui sont prêts à tout pour sauver leur peau et qui n&#8217;ont absolument aucun égard pour les animaux. Les singes leur servent de souris de laboratoire, ils les traitent comme des moins que rien et n&#8217;hésitent pas à les massacrer méthodiquement au moindre problème. Paradoxalement, les singes paraissent alors beaucoup plus doux, attentionnés, nous dirions beaucoup plus humains. Même quand ils combattent les hommes, ils ne les tuent pas gratuitement, ils les laissent simplement sonnés ou les enferment dans leurs anciennes cages. Le résultat est logique : le spectateur se sent plus proche des singes que des hommes. Bonne idée, mais qui a aussi un inconvénient : aucun rôle humain ne sort du lot et ils sont globalement peu passionnants. Seule exception notable : Will, le scientifique qui recueille et élève César. Entre le maître et le singe s&#8217;établit une relation filiale très belle et étonnante dans un tel film. Les regards du singe en disent long sur ce qu&#8217;il ressent pour son maître, loin des clichés du genre. De fait, <em>La Planète des Singes : les origines</em> reste éloigné d&#8217;un film de science-fiction traditionnel, pour s&#8217;approcher plus du drame familial mâtiné de biopic. Le résultat est étonnant, mais finalement assez plaisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les relations entre le singe et son jeune maître sont réussies, c&#8217;est d&#8217;abord parce que la réussite technique est totale. Les singes sont des créations numériques selon la méthode de captation de mouvements (<em>motion capture</em>) exploitée notoirement dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Avatar</a></em>, mais aussi dans <em>Le Seigneur des Anneaux</em>. Cette technologie rend les singes extrêmement convaincants, mais en même temps très humains puisqu&#8217;il y a un acteur derrière chacun d&#8217;entre eux. César a ainsi été interprété par Andy Serkis, le même acteur qui se trouvait derrière Gollum. Son travail est vraiment remarquable et on oublie vite toute la technique, ce qui est sans doute le plus beau compliment qu&#8217;on pourrait lui faire. Au-delà du <em>motion capture</em>, <em>La Planète des Singes : les origines</em> ne brille pas par une réalisation particulièrement brillante. Ce blockbuster estival est correct, sans plus, il remplit son rôle sans grandes idées, mais il est efficace et honnête. On pourra encore une fois regretter des rôles humains souvent assez insignifiants (mentions spéciales pour la copine du scientifique ou pour le gardien des singes), mais c&#8217;est aussi finalement un parti-pris intéressant.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/la-planete-des-singes-les-origines.jpg" alt="La planete des singes les origines" width="690" height="426" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Une préquelle pour <em>La Planète des Singes</em> ? Dire que l&#8217;on attendait <em>La Planète des Singes : les origines</em> avec peu d&#8217;enthousiasme relève encore de l&#8217;euphémisme, mais le film de Rupert Wyatt crée la surprise pour cette saison estivale assez fade côté blockbusters. Le film n&#8217;est pas un chef-d&#8217;œuvre, il n&#8217;en a pas non plus l&#8217;ambition : c&#8217;est l&#8217;ouverture honnête et pleine de potentiel d&#8217;une nouvelle série qui, on l&#8217;espère, maintiendra ce bon niveau. En attendant d&#8217;en voir plus, <em>La Planète des Singes : les origines</em> est sans doute le meilleur blockbuster à pop-corn à voir en ce moment : si vous en cherchez un, c&#8217;est une valeur sûre.</p>
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		<title>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace, Stanley Kubrick</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Aug 2011 16:41:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Chef-d'œuvre du septième art, 2001 : odyssée de l'espace est un film de science-fiction, certes, mais aussi bien plus que cela. C'est un questionnement sur l'homme, ses origines et son futur. C'est aussi un film qui n'appelle pas nécessairement de réponses. Un grand moment de cinéma, à voir et à revoir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/07/2001-odyssee-espace-kubrick/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="129" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/2001-space-odyssey-kubrick.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="2001-space-odyssey-kubrick" title="2001-space-odyssey-kubrick" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Pour son huitième film, Stanley Kubrick s&#8217;oriente vers un autre genre. Pour la première et la dernière fois dans son œuvre, le cinéaste tourne un film de science-fiction… au moins sur le papier. Comme toujours, rien n&#8217;est simple chez Stanley Kubrick et <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> n&#8217;est un film de science-fiction qu&#8217;en apparence. Derrière les planètes les vaisseaux spatiaux, un tout autre film fait son apparition. Extrêmement ambitieux, métaphysique, incompréhensible… <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> ne laisse pas indifférent. Le résultat est complexe, mais pas incompréhensible : un film magistral à voir et revoir.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=27442.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/2001-odysee-espace.jpg" alt="2001 odysee espace" width="690" height="1000" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> ne raconte pas une histoire facile à suivre d&#8217;un bout à l&#8217;autre. Le film est découpé en quatre parties plus ou moins longues. Les deux parties centrales sont clairement réunies, la troisième étant dans la continuité de la seconde. L&#8217;ouverture et le final sont aussi liés à l&#8217;ensemble, mais les liens sont plus ténus. Stanley Kubrick ouvre son film sur un paysage désertique, sans doute en Afrique. Un carton indique que l&#8217;on se situe à l&#8217;aube de l&#8217;humanité et quand des singes apparaissent à l&#8217;écran, on comprend que l&#8217;on a affaire à nos lointains ancêtres. Après quelques scènes illustrant la vie quotidienne de ces bêtes, le monolithe apparaît pour la première fois et le film nous fait comprendre qu&#8217;il permet aux singes de découvrir l&#8217;outil. Debout sur leurs pattes, ces singes deviennent des hommes et… le film passe brusquement en 2001. Dans ce futur (à la sortie du film, en 1968), les hommes ont domestiqué l&#8217;espace proche : une navette spatiale tourne autour de la Terre et sert de relai aux missions vers la Lune et au-delà. On suit d&#8217;ailleurs un scientifique en mission sur la Lune. Un mystérieux monolithe a été découvert sur la surface lunaire et personne ne sait ce qu&#8217;il signifie. Le monolithe émet simplement un signal vers Jupiter, ce qui conduit le film à la troisième partie : une mission vers cette planète. À bord du vaisseau, cinq humains dont trois congelés et HAL-9000, un ordinateur doté de l&#8217;intelligence artificielle. Un jour, cet ordinateur signale un problème inexistant et les deux hommes à bord doutent de son intérêt. L&#8217;ordinateur décide de prendre les devants et de neutraliser les humains. La quatrième partie suit la troisième, mais elle dévie tellement qu&#8217;elle semble vraiment indépendante. Le survivant du vaisseau arrive sur Jupiter, remarque un autre monolithe et en s&#8217;approchant, il tombe dans une autre dimension qui l&#8217;amène… dans une pièce meublée comme au XVIIIe siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">On le voit, <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> n&#8217;est pas un film simple à résumer et il nécessite une grande concentration d&#8217;un bout à l&#8217;autre pour ne pas perdre le fil. C&#8217;est d&#8217;autant plus vrai que Stanley Kubrick réalise ici son film le plus lent et le plus expérimental, mais sa réputation de film impossible à comprendre n&#8217;est pas totalement justifiée pour autant. Le premier carton qui indique que l&#8217;on assiste à l&#8217;aube de l&#8217;humanité est essentiel, il donne une clé de lecture à l&#8217;ensemble. La première partie montre ainsi comment les singes sont devenus des hommes, grâce au monolithe. Le film prend le soin de montrer ces singes avant et après la découverte du bloc noir : avant, ils se contentent de grogner et montrer leurs gros bras pour déloger un autre groupe de singes d&#8217;une mare. Le monolithe leur permet de découvrir l&#8217;outil, moment clé dans l&#8217;évolution. L&#8217;os de l&#8217;animal qu&#8217;ils viennent de manger peut leur permettre de casser autre chose… ou de taper sur un autre singe. Cette découverte stupéfiante leur donne de la force : ils délogent d&#8217;autres singes à coups d&#8217;os et… se tiennent debout. Ce passage est typique chez Kubrick : la naissance de la société s&#8217;accompagne de violence, violence qui est gratuite qui plus est (les singes continuent de frapper celui qui est déjà à terre).</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques millions d&#8217;années plus tard, en 2001, l&#8217;homme a non seulement maîtrisé sa planète, mais il commence aussi à maîtriser l&#8217;espace qui l&#8217;entoure. Il fait une nouvelle rencontre avec le monolithe, cette fois sur la Lune : c&#8217;est une nouvelle étape dans son développement. Cette étape franchie, le monolithe pousse l&#8217;homme vers une nouvelle destination, vers Jupiter. Au cours du voyage, l&#8217;homme se fait avoir par sa propre création : un ordinateur intelligent qui décide de se passer de l&#8217;homme. Cette étape sonne comme une épreuve : l&#8217;homme serait-il allé trop loin ? C&#8217;est alors que cette explication déraille : <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> devient alors beaucoup plus difficile à comprendre. Où arrive l&#8217;astronaute ? Est-ce le paradis ? On ne sait pas trop au juste, mais on le voit se voir vieillir prématurément, avant de finir sur cette image célèbre du fœtus qui descend sur la terre. Les pistes ne manquent pas sur cette fin, chacun y va de son explication, mais peu importe : <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> est un film qui n&#8217;appelle pas de réponses.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/kubrick-2001-odyssee-espace.jpg" alt="Kubrick 2001 odyssee espace" width="690" height="393" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Stanley Kubrick s&#8217;est inspiré des écrits d&#8217;Arthur C. Clarke pour écrire le scénario de <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em>. Mieux, le romancier a travaillé avec le cinéaste pour l&#8217;écriture de son film. Cette origine classe d&#8217;emblée le film dans la science-fiction, tendance scientifique. Fidèle à son habitude, Stanley Kubrick s&#8217;est entouré des meilleurs spécialistes de l&#8217;époque et a tout lu pour proposer un film le plus réaliste possible. Un an avant les premiers pas de l&#8217;homme sur la Lune, les connaissances sur l&#8217;espace étaient plus limitées et <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> est pourtant un des films les plus réalistes jamais tournés. Aujourd&#8217;hui encore, le film surprend par sa modernité, même si on sait désormais faire mieux que des maquettes sur fond noir. Reste que l&#8217;espace proposé par Kubrick est réaliste et ce essentiellement pour deux raisons. Le cinéaste n&#8217;oublie jamais l&#8217;absence de gravité et propose des solutions originales à ce problème : la station spatiale est une grande roue qui tourne sur elle-même pour la recréer ; le sol des navettes et recouvert de scratch pour que les pieds s&#8217;accrochent  ; le vaisseau spatial vers Jupiter est lui aussi constitué d&#8217;une roue. Autre force du film : l&#8217;espace est par nature silencieux, celui de <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> l&#8217;est aussi. Tous les films de science-fiction font entendre d&#8217;énormes explosions et les bruits de moteur, ce qui n&#8217;a aucun sens dans l&#8217;espace (pas d&#8217;air, pas de son). Stanley Kubrick fait le pari d&#8217;un silence assourdissant rempli uniquement de la respiration du personnage et même si le film est plus lent et vide ainsi, il gagne en réalisme et en force : les sorties dans l&#8217;espace sont des plus stressantes, sans le côté rassurant d&#8217;un environnement bruyant.</p>
<p style="text-align: justify;">Autant d&#8217;aspects qui portent le film vers la science-fiction avec une vision étonnamment réaliste, mais ce serait oublier l&#8217;ouverture et la fermeture de <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em>. Kubrick s&#8217;amuse alors à troubler son jeu, surtout dans la dernière partie où il ne laisse à son spectateur quasiment plus de questions, sans aucune réponse, ou aucune de vraiment convaincante. Que signifie la présence de ce fœtus à la fin du film ? Une réincarnation ? Un nouveau départ pour l&#8217;humanité ? On comprend que le film est métaphysique et il répond à des questions sur le sens même de l&#8217;homme, à la manière de ce qu&#8217;a fait récemment Terrence Malick avec son <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/05/17/tree-of-life-malick/">Tree of Life</a></em>. Il pose néanmoins beaucoup plus de questions qu&#8217;il n&#8217;offre de réponses. On pourra discuter longuement sur les explications possibles, ces dernières importent finalement peu : <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> n&#8217;est pas un film à expliquer, c&#8217;est un film qui peut conserver une part de mystère et c&#8217;est précisément pour ça qu&#8217;il reste dans les mémoires.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/space-odyssey-kubrick.jpg" alt="Space odyssey kubrick" width="690" height="396" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Tous les films de Stanley Kubrick, ou presque, ont inventé quelque chose au cinéma, découvert de nouvelles techniques, mis au point de nouveaux procédés… <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> est peut-être celui qui a le plus apporté au cinéma, en particulier au cinéma de science-fiction. Quand on le regarde aujourd&#8217;hui, on est frappé des constantes évocations qu&#8217;il soulève : tel passage fait penser à un film, tel autre à un autre film… À tel point que certaines scènes de <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em>, les plans dans l&#8217;espace en particulier, sont d&#8217;ailleurs devenues des lieux-communs en science-fiction. Il fallait tout inventer à l&#8217;époque et Stanley Kubrick et son équipe ont fait face à d&#8217;innombrables problèmes techniques. Le film a coûté très cher pour l&#8217;époque et les effets spéciaux abondent. Tous ne sont pas réussis, mais le film a bien vieilli, mieux que les premiers <em>Star Wars</em> par certains aspects. Le pari de la sobriété s&#8217;avère payant, on retrouve ici certaines inspirations derrière les produits Apple par exemple, tandis que les contrôles des vaisseaux basés essentiellement sur des écrans plutôt que sur de gros boutons carrés sont bien vus. Stanley Kubrick systématise avec ce film ses habitudes, multipliant les cadrages symétriques, jouant sur les formes géométriques (les ronds, le carré du monolithe, l&#8217;alliance des deux avec HAL-9000)…</p>
<p style="text-align: justify;">Ce film mérite à lui tout seul une leçon complète de cinéma, mais on se contentera d&#8217;ajouter un mot sur la musique. Toujours essentielle chez Kubrick, elle est devenue culte dans le cas de <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em>. L&#8217;ouverture d&#8217;<em>Ainsi parlait Zarathoustra</em> est désormais lié pour toujours à ce film. L&#8217;utilisation de la valse pour les scènes de l&#8217;espace, la musique moderne et stressante pour les apparitions du monolithe… Les choix musicaux de Stanley Kubrick forgent le film autant que ce que l&#8217;on voit à l&#8217;écran, à tel point que <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> commence d&#8217;ailleurs sans image, simplement avec de la musique. Une entrée en matière qui s&#8217;avère finalement extrêmement forte, même si on ne sait pas exactement ce qu&#8217;elle signifie.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/kubrick-space-odyssey.jpg" alt="Kubrick space odyssey" width="690" height="319" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">La première fois que j&#8217;ai vu <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em>, c&#8217;était il y a dix ans. En 2001, le film était ressorti en salles et j&#8217;avais eu l&#8217;occasion de le découvrir alors, dans les meilleures conditions possible. Cette séance constitue indéniablement une des plus fortes expériences de cinéma que j&#8217;ai vécues, une de celles qui ont contribué à mon amour du septième art. Autant dire que ce film possède un statut à part et qu&#8217;écrire dessus n&#8217;était pas le plus simple. J&#8217;en ai déjà trop fait, et il y aurait encore tellement à dire et à écrire : je préfère m&#8217;arrêter là, non sans recommander une nouvelle fois <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Stanley Kubrick a réalisé un grand nombre de films intéressants et mémorables, mais celui-ci a vraiment une place à part. Film avant-gardiste, mal compris à l&#8217;époque et encore aujourd&#8217;hui, <em>2001 : l&#8217;odyssée de l&#8217;espace</em> est un film qui n&#8217;est pourtant pas totalement opaque et incompréhensible. Pour peu que l&#8217;on se donne la peine d&#8217;accepter la lenteur du film, on peut découvrir une œuvre singulière, belle et fascinante autant qu&#8217;inquiétante. Un grand moment de cinéma.</p>
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<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_5010" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Super 8, J.J. Abrams</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 22:16:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Adolescence]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Nostalgie]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Super 8 plonge le spectateur dans les années 1970/1980 et c'est très efficace. Malheureusement, après un début réussi, le film s'enlise à trop vouloir donner de réponses et avec une science-fiction qui manque vraiment d'originalité. Dommage, mais le film reste un bon divertissement estival et familial. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/04/super-8-abrams/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="133" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/super-8.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="super-8" title="super-8" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Le troisième et dernier film de J.J. Abrams est, sans surprise, le parfait blockbuster estival, tendance pop-corn. <em>Super 8</em> est aussi un film qui effectue un retour en arrière : assumant pleinement son côté nostalgique, le film se déroule à la toute fin des années 1970 et il est pensé et tourné comme un film de cette époque. Exercice de style vain ou hommage réussi ? Peu importe à vrai dire : le film offre du grand spectacle à très haut niveau et une histoire qui entraînera autant ceux qui ont connu les films de cette époque que les plus jeunes. Après un début extrêmement réussi, <em>Super 8</em> tombe malheureusement dans ce travers si courant dans le cinéma grand public en cherchant à tout expliquer. Pas de quoi gâcher la séance, toutefois.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181541.html"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/super-8-abrams.jpg" alt="Super 8 abrams" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Été 1979, une bourgade de l&#8217;Ohio est endeuillée par la disparition d&#8217;une ouvrière à l&#8217;usine locale. Joe, son fils, souffre au moins autant que Jackson, son mari : ce dernier, adjoint au shérif, doit assumer pour la première fois seul son rôle de père et il n&#8217;est pas vraiment pas du tout à l&#8217;aise. Heureusement, Joe trouve du réconfort dans sa bande d&#8217;amis qui profite d&#8217;ailleurs de l&#8217;été pour tourner un film. Armés d&#8217;une caméra Super 8, dirigés par le réalisateur en herbe Charles, les cinq garçons tournent un film de zombies. Pour ajouter au scénario un peu d&#8217;émotion, ils font appel à une jeune fille légèrement plus âgée et qui accepte de jouer pour eux. Alors qu&#8217;ils tournent une scène à la gare désaffectée du coin, un terrible accident de train se produit sous leurs yeux. Un accident ? Non : comme ils le comprennent vite, cet accident provoqué par un de leur professeur est très louche et l&#8217;arrivée soudaine de l&#8217;armée ne fait que confirmer leurs craintes. Quel terrible secret veut protéger aussi activement l&#8217;armée américaine ?</p>
<p style="text-align: justify;">La campagne marketing précédant sa sortie en salles l&#8217;a suffisamment répété pour que l&#8217;on ne l&#8217;oublie pas : <em>Super 8</em> est un film nostalgique, bourré de références et tourné à l&#8217;ancienne. De fait, l&#8217;apparition du logo avec le vélo d&#8217;<em>E.T.</em> sur fond de pleine lune devrait faire remonter de nombreux souvenirs à tous ceux qui ont connu les films des années 1970 et 1980. Impression renforcée par la suite avec une plongée dans les années 1980 naissantes qui est extrêmement réussie et même troublante. J.J. Abrams s&#8217;applique à réaliser un film à l&#8217;ancienne, ce qui dépasse largement les quelques plans tournés avec une caméra Super 8 qui parsèment le film. Les clins d&#8217;œil et références abondent tandis que cette bande de jeunes qui entrent à peine dans l&#8217;adolescence rappelle forcément celle des <em><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1051.html">Goonies</a></em>. Le principe est d&#8217;ailleurs ici le même : quelques jeunes qui se battent contre un ennemi et qui réunissent sans l&#8217;intervention des adultes. J.J. Abrams a vu un peu plus grand que Richard Donner – l&#8217;armée américaine a remplacé la bande des Fratelli –, mais le principe reste et on retrouve aussi les mêmes personnages caricaturaux pour composer la bande.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/jj-abrams-super-8.jpg" alt="Jj abrams super 8" width="690" height="466" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Comme toujours, l&#8217;hommage ou les références échapperont à une partie du public, d&#8217;autant qu&#8217;ils sont en général assez légers. Nul besoin de les comprendre pour apprécier <em>Super 8</em> néanmoins. J.J. Abrams met en œuvre tous ses talents de réalisateur pour proposer un blockbuster estival explosif. La scène du déraillement du train est vraiment très bien réalisée et très impressionnante : alors que l&#8217;on a souvent vu des films donner dans la surenchère ces dernières années, cette scène est vraiment très bien réalisée et met la barre à une bonne hauteur. C&#8217;est d&#8217;ailleurs la scène la plus impressionnante de <em>Super 8</em>, même si les combats dans la ville par la suite ne sont pas en reste. <em>Super 8</em> n&#8217;est pas qu&#8217;une série d&#8217;explosions époustouflantes, c&#8217;est aussi un film de science-fiction qui se construit autour du fameux mythe de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_51">zone 51</a>. Le train qui déraille transporte un extraterrestre que le gouvernement américain veut évidemment cacher de la population. J.J. Abrams a l&#8217;excellente idée de cacher la créature pendant toute la première partie du film : le spectateur comprend immédiatement ce qui se passe, mais on ne peut jamais mettre d&#8217;image sur la bête, ce qui la rend encore plus terrifiante. C&#8217;est justement quand <em>Super 8</em> nous permet enfin de voir la créature que le film perd brutalement de son intérêt et décline. Le film devient brusquement beaucoup plus classique, la bestiole elle-même en rappelant des dizaines d&#8217;autres déjà vues dans des films (à commencer par <em>Alien</em>) et le scénario autour d&#8217;elle n&#8217;est pas beaucoup plus original. Le plus gros tort de <em>Super 8</em> néanmoins est de ne pas faire confiance ses spectateurs : alors que le film de J.J. Abrams était fin et discret dans sa première partie, il devient lourd à vouloir tout expliquer dans un second temps. La différence est telle que <em>Super 8</em> donne un peu le sentiment d&#8217;avoir déraillé lui aussi en cours de route : d&#8217;un film résolument adulte, il tourne peu à peu vers un film beaucoup plus grand public et plus spécifiquement pour les mêmes ados de 13 ans que ses héros.</p>
<p style="text-align: justify;">La nostalgie passe aussi par la réalisation. <em>Super 8</em> est un film moderne qui n&#8217;utilise pas d&#8217;effets à l&#8217;ancienne comme le faisait Quentin Tarantino dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/06/26/boulevard-de-la-mort-tarantino/">Boulevard de la Mort</a></em> par exemple. Le film a été réalisé avec les moyens actuels, mais le grain est accentué et la photographie du film rappelle les films de ces années là. Le rendu est discret, mais efficace et il permet à <em>Super 8</em> d&#8217;éviter la désormais sempiternelle 3D en salle. La reconstitution est aussi très réussie, mais c&#8217;est bien le minimum que l&#8217;on pouvait attendre d&#8217;un film doté d&#8217;un budget de 50 millions de dollars. Seul véritable point noir côté technique, J.J. Abrams use et abuse de l&#8217;effet <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lens_flare">Lens Flare</a> : c&#8217;était déjà le cas avec son <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/05/08/star-trek-abrams/">Star Trek</a></em>, mais il était alors peut-être plus naturel. Ici, il tombe comme un cheveu sur la soupe puisqu&#8217;il consiste en gros uniquement à afficher un trait bleu au milieu de l&#8217;image (l&#8217;affiche en donne un bon exemple). C&#8217;est déjà peu crédible quand il y a effectivement beaucoup de lumière, mais quand l&#8217;effet survient dans un terrier souterrain… Le résultat est moche et contre-productif, l&#8217;effet probablement souhaité (renforcer le réalisme de la scène ?) étant  contrecarré par le sentiment que quelque chose ne colle pas<sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/04/super-8-abrams/#footnote_0_5000" id="identifier_0_5000" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette vraie fausse bande-annonce r&eacute;sume parfaitement la situation.">1</a></sup>. Heureusement, les jeunes acteurs sont tous très bien et parfaitement crédibles. Ils transmettent admirablement l&#8217;amour du cinéma que J.J. Abrams a partagé dans ce film. Le court-métrage réalisé par les ados est un bel hommage au cinéma et c&#8217;est peut-être le plus beau moment du film. On pourra critiquer le cinéaste sur beaucoup de points, mais certainement pas sur ça : il adore le cinéma, celui des blockbusters et de Steven Spielberg, et cela se voit.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/ambrams-super-8.jpg" alt="Ambrams super 8" width="690" height="450" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Super 8</em> est un film assez frustrant. Si son début est vraiment réussi, efficace et subtil, la fin pêche par la lourdeur de ses explications et sans doute aussi par le poids de l&#8217;hommage et du maître Spielberg, ici producteur. <em>Super 8</em> aurait pu être un excellent blockbuster estival, il reste toutefois un très bon divertissement à voir en famille. Les plus grands pourront retrouver un cinéma disparu, les plus jeunes suivront la bande avec plaisir. Parfait pour les vacances, en somme.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_5000" class="footnote">Cette vraie fausse <a href="http://www.youtube.com/watch?v=bHqjmlM3kxs">bande-annonce</a> résume parfaitement la situation.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Bienvenue à Gattaca, Andrew Niccol</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jul 2011 23:02:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Dystopie]]></category>
		<category><![CDATA[Polar]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Bienvenue à Gattaca est une contre-utopie très efficace qui aborde la question des manipulations génétiques et de l'eugénisme. Une vraie réussite qu'il faut voir et revoir pour ne pas perdre de vue ces risques… <a href="http://nicolinux.fr/2011/07/31/bienvenue-a-gattaca-niccol/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/gattaca.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="gattaca" title="gattaca" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>Bienvenue à Gattaca</em> sort alors que les débats sur les questions génétiques font rage en place publique. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dolly_(brebis)">Dolly</a> est née un an plus tôt et on commence à se poser des questions souvent gênantes : l&#8217;homme a-t-il le droit de manipuler ses gènes, bricoler dans son ADN, modifier sa nature ? C&#8217;est exactement le sujet du film d&#8217;Andrew Nicool : <em>Bienvenue à Gattaca</em> montre notre monde dans un futur proche. C&#8217;est surtout une <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dystopie">dystopie</a> génétique qui fait froid dans le dos et qui garde encore tout son sens aujourd&#8217;hui : à (re)voir absolument.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=17079.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/bienvenue-a-gattaca.jpg" alt="Bienvenue a gattaca" width="690" height="950" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Vincent a été conçu à l&#8217;arrière d&#8217;une voiture, sur une plage, et non dans une éprouvette. Ses parents ont laissé faire la nature, un choix que désormais plus personne ne fait dans cette société située quelque part dans un futur proche. Désormais, la norme est de faire confiance à la science : on donne spermatozoïdes et ovules et on obtient une liste de candidats potentiels. Charge ensuite aux parents de déterminer s&#8217;ils préfèrent une fille ou un garçon, de choisir sa taille, la couleur de ses yeux et de ses cheveux et éventuellement d&#8217;autres caractéristiques. Charge à la science d&#8217;éliminer les maladies génétiques, les problèmes comme l&#8217;insuffisance cardiaque ou encore tout risque de cancer. C&#8217;est la norme et c&#8217;est même le seul moyen de parvenir à faire quoi que ce soit d&#8217;intéressant dans cette société : le pauvre Vincent se fait rejeter de son école et il ne pourra jamais avoir la carrière d&#8217;astronaute dont il rêve depuis tout petit. Son petit frère, conçu quant à lui dans l&#8217;éprouvette, a droit à tous les égards et est promis à un brillant avenir. Pour tenter malgré tout de réaliser son rêve le plus cher, Vincent tente le tout pour le tout et se fait passer pour un valide. Vincent devient Jérôme, mais alors qu&#8217;il est sur le point de réaliser son rêve, sa véritable identité pourrait être dévoilée…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Bienvenue à Gattaca</em> puise dans les grandes dystopies littéraires pour construire son propre univers. On retrouve beaucoup du <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Meilleur_des_mondes">Meilleur des mondes</a></em> de Huxley évidemment, mais aussi le <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/1984_(roman)">1984</a></em> d&#8217;Orwell, pour ne citer que les plus connus. Au premier, le film reprend l&#8217;idée de castes et de sélection génétique : il y a d&#8217;un côté les valides, soigneusement sélectionnés au microscope et qui peuvent accéder aux plus hautes fonctions de la société ; de l&#8217;autre il y a les invalides conçus par la nature et qui ne peuvent guère plus que laver les toilettes des valides. Deux castes basées uniquement sur le profil génétique : quand Vincent/Jérôme postule à Gattaca, la seule information à son sujet qui importe est son ADN, ses compétences professionnelles ne sont même pas évoquées. Être valide suffit et Vincent parvient à duper les valides avec simplement un peu d&#8217;organisation et du sang d&#8217;un autre valide. Une fois dans la caste, Vincent est tranquille tant la caste en question est certaine de la sécurité de ses filtres. La société de <em>Bienvenue à Gattaca</em> est en effet extrêmement sécurisée, c&#8217;est le propre d&#8217;ailleurs de toute dystopie. Puisant cette plutôt du côté du roman d&#8217;Orwell, le film décrit bien comment chaque employé doit tester son sang le matin pour entrer et comment chaque résidu corporel peut à tout moment servir de preuve. La police a tous les pouvoirs, y compris d&#8217;imposer à tous les employés un test sanguin en bonne et due forme. Le sang, en fait l&#8217;ADN qu&#8217;il contient, sert d&#8217;ailleurs de carte d&#8217;identité dans cet univers aseptisé.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/ethan-hawke-gattaca.jpg" alt="Ethan hawke gattaca" width="690" height="396" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Comme beaucoup de dystopie, <em>Bienvenue à Gattaca</em> n&#8217;est pas un film de science-fiction très futuriste. On ne sait pas exactement quand se déroule l&#8217;histoire : le film indique que c&#8217;est dans un futur proche, mais déjà lors de sa sortie, le cadre semblait daté. Et pour cause, il n&#8217;y a vraiment rien de futuriste chez Andrew Niccol, tout serait plutôt au contraire daté des années 1950 et 1960. Le plus évident concerne bien sûr les voitures qui sont, certes, électriques, mais qui ne trompent pas : il s&#8217;agit de vieilles voitures très très légèrement modifiées (la couleur des phares). Le bâtiment de Gattaca est en fait un bâtiment qui date des années 1950, mais qui n&#8217;est pas particulièrement daté et plutôt intemporel. Les costumes eux sont extrêmement classiques, de même que la langue (il n&#8217;y a pas de novlangue orwelienne ici) ou, de manière générale, la vie de tous les jours. Le spectateur retrouvera au mieux les habitudes de son temps, mais il risque même d&#8217;être déphasé dans le passé. Un choix étonnant qui confère à <em>Bienvenue à Gattaca</em> un ton à part, bien loin de certains films de science-fiction au cinéma. Le film se rapproche plus d&#8217;un film noir, avec son enquête policière, que d&#8217;un film résolument futuriste. C&#8217;est peut-être ce qui a permis à <em>Bienvenue à Gattaca</em> d&#8217;entrer en résonance avec les débats de son époque : ce film est familier, il ne contient pas suffisamment de différence avec le présent pour l&#8217;écarter d&#8217;un revers de la main. <em>Bienvenue à Gattaca</em> est un film d&#8217;actualité, en 1997 comme aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Andrew Niccol ne disposait que d&#8217;un budget limité pour son film et si cela se voit parfois, le cinéaste a su l&#8217;exploiter à plein. Techniquement, <em>Bienvenue à Gattaca</em> fait dans la modestie et l&#8217;efficacité. Nul combat de sabres laser ici, mais quelques touches ici ou là qui suffisent à faire croire à cet univers dans le futur. Le film montre finalement peu d&#8217;endroits différents, évite les scènes en extérieur et compense le manque de moyens par une photographie très marquée, quitte à en faire un peu trop. Le filtre sépias par exemple aurait gagné à se faire plus discret, même s&#8217;il contribue lui aussi à créer cette ambiance rétro-futuriste si particulière. Pour un premier film, Andrew Niccol de débrouille vraiment bien et on a pu voir avec <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/05/14/lord-of-war-niccol/" title="Lord of War, Andrew Niccol">Lord of War</a></em> qu&#8217;il se débrouillait bien également avec un plus gros budget.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/gattaca-uma-thurman.jpg" alt="Gattaca uma thurman" width="690" height="354" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Bienvenue à Gattaca</em> est une dystopie très efficace et qui garde tout son intérêt aujourd&#8217;hui encore. Elle n&#8217;est pas très originale dans ses idées, mais le premier film d&#8217;Andrew Niccol condense les grandes idées autour du contrôle génétique et de ses risques à une époque où le débat explose en place publique. Cette bonne synchronisation explique sans nul doute le succès du film, devenu immédiatement culte malgré un succès public très relatif.</p>
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<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4993" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/soutien/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune, Michael Bay</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 23:16:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Premier blockbuster à grand spectacle de l'été, Transformers 3 : La Face cachée de la Lune en met effectivement plein la vue. Malheureusement, c'est à peu près tout. Le film de Michael Bay est trop long, trop lourd et trop caricatural pour être réussi… À voir entre amis, avec un seau de pop-corn. <a href="http://nicolinux.fr/2011/06/30/transformers-3-face-cachee-lune-bay/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="153" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/transformers-3-bay.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="transformers-3-bay" title="transformers-3-bay" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Michael Bay a sans doute joué avec des Transformers quand il était petit et devenu grand et cinéaste, on imagine que l&#8217;idée de les animer sur un écran géant était un rêve de longue date… <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em>, dernier épisode de ce qui forme actuellement une trilogie, est d&#8217;abord cela : un rêve de gosse. Michael Bay est aussi le cinéaste par excellence des scènes d&#8217;action filmées très rapidement et souvent impressionnantes et de fait, son dernier film impressionne. Malheureusement, il est aussi trop long, trop caricatural, trop stupide par moments pour que le plaisir de voir un camion se transformer en robot l&#8217;emporte. <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> est un blockbuster estival bien plus rapide à oublier qu&#8217;à regarder…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=144795.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/transformers-3-la-face-cachee-de-la-lune.jpg" border="0" alt="Transformers 3 la face cachee de la lune" width="690" height="927" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Rappel (bref) des évènements précédents. Sam possède depuis le premier épisode une superbe caisse qui s&#8217;avérait en fait être un Autobot, c&#8217;est-à-dire un robot aux formes vaguement humanoïdes. Dans la suite, plusieurs conflits un peu confus opposent ces Autobots à d&#8217;autres robots, les Decepticons. On découvre que les humains (et donc Américains, évidemment) travaillent main dans la main avec ces robots qui font office de superhéros métallisés. Quand un conflit éclate quelque part, ils sont là pour mettre de l&#8217;ordre dans tout ça et évitent que les hommes explosent la planète sous les coups d&#8217;une guerre nucléaire. Tout va pour le meilleur des mondes, sauf pour Sam qui, après avoir reçu une médaille de Barack Obama en personne, se retrouve sans emploi et délaissé par le gouvernement, mais, ça compense, avec une bombe sexuelle en guise de petite amie. Fort heureusement pour lui, le conflit que l&#8217;on pensait éteint entre les deux castes de robots reprend de plus belle dans cet épisode et notre héros peut enfin repasser au premier plan. Il faut dire que l&#8217;affaire est d&#8217;importance : les vils Decepticons ne veulent rien de moins qu&#8217;utiliser les 6 milliards d&#8217;êtres humains en esclaves pour reconstruire leur planète, détruite par cette guerre fraternelle. Heureusement, Sam aidé des Autobots est là pour les en empêcher…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> ne fait pas dans la finesse, mais Michael Bay s&#8217;essaie tout de même à une once de réalisme. Que l&#8217;on se rassure toutefois, on reste dans la science-fiction pure, avec de gentils robots qui semblent ne mourir jamais et qui prennent toujours la forme de splendides voitures immaculées alors qu&#8217;ils sont, comme robots, bien endommagés. Les incohérences abondent toujours, mais il semble tout de même que le scénario du troisième épisode essaie d&#8217;être plus raisonnable. La destruction de Chicago est ainsi un modèle du genre, avec de très belles scènes post-apocalyptiques et une chute d&#8217;immeuble façon 11 Septembre que l&#8217;on n&#8217;attendait pas dans un film de Michael Bay. Ce pseudo-réalisme passe en fait par une noirceur nouvelle dans la saga. Plusieurs personnages secondaires apportent toujours l&#8217;indispensable caution comique au film, mais le ton général est plutôt sérieux. L&#8217;heure est grave, les robots s&#8217;en prennent aux hommes (donc aux Américains) à grande échelle (Chicago, quand même) et il s&#8217;agit de sauver le monde (donc les États-Unis). Réalisme aussi de certains robots : les gentils restent toujours d&#8217;improbables voitures brillantes, mais les ennemis, eux, ressemblent beaucoup plus aux machines de la <a href="http://nicolinux.fr/2011/01/02/trilogie-matrix-wachowski/">saga <em>Matrix</em></a>, elles semblent plus utiles et moins inspirées par ces formes humanoïdes qui n&#8217;ont aucun sens si l&#8217;on pense que les robots n&#8217;ont jamais connu les hommes et n&#8217;ont surtout pas été créés par eux. Mieux encore, <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> entend éviter trop de manichéisme : s&#8217;il y a deux camps de robots, les frontières entre les deux sont plus floues qu&#8217;il n&#8217;y paraît et il y a des conflits à l&#8217;intérieur des Autobots pour savoir s&#8217;il faut aider, ou non, les humains.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/shia-labeouf-transformers-3.jpg" border="0" alt="Shia labeouf transformers 3" width="690" height="303" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> semble ainsi apporter quelques éléments nouveaux qui sont plutôt intéressants et renouvellent, au moins au début, l&#8217;intérêt de la saga. La relecture historique de la conquête spatiale indexée sur les Transformers est plutôt amusante et bien vue, par exemple. Las, derrière le vernis des nouveautés, le décorum habituel reprend vite ses droits et <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> ressemble encore beaucoup à ses deux prédécesseurs. L&#8217;actrice a changé, mais on retrouve toujours la copine canon qui sert surtout à montrer ses formes avantageuses, mais qui s&#8217;avère presque une meilleure actrice que Megan Fox (ce n&#8217;était pas trop dur). Les deux parents sont là, histoire de faire rire un peu, de même que les deux petits robots découverts dans le deuxième opus sont de retour pour jouer le rôle de héros malgré eux. Le film de Michael Bay est évidemment dégoulinant d&#8217;un point de vue exclusivement pro-américain, il n&#8217;y a que des Américains qui semblent concernés par le problème alors même que les méchants robots sont censés être dans le monde entier et tout se réglera entre Washington et Chicago. Le happy-end avec le drapeau étoilé flottant au-dessus des soldats victorieux est un modèle du genre, déjà vu tellement de fois, tellement caricaturé ici… Une scène se déroule bien en Ukraine, mais c&#8217;est simplement pour relancer la bonne vieille Guerre froide : côté géopolitique, il ne faudra pas attendre mieux… Tout cela est finalement assez désolant et nuit au plaisir simple de regarder des robots se battre.</p>
<p style="text-align: justify;">Des robots que l&#8217;on est frappé de voir aussi humains. Avec <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em>, la série pousse encore plus loin l&#8217;humanisation des robots, essentiellement des Autobots d&#8217;ailleurs. Ils ont toujours eu une forme humaine, ils ont toujours parlé et exprimé des émotions, le plus souvent ridicules d&#8217;ailleurs. Dans cet épisode, les scénaristes sont néanmoins allés beaucoup plus loin, si loin que plus rien ne distingue vraiment un humain d&#8217;un robot, ce qui est pour le moins troublant. Le mimétisme va si loin que les méchants robots saignent quand ils meurent : du liquide rouge sort notamment quand on leur coupe la tête. Au-delà de ce détail, les robots pensent et agissent comme des hommes… dès lors à quoi bon ? L&#8217;intérêt de Transformers n&#8217;est pas justement qu&#8217;il s&#8217;agit de robots et non pas seulement d&#8217;humains vaguement déguisés…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/transformers-3.jpg" border="0" alt="Transformers 3" width="690" height="296" /></div>
<p style="text-align: justify;">Tourné en 3D pour surfer sur la vague du succès d&#8217;<em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Avatar</a></em>, <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> ne pâtit pas de cette technique plutôt bien utilisée dans le film, il faut l&#8217;avouer. Mieux, la technologie implique ici une amélioration très nette : elle oblige Michael Bay à ralentir. On pensait le cas désespéré, mais le cinéaste a réussi à calmer ses scènes d&#8217;action, à utiliser un montage plus calme… même si tout est relatif bien sûr. Les scènes de combat n&#8217;ont en tout cas jamais été aussi lisibles tout en étant spectaculaires, ce qui est une amélioration appréciable. Le combat final est sans surprise époustouflant, avec de mémorables scènes d&#8217;action qui justifient à elles seules d&#8217;aller voir le film au cinéma, même si elles sont sans doute un peu trop longues. On n&#8217;en attendait pas moins, mais <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> propose le meilleur de ce que le cinéma à grand spectacle peut offrir aujourd&#8217;hui. Pourquoi alors avoir gâché tant de scènes avec cette musique aussi caricaturale que pompeuse ? Autant les empreints à la bande originale d&#8217;<em><a href="http://nicolinux.fr/2010/07/17/inception-nolan/">Inception</a></em> collent bien, autant tout le reste est grossier, renforce inutilement l&#8217;effet souhaité (susciter l&#8217;émotion, souvent) et s&#8217;avère contre-productif. Sans compter qu&#8217;avec un titre pareil, on attendait les Pink Floyd…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> aurait pu être un excellent blockbuster estival décérébré. Tous les ingrédients sont là et le combat final est vraiment époustouflant et bien réalisé. Malheureusement, le dernier film de Michael Bay est trop long, trop caricatural, trop lourd, trop sérieux, trop… pour que le plaisir simple de regarder des voitures se transformer en robots et des robots se taper dessus parvienne à prendre le dessus. Ce film est frustrant, on aimerait le regarder simplement, juste pour le fun, mais… ça ne prend pas.</p>
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		<title>X-Men : Le Commencement, Matthew Vaughn</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 22:41:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Après la trilogie, la saga X-Men revient sur les origines avec X-Men : Le Commencement. Comment des superhéros deviennent superhéros, le sujet est toujours passionnant et le film réussit sa mission de divertissement. Un film pour fans, mais pas seulement. <a href="http://nicolinux.fr/2011/06/02/x-men-commencement-vaughn/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="180" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/x-men-commencement-vaughn.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="x-men-commencement-vaughn" title="x-men-commencement-vaughn" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Après une trilogie assez ambitieuse et globalement plutôt réussie malgré un film très commun, la juteuse licence <em>X-Men</em> revient avec un préquel. <em>X-Men : Le Commencement</em> laisse dès le titre peu de doutes sur son contenu : il s&#8217;agit de découvrir les différents super-héros au tout début, quand les mutants n&#8217;étaient que des enfants dotés de pouvoir incompris. Le film de Matthew Vaughn, réalisateur du plaisant <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/03/29/kick-ass-vaughn/">Kick-Ass</a></em>, se déroule majoritairement au cœur de la Guerre froide, dans une réécriture de l&#8217;histoire plutôt bien vue. Un film plaisant, même si l&#8217;on ne connaît rien à l&#8217;histoire.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=140894.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/x-men-commencement.jpg" border="0" alt="X men commencement" width="690" height="929" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>X-Men : Le commencement</em> remonte aux origines. La trilogie l&#8217;avait fait en partie et on connaissait quelques moments clés, mais l&#8217;origine du conflit qui oppose les mutants devient ici le sujet même du film. Ce dernier ouvre sur la découverte en parallèle de leurs pouvoirs par Erik, futur Magneto, d&#8217;un côté et par Charles Xavier, futur Professeur X, de l&#8217;autre. Le premier exerce son pouvoir pour la première fois dans un camp de concentration. Il n&#8217;est alors qu&#8217;un enfant qui ne supporte pas de voir partir ses parents et il tord la grille du camp par ses pouvoirs magnétiques. Charles de son côté rencontre très jeune la future Mystique et se lie d&#8217;amitié avec la jeune fille. Les deux mutants piliers de l&#8217;histoire sont ainsi révélés par le film qui se déroule néanmoins bien des années plus tard. Erik poursuit l&#8217;officier nazi qui a tué sa mère devant ses yeux bien des années auparavant, tandis que Charles expose au monde scientifique l&#8217;existence des mutations par une thèse à Oxford, avant d&#8217;être recruté par la CIA qui cherche alors à en savoir plus sur ces mutants et en particulier sur Shaw. Ce dernier s&#8217;avère en fait être l&#8217;ancien officier nazi que poursuit Erik et c&#8217;est au cours d&#8217;une action de la CIA pour arrêter cet homme qui est aussi un mutant extrêmement puissant qu&#8217;Erik et Charles se rencontrent. Ce dernier parvient à convaincre Erik de travailler avec la CIA pour se venger de Shaw et ensemble ils forment une équipe de mutants prêts à en découvre, les futurs X-Men.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus encore que les super-pouvoirs des superhéros, l&#8217;intérêt des comics réside dans les contradictions de ces hommes surhumains. Dès lors, l&#8217;origine du superhéros est toujours un élément extrêmement important et le projet de <em>X-Men : Le Commencement</em> intéresse d&#8217;emblée pour cette raison. Le film apporte une explication scientifique à la mutation : les explosions nucléaires de la Seconde Guerre mondiale ont accéléré le processus d&#8217;évolution naturelle et ont créé de nombreux mutants sur la planète. Ces hommes et femmes sont dotés d&#8217;un ou plusieurs pouvoirs qui sont plus ou moins discrets et plus ou moins puissants. Chaque mutant découvre plus ou moins par hasard son pouvoir et apprend ensuite à le contrôler, ce que montre bien ce film. Ce qui compte n&#8217;est pas tant la modification génétique initiale que ce que le mutant décide d&#8217;en faire. Deux mutants, Mystique et Hank, doutent de l&#8217;intérêt de leurs pouvoirs et hésitent à les annuler, ou du moins à les dissimuler pour rentrer dans le rang. Cette thématique qui était centrale dans la trilogie est déjà essentielle ici et c&#8217;est parce que Hank veut masquer sa différence qu&#8217;il devient Le Fauve, bête poilue bleue qui ne laisse plus vraiment de doute sur sa nature. Les superhéros sont toujours ce qu&#8217;ils choisissent d&#8217;être et c&#8217;est particulièrement vrai dans <em>X-Men : Le Commencement</em>. Au cours du film, deux camps se dessinent parmi les mutants : d&#8217;un côté ceux qui veulent s&#8217;intégrer aux humains, combattre à leur côté et faire de la mutation un aspect normal ; de l&#8217;autre ceux qui pensent que les humains et les mutants sont irréconciliables et qu&#8217;un seul groupe survivra après l&#8217;inévitable combat qui opposera les deux groupes.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/x-men-mcavoy.jpg" border="0" alt="X men mcavoy" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">On le voit, la dimension sociale et politique est centrale dans <em>X-Men : Le Commencement</em>, comme elle l&#8217;était dans la trilogie initiale et tout particulièrement dans le deuxième film. Alors que la mutation n&#8217;est pas encore un phénomène connu dans la population, le monde politique utilise ce phénomène tout en s&#8217;en méfiant. Reprenant un aspect très courant dans les comics, <em>X-Men : Le Commencement</em> se déroule au cœur de la Guerre froide et les oppositions entre mutants retrouvent les oppositions entre les deux blocs. Même si Shaw manipule les deux camps pour sa propre cause, le film reste teinté d&#8217;opposition entre les États-Unis et l&#8217;URSS et il se permet même de réécrire l&#8217;histoire, de manière plutôt amusante. Shaw devient ici le créateur de la crise de Cuba en incitant les Américains à menacer l&#8217;URSS avec les missiles turcs et inversement en incitant les Soviétiques à menacer les États-Unis avec leurs missiles cubains. Le blocus de l&#8217;île fait même l&#8217;objet d&#8217;une scène de combat où le cours de l&#8217;histoire est assuré par l&#8217;intervention <em>in extremis</em> des mutants. Passé le folklore historique, le film voit naître l&#8217;opposition entre mutants et humains quand les forces des deux blocs s&#8217;allient contre le premier groupe. D&#8217;un commun accord, les dirigeants des deux pays décident d&#8217;éliminer ce qu&#8217;ils ressentent instinctivement comme une menace. Cette violence divise les mutants en deux groupes, préparant ainsi la trilogie. Dommage que le film soit si bref sur cet aspect d&#8217;ailleurs, on aurait aimé plus d&#8217;explications sur les choix des uns et des autres…</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxième film lié aux univers des comics pour Matthew Vaughn, le réalisateur change néanmoins complètement de style avec <em>X-Men : Le Commencement</em>. Fini l&#8217;humour parodique un peu potache de <em>Kick-Ass</em>, place aux choses sérieuses avec un film qui laisse peu de places à la légèreté. Le cinéaste hérite également d&#8217;un budget bien plus conséquent pour une réalisation plus ambitieuse. Sans faire d&#8217;étincelles, mais est-ce seulement possible sur un tel blockbuster, Matthew Vaughn s&#8217;en sort bien et il propose un film efficace et agréable. Une bonne idée de réalisation, quoiqu&#8217;assez classique : utiliser le split-screen pour recréer sur grand écran l&#8217;effet bande dessinée. Le scénario touffu ne laisse pas autant de places à tous les personnages, mais les deux principaux sont bien travaillés et bien interprétés par leurs acteurs respectifs. James McAvoy interprète un jeune Charles enthousiaste, un peu naïf et très actif qui est très crédible. De même, Michael Fassbender n&#8217;est pas mauvais pour jouer un Magneto qui doute encore, mais qui est déjà marqué d&#8217;une puissante recherche de vengeance…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/vaughn-x-men-commencement.jpg" border="0" alt="Vaughn x men commencement" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">Avec ce nouvel opus, le message est clair, Bryan Singer reprend les commandes. Réalisateur des deux premiers films et manifestement fan inconditionnel des comics, il offre à <em>X-Men : Le Commencement</em> une profondeur qui manquait à la série, quitte à trop en faire. Le film aurait sans doute gagné à être simplifié, peut-être en se concentrant sur moins de personnages et moins d&#8217;intrigues différentes. Matthew Vaughn s&#8217;en sort néanmoins plutôt bien avec ce projet ambitieux. Le résultat est plaisant et après tout, c&#8217;est bien l&#8217;essentiel pour un blockbuster…</p>
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		<title>Source Code, Duncan Jones</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Apr 2011 22:39:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Source Code est un thriller où l'on peut revenir huit minutes avant une explosion terroriste pour trouver qui a posé la bombe. Un film plus original qu'il n'y paraît, à ne pas rater. <a href="http://nicolinux.fr/2011/04/19/source-code-jones/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="148" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/source-code.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="source-code" title="source-code" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em><a href="http://nicolinux.fr/2010/03/08/moon-jones/">Moon</a></em>, son premier film, n&#8217;a même pas eu les honneurs d&#8217;une sortie en salles, les producteurs ayant sans doute jugé que le public français n&#8217;était pas apte à comprendre ce huis clos assez époustouflant. Heureusement, le fils de David Bowie a suffisamment marqué le milieu du cinéma pour avoir droit à une star, ce qui permet à <em>Source Code</em> de bénéficier d&#8217;une (relativement) large sortie au cinéma. Duncan Jones bénéficie ici d&#8217;un budget largement supérieur à celui de <em>Moon</em><sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/04/19/source-code-jones/#footnote_0_4745" id="identifier_0_4745" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Source Code a droit &agrave; 32&nbsp;millions de dollars, contre&hellip; 5 millions pour Moon.">1</a></sup>, mais toujours aussi ridicule comparé au budget du plus petit film hollywoodien. Cette fois encore, le cinéaste fait des merveilles pour construire son film avec peu de matériau. Si le résultat est plus anecdotique que pour son précédent film, <em>Source Code</em> s&#8217;avère assez plaisant pour qui aime les paradoxes temporels.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=175053.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=175053.html"></a></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/source-code-jones.jpeg" border="0" alt="Source code jones" width="690" height="926" /></div>
<p style="text-align: justify;">Quand Colter Stevens, officier en guerre en Afghanistan, se réveille dans un train qui le mène à Chicago, la surprise est de taille. Hébété et amnésique, il cherche à comprendre comment il s&#8217;est retrouvé dans ce train et qui est cette jolie femme en face de lui qui semble si bien le connaître. Il finit par comprendre qu&#8217;il n&#8217;est pas celui qu&#8217;il croit être, mais qu&#8217;il vit dans le corps d&#8217;un professeur en histoire. Sur ces entrefaites, une bombe explose et Colter se retrouve dans un caisson où une femme lui explique qu&#8217;il participe à un programme nommé Source Code. Ce programme militaire exploite les huit dernières minutes laissées par tout mort sous la forme de trace et reconstitue à partir de ces données les évènements qui précèdent l&#8217;explosion. Colter est en fait envoyé dans l&#8217;esprit d&#8217;un des passagers avec un objectif en tête : découvrir qui a posé cette première bombe pour déjouer un second attentat qui doit anéantir tout Chicago. À chaque échec, la bombe explose, Colter se retrouve dans le caisson et il est renvoyé dans le train, huit minutes avant l&#8217;explosion, ou plutôt dans une représentation des huit minutes avant, puisqu&#8217;il ne s&#8217;agit pas de voyage dans le temps.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Source Code</em> est présenté comme un thriller haletant, ce qui n&#8217;est que le cas. Le temps est un élément central du film, on l&#8217;aura compris, et ce pour deux raisons. À chaque fois que Colter retourne dans le train, il n&#8217;a que huit minutes pour trouver la bombe et le terroriste. Autre temporalité, celle de réalité et de la lutte antiterroriste : il faut trouver le terroriste et déjouer ses plans avant leurs mises en action et Colter est pressé de trouver des réponses. Le temps presse donc et <em>Source Code</em> montre bien comment Colter apprend au fur et à mesure, déjoue les pièges des différents évènements, essaient plusieurs tentatives, moleste quelques fausses pistes avant de, patiemment, se diriger vers la bonne cible. Duncan Jones nous permet de vivre ces huit minutes à plusieurs reprises, sous différents angles et à des rythmes variables (le film n&#8217;est quand même pas composé de <em>n</em> fois les huit minutes). Invariablement, ou presque, la bombe explose au bout du temps imparti, le héros se réveille dans son caisson, il effectue un débriefing bref et repart dans le train. Cet aspect thriller est bien assumé par Duncan Jones qui offre ainsi une sorte de <em>Moon</em> dopé aux amphétamines, mais ce n&#8217;est pas le seul du film et heureusement d&#8217;ailleurs, car toute l&#8217;intrigue est résolue très rapidement par Colter.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/gyllenhaal-source-code.jpeg" border="0" alt="Gyllenhaal source code" width="690" height="466" /></div>
<p style="text-align: justify;">Film de science-fiction comme son prédécesseur, <em>Source Code</em> choisit cette fois un autre domaine de prédilection du genre avec le voyage dans le temps. Si Colter ne voyage pas vraiment dans le temps étant donné qu&#8217;il voit une projection des huit minutes qui précède l&#8217;explosion, le résultat est le même : il peut, ou veut en tout cas, modifier le cours des choses et faire évoluer le présent en fonction de ses modifications. Un dialogue quasiment métaphysique s&#8217;ouvre alors entre Colter et les responsables du projet Source Code sur la vie et la mort, sur le temps et les univers parallèles. Ces interludes réflexifs seraient inattendus chez un autre cinéaste et ils sont en quelque sorte la marque de fabrique du cinéaste. Colter refuse sa condition, il refuse de croire qu&#8217;il ne peut pas modifier le cours du temps et éviter l&#8217;explosion et la mort de tous les passagers, dont la charmante jeune femme avec laquelle il partage son voyage. Un autre élément vient en effet perturber le dispositif : l&#8217;amour. Colter tombe amoureux de la femme qui ne devrait être qu&#8217;une projection et il finit par tant l&#8217;aimer que sa mission passe au second plan. Sans dévoiler la fin, disons que cette astuce est à l&#8217;origine du twist final qui est plutôt bien mené, à défaut d&#8217;être très original. Si vous aimez les réalités parallèles et autres impossibilités quantiques, vous devriez vous amuser avec celles de <em>Source Code</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario de <em>Source Code</em>, contrairement à celui de <em>Moon</em>, n&#8217;est pas de Duncan Jones. Il est néanmoins suffisamment malin pour s&#8217;accorder à un budget réduit. L&#8217;idée des huit minutes précédant l&#8217;explosion est aussi économique que bien trouvée et le cinéaste parvient à nous faire revivre plusieurs fois la même séquence sans pour autant que l&#8217;ennui s&#8217;instaure. À travers des variations minimes ou plus importantes, il nous fait vivre la même scène sous des angles légèrement différents à chaque fois. C&#8217;est classique, mais efficace et très bien mené dans ce film. On sent que le film n&#8217;a pas bénéficié d&#8217;un budget illimité, mais Duncan Jones dissimule plutôt bien ces relatives faiblesses et offre un spectacle tout à fait convenable. On notera la belle performance de Jake Gyllenhaal, excellent en ancien soldat américain qui parvient à jouer contre la montre, au sens propre du terme. L&#8217;histoire d&#8217;amour est très présente, peut-être un peu trop, mais Duncan Jones se révèle là encore malin et évite la lourdeur que l&#8217;on attendait, notamment grâce au jeu de ses deux acteurs principaux.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/jones-source-code.jpeg" border="0" alt="Jones source code" width="690" height="446" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Source Code</em> n&#8217;a pas la force et la sécheresse de son prédécesseur. Comparé à <em>Moon</em>, ce film a un budget énorme qui le rapproche des standards hollywoodiens, même s&#8217;il en reste encore éloigné. Duncan Jones parvient néanmoins à garder son regard original et propose film qui paraît assez convenu dans l&#8217;ensemble, mais qui se révèle finalement moins caricatural qu&#8217;il n&#8217;y semblait. <em>Source Code</em> confirme en tout cas tout le bien que l&#8217;on pense du jeune cinéaste que l&#8217;on espère revoir dans d&#8217;autres films plus personnels.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4745" class="footnote"><em>Source Code</em> a droit à 32 millions de dollars, contre… 5 millions pour <em>Moon</em>.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Agence, George Nolfi</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/03/21/agence-nolfi/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Mar 2011 22:37:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie romantique]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>L'Agence est un film étrange, à mi-chemin entre science-fiction et comédie romantique. George Nolfi a choisi un sujet très sérieux, mais il a aussi choisi de le traiter avec désinvolture. Le résultat est très plaisant. <a href="http://nicolinux.fr/2011/03/21/agence-nolfi/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="154" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/nolfi-agence-matt-damon-emily-blunt.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="nolfi-agence-matt-damon-emily-blunt" title="nolfi-agence-matt-damon-emily-blunt" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Voilà un film sorti un peu de nulle part. Avec un titre aussi banal, un réalisateur au nom encore inconnu, il fallait au moins la présence d&#8217;une star de la carrure de Matt Damon pour attirer l&#8217;attention. <em>L&#8217;Agence</em> n&#8217;est pourtant pas né de nulle part : George Nofli, l&#8217;homme derrière la caméra et le scénario, a déjà écrit le scénario de <em>La Vengeance dans la peau</em>, le troisième volet de la célèbre trilogie Jason Bourne, ou encore d&#8217;<em>Ocean&#8217;s Twelve</em>. <em>L&#8217;agence</em> n&#8217;est pourtant pas une redite, c&#8217;est au contraire un film original et assez inclassable, une comédie romantique teintée de science-fiction ou plutôt de fantastique, le tout sur le ton assez léger de la comédie. Un film frais et plaisant.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=144404.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=144404.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=144404.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/agence-2011.jpg" border="0" alt="Agence 2011" width="690" height="940" /></div>
<p></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile d&#8217;évoquer l&#8217;histoire de <em>L&#8217;agence</em> sans trop en dévoiler et même si le scénario n&#8217;est pas nécessairement des plus originaux, sa découverte fait partie du plaisir du film. Disons quand même que l&#8217;agence dont il est question, le bureau des ajustements en VO, s&#8217;occupe de veiller à la réalisation d&#8217;un Plan qui dépasse les hommes et qui les dirige. L&#8217;humanité a une tendance naturelle à dévier du Plan et à faire n&#8217;importe quoi, si bien que l&#8217;agence veille à la remettre sur les rails de temps à autre. Précisons d&#8217;emblée que le film est adapté d&#8217;une nouvelle de Philip K. Dick, célèbre auteur de science-fiction qui a inspiré un grand nombre de films ces dernières années, et que son principe de base est la concrétisation de l&#8217;idée de Dieu. Nous pensons être gouvernés par des choix et notre libre arbitre, mais en fait nous suivons une voie écrite à l&#8217;avance pour nous et que l&#8217;on suivra nécessairement. Des hommes en noirs et en chapeau sont chargés de veiller au bon suivi des choses dans le monde et nous ne sommes jamais censés les rencontrer, ou même imaginer leur existence.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, le Plan finit toujours par se heurter sur un grain de sable. En l&#8217;occurrence un homme, David Norris, en course pour les élections de député à New York quand commence le film. En l&#8217;occurrence aussi une femme, Elise, qui va tout bousculer. Entre les deux, c&#8217;est le coup de foudre immédiat et sans équivoque, mais le Plan n&#8217;avait pas prévu qu&#8217;il devait vivre ensemble. Commence alors une longue course-poursuite entre l&#8217;Agence et David, le second tentant par amour de déjouer les plans du premier. Au passage, le spectateur aura l&#8217;occasion d&#8217;en apprendre plus sur cette organisation bureaucratique qui a la saveur du complot international et la patine du temps puisqu&#8217;elle existe depuis la nuit des temps, tout de même. Cette représentation d&#8217;une force immanente est plutôt amusante et participe au plaisir de <em>L&#8217;Agence</em>. Ces hommes très sérieux dans leurs costumes sombres qui utilisent des carnets de papier où l&#8217;encre bouge (comme dans <em><a href="http://nicolinux.fr/tag/harry-potter/">Harry Potter</a></em>), qui se déplacent de lieu en lieu en utilisant des portes (comme dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/01/02/trilogie-matrix-wachowski/">Matrix</a></em>) et qui effacent la mémoire des témoins gênants (comme dans <em>Men In Black</em>) sont beaucoup trop sérieux pour ne pas être comiques. Mieux vaut, en tout cas, ne pas prendre <em>L&#8217;Agence</em> trop au sérieux, tant les incohérences apparaîtront vite (ils sont omnipotents et omniscients quand ça les arrange…), mais le film est vraiment trop léger dans son ensemble pour être pris totalement au sérieux.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/agence-nolfi.jpg" border="0" alt="Agence nolfi" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est sans doute la force de George Nolfi, d&#8217;avoir pris cette histoire assez surréaliste avec légèreté. On pourrait craindre le pire à la lecture du synopsis, mais le film s&#8217;avère finalement assez drôle, alors qu&#8217;il hésite entre plusieurs genres. S&#8217;il commence comme un thriller, il passe ensuite par plusieurs stades, le fantastique notamment, pour finir clairement sur la comédie romantique. Cet aspect risque de déplaire, mais on peut aussi considérer que <em>L&#8217;Agence</em> fait un choix assez osé en montrant d&#8217;une part une agence omnisciente avec un sérieux beaucoup trop complet pour ne pas être suspect et d&#8217;autre part une histoire d&#8217;amour fou qui concentre tous les clichés de la comédie romantique, jusqu&#8217;à passer par le toit d&#8217;un building au-dessus de New York. Alors certes, l&#8217;histoire contenait plus d&#8217;enjeux qui ont été éliminés au passage, certes l&#8217;aspect philosophique de <em>L&#8217;Agence</em> a été évincé à sa plus simple expression (l&#8217;amour plus fort que le destin ?), mais peu importe. George Nolfi ne veut pas d&#8217;un film aussi ambitieux, il se contente de filmer son histoire avec légèreté et c&#8217;est très efficace et souvent drôle.</p>
<p style="text-align: justify;">Si <em>L&#8217;Agence</em> est aussi plaisant, c&#8217;est indéniablement grâce à son scénario et notamment ses dialogues entre le héros et l&#8217;Agence. La réalisation n&#8217;est pas en reste : même si elle ne fait pas d&#8217;étincelles, elle parvient à maintenir une certaine excitation et le passage d&#8217;un environnement à l&#8217;autre par les portes est bien amené. Mais la réussite du film tient également dans son héros et son interprète. Matt Damon est  très bien (à défaut d&#8217;être brillant) dans ce rôle d&#8217;homme politique qui se rebelle contre le destin. On sent que l&#8217;acteur s&#8217;est amusé et il partage son plaisir. Emily Blunt n&#8217;est pas en reste à ses côtés, mais les &laquo;&nbsp;méchants&nbsp;&raquo; sont comme souvent plus intéressants encore dans leur cynisme et leur vision du monde que ne renierait sans doute pas Woody Allen.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/adjustment-bureau.jpg" border="0" alt="Adjustment bureau" width="690" height="458" /></div>
<p style="text-align: justify;">À l&#8217;heure des bilans, difficile de dire pourquoi précisément ce film a pu plaire. <em>L&#8217;Agence</em> est sans doute sauvé par sa manière d&#8217;aborder un sujet en apparence très sérieux avec une désinvolture manifeste, prenant à la légère ce qui aurait pu être traité en profondeur. George Nolfi aurait pu faire un film très différent, pour sûr, mais il n&#8217;est pas dit qu&#8217;il aurait été meilleur. À la place, <em>L&#8217;Agence</em> est un film efficace, frais et plaisant, un film qui ne fera peut-être pas date, mais qui est parfait pour une soirée agréable au cinéma.</p>
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		<title>World Invasion : Battle Los Angeles, Jonathan Liebesman</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 22:45:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>World Invasion : Battle Los Angeles annonce la couleur dès le titre : c'est un film de guerre et rien d'autre. Si vous n'en attendez rien de plus qu'un divertissement, un film d'action rythmé et violent, ce film se regarde sans peine. <a href="http://nicolinux.fr/2011/03/19/world-invasion-battle-los-angeles-liebesman/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="160" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/battle-los-angeles-liebesman.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="battle-los-angeles-liebesman" title="battle-los-angeles-liebesman" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Certains titres de films sont mystérieux, font référence à un point de détail ou ne peuvent être compris qu&#8217;en regardant le film. D&#8217;autres, à l&#8217;image de <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> ne laissent, au contraire, aucune place au doute. Le film de Jonathan Liebesman est un film de guerre au cœur de Los Angeles. Dire cela, c&#8217;est en gros résumer les deux heures du long-métrage : autant le savoir avant d&#8217;entrer en salle, vous aurez de la baston et tous les détails annexes seront insignifiants. Le tout forme un blockbuster assez efficace, mais aussi téléphoné que vite oublié…</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145364.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145364.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/world-invasion-battle-los-angeles.jpg" border="0" alt="World invasion battle los angeles" width="690" height="937" /></div>
<p></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;emblée, <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> prend les spectateurs par les tripes avec une mise en bouche sur fond de journaux télévisés catastrophés. Par un beau matin d&#8217;un jour quelconque en 2011, une pluie de météorites s&#8217;abat en différents points de la surface terrestre, à proximité d&#8217;une vingtaine de grandes villes. Des météorites ? que nenni, il s&#8217;agit en fait, on le comprend vite, de vils envahisseurs venus de l&#8217;espace. Ces extra-terrestres ne sont pas à ranger dans la catégorie des visiteurs amicaux venus découvrir notre civilisation, ils sont là pour coloniser la terre et récupérer ainsi sa plus précieuse ressource, l&#8217;eau. Et comme tout bon colonisateur qui se respecte, l&#8217;envahisseur décime toute forme de vie humaine avant de s&#8217;installer<sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/03/19/world-invasion-battle-los-angeles-liebesman/#footnote_0_4647" id="identifier_0_4647" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Oui, World Invasion&nbsp;: Battle Los Angeles est un film anglo-saxon, cela se sent. Cela &eacute;tant, rares sont les puissances colonisatrices &agrave; avoir fait preuve de tendresse envers leurs colons&hellip;">1</a></sup>. Quand le film commence, on apprend que la plupart des grandes métropoles sont déjà tombées. Aux États-Unis (ce qui revient à dore dans le monde entier), la seule ville encore debout, c&#8217;est Los Angeles. Et Los Angeles ne doit pas tomber, il en va de la survie des États-Unis (et donc du monde entier) ! Vous l&#8217;aurez compris, c&#8217;est une lutte à mort qui s&#8217;annonce. Les bestioles de l&#8217;espace sont là pour nous tuer, donc c&#8217;est nous ou les bestioles, comme le rappelle judicieusement un lieutenant en début de film.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> suit une poignée de <em>marines</em> partis sauver une autre poignée de civils restés près du littoral. Le souci, c&#8217;est que l&#8217;histoire est placée sur des rails au début du film, et qu&#8217;elle ne déviera jamais, si bien que l&#8217;on pourrait l&#8217;écrire avant même la séance. Sans surprise, une bonne partie des soldats mourra dans d&#8217;atroces souffrances, certains bêtement, d&#8217;autres en héros. Sans surprise aussi, le héros survit et il va évidemment se trouver au bon endroit au bon moment et avoir la bonne idée à ce même instant pour gagner la bataille. Tout ceci est très téléphoné et si vous avez déjà vu des films de guerre, vous saurez déjà tout de celui-ci. Même le choix du lieu paraît caricatural, même si on est presque déçu de ne pas avoir de plans de la colline Hollywood en flammes. <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> est non seulement un film convenu dans son scénario, mais c&#8217;est aussi une ode aux <em>marines</em> et aux États-Unis qui pourrait faire une excellente caricature, si elle n&#8217;était pas au premier degré. C&#8217;est bien simple, on a un peu l&#8217;impression de voir un film de propagande en faveur de l&#8217;armée : engagez-vous, vous allez en chier, certes, mais vous allez sauver votre pays et ça, les jeunes, c&#8217;est génial. Fort heureusement, <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> a la bonne idée de se concentrer sur ses quelques soldats et d&#8217;éviter une mise en perspective douteuse qui aurait pu confronter soldats et politiques, par exemple.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/liebesman-world-invasion-battle-los-angeles.jpg" border="0" alt="Liebesman world invasion battle los angeles" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;">La force du film de Jonathan Liebesman est peut-être sa modestie. <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> n&#8217;essaie pas de la jouer fine avec son sujet, il a une idée et une seule et il l&#8217;a suit modestement de bout en bout. C&#8217;est à la fois un point fort et sa principale limite. Côté pile, <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> constitue un film de guerre qui ne manque pas d&#8217;efficacité et s&#8217;avère assez prenant. L&#8217;originalité n&#8217;est pas son point fort, mais dans le genre il fonctionne plutôt bien, avec une tension régulièrement relancée, quelques effets de surprise bien placés et des scènes vraiment violentes. Celui qui est venu pour voir un blockbuster en aura pour son argent, <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> a de l&#8217;action à revendre et Jonathan Liebesman s&#8217;avère efficace. Côté face, l&#8217;aspect science-fiction du film a été totalement passé à la trappe. La science-fiction a souvent été une excuse pour des récits plus généraux, mais elle manque ici à l&#8217;appel. On s&#8217;en fiche que les envahisseurs viennent de l&#8217;espace : la seule originalité de ces ennemis, c&#8217;est que leur organe vital est situé à droite et non à gauche. C&#8217;est plutôt léger, d&#8217;autant qu&#8217;il s&#8217;agit sinon d&#8217;humanoïdes accompagnés de robots pilotés à distance. Nulle intelligence artificielle au programme donc, même leurs armes sont communes et sans intérêt. C&#8217;est bien la peine de venir de l&#8217;autre bout du monde…</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario de <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> n&#8217;est pas le point fort du film, faute d&#8217;originalité, mais la réalisation de Jonathan Liebesman manque elle aussi d&#8217;intérêt. Le principe de base semble avoir été : la caméra au cœur de l&#8217;action. C&#8217;est assez logique pour un film de guerre, mais on se lasse un peu des caméras sur l&#8217;épaule et des plans saccadés qui en découlent. Cela étant, il faut bien avouer que le réalisateur ne s&#8217;en sort pas trop mal et parvient au moins à maintenir la lisibilité de la plupart de ses scènes. Malheureusement, Jonathan Liebesman a eu la fausse bonne idée d&#8217;inclure des scènes 24 heures avant le drame, procédé courant pour &laquo;&nbsp;planter la psychologie&nbsp;&raquo; des personnages. Comme souvent, cette partie n&#8217;a aucun intérêt (tous ces hommes et femmes sont là pour crever pour leur pays), mais elle a aussi la fâcheuse conséquence de montrer que Jonathan Liebesman ne sait manifestement pas composer un cadre normalement et poser sa caméra. Même sur des scènes insignifiantes (achats de fleurs pour un mariage), la caméra bouge tout le temps, tournicote, tremble… bref elle est insupportable. Heureusement, l&#8217;action arrive vite et la caméra sur l&#8217;épaule retrouve sa légitimité. Avec un film de guerre aussi convenu, les choix musicaux sont réduits et <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> suit là encore les canons du genre. On a donc droit à une bande-son avec orchestre symphonique, tantôt héroïque tantôt larmoyante (ah, ces chœurs…) qui s&#8217;avère assez pénible. Heureusement, le bruit des canons la couvre le plus souvent.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/battle-los-angeles-eckhart.jpg" border="0" alt="Battle los angeles eckhart" width="690" height="394" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> aurait sans doute pu être un bon film. Pour cela, il aurait fallu une réalisation et un scénario un peu moins convenus, s&#8217;immerger encore plus dans l&#8217;action, ou alors prendre un peu de hauteur (non, le monde ne se résume pas à Los Angeles…). À la place, Jonathan Liebesman livre un blockbuster décérébré qui n&#8217;est pas indigne puisqu&#8217;il remplit globalement son office de divertissement, mais qui ne fera pas date non plus. À voir si vous n&#8217;en attendez pas un film de science-fiction et si vous n&#8217;avez pas de problèmes d&#8217;épilepsie.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4647" class="footnote">Oui, <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> est un film anglo-saxon, cela se sent. Cela étant, rares sont les puissances colonisatrices à avoir fait preuve de tendresse envers leurs colons…</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Speed Racer, Andy et Larry Wachowski</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 10:32:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Speed Racer, un délire visuel étonnant et un film dopé aux amphétamines. Le résultat a souvent été mal compris, au premier degré là où le film des frères Wachowski est un film qui ne se prend jamais au sérieux et doit être vu comme une sorte d'attraction pour grands enfants. Intéressant et fun, à défaut d'être une réussite complète. <a href="http://nicolinux.fr/2011/03/08/speed-racer-wachowski/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="122" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/wachowski-speed-racer.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="wachowski-speed-racer" title="wachowski-speed-racer" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Comment rebondir après l&#8217;énorme succès de la trilogie <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/01/02/trilogie-matrix-wachowski/">Matrix</a></em> ? Les frères Wachowski ont profité de la confiance des studios pour réaliser ce qui est, on l&#8217;imagine, un rêve d&#8217;enfance : le remake de <em>Speed Racer</em>, un <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Speed_Racer">manga japonais</a>. Le résultat est étonnant : un délire visuellement assez époustouflant, des effets spéciaux spectaculaires, pas toujours du meilleur goût et une narration qui va aussi vite que les bolides du film. Un film mal aimé, mal compris sans doute, bien éloigné il est vrai de la science-fiction verte. Pourtant, même si <em>Speed Racer</em> n&#8217;est clairement pas un chef-d&#8217;œuvre, le dernier film à ce jour d&#8217;Andy et Larry Wachowski n&#8217;est pas sans intérêt.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57549.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57549.html"></a></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/speed-racer.jpg" border="0" alt="Speed racer" width="690" height="1022" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Speed Racer</em> ne brille pas par l&#8217;originalité de son récit : histoire d&#8217;apprentissage, de passage à l&#8217;âge adulte pour un jeune pilote passionné par la course et la vitesse. Le cadre du film l&#8217;est plus : <em>Speed Racer</em> se déroule dans un futur pas si lointain, où les voitures ont encore des roues, mais roulent beaucoup, beaucoup plus vite et sont capables de faire des bonds de plusieurs dizaines de mètres. Les courses automobiles se déroulent désormais sur des circuits plus que tortueux où tout est possible, même s&#8217;il s&#8217;agit de défier la gravité. On y suit Speed, né dans une famille qui ne vit que pour la course automobile : le père construit les voitures et Rex, le grand frère de Speed, est un pilote de légende qui a battu tous les records avant de disparaître dans un tragique accident. C&#8217;est avec ce lourd héritage qu&#8217;il va devoir composer et se construire : alors que sa carrière atteint des sommets, il refuse une proposition alléchante de la part d&#8217;un grand industriel propriétaire d&#8217;une brillante équipe de pilotes. Deux visions de la course vont alors s&#8217;affronter : la passion d&#8217;un côté, l&#8217;argent de l&#8217;autre. L&#8217;enjeu du film ne fait alors plus aucun doute : qui va l&#8217;emporter ? La réponse ne surprendra pas les amateurs de blockbusters, le méchant est bien trop méchant pour ne pas devenir grotesque, et donc drôle. Un peu contre toute attente, l&#8217;humour est très présent dans <em>Speed Racer</em>, film qui ne se prend jamais complètement au sérieux. L&#8217;exemple le plus frappant est sans doute dans la caricature des personnages secondaires, autant en ce qui concerne la famille du héros que les méchants : ils sont tous bien trop caricaturaux pour être pris au sérieux… Les touches humoristiques sont bienvenues, le film aurait été sans doute bien mauvais sans ces pointes de second degré et d&#8217;auto-dérision.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien d&#8217;original donc, mais peu importe. <em>Speed Racer</em> est un film sur des bolides et son récit avance au même rythme. Les frères Wachowski ont adapté leur scénario au sujet du film : les ellipses se multiplient, l&#8217;histoire avance à grands pas, on passe d&#8217;une époque à une autre, d&#8217;un lieu à un autre en une fraction de seconde, si bien que le récit ne prend jamais le temps de s&#8217;alourdir. Ce choix de la nervosité est très bien vu pour un récit entièrement consacré aux courses automobiles. Cette rapidité se retrouve aussi bien sûr dans la réalisation, de manière plus classique. Pour une fois, on apprécie le montage sous amphétamine qui est si souvent employé, souvent à tort et à travers. Dans le cas de <em>Speed Racer</em> au contraire, il est parfaitement adapté et justifié et donne aux séquences de course une vivacité rarement vue au cinéma. Le résultat est assez impressionnant, d&#8217;autant que l&#8217;univers du film marque par son originalité extrême. À l&#8217;image de certains dessins animés pour enfant, <em>Speed Racer</em> est un film extrêmement coloré et souvent simpliste. Les décors ne sont jamais naturels et font toujours faux, ou kitsch. Les frères Wachowski ont fait le choix étonnant de mêler décors et voitures futuristes pour les courses, et ambiance des années 1980 pour tout le reste. La maison de la famille est ainsi une vraie caricature des années 1980, avec ses couleurs criardes et ses formes géométriques. Les habits sont aussi ancrés dans cette ambiance, alors que le film s&#8217;amuse à brouiller les pistes en incluant des courses automobiles des années 1940. Si <em>Speed Racer</em> se veut futuriste, on ne sait jamais, au juste, à quelle époque on se situe. Comme si plutôt que de futur, il fallait parler l&#8217;univers parallèle.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/speed-racer-wachowski.jpg" border="0" alt="Speed racer wachowski" width="690" height="388" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Speed Racer</em> a été un désastre à sa sortie. Les critiques furent très négatives, le public n&#8217;a pas été attiré par le nouveau film des réalisateurs de <em>Matrix</em> comme la promotion l&#8217;a mis en avant et le film a coûté beaucoup plus cher que ce qu&#8217;il a coûté. La vraie raison de ce désastre est sans doute que le film a été mal compris. <em>Speed Racer</em> n&#8217;est pas un film à prendre au sérieux comme les trois épisodes de <em>Matrix</em> : ce film est un vaste délire visuel, un rêve d&#8217;enfant que les deux gosses Wachowski ont enfin pu réaliser. Il y a une part d&#8217;égoïsme dans leur démarche et on peut comprendre que le grand public y soit resté insensible. Le film était aussi peut-être trop complexe pour un certain public : il est vrai que les allers et retours incessants entre les époques, les raccourcis rendent le film un peu plus complexe, même si l&#8217;on est loin de pouvoir parler de film obscur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles que soient les raisons de cet échec commercial, elles n&#8217;effacent pas totalement un film qui, s&#8217;il n&#8217;est pas sans défaut (on regrette un côté un peu niais), mérite tout de même qu&#8217;on s&#8217;y intéresse. Son univers haut en couleur est tout de même particulier et propose, à tout le moins, d&#8217;en prendre plein la vue.</p>
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		<title>Tron l&#8217;héritage, Joseph Kosinski</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Jan 2011 23:25:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Tron l'héritage met à jour, près de 30 ans après, le Tron de 1982. La mise à jour est d'abord visuelle et alors que le premier a aujourd'hui mal vieilli, ce nouvel opus s'avère époustouflant. Son scénario sans intérêt est alors, au moins en partie, excusé. Un excellent divertissement, à voir sur grand écran. <a href="http://nicolinux.fr/2011/01/29/tron-heritage-kosinski/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/tron-heritage-kosinski.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="tron-heritage-kosinski" title="tron-heritage-kosinski" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Presque 30 ans après <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/12/25/tron-lisberger/">Tron</a></em>, film culte qui n&#8217;a pas très bien vieilli, les studios Disney décident d&#8217;exploiter à nouveau cet univers avec <em>Tron l&#8217;héritage</em>. L&#8217;affiche, identique à l&#8217;originale, met d&#8217;emblée dans l&#8217;ambiance : le Tron de 2011 sera un <em>Tron</em> remis à l&#8217;ordre du jour, pas une révolution. Et de fait, Joseph Kosinski reste bien sagement dans les pas de Steven Lisberger et suit consciencieusement le scénario original. <em>Tron l&#8217;héritage</em> est pourtant loin de n&#8217;avoir strictement aucun intérêt pour qui a vu <em>Tron</em>. Cette remise au goût du jour offre un film visuellement époustouflant, du grand spectacle comme on a rarement l&#8217;occasion d&#8217;en voir. Un film à voir, mais à voir absolument sur grand écran.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"> </a></p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/tron-heritage-legacy.jpg" border="0" alt="tron-heritage-legacy.jpg" width="690" height="924" /></a></div>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"> </a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&#8217;<a href="http://nicolinux.fr/2010/12/25/tron-lisberger/">épisode précédent</a><sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/01/29/tron-heritage-kosinski/#footnote_0_4587" id="identifier_0_4587" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M&ecirc;me si ce n&amp;#8217;est pas indispensable pour comprendre Tron l&amp;#8217;h&eacute;ritage, mieux vaut commencer par regarder le Tron de 1982 avant celui de 2011&hellip;">1</a></sup>, Flynn a réussi à récupérer son empire industriel, évinçant Dillinger et le MCP. Ce nouvel épisode commence peu après cette victoire. Flynn a fondé une famille, il a un fils qui le vénère et à qui il promet de l&#8217;emmener dans la &laquo;&nbsp;Grille&nbsp;&raquo;, l&#8217;univers virtuel que l&#8217;on avait découvert précédemment. On pouvait s&#8217;y attendre, les choses ne se passent pas comme prévu et le père disparaît, laissant son fils seul pendant une vingtaine d&#8217;années. On retrouve Sam à 27 ans, il a bien grandi et s&#8217;intéresse mollement à l&#8217;entreprise de son père, devenue une multinationale, monstre de l&#8217;informatique moderne. Sam a perdu tout espoir de revoir son père, jusqu&#8217;au jour où un mystérieux message le guide là où tout a commencé, dans la salle d&#8217;arcade de son père. Il réussit à découvrir le bureau caché de ce dernier et par une malencontreuse manipulation, Sam atterrit dans la Grille où il est immédiatement fait prisonnier, avant d&#8217;être conditionné à jouer et balancé dans une arène gigantesque où il devra affronter d&#8217;autres &laquo;&nbsp;programmes&nbsp;&raquo; au disque. Son parcours le mène ensuite au cœur d&#8217;une terrible course-poursuite avec les fameuses motos lumineuses, avant de lui faire retrouver son père…</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez vu le <em>Tron</em> de 1982, le scénario de la version 2011 ne vous sera pas étranger. Et pour cause, <em>Tron l&#8217;héritage</em> fait preuve d&#8217;une absence totale d&#8217;innovation scénaristique et se contente au contraire de reprendre l&#8217;histoire de son ainé. Les points communs sont frappants, surtout une fois que Sam est entré dans l&#8217;univers de la Grille. Il connaît le même parcours que son père dans <em>Tron</em> avec l&#8217;emprisonnement, la découverte des programmes, le combat de disques, la course de moto, la fuite hors de la Grille et enfin la quête du portail. Même toute la partie dans le monde réel, au début, ressemble fort à la partie réelle de l&#8217;original : certaines séquences, comme l&#8217;ouverture de la porte blindée ou le conseil d&#8217;administration, sont des copies parfaites, mais remises au goût du jour. Une fois passé de l&#8217;autre côté, le film semble emprunter des rails et ne déraille jamais : le film de Joseph Kosinski est à cet égard très convenu, et assez décevant si l&#8217;on connaît bien l&#8217;original. Seront bien sûr avantagés tous ceux qui découvriront ainsi l&#8217;univers de <em>Tron</em>, les autres devront se contenter d&#8217;une mise à jour. En effet, si <em>Tron l&#8217;héritage</em> suit de très près l&#8217;histoire originale, son traitement est celui d&#8217;un blockbuster de 2011 et il s&#8217;avère bien différent de celui d&#8217;un film de 1982. Le rythme a subi une sacrée accélération, les séquences s&#8217;enchaînent désormais sans interruption, le film ne s&#8217;appesantit jamais sur des détails… ce qui est plutôt bien vu. En outre, le scénario tient finalement plutôt bien la route et même s&#8217;il est ultra-classique sur le thème de l&#8217;uchronie et de l&#8217;intelligence artificielle qui se retourne contre son créateur, il s&#8217;avère aussi efficace.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/tron-legacy-hedlund.jpg" border="0" alt="tron-legacy-hedlund.jpg" width="690" height="386" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Tron</em> a mal vieilli visuellement, mais ce film reste un document très intéressant sur la perception de l&#8217;informatique par le grand public au début des années 1980. L&#8217;informatique personnifiée que Steven Lisberger filmait alors a totalement disparu aujourd&#8217;hui, époque où l&#8217;ordinateur a envahi nos vies, jusqu&#8217;à nos téléphones portables. Il était dès lors intéressant de voir quelle conception de l&#8217;informatique <em>Tron l&#8217;héritage</em> allait pouvoir proposer en 2011. Le résultat est… troublant. L&#8217;informatique a en fait disparu du film, ou presque : il reste bien quelques éléments disparates, quelques liens encore avec la programmation, mais ce qui faisait de <em>Tron</em> un film presque geek n&#8217;a plus sa place ici. Joseph Kosinski filme des programmes, mais cela n&#8217;a strictement aucune incidence sur son film, en fait cela n&#8217;a aucun intérêt. L&#8217;univers du film est un univers de science-fiction, il aurait pu prendre place n&#8217;importe où, n&#8217;importe quand. L&#8217;informatique est devenue banale et s&#8217;avère ici transparente, sans intérêt. On peut même dire qu&#8217;elle est niée par <em>Tron l&#8217;héritage</em> : alors que Clu est censé être une intelligence artificielle, on le comprend comme un double de Flynn, un clone plus qu&#8217;un programme constitué de lignes de codes. Ce déni de l&#8217;informatique est un élément très intéressant : que ce soit Disney qui a estimé que le côté geek n&#8217;avait pas sa place dans un blockbuster familial, peu importe, le résultat est le même. On notera quand même, dans la partie réelle, une attaque en règle contre une certaine conception de l&#8217;informatique, fermée et à rentabiliser à tout prix, quitte à proposer une nouvelle version d&#8217;un système où seul le numéro change. Cette thématique n&#8217;a aucune incidence sur le reste du film, mais elle est amusante.</p>
<p style="text-align: justify;">Avouons-le, <em>Tron l&#8217;héritage</em> est d&#8217;abord et avant tout un spectacle, un très grand spectacle même. La mise à jour de <em>Tron</em> passe bien sûr par une mise à jour visuelle et le contraste entre les deux films est pour le moins saisissant. Là où Steven Lisberger, limité par les techniques de l&#8217;époque, proposait un film proche du dessin animé à l&#8217;ancienne, Joseph Kosinski peut se permettre de créer un univers photoréaliste absolument splendide. Un univers très sombre d&#8217;ailleurs que seules les bandes lumineuses blanches viennent éclairer. Le résultat est bluffant et offre une expérience de cinéma rare, même si comme prévu, la 3D n&#8217;apporte pas grand-chose, mais elle est utilisée intelligemment, c&#8217;est-à-dire avec parcimonie. Seule la partie se déroulant dans l&#8217;univers virtuel de la Grille est en 3D, toutes les parties dans l&#8217;univers réel sont laissées en 2D. Une bonne idée qui offre au film plus de réalisme (et qui justifie un message inattendu au début du film, indiquant de garder ses lunettes même toutes les scènes ne sont pas en 3D). <em>Tron l&#8217;héritage</em> est un film à voir absolument sur un grand écran, tant l&#8217;immersion est impressionnante : on reste émerveillé devant cet univers parfaitement fluide où tout est possible. À cet égard, la course de motos est vraiment LA séquence du film, aussi impressionnante que prévu. <em>Tron l&#8217;héritage</em> est aussi un film qui s&#8217;appuie énormément sur sa bande originale. Composée par Daft Punk, on le sait, elle n&#8217;a pas fait l&#8217;unanimité à sa sortie, d&#8217;aucuns la jugeant trop classique, trop proche de Hans Zimmer aussi… Il est vrai que les premiers albums du duo français sont loin, mais on aura rarement entendu une musique de film aussi efficace, et on aura rarement vu de film qui utilise aussi bien cette musique. La bande originale joue presque le rôle d&#8217;un personnage à elle toute seule, et elle justifie encore le besoin de voir le film en salles.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/tron-legacy-jeff-bridge.jpg" border="0" alt="tron-legacy-jeff-bridge.jpg" width="690" height="388" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Tron l&#8217;héritage</em> ne brille pas par l&#8217;originalité de son scénario. Néanmoins, cette mise à jour du <em>Tron</em> de 1982 s&#8217;avère assez époustouflante d&#8217;efficacité. C&#8217;est un blockbuster extrêmement bien réalisé, visuellement magnifique, un film qui justifie vraiment une séance de cinéma tant le résultat serait différent sur le petit écran d&#8217;une télévision. Et tant pis si le scénario est faiblard, tant pis si tout le côté geek informatique des débuts a disparu, la réalisation bluffante donne envie de pardonner ces défauts à Joseph Kosinski. <em>Tron l&#8217;héritage</em> n&#8217;est peut-être qu&#8217;un divertissement, mais c&#8217;est un excellent divertissement. Ce n&#8217;est déjà pas si mal…</p>
<p><em>Sortie en salles le 9 février</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4587" class="footnote">Même si ce n&#8217;est pas indispensable pour comprendre <em>Tron l&#8217;héritage</em>, mieux vaut commencer par regarder le <em>Tron</em> de 1982 avant celui de 2011…</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>La trilogie Matrix, Andy et Larry Wachowski</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Jan 2011 15:25:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>La trilogie Matrix, classique de la science-fiction au cinéma. L'univers proposé par les trois films est d'une richesse rare, mais malheureusement le succès du premier opus, excellent parce que mystérieux, a conduit les deux réalisateurs à produire deux blockbusters insipides. Dommage… <a href="http://nicolinux.fr/2011/01/02/trilogie-matrix-wachowski/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="143" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/matrix1.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="matrix" title="matrix" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">La trilogie <em>Matrix</em>, c&#8217;est d&#8217;abord l&#8217;histoire d&#8217;une déception. Après un premier film aussi mystérieux que bavard et plein de promesses, la suite est très vite rentrée dans les rangs des blockbusters décérébrés comme les Américains en produisent tant. Pourtant, <em>Matrix</em> propose un univers de science-fiction extrêmement dense et intéressant, une dystopie assez originale par sa noirceur extrême. L&#8217;idée de la matrice est audacieuse et marque durablement la science-fiction, mais si l&#8217;on se souviendra longtemps de l&#8217;univers, on peut oublier rapidement les deux derniers films. L&#8217;impression de gâchis domine, dommage.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/trilogie-matrix.jpg" border="0" alt="trilogie-matrix.jpg" width="690" height="872" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Matrix</em>, c&#8217;est d&#8217;abord un univers, une mythologie même. Un univers de science-fiction très élaboré et qui fait partie des très rares du genre à être entré dans les mœurs : comme tout le monde connaît les robots d&#8217;Asimov, souvent sans le savoir d&#8217;ailleurs, tout le monde connaît la matrice. Univers complexe au premier abord, mais qui est finalement relativement simple vu par le prisme des genres de science-fiction. <em>Matrix</em>, c&#8217;est donc une dystopie, c&#8217;est-à-dire de l&#8217;anticipation noire, le contraire de l&#8217;utopie. L&#8217;époque n&#8217;est jamais précisée, mais on sait que la terre est désormais invivable en surface, car recouverte en permanence d&#8217;un épais nuage qui bloque les rayons du soleil. Postulat classique de la guerre apocalyptique, mais qui n&#8217;est pas ici uniquement et directement le fait d&#8217;humains. La guerre a eu lieu, au moins cent ans auparavant, mais entre les humains et… les machines. Comme chez Asimov, les hommes ont créé des robots intelligents qui sont devenus lus intelligents que leur créateur. Pour fonctionner, ils ont besoin d&#8217;énergie et ont découvert qu&#8217;un humain constitue une excellente source d&#8217;énergie, la meilleure même. Pour ces esprits purement logiques, l&#8217;intérêt était donc d&#8217;utiliser les humains en guise de piles, un boulot qu&#8217;ils n&#8217;ont pas accepté facilement.</p>
<p style="text-align: justify;">Conséquence de la guerre, les machines ont gagné. Ils ont détruit toute forme de vie humaine libre pour construire à la place de vastes champs de production où des hommes et femmes sont artificiellement générés pour alimenter les machines. Mais ces dernières ont remarqué que le rendement était meilleur si les humains cultivés se sentaient libres. De ce constat est né la matrice, illusion qui occupe l&#8217;esprit de ces humains, où tout est faux, mais où tout semble parfaitement réel. La matrice est, on s&#8217;en doute, notre monde. Tout semble réel, mais tout est en fait programmé, tout n&#8217;est que programmes. Reprenant une idée de <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/12/25/tron-lisberger/">Tron</a></em>, les programmes prennent forme humaine et se déplacent dans la matrice. Certains, les agents, sont envoyés par les machines pour contrôler le bon fonctionnement de la matrice et éliminer le cas échéant ce qui pose problème. D&#8217;autres sont d&#8217;anciens programmes qui n&#8217;ont pas accepté la destruction qui attend tout programme obsolète dans cet univers, rappelons-le, parfaitement logique. Plusieurs jouent un rôle clé dans <em>Matrix</em>, à commencer par l&#8217;oracle, un programmé doté de la capacité de prescience et qui participe activement à l&#8217;intrigue de la trilogie. Comme dans <em>Tron</em>, l&#8217;idée est de vulgariser des concepts informatiques complexes, mais on va beaucoup plus loin dans <em>Matrix</em> puisque c&#8217;est le monde tel qu&#8217;on le connaît qui est un monde virtuel.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/matrix-revolution.jpg" border="0" alt="matrix-revolution.jpg" width="690" height="296" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;idée de la matrice est, disons-le, assez brillante. D&#8217;une part parce qu&#8217;elle offre aux frères Wachowski toute latitude pour faire absolument ce qu&#8217;ils veulent. Si le monde tel qu&#8217;on le connaît n&#8217;est qu&#8217;un programme informatique, il peut dès lors être totalement modifié par d&#8217;autres lignes de code. Et c&#8217;est exactement ce que font les personnages dans les films : on voit régulièrement des opérateurs tapoter sur un clavier face à des écrans contenant les fameuses lignes vertes, représentation côté code de la matrice. Tout est possible donc, comme faire apparaître des milliers d&#8217;armes, apprendre tous les arts martiaux en un dixième de seconde en chargeant les codes correspondants, ou bien encore voler. <em>Matrix</em> ne se prive pas de cette ressource, avec notamment le fameux <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bullet_time">bullet-time</a></em> qui ralentit l&#8217;action jusqu&#8217;à pouvoir suivre le mouvement de chaque balle. Depuis la sortie de <em>The Matrix</em>, en 1999, cet effet de ralenti est devenu un lieu commun utilisé par un grand nombre de films si bien que l&#8217;on aurait tendance à oublier à quel point c&#8217;était nouveau et gonflé à la sortie. Cet effet extrêmement spectaculaire est aussi une manifestation des modifications effectuées sur la matrice. Dans ce monde virtuel, les combats sont beaucoup plus variés : les personnages sautent, courent sur les murs, au plafond, tout en se glissant entre les balles et en vidant des chargeurs et des chargeurs. Monde virtuel qui évolue également en fonction des besoins : passez une port et vous pouvez vous retrouver à un tout autre endroit. Un postulat qui permet toutes les fantaisies, d&#8217;exploser un mur suite à une pichenette par exemple, ou de faire démultiplier un personnage. Cette idée d&#8217;un monde programmé se révèle un bon moteur de scénario : la matrice peut être modifiée pour piéger un personnage, elle peut aussi être protégée des modifications… On regrette d&#8217;ailleurs que l&#8217;idée n&#8217;ait pas été plus exploitée par les trois scénarios de la trilogie.</p>
<p style="text-align: justify;">En comparaison, le monde réel paraît bien terne. Le monde réel, c&#8217;est-à-dire le monde hors de l&#8217;illusion de la matrice, est un monde désormais entièrement sous terrain puisque la surface terrestre est invivable et surtout dominée par les machines. Les derniers humains libres se sont regroupés dans une gigantesque cité profondément enfouie que les machines tentent de trouver et attaquer. Cette cité est nommée Zion, référence explicite au mont Sion qui a donné le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sionisme">sionisme</a>. Dans <em>Matrix</em>, ce ne sont pas des Juifs, mais des humains sortis de la matrice qui trouvent refuge dans cette ville de forte de quelques centaines de milliers de personnes. Une autarcie qui fait figure, elle, d&#8217;utopie avec une communauté disparate qui vit de manière isolée, comme l&#8217;île de Tomas Moore, et qui ressemble fort à la cité athénienne avec son assemblée et ses conseillers (dont un porte même une sorte de toge). Dans le monde réel, le time bullet n&#8217;a plus court et on se bat à l&#8217;ancienne, à balles réelles ou à coups de roquettes fabriquées à la main. Les machines ont donc logiquement un avantage considérable, sans compter qu&#8217;elles sont forcément beaucoup plus nombreuses et les humains n&#8217;ont bien souvent que l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Impulsion_électromagnétique">IEM</a> pour détruire toutes les bestioles, mais aussi les machines non intelligentes utilisées par les humains. Alors que dans la matrice, les héros portent des costumes très classes, un peu gothiques sur les bords, grande veste en cuir noir, grosses chaussures noires et lunettes de soleil, dans le monde réel ils sont souvent sales, blessés, et faibles. Pour entrer dans la matrice, ils utilisent un des trous laissés par les machines. Pour ressortir de la matrice, ils passent par des téléphones hackés, ce qui est plutôt bien vu quand on sait qu&#8217;une mort dans la matrice équivaut à une mort dans la vie réelle.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/matrix-wachowski.jpg" border="0" alt="matrix-wachowski.jpg" width="690" height="285" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>The Matrix</em>, le premier film sorti en 1999, fut une belle réussite en se construisant autour de cet univers, mais sans le dévoiler entièrement. Au contraire même, le film, marqué par un univers glauque (et vert), était d&#8217;abord un film de dialogues, avant d&#8217;être un film d&#8217;action. Il contenait, certes, quelques combats d&#8217;ailleurs vraiment époustouflants avec comme point d&#8217;orgue l&#8217;attaque du hall d&#8217;immeuble, tout en bullet time et qui reste, aujourd&#8217;hui encore, une référence en la matière. Mais l&#8217;essentiel de <em>The Matrix</em> n&#8217;était pas là, mais plutôt dans les discussions entre Neo et Morpheus ou entre Neo et l&#8217;oracle, dans l&#8217;introduction du concept même de la matrice. Neo est censé être l&#8217;élu, celui qui sauvera les humains libres contre les machines et mettra un terme à une guerre séculaire et sans espoir. Neo, dans la matrice, est un informaticien hacker qui parvient à deviner la matrice, sans pour autant la comprendre. Morpheus et l&#8217;oracle vont lui permettre de prendre conscience de la matrice, d&#8217;en sortir et de découvrir le monde réel. Ce premier épisode se base sur l&#8217;univers cohérent décrit précédemment, mais il a l&#8217;intelligence de ne quasiment rien dévoiler. L&#8217;impression qui domine alors chez le spectateur est d&#8217;avoir touché un univers beaucoup plus riche, un univers cohérent et qui semble passionnant, que l&#8217;on a envie de découvrir. <em>The Matrix</em> est aussi un film plutôt intelligent qui reprend à son compte plusieurs théories philosophiques, en les vulgarisant et en les mêlant à des concepts religieux (l&#8217;élu, la prophétie<sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/01/02/trilogie-matrix-wachowski/#footnote_0_4516" id="identifier_0_4516" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Sans compter tous les noms qui proviennent de la Bible, Zion bien s&ucirc;r, Nabuchodonosor, la trinit&eacute; chr&eacute;tienne avec Trinity&hellip;">1</a></sup> ). L&#8217;idée d&#8217;une réalité trompeuse qui ne serait qu&#8217;illusion est très ancienne, puisque c&#8217;est exactement celle de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Allégorie_de_la_caverne">caverne de Platon</a><sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/01/02/trilogie-matrix-wachowski/#footnote_1_4516" id="identifier_1_4516" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&Agrave; propos de caverne, ce n&amp;#8217;est pas pour rien que Zion se construit autour d&amp;#8217;une caverne et que Morpheus fait un discours depuis un surplomb, comme pour &eacute;veiller ceux qui sont au fond de la caverne platonicienne.">2</a></sup>. On <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/The_Matrix_(franchise)#Influences_and_interpretations">retrouve</a> aussi pêle-mêle, les concepts kantiens de phénomène et <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Noumène">noumène</a>, la phénoménologie ou toute la philosophie qui doute de la réalité des sens. Les frères Wachowski ont en tout cas la bonne idée de lancer des pistes, des explications possibles, sans jamais les confirmer ou infirmer, sans jamais en dire trop, tout en mettant plein la vue dans le même temps.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est cet équilibre qui manque cruellement aux deux autres films sortis à quelques mois d&#8217;intervalle en 2003 et qui complètent la trilogie. <em>The Matrix Reloaded</em> tout comme <em>The Matrix Revolutions</em> semblent oublier totalement l&#8217;originalité du premier pour ne devenir que des blockbusters décérébrés dans lesquels l&#8217;univers riche de <em>Matrix</em> n&#8217;est qu&#8217;un prétexte aux combats les plus fous. Andy et Larry Wachowski s&#8217;amusent comme des fous avec les millions que le succès du premier opus leur a offerts, et cela se voit : les combats sont toujours plus impressionnants… trop sans doute. Ils ont naïvement cru qu&#8217;il suffisait de faire masse pour obtenir de l&#8217;épique, et prouvent brillamment que c&#8217;est totalement faux. La bataille finale dans Zion est à cet égard révélatrice : il y a tellement de machines que l&nbsp;&raquo;on ne voit plus que des nuées sans intérêt. Tout est tellement trop fort que l&#8217;on se désintéresse vite de cette histoire. Même la lutte finale entre Neo et Smith se révèle beaucoup trop grossière pour être intéressante et le film ne sait que faire de l&#8217;idée intéressante des clones de Smith.<em>Matrix</em> tombe dans le bourrin sans intérêt, alors que les bonnes idées sont là et n&#8217;attendaient qu&#8217;à être exploitées. On apprécie particulièrement l&#8217;idée que Zion est une histoire qui se répète, comme un cancer éradiqué tous les cent ans par les machines, un cancer que l&#8217;on ne peut éviter et qui équilibre même la matrice. Une idée malheureusement sous-exploitée, mais qui ouvre une hypothèse : et si tout ce combat entre hommes et machines n&#8217;avait pas été voulu et programmé dès le départ ? Et si le monde réel était lui-même une matrice ? Autre idée qui n&#8217;est jamais sérieusement exploitée, les liens entre Neo et la matrice elle-même. Le succès et l&#8217;argent sont montés à la tête des deux frères qui ont alors pu réaliser tous leurs fantasmes et filer des scènes de combats plus énormes les unes que les autres. Ou alors sont-ce les studios américains qui sont responsables de ce choix désastreux, mais rentable ? Toujours est-il que l&#8217;univers original a été ainsi extrêmement mal exploité. Dommage, vraiment…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/matrix-keanu-reeves.jpg" border="0" alt="matrix-keanu-reeves.jpg" width="690" height="296" /></div>
<p style="text-align: justify;">Un gâchis. C&#8217;est l&#8217;impression qui domine à regarder la trilogie <em>Matrix</em> dans son ensemble. Une impression qui, je m&#8217;en souviens encore, prévalait aussi à la sortie des salles en 2003 et une impression qui est encore plus vive quelques années après. Pourquoi l&#8217;originalité, et donc l&#8217;intérêt, de <em>The Matrix</em> a été oublié si rapidement par les deux frères Wachowski ? Je crois pour ma part que le succès leur a été extrêmement néfaste en leur offrant des sommes d&#8217;argent considérables. Les gros budgets ne font pas les bons films, on le savait, en voici une preuve indéniable : sans budget, ils auraient pu plus et mieux exploiter l&#8217;idée de la matrice, et éviter de terriblement banales scènes de combat. À mon sens, l&#8217;action de la trilogie <em>Matrix</em> n&#8217;aurait jamais du se passer dans Zion : si son existence était restée mystérieuse du début à la fin, et si les combats s&#8217;étaient déroulés au sein de la matrice, la trilogie aurait été beaucoup plus intéressante.</p>
<p style="text-align: justify;">En l&#8217;état, <em>Matrix</em> offre une déception à la hauteur de l&#8217;ambition de son ouverture. Jamais auparavant n’avait-on été aussi loin dans un film grand public sur des concepts complexes tels que les univers parallèles, le réel et l&#8217;apparence, mais aussi sur un univers aussi sombre et terriblement sans espoir. C&#8217;est d&#8217;ailleurs cet univers qui permet à l&#8217;encore aux trois films de garder un certain intérêt. Pour le reste, ce sera une belle leçon pour tous les futurs cinéastes : l&#8217;argent ne fait pas le bonheur, surtout pas au cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Sur le site <a href="http://www.matrix-happening.net">Matrix Happening</a>, Rafik Djoumi développe la théorie selon laquelle le monde réel, celui des machines et des résistants, n&#8217;existerait pas et qu&#8217;il n&#8217;y aurait finalement rien de réel dans la trilogie <em>Matrix</em>. La théorie est intéressante et longuement argumentée : si vous vous intéressez à l&#8217;univers de la matrice, la lecture vaut le coup même si le ton est péremptoire. Les arguments me paraissent un peu tirés par les cheveux : il maintient que le spectateur ne veut pas voir la vérité, ce qui est effectivement une théorie intéressante qui va dans le sens de l&#8217;illusion de la matrice, mais je crois ni que le film est aussi catégorique, ni que les deux frères Wachowski étaient allés aussi loin dans la conception. Ma théorie du trop d&#8217;argent est beaucoup plus simple, mais plus réaliste. Par contre, il est indéniable que le premier film tisse des possibles sans donner de réponses, ce qui contribue à sa réussite.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4516" class="footnote">Sans compter tous les noms qui proviennent de la <em>Bible</em>, Zion bien sûr, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nabuchodonosor_II">Nabuchodonosor</a>, la trinité chrétienne avec Trinity…</li><li id="footnote_1_4516" class="footnote">À propos de caverne, ce n&#8217;est pas pour rien que Zion se construit autour d&#8217;une caverne et que Morpheus fait un discours depuis un surplomb, comme pour éveiller ceux qui sont au fond de la caverne platonicienne.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Tron, Steven Lisberger</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2010/12/25/tron-lisberger/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Dec 2010 23:39:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma classique]]></category>
		<category><![CDATA[Culte]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Tron, sorti en 1982, est un classique de la science-fiction, un film révolutionnaire à son époque qui a inspiré de nombreux autres films. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? La technique a bien vieilli et sa vision de l'informatique fait sourire, mais son histoire dépasse la technologie pour repartir sur des bases universelles comme l'opposition entre le bien et le mal. À quelques semaines de la sortie de Tron l'héritage, (re)voir l'original est en tout cas une très bonne idée. <a href="http://nicolinux.fr/2010/12/25/tron-lisberger/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="114" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/12/tron-lisberger.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="tron-lisberger" title="tron-lisberger" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Film culte pour tous les fans de science-fiction, <em>Tron</em> révolutionnait aussi le cinéma à sa sortie en 1982 en étant le premier à aller aussi loin dans les effets spéciaux créés par ordinateur. Si quelques films les avaient déjà exploités, notamment la trilogie <em>Star Wars</em>, on n&#8217;avait encore jamais osé créer entièrement un monde par ordinateur. Un pari effectivement audacieux à une époque où les ordinateurs n&#8217;avaient même pas la puissance d&#8217;une calculatrice scientifique bas de gamme aujourd&#8217;hui. Ces effets ont, bien évidemment, pris un sacré coup de vieux en pas loin de 30 ans, surtout depuis que l&#8217;on sait ce qui nous attend avec <em><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html">Tron l&#8217;héritage</a></em>, la suite qui sortira en France en février. Il est néanmoins très intéressant de retrouver aux origines et (re)découvrir un film qui, malgré les années, reste une référence en la matière.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3996.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=3996.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/12/tron-1982.jpg" border="0" alt="tron-1982.jpg" width="690" height="933" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;">Flynn est un programmeur. Il a développé plusieurs jeux vidéos qui connaissent énormément de succès, mais qui lui ont aussi été volés par Dillinger, son ancien employeur qui est devenu depuis un homme riche et puissant à la tête de la plus grosse entreprise de jeux vidéos. Flynn veut récupérer ses droits sur ses jeux et doit pour cela récupérer des documents prouvant sa paternité. Ces documents sont stockés dans l&#8217;ordinateur de l&#8217;entreprise en question et Flynn tente, en vain, d&#8217;infiltrer cet ordinateur avec un programme qu&#8217;il a conçu, CLU. Mais ce programme est constamment bloqué par le MCP (<em>Master Control Program</em>), une sorte de pare-feu qui est un ancien jeu d&#8217;échec qui a évolué en programme extrêmement puissant et qui contrôle tout le système. Car, dans <em>Tron</em>, les programmes sont représentés comme des êtres vivants, avec d&#8217;ailleurs le visage de leur concepteur. L&#8217;ordinateur prend, quant à lui, la forme d&#8217;un monde virtuel composé de formes géométriques, un monde dans lequel les programmes évoluent et éventuellement s&#8217;affrontent. Le MCP veut prendre le contrôle et oublier les humains, leurs créateurs qu&#8217;ils appellent utilisateurs. MCP a donc pris le pouvoir et détruit systématiquement tous les programmes qui refusent d&#8217;adhérer à son dogme disant qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;utilisateurs et que ce n&#8217;est qu&#8217;une histoire inventée. Ces programmes sont détruits dans des jeux, parmi lesquels la course de <em>Light Cycle</em>, la séquence qui a rendu célèbre le film. Flyyn veut détruire le MCP et alors qu&#8217;il s&#8217;apprête à le faire à partir des ordinateurs de l&#8217;entreprise de Dillinger, le MCP utilise un laser spécial pour le transformer en programme. Flynn est devenu un programme en apparence, mais doté de pouvoirs extraordinaires du fait de son statut d&#8217;utilisateur et surtout de concepteur originel de l&#8217;univers dans lequel il évolue. Mais comme on pouvait s&#8217;en douter, sa quête pour détruire le MCP ne sera pas de tout repos et il aura notamment besoin de Tron, un autre programme qui donne son nom au film et dont l&#8217;objectif même est de détruire le MCP.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cœur des enjeux de <em>Tron</em>, un thème extrêmement classique en science-fiction, sans doute même le thème le plus important avec la vie extra-terrestre : l&#8217;intelligence artificielle. La fin des années 1970 correspond à l&#8217;émergence de l&#8217;informatique grand public. Les ordinateurs commencent doucement à quitter les universités, instituts d&#8217;États ou grosses entreprises et ils commencent à se démocratiser alors que leur puissance explose. L&#8217;idée même d&#8217;une intelligence artificielle se diffuse en parallèle auprès du grand public : même si les ordinateurs sont encore en général assez limités, ils sont par exemple capables de calculer beaucoup plus vite et avec beaucoup moins d&#8217;erreurs qu&#8217;un homme. La <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Moore">loi de Moore</a> énoncée au milieu des années 1960 se concrétise dans le matériel disponible et on imagine alors que bientôt, les ordinateurs seront bien plus puissants que les hommes et prendront le contrôle sur eux. Cette idée est ancienne : <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Isaac_Asimov">Asimov</a> est sans doute parmi les premiers à l&#8217;exploiter dans la littérature, tandis que <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/2001,_l'Odyssée_de_l'espace">2001, l&#8217;Odyssée de l&#8217;espace</a></em> la popularise au cinéma à la fin des années 1960. Ainsi, quand <em>Tron</em> sort au début des années 1980, l&#8217;idée est loin d&#8217;être nouvelle, mais c&#8217;est peut-être le premier film à la rendre accessible au très grand public. Le film de Kubrick, par exemple, est beaucoup plus complexe, à la fois parce qu&#8217;il était visuellement réaliste, mais aussi parce qu&#8217;il prenait une voie que l&#8217;on pourrait qualifier de métaphysique. Rien de cela dans ce film produit par les studios Walt Disney. L&#8217;univers mis en place par Tron est au contraire très simple, voire simpliste. L&#8217;idée de personnifier des programmes informatiques, concept qui est aujourd&#8217;hui encore souvent mal compris et qui devait l&#8217;être d&#8217;autant plus en 1982, est une idée de génie pour permettre l&#8217;identification immédiate des spectateurs. En outre, les enjeux dans <em>Tron</em> sont quand même globalement insignifiants. Rappelons que Flynn lutte pour récupérer des droits sur des jeux qu&#8217;il a programmés. Le film est ainsi dans l&#8217;ensemble très accessible, même pour un jeune public.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/12/tron-bridges.jpg" border="0" alt="tron-bridges.jpg" width="690" height="314" /></div>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, et c&#8217;est ce qui fait l&#8217;intérêt de <em>Tron</em>, la science-fiction et l&#8217;informatique ne sont ici qu&#8217;un prétexte à une histoire extrêmement classique et universelle. C&#8217;est d&#8217;abord l&#8217;histoire d&#8217;un conflit entre deux hommes, Flynn et Dillinger, d&#8217;un côté le jeune programmeur ancêtre du geek (le terme n&#8217;était pas aussi répandu à l&#8217;époque), de l&#8217;autre l&#8217;homme d&#8217;affaires, avide de pouvoir et d&#8217;argent et extrêmement ambitieux. L&#8217;opposition est classique et se retrouve dans de nombreuses œuvres littéraires ou cinématographiques. Mais ce qui est très intéressant dans <em>Tron</em> et apparaît aujourd&#8217;hui comme une anticipation assez brillante (mais sans doute involontaire), c&#8217;est que les personnages réels ont tous un double virtuel dans le monde de l&#8217;ordinateur, à la manière des avatars des mondes virtuels de jeux en ligne tels qu&#8217;on les connaît bien aujourd&#8217;hui. Dans <em>Tron</em>, l&#8217;affrontement entre les deux avatars virtuels a un impact direct sur le monde réel, mais sous une forme finalement minime (un bout de papier). Au-delà de la lutte entre deux hommes, <em>Tron</em> exploite à son compte tout l&#8217;imaginaire des totalitarismes. Le MCP n&#8217;est qu&#8217;une représentation de plus du totalitaire et évoque tantôt le nazisme hitlérien, tantôt le communisme stalinien. À cet égard, le choix d&#8217;une symbolique de couleurs très simple, le rouge pour les méchants, le bleu pour les gentils, est significatif. On est là dans l&#8217;opposition manichéenne entre bien et mal, avec une lutte de programmes entre eux pour le choix entre deux univers totalement différents, l&#8217;un fermé et en opposition aux hommes, l&#8217;autre ouvert et en dialogue avec les hommes. Si cette vision simpliste de l&#8217;informatique peut faire sourire, elle ne doit pas occulter le fait qu&#8217;il s&#8217;agit là avant tout d&#8217;une excuse pour des thèmes plus généraux sur l&#8217;homme. Stanley Kubrick ne faisait pas autre chose avec son film, même si ses choix techniques radicalement différents ont permis au film de vieillir moins vite.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tron</em> est aussi un film culte par sa réalisation, tout simplement extraordinaire à l&#8217;époque où il sortait. Jamais jusque-là on n’avait pu voir un univers composé par ordinateur, jamais aussi on n’avait vu de tels effets spéciaux. Le film a demandé le travail de quatre studios américains spécialisés dans les effets spéciaux et a obligé les équipes à inventer directement de nouvelles techniques pour répondre à des problèmes nouveaux. Le projet s&#8217;est révélé logiquement plus coûteux que prévu et même si le budget de <em>Tron</em> est aujourd&#8217;hui ridicule avec 17 millions de dollars (à comparer aux 150 millions de <em>Tron l&#8217;héritage</em>…), c&#8217;était déjà une belle somme pour l&#8217;époque, même si les deux épisodes de <em>Star Wars</em> sortis à la même époque ont coûté le double. Le résultat est… étonnant. Visuellement, le film a moins bien vieilli que la prélogie de <em>Star Wars</em> que l&#8217;on peut considérer de la même époque. La raison est assez simple : George Lucas a fait le choix de caser son univers de science-fiction dans des décors réels. Steven Lisberger était beaucoup plus ambitieux : toutes les scènes tournées dans l&#8217;ordinateur ont été créées de toutes pièces. Même si les bonnes vieilles techniques ont toujours cours, notamment pour les éclairages (le fond vert magique utilisé aujourd&#8217;hui dans tous les films à grand spectacle n&#8217;existait pas encore), une bonne part a été réalisée grâce à l&#8217;ordinateur. Les techniques restant limitées, cela se voit et les effets sont tout de même un peu kitsch. Mais le plus étonnant est sans doute l&#8217;esprit dessin qui est omniprésent et qui se comprend sans peine quand on sait que <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Giraud">Mœbius</a> a participé à la création graphique de l&#8217;univers. Le film évoque aussi l&#8217;univers de certains mangas ou autres films d&#8217;animation asiatiques. L&#8217;intégration des personnages, leurs têtes surtout, est assez grossière dans l&#8217;ensemble, mais offre du coup un effet original qui fait sens si l&#8217;on considère que l&#8217;on est dans un univers informatique. Passé le premier choc, on s&#8217;habitue vite à cet univers particulier, beaucoup plus original que le prochain <em>Tron</em>. Notons que la bande originale est aussi peu moderne et originale que celle composée par les Daft Punk. Un choix surprenant, mais qui est pour le coup plutôt un bon choix par rapport à une musique des années 1980 qui aurait, elle aussi, bien mal vieilli.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/12/1982-tron.jpg" border="0" alt="1982-tron.jpg" width="690" height="314" /></div>
<p style="text-align: justify;">Critiquer à la fin 2010 un film de science-fiction sorti en 1982 est un exercice périlleux. Faut-il le juger à l&#8217;aune de nos critères cinématographiques actuels, auquel cas <em>Tron</em> apparaît un film vieillot et bien peu intéressant, ou fait-il au contraire se replacer dans le contexte original où <em>Tron</em> était au contraire un film moderne et sans doute déjà trop complexe pour un grand public qui l&#8217;a plutôt boudé (le film n&#8217;ayant rapporté &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; 30 millions) ? (Re)voir aujourd&#8217;hui <em>Tron</em> est surtout intéressant pour juger de <em>Tron l&#8217;héritage</em> : à une époque où l&#8217;informatique est entrée dans les mœurs et où même le plus simple des téléphones est encore beaucoup plus puissant que tout ce que l&#8217;on pouvait imaginer pour le premier <em>Tron</em>, que reste-t-il à cette franchise ? La question est posée et j&#8217;ai personnellement hâte de trouver une réponse avec le film de Joseph Kosinski. En attendant, <em>Tron</em> reste un classique de la science-fiction au cinéma et le film se regarde encore sans déplaisir, même s&#8217;il accuse un peu le poids des années.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><em>Et joyeux Noël à tous !</em></p>
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</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4441" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Monstres contre Aliens, Dreamworks</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Aug 2010 22:05:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Animation]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Les films d'animation se suivent et se ressemblent… mais on a parfois de bonnes surprises. La preuve avec ce Monstres contre Aliens efficace dans le genre humour et clins d'œil en veux-tu en voilà. Pas original, ce DreamWorks ravira néanmoins toute la famille : que demander de plus ? <a href="http://nicolinux.fr/2010/08/16/monstres-contre-aliens-dreamworks/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="122" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/08/monstres-contre-aliens-dreamworks.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="monstres-contre-aliens-dreamworks" title="monstres-contre-aliens-dreamworks" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Un film d&#8217;animation qui oppose des monstres et des aliens… Autant dire que <em>Monstres contre Aliens</em> partait mal, d&#8217;autant qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un DreamWorks, studio connu plus pour ses films plan-plan sans aucune prise de risque ou originalité, à l&#8217;inverse du concurrent de toujours Pixar. Pourtant, ce film qui ne se prend jamais au sérieux est une réussite : bourré de références et clins d&#8217;œil à la science-fiction, entre autres, est vraiment drôle. Une bonne surprise…</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=123533.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=123533.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=123533.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/08/monstres-contre-aliens.jpg" border="0" alt="monstres-contre-aliens.jpg" width="690" height="920" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire de <em>Monstres contre Aliens</em> tient sur une demi-ligne et n&#8217;a vraiment aucune importance. Prenez d&#8217;un côté une poignée de monstres : un savant fou transformé en cafard, une créature mi-homme mi-lézard (avec un peu de poisson), une gelée dotée de l&#8217;intelligence, mais sans cerveau, une chenille géante et une femme géante. En face, placez un vil Alien, avec son cerveau atrophié et ses multiples tentacules et, bien sûr, un rire démoniaque associé au projet d&#8217;exploser la terre. Il cherche plus exactement une matière en -ium qui est arrivé sur la terre sous la forme d&#8217;une météorite et qui est la matière la plus importante de l&#8217;univers, évidemment. Les raisons de cette importance sont laissées largement dans l&#8217;ombre, on comprend quand même que cette matière est une source d&#8217;énergie assez phénoménale qui permettra au vil Alien de se cloner à l&#8217;infini, envahir une planète et la coloniser. Bref, c&#8217;est un gros méchant qu&#8217;il faut arrêter et c&#8217;est un job tout trouvé pour les monstres. L&#8217;armée américaine<sup><a href="http://nicolinux.fr/2010/08/16/monstres-contre-aliens-dreamworks/#footnote_0_3825" id="identifier_0_3825" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Oui, &eacute;videmment. Vous ne pensiez quand m&ecirc;me pas que des OVNI pourraient d&eacute;barquer ailleurs que sur le sol am&eacute;ricain ?">1</a></sup> a bien tenté de calmer les intrus à coups d&#8217;armes toutes plus létales les unes que les autres, mais rien n&#8217;en est venu à bout. Américains intelligents, ils avaient même tenté les voies diplomatiques en envoyant le président américain en personne, mais rien n&#8217;y fait. Il resterait bien l&#8217;arme ultime, celle que l&#8217;on active en appuyant sur un gros bouton rouge, mais l&#8217;état major refuse de l&#8217;enclencher. Dès lors, la seule solution qui reste est d&#8217;envoyer les monstres.</p>
<p style="text-align: justify;">Des monstres contre l&#8217;armée américaine, voilà une jolie leçon teintée d&#8217;antimilitarisme. Le thème n&#8217;est pas original, mais l&#8217;idée de la réussite de monstres, souvent à la seule faveur de leur intelligence, est toujours jouissive. Ça l&#8217;est d&#8217;autant plus que ce sont eux les moins humains dans l&#8217;histoire : l&#8217;Alien a beau avoir des tentacules, un cerveau énorme et une bonne dizaine d&#8217;yeux, il reste beaucoup plus humain qu&#8217;un cafard, une gelée vivante ou encore qu&#8217;une chenille géante. Cet Alien est un peu l&#8217;impérialisme américain (légèrement) exacerbé, en un sens. Cette histoire de la différence est doublée par une histoire d&#8217;amour entre Suzan, jeune femme normale au début et le monsieur météo local qu&#8217;elle s&#8217;apprête à épouser quand le film ouvre. Après l&#8217;arrivée impromptue d&#8217;une météorite, la voilà transformée en géante et brusquement, son chéri qui venait de lui annoncer que leur lune de miel parisienne tombait à l&#8217;eau ne trouve plus vraiment sa Susan intéressante. La différence, sujet de nombreux films américains, traitée ici aussi sur un mode assez traditionnel, mais plutôt efficace. Suzan veut au départ retrouver sa taille normale et donc une &laquo;&nbsp;vie normale&nbsp;&raquo; avant de comprendre que son fiancé est un opportuniste sans cœur. Elle choisira alors d&#8217;assumer pleinement sa différence, d&#8217;autant que ses nouveaux amis monstrueux sont vraiment sympas et s&#8217;intéressent vraiment à elle. Est-ce que la normalité ne serait pas finalement synonyme d&#8217;une vie pleine d&#8217;ennuis et sans intérêt ? On devine aisément quelle sera la réponse de <em>Monstres contre Aliens</em>…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/08/dreamworks-montres-aliens.jpg" border="0" alt="dreamworks-montres-aliens.jpg" width="690" height="293" /></div>
<p style="text-align: justify;">Ce film d&#8217;animation de DreamWorks remplit son contrat en apportant aux spectateurs une bonne dose d&#8217;humour. Sur ce point, <em>Monstres contre Aliens</em> ne déçoit pas, même si le film ne se bat pas vraiment pour la palme de l&#8217;originalité. Peu importe, son humour est efficace, autant dans le second degré et les références variées que dans le comique lié à l&#8217;action et ces drôles de monstres. Le monstre gelé est tout trouvé pour servir de personnage comique : sa capacité à tout avaler et à changer de forme à l&#8217;infini en s&#8217;étirant est l&#8217;occasion de multiples gags souvent bien trouvés. Son absence de cerveau est aussi un bon moyen pour déployer quelques gags et notamment une histoire d&#8217;amour amusante avec une gelée verte. Ses collègues ne sont pas en reste, que ce soit le savant fou ou la chenille à la psychologie disons limitée et plutôt peureuse. L&#8217;humour vient surtout, comme dans toute bonne comédie, du méchant de l&#8217;histoire. Celui de <em>Monstres contre Aliens</em> est méchant à souhait et ridicule comme il se doit. Il concentre un peu tout ce que les méchants peuvent avoir de plus typique, et je dois dire que je l&#8217;ai trouvé très réussi. L&#8217;humour est également présent à un second niveau, plus difficile à comprendre sans doute pour les plus jeunes, mais très drôle pour les plus âgés. Au début du film, le général en charge des monstres donne le ton en signalant que le gouvernement américain avait décidé de cacher la vérité aux Américains pour ne pas les détourner de tâches plus importantes, comme de payer des impôts. Le ton est donné, <em>Monstres contre Aliens</em> révèle de manière assez surprenante une critique du gouvernement américain et notamment de son état-major. La grande salle de crise est une référence évidente au <em>Docteur Folamour</em> de Kubrick, avec les mêmes généraux fous et la même solution finale. Celle-ci prend la forme archétypique du gros bouton rouge, mais un second bouton en tout point identique sert le café. Tout est dans ce goût là, avec un président caricaturé en homme des médias attentifs d&#8217;abord à son image et soucieux surtout de ne pas être apparu comme un lâche. Devant un robot alien, il joue du synthé et on reconnait les notes de <em>Rencontre du troisième type</em>. Les clins d&#8217;oeil à la science-fiction se multiplient, foisonnent même dans le film et l&#8217;amateur du genre pourra s&#8217;amuser à toutes les trouver sans épuiser le film. C&#8217;est assez jouissif et plutôt bien fichu : on sent que les scénaristes sont eux-mêmes des fanas de science-fiction et qu&#8217;ils se sont bien amusés à écrire le film.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Monstres contre Aliens</em> est techniquement assez banal, pas mauvais, pas daté, mais pas exceptionnel non plus. On est loin du niveau de ce que les studios Pixar peuvent offrir, faisant mieux année après année. Ici aussi, on est dans le registre du commun, mais efficace et les monstres donnent lieu à quelques bonnes idées visuelles. Le clou du spectacle est bien sûr le monstre gélatineux qui offre l&#8217;occasion de quelques effets visuels originaux et réussis. Le film bénéficie d&#8217;un bon rythme constant, évitant en permanence des temps morts qui révèlent immanquablement les faiblesses de ce genre de films. Bien vu donc, le spectateur ne s&#8217;ennuie jamais et assiste à ce spectacle drôle et divertissant de bout en bout.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/08/monsters-vs-aliens.jpg" border="0" alt="monsters-vs-aliens.jpg" width="690" height="293" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;animation grand public offre rarement de bonnes surprises. Depuis les premiers succès, celui de <em>L&#8217;Age de Glace</em> notamment, les studios ont trouvé une recette qui marche et la recyclent sans même tenter de faire preuve d&#8217;originalité. Le résultat est souvent à la hauteur de cette ambition nulle, décevant. Certains sortent néanmoins leur épingle du jeu, et on peut classer <em>Monstres contre Aliens</em> dans cette catégorie. Si ce film ne fait pas vraiment preuve d&#8217;originalité, il réussit son pari en jouant à fond la carte du second degré et en ne tombant jamais dans le mièvre supposé plaire aux enfants. Un film qui ne restera pas dans les annales, mais qui supporte très bien une après-midi en famille, devant la télévision.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_3825" class="footnote">Oui, évidemment. Vous ne pensiez quand même pas que des OVNI pourraient débarquer ailleurs que sur le sol américain ?</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>A Scanner Darkly, Richard Linklater</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 22:05:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Animation]]></category>
		<category><![CDATA[Drogue]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>A Scanner Darkly est l'adaptation d'un roman de Philip K. Dick. Pourtant, l(univers habituellement si riche du romancier américain n'est pas le principal intérêt du film de Linklater. La technique unique qui transforme un film normal en film d'animation est très impressionnante et motive un intérêt mesuré pour le film. À voir, par curiosité. <a href="http://nicolinux.fr/2010/07/26/scanner-darkly-linklater/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/a-scanner-darkly-keanu-reeves.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="a-scanner-darkly-keanu-reeves" title="a-scanner-darkly-keanu-reeves" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Le cinéma aime <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philip_K._Dick">Philip K. Dick</a>, c&#8217;est peu de le dire. On ne compte plus les adaptations des écrits de ce romancier américain de talent, de <em>Blade Runner</em> à <em>Minority Report</em>, sans compter les innombrables films inspirés par l&#8217;univers de l&#8217;écrivain. <em>A Scanner Darkly</em> est l&#8217;adaptation d&#8217;un roman qui a comme particularité majeure d&#8217;avoir été entièrement travaillé après le tournage pour obtenir un effet proche du dessin. Un effet étonnant et assez impressionnant pour un film intrigant, mais pas vraiment réussi.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=56561.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=56561.html" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=56561.html" target="_blank"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/a-scanner-darkly.jpg" border="0" alt="a-scanner-darkly.jpg" width="690" height="1022" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A Scanner Darkly</em> se déroule aux États-Unis dans un futur proche. On est en 2013 d&#8217;après le synopsis et les éléments du futur se font discrets. Le quotidien ne change en fait pas, si ce n&#8217;est que l&#8217;on peut installer des caméras si petites qu&#8217;elles en sont indétectables et qu&#8217;il existe des combinaisons de camouflage révolutionnaires. Au lieu d&#8217;essayer de fondre la personne dans le paysage, ces combinaisons affichent une galerie aléatoire de morceaux d&#8217;humains. Une combinaison en perpétuel mouvement qui crée en permanence de nouvelles personnes à partir de milliers d&#8217;hommes et de femmes réels. Au-delà de l&#8217;aspect purement esthétique, une société de protection utilise cette combinaison pour camoufler ses agents : la voix étant aussi modifiée, il est impossible de reconnaître qui se cache derrière la combinaison. Le héros du film, Bob Arctor, est un de ces agents. Il est en mission d&#8217;infiltration auprès de ses amis un peu louche pour essayer de démanteler une organisation mafieuse autour de la drogue. Ce job ne l&#8217;enchante guère, d&#8217;autant que son travail implique de se droguer et le film montre sa lente descente aux enfers. Il perd peu à peu pied, se met à avoir des hallucinations toujours plus fortes et plus présentes il finit par perdre complètement la tête.</p>
<p style="text-align: justify;">La science-fiction n&#8217;est ici qu&#8217;un prétexte à évoquer le sujet plus général de la drogue. <em>A Scanner Darkly</em> est un film sur la drogue autant qu&#8217;il semble être sous l&#8217;effet de la drogue. La &laquo;&nbsp;D&nbsp;&raquo; est au cœur de toutes les préoccupations et de tous les dialogues et contrairement aux drogues habituelles, elle est ici omniprésente et semble même normale dans cet univers. Les personnages en prennent des doses à intervalle régulier, tandis qu&#8217;un organisme se charge spécifiquement de désintoxiquer les habitués de cette drogue apparemment très forte. Un des personnages dit à un moment qu&#8217;il suffit d&#8217;en goûter une fois pour devenir accroc : menace terrible, mais qui semble largement répandue dans la société du futur dépeinte par le film. La police essaie bien de démanteler les réseaux de distribution, mais fait appel pour ça à un drogué censé se dénoncer lui-même ou dénoncer ses amis. Tout se passe comme si l&#8217;usage de la drogue était accepté, toléré, voire encouragé par les autorités. <em>A Scanner Darkly</em> présente un univers riche comme Philip K. Dick sait si bien les construire, mais le film ne propose que quelques éléments d&#8217;explication, laisse de grandes parts d&#8217;ombre. Cela renforce ce sentiment de profondeur de l&#8217;univers puisque l&#8217;on sent que l&#8217;ensemble est beaucoup plus complexe et que l&#8217;on n&#8217;a qu&#8217;une partie devant nous. Cela dit, le film se fait vraiment discret sur un trop grand nombre de points, si bien que l&#8217;on peut rapidement se perdre. Des pistes sont esquissées, mais aucune n&#8217;est vraiment approfondie et le spectateur se sent rapidement abandonné. <em>A Scanner Darkly</em> est aussi sombre que son titre le laissait entendre : sombre par cette descente aux enfers que l&#8217;on sent cruelle, surtout quand Bob se souvient de sa vie antérieure, avec femme et enfants. Sombre aussi pour le spectateur qui n&#8217;a pas toutes les clés pour comprendre et qui se sent un peu isolé de ce qui apparaît à plusieurs reprises comme un trip sans queue ni tête.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/scanner-darkly-linklater.jpg" border="0" alt="scanner-darkly-linklater.jpg" width="690" height="388" /></div>
<p style="text-align: justify;">La technique utilisée par Richard Linklater renforce, il est vrai, ce sentiment. <em>A Scanner Darkly</em> a été filmé normalement, avant d&#8217;être entièrement retravaillé pour donner à l&#8217;image un effet évoquant un dessin à la main. Les traits sont simplifiés, les couleurs sont beaucoup plus réduites, ce qui donne l&#8217;impression d&#8217;un film d&#8217;animation à l&#8217;ancienne. L&#8217;effet est original, jamais vu au cinéma, et évoque, pour les connaisseurs d&#8217;Illustrator, la <a href="http://help.adobe.com/fr_FR/Illustrator/13.0/help.html?content=WS714a382cdf7d304e7e07d0100196cbc5f-6229.html">vectorisation dynamique</a>. Cet effet est obtenu au cinéma par un procédé aussi vieux que <em>Blanche-Neige</em> (1937) nommé <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rotoscopie">rotoscopie</a>. Pour l&#8217;anecdote, le logiciel utilisé par les équipes du film est la propriété du réalisateur ce qui explique sans doute, outre le résultat très spécial, la rareté de ce procédé au cinéma. Le résultat est plutôt convaincant et évoque certains films d&#8217;animation récents comme <em>Valse avec Bashir</em>. Si l&#8217;on regardait le film de loin, le procédé ne se verrait pas. Il se dévoile de plus près, un peu à la manière des tableaux impressionnistes. Cette technique offre indéniablement au film son originalité, au point même d&#8217;effacer un peu l&#8217;histoire elle-même, mais elle n&#8217;est pas qu&#8217;un gadget visuel prévu pour parler du film. Elle ajoute aussi du sens en figurant l&#8217;effet des drogues. Concrètement, l&#8217;espace n&#8217;est pas aussi stable et cartésien qu&#8217;il est censé être, les cloisons, le sol se déplacent ainsi que les objets, de manière parfois franche, ou simplement par petites touches. On se sent en permanence désorientés, comme si cet univers ne nous était pas familier. Pour évoquer un trip, c&#8217;est plutôt réussi.</p>
<p style="text-align: justify;">La technique écrase néanmoins un peu <em>A Scanner Darkly</em>, même si elle n&#8217;est pas un gadget comme on l&#8217;a évoqué. Le procédé est un peu lourd et empêche parfois de se concentrer sur l&#8217;histoire elle-même. Le film propose aussi une belle brochette d&#8217;acteurs, de Keanu Reeves à Robert Downey Jr. qui cabotine toujours autant, même en version numérique. Ils ne sont pas mauvais dans leurs rôles respectifs, s&#8217;exposant souvent plus que d&#8217;habitude (c&#8217;est typique pour Keanu Reeves) dans ces rôles de drogués complètement frappés. On peine néanmoins à les trouver vraiment convaincants, peut-être à cause de la technique qui crée une sorte de masque. L&#8217;ensemble passe à côté de la vraie réussite, sans être vraiment mauvais. D&#8217;ailleurs, un film qui exploite autant Radiohead (utilisations d&#8217;extraits à plusieurs reprises) ne peut être foncièrement mauvais…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/scanner-darkly-downey-jr.jpg" border="0" alt="scanner-darkly-downey-jr.jpg" width="690" height="388" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>A Scanner Darkly</em> apparaît <em>in fine</em> comme une expérience intéressante, pour un film qui n&#8217;est pas vraiment réussi. Si l&#8217;on peut apprécier le travail réalisé après le tournage pour transformer un film &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo; en film d&#8217;animation à l&#8217;ancienne, ce procédé limite un peu l&#8217;intérêt pour le scénario. Ce dernier aurait mérité un peu plus d&#8217;explications, pour une fois : le spectateur en sait finalement trop peu pour vraiment s&#8217;intéresser à un univers qui mériterait plus de considération. Cela dit, on ne peut que saluer l&#8217;expérimentation qui ne suffit pas à faire un vraiment bon film, mais qui, à l&#8217;image de <em>Renaissance</em>, justifie qu&#8217;on s&#8217;y intéresse. À voir donc, au moins par curiosité.</p>
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		<title>Predators, Nimrod Antal</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 22:01:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Predators est le remake de Predator, classique du cinéma fantastique tendance horreur. Cette version 2010 est plutôt inutile : à trop vouloir s'inspirer de l'original, elle perd tout intérêt. Il lui aurait fallu faire vraiment peur, ou rire, mais le film échoue dans les deux domaines. Décevant. <a href="http://nicolinux.fr/2010/07/19/predators-antal/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/predators-antal.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="predators-antal" title="predators-antal" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>Predator</em>, sorti en 1987, proposait un hallucinant duel entre un soldat bodybuildé (Schwarzy) et une créature extra-terrestre aussi puissante qu&#8217;intelligente. Se déroulant entièrement dans la jungle, le film créait une ambiance très stressante en ne montrant presque jamais le predator. En 2010, les studios ont manifestement du mal à trouver de nouvelles idées et ont décidé de faire un remake de l&#8217;original. Mais <em>Predators</em> a des moyens techniques que n&#8217;avait pas son prédécesseur, et cela nuit grandement au film qui n&#8217;est plus qu&#8217;une mise à mort sur des rails. Décevant.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=142987.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=142987.html" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=142987.html" target="_blank"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/predators-2010.jpg" border="0" alt="predators-2010.jpg" width="690" height="922" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Predators</em> ne s&#8217;embarrasse pas avec les détails quand il s&#8217;agit de construire un scénario. Prenez un groupe d&#8217;humains et balancez-les dans une jungle infestée de predators. Une fois que l&#8217;on a dit ça, on a en gros dit tout ce qu&#8217;il fallait savoir sur l&#8217;histoire du film. On ne saura jamais pourquoi ils ont été envoyés ici, ni ce que font les predators sur cette planète, ni même où se situe l&#8217;action… le film de Nimrod Antal s&#8217;embarrasse peu d&#8217;explications. Après tout, pourquoi pas, je défends toujours les films qui n&#8217;explicitent pas tout et ménagent une part de mystère. <em>Predators</em> suit donc sept hommes et une femme qui ne se connaissent pas, viennent des quatre coins de la planète même s&#8217;ils sont majoritairement américains et sont réunis par une seule caractéristique : ce sont des tueurs. On a ainsi un mercenaire bodybuildé qui remplace Arnold (enfin, tente, au moins), une femme qui manie comme personne le sniper, un russe à la grosse sulfateuse, un Sud-Américain avec sa barbichette, un condamné à mort tout droit sorti d&#8217;une prison américaine, un yakusa en smoking, un &laquo;&nbsp;membre d&#8217;escadrons de la mort&nbsp;&raquo; (sic) africain et un médecin.</p>
<p style="text-align: justify;">Tous, sans exception (même le médecin apparemment doux comme un agneau) sont des tueurs largués sur cette planète pour servir de gibier aux predators qui sont d&#8217;excellents chasseurs qui cherchent un peu de fun. Tuer sans chasser, ce n&#8217;est pas drôle et ils aiment avoir un peu de fil à retordre. Des cargaisons entières d&#8217;humains leur sont ainsi envoyées (par qui, on ne sait pas) régulièrement et ils les massacrent gentiment, ne gardant en souvenir que des ossements. Comme le &laquo;&nbsp;s&nbsp;&raquo; du titre l&#8217;indique clairement, <em>Predators</em> multiplie ces guerriers extraterrestres puisque l&#8217;on doit en croiser entre 5 et 10 pendant le film, peut-être exactement autant que d&#8217;humains. Au début ils se cachent, profitant de leur capacité à être invisibles, mais ils finissent par se découvrir et on a alors tout le loisir de découvrir ces êtres très humanoïdes, nonobstant une gueule à la dentition originale. Ces predators sont bien jolis, mais je préfère les crevettes de <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/09/20/district-9-neill-blomkamp/">District 9</a></em>, dans le genre. Ils sont en tout cas très efficaces pour tuer les humains et multiplient les jeux avec leur nourriture, s&#8217;amusant à les tuer tranquillement, l&#8217;un après l&#8217;autre. On comprend vite que l&#8217;on est dans ce genre de films où l&#8217;essentiel, pour les personnages, est de survivre le plus longtemps possible alors que tout le monde se fait joyeusement massacrer.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/antal-predators.jpg" border="0" alt="antal-predators.jpg" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Predators</em> aurait pu être un bon film, s&#8217;il n&#8217;était pas aussi sérieux et si proche de l&#8217;original. Le film n&#8217;avait pas pour lui l&#8217;originalité, ce qui est logique quand on passe après deux films et divers produits dérivés (les deux <em>Aliens vs Predators</em> notamment). Le predator est entré dans la culture populaire depuis <em>Predator</em> qui bénéficiait par contre de l&#8217;effet de surprise. Ces créatures font partie des gros monstres imaginés par le cinéma de ces dernières années, avec les aliens qui précèdent même les predator. <em>Predators</em> souffre en fait des mêmes symptômes que les globalement décevantes suites d&#8217;<em>Alien</em>, le film original de Ridley Scott. Ce dernier l&#8217;a tourné en 1979, une époque où les effets spéciaux numériques n&#8217;étaient encore bien souvent qu&#8217;un rêve et où il fallait bricoler avec les moyens du bord. La contrainte est toujours un excellent moyen de réussir, au cinéma comme dans autres arts et cette pauvreté technique est certainement un élément essentiel dans la réussite des ancêtres, que ce soit <em>Alien</em> ou <em>Predator</em>. À chaque fois, les réalisateurs ne peuvent se permettre de montrer leurs créatures faute de moyen, mais cette absence est justement la clé du suspense : la menace est réelle, mais jamais vraiment sensible et elle est d&#8217;autant plus forte qu&#8217;invisible. Tout comme les trois épisodes qui suivirent <em>Alien</em>, le <em>Predators</em> de Nimrod Antal souffre de moyens techniques trop courants et trop simples à implémenter. Le film donne dans une exubérance de moyens qui ne met que mieux en valeur ses faiblesses. Les predators, trop souvent à l&#8217;écran, ne sont vraiment pas impressionnants et la peur promise par l&#8217;affiche ne vient jamais. On ne sursaute même pas devant ce qui n&#8217;est plus qu&#8217;une méthodique et lassante mise à mort des personnages. Ces derniers, caricaturaux au possible — on retrouve la manie du cinéma américain de vouloir représenter une population dans toute sa diversité, avec un jaune, un noir, une femme… — ne nous intéressent jamais vraiment et sont loin d&#8217;être tous crédibles. Mention spéciale dans ce domaine à Adrien Brody qui fait un bien piètre successeur à Arnold Schwarzenegger.</p>
<p style="text-align: justify;">Il manque en fait à <em>Predators</em> une bonne dose d&#8217;humour ou au moins un recul suffisant par rapport à l&#8217;original. Le film se prend bien trop au sérieux là où il aurait pu susciter le plaisir coupable des séries B. Le réalisateur ne prend jamais de recul par rapport au film de 1987 et préfère au contraire le suivre à la lettre, jusqu&#8217;au choix de la jungle comme terrain de jeu. Les scènes vues par les predators sont plutôt bien fichues, mais manquent, là encore, d&#8217;originalité et ne sont pas tellement exploitées. Le film suit timidement une piste proche des films d&#8217;horreur avec notamment le camp ennemi bourré de cadavres et de chairs sanguinolentes (qui justifient sans doute l&#8217;interdiction au moins de 12 ans), mais cela ne va pas bien loin. Le film se résume à une série de mises à mort et parfois de combats (le yakuza qui se bat au sabre contre un predator qui ne savait apparemment pas qu&#8217;un yakuza est un expert du sabre). Dommage, d&#8217;autant que Robert Rodriguez est dans l&#8217;équipe en tant que producteur : il a réalisé <em>Planète Terreur</em>, film se série B totalement assumée beaucoup plus fun que ce <em>Predators</em>. Je me demande ce que cela aurait donné s&#8217;il l&#8217;avait réalisé…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/predators-adrian-brody.jpg" border="0" alt="predators-adrian-brody.jpg" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;">Réaliser le remake d&#8217;un film n&#8217;est jamais facile, mais une grande règle est que la copie parfaite est une impasse. À quoi bon réaliser un film s&#8217;il n&#8217;apporte rien, surtout quand on parle de remake. Le cinéma américain est spécialiste du remake raté de film asiatique réussi et c&#8217;est un peu le même phénomène que l&#8217;on retrouve avec <em>Predators</em>. Faute d&#8217;originalité, le film de Nimrod Antal aurait nécessité une bonne dose d&#8217;humour, ou d&#8217;horreur, un élément de plus en tout cas qui aurait permis d&#8217;oublier un peu <em>Predator</em>. Las, <em>Predators</em> n&#8217;est qu&#8217;une mise à mort méthodique et bien peu passionnante de quelques personnages…</p>
<p style="text-align: justify;">Avis partagé dans la blogosphère, à l&#8217;image d&#8217;<a href="http://www.plan-c.fr/article-critique-predators-de-nimrod-antal-53265415.html">Alexandre</a> qui demande, peiné, &laquo;&nbsp;<em>À quoi bon, vraiment, à quoi bon ?</em>&nbsp;&raquo; ou <a href="http://www.anglesdevue.com/2010/07/18/predators-de-nimrod-antal/">Boustone</a> qui évoque un &laquo;&nbsp;<em>divertissement assez passable</em>.&nbsp;&raquo; <a href="http://www.filmosphere.com/2010/07/critique-predators-2010/">Nicolas</a>, malgré quelques regrets, a plutôt apprécié de son côté. <em><a href="http://www.critikat.com/Predators.html">Critikat</a></em> n&#8217;a pas aimé et rappelle à juste titre que la fin, très ouverte, ouvre malheureusement la voie à un nouvel épisode…</p>
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		<title>Inception, Christopher Nolan</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 00:15:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[IMAX]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Inception est l'exemple du blockbuster parfait. Un film résolument grand public, bourré d'action explosive et en même temps intelligent et complexe. Un film qui souffle le spectateur pendant 2h30 et le laisse avec le sentiment d'avoir pris une belle claque et l'envie de retourner immédiatement dans ce monde onirique. À voir absolument. <a href="http://nicolinux.fr/2010/07/17/inception-nolan/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="119" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/inception-toupie-christopher-nolan.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="inception-toupie-christopher-nolan" title="inception-toupie-christopher-nolan" /><p></p><br /><br/><div id="avert" style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">À lire</span> : j’ai été invité par Allociné à une avant-première pour voir <em>Inception</em>. Je n’ai reçu aucun paiement pour cette critique, et je ne pense pas que mon jugement a été influencé par cette invitation. Si cela vous gêne, votre navigateur Internet dispose d’une fonction « Fermer la fenêtre ». Sinon, je vous remercie pour votre confiance et vous propose de continuer votre lecture.</strong></div>
<p style="text-align: justify;">Véritable phénomène de l&#8217;année, <em>Inception</em> prend par la main le spectateur et l&#8217;entraîne pendant deux heures et demie qui semblent passer en quelques secondes dans un monde totalement nouveau. Christopher Nolan frappe fort, très fort, avec ce blockbuster estival qui cache bien son jeu. Loin de n&#8217;être qu&#8217;un divertissement décérébré, c&#8217;est un film puissant et intelligent sur le réel et l&#8217;imaginaire. À la fois immédiatement accessible et incroyablement complexe, <em>Inception</em> fait l&#8217;effet d&#8217;une claque, comme on en connaît rarement au cinéma. Inutile de dire que s&#8217;il n&#8217;y avait qu&#8217;un film à voir cet été, ce serait <em>Inception</em>. À ne rater <em>sous aucun prétexte</em> !</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/inception-nolan.jpg" alt="inception-nolan.jpg" width="690" height="925" border="0" /></div>
<div style="text-align: center;"><strong>ATTENTION : parler d&#8217;<em>Inception</em> sans parler de l&#8217;histoire m&#8217;est impossible. Inutile de lire quoi que ce soit avant de voir <em>Inception</em>, je préconise même de le voir sans rien avoir lu sur le film. Donc courrez le voir, et revenez lire ce qui suit après.</strong></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Inception</em> est au départ une idée très simple. Et si on pouvait entrer dans la conscience des êtres en construisant un rêve ? L&#8217;univers du film le permet : des personnes ont appris à créer de toutes pièces des rêves dans lesquels une conscience est injectée. Un architecte conçoit les décors et le sujet remplit ces décors de son subconscient. Ce procédé miraculeux sert en fait au héros, Dom Cobb à voler des informations du subconscient d&#8217;une personne, sur commande d&#8217;une autre personne. En général, il va voler des secrets industriels pour aider un autre groupe. L&#8217;opération est illégale, mais relativement simple à réaliser et peut rapporter gros, ce qui explique que notre héros ne manque pas d&#8217;emplois, mais aussi qu&#8217;il s&#8217;est fait beaucoup d&#8217;ennemis. Outre le fait que de nombreuses entreprises lui en veuillent beaucoup, il ne peut retourner aux États-Unis pour retrouver sa famille, ses deux enfants notamment qui lui manquent terriblement. Quand le film commence, les raisons de cet impossible retour nous sont cachées, mais on comprend qu&#8217;en échange d&#8217;une nouvelle mission très risquée, il pourra les revoir. Cette mission est l&#8217;inception, soit le contraire de l&#8217;extraction d&#8217;information que Dom réalise habituellement. Il s&#8217;agit d&#8217;enfouir dans le subconscient d&#8217;une personne une idée : en l&#8217;occurrence d&#8217;enfouir dans le subconscient d&#8217;un jeune homme qui a hérité de son père un empire industriel la volonté de démanteler cet empire pour aider le client de Dom, un concurrent industriel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film se concentre, comme son nom l&#8217;indique, sur cette inception. Une mission complexe puisqu&#8217;elle nécessite de créer non pas un rêve, mais trois. Les rêves peuvent en effet s&#8217;imbriquer les uns dans les autres pour créer des montages très complexes. L&#8217;idée doit sembler provenir de l&#8217;esprit du jeune homme, pour qu&#8217;elle soit naturelle et l&#8217;inception efficace. Les bandits de l&#8217;esprit vont donc constituer un premier rêve, puis à l&#8217;intérieur de ce rêve un second, et enfin à l&#8217;intérieur de ce second rêve, un troisième. Au sein de ce rêve, il faudra convaincre le jeune homme en se basant en partie sur les deux autres rêves. <em>Inception</em> fait ainsi figure de poupées russes géantes en imbriquant trois et même finalement quatre univers les uns dans les autres, avec toujours comme question centrale celle de la réalité. Quand on peut créer entièrement un univers logique et qui semble réel par la seule force de l&#8217;esprit, qui nous dit que le monde que l&#8217;on croit réel l&#8217;est vraiment ? Voilà une question vieille comme la science-fiction (on pense à <em>Matrix</em> évidemment, mais c&#8217;est loin d&#8217;être le seul, ni même le premier), mais qui est ici présentée avec brio.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 0px initial initial;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/di-caprio-inception.jpg" alt="di-caprio-inception.jpg" width="690" height="287" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Indéniablement, <em>Inception</em> est un film complexe. Ce n&#8217;est pas tant de la complexité conceptuelle ou métaphysique, mais plutôt une complexité structurelle. Le film commence <em>in medias res</em>, au cœur d&#8217;une extraction : on est donc dans un rêve, mais le réveil révèle que l&#8217;on est toujours dans un rêve, un autre rêve. Quand on sort de ce rêve là, on a déjà parcouru trois dimensions. Christopher Nolan s&#8217;est cependant contenté de titiller notre curiosité et de nous mettre en appétit avec cette introduction, avant le plat de résistance que constitue bien évidemment l&#8217;inception. Le montage est alors beaucoup plus complexe : le premier rêve se forme dans un avion vers les États-Unis et se déroule aux États-Unis aussi, sous la pluie. La cible de l&#8217;opération est enlevée par Dom et ses acolytes qui sont alors pris par les tirs d&#8217;une armée de soldats venus sauver le jeune homme, ce qui est la traduction d&#8217;une lutte par la pensée. Alors qu&#8217;ils fuient en voiture, les ravisseurs organisent un deuxième rêve qui les mène dans un hôtel. Cette phase consiste à convaincre la cible qu&#8217;on essaie de manipuler son subconscient pour en fait y entrer, ce qui se fait finalement depuis une chambre de l&#8217;hôtel. Le troisième rêve se déroule dans un lieu indéterminé, en montagne en hiver et l&#8217;opération nécessitera un quatrième et dernier niveau dans un univers créé de toutes pièces par Dom et son ancienne femme.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela peut paraître bien complexe, mais le génie d&#8217;<em>Inception</em> est de ne jamais, à aucun moment, perdre les spectateurs (un tant soit peu attentifs, évidemment). L&#8217;idée très forte est de maintenir en permanence les liens entre les rêves imbriqués, comme un château de cartes à l&#8217;équilibre précaire. Si le premier niveau a un problème, c&#8217;est l&#8217;ensemble de la chaîne qui est impacté. C&#8217;est rendu de manière concrète et très efficace par le film : le premier rêve se situe dans une voiture et si celle-ci a un choc, le choc se répercute dans tous les niveaux inférieurs (un tremblement de terre dans l&#8217;hôtel, une avalanche dans la montagne). Ça n&#8217;a peut-être l&#8217;air de rien, dit comme cela, mais tout change alors. Parmi les scènes les plus époustouflantes du film qui en compte un bon paquet, je retiens les combats dans l&#8217;hôtel (niveau 2), alors que la voiture (niveau 1) a eu un accident et fait des tonneaux : l&#8217;hôtel tourne en même temps et oblige les combattants à changer constamment de référentiel. C&#8217;est à la fois beau à voir, et très malin sur le plan technique. De la même manière, si un acteur du rêve est aspergé d&#8217;eau, il sera inondé dans le rêve selon le principe qu&#8217;un rêve amplifie toujours la réalité. Un rêve amplifie aussi le temps qui passe : 5 min dans une réalité équivaut à une heure dans un rêve. Quand un rêve est imbriqué dans un rêve, le temps se démultiplie encore si bien que l&#8217;on peut passer des semaines, voire des années, dans un rêve et cinq minutes seulement dans la réalité. C&#8217;est ce principe qui est utilisé brillamment par <em>Inception</em> qui se termine pendant qu&#8217;un véhicule tombe d&#8217;un pont, une fraction de seconde dans la réalité, plusieurs dizaines de minutes au niveau 3 des rêves imbriqués.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/inception-christopher-nolan.jpg" alt="inception-christopher-nolan.jpg" width="690" height="286" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Toutes ces idées et astuces scénaristiques autour des rêves fonctionnent très bien dans <em>Inception</em>. Christopher Nolan a su créer un univers original, mais à la logique interne sans faille. Le film déroule ainsi cet univers de manière étonnamment fluide pour un sujet si complexe, tandis que le réalisateur se permet les rêves les plus fous, comme de plier une ville entière (Paris en l&#8217;occurrence) ou de jouer avec les lois de la gravité. Ces rêves créés de toutes pièces pour les extractions ou les inceptions sont évidemment des métaphores du cinéma, et ses concepteurs sont autant de métaphores du réalisateur. Là encore, c&#8217;est un principe ultra-classique au cinéma, mais rarement aussi bien utilisé dans un film grand public. Ici c&#8217;est à la fois ludique — la possibilité de créer autant de mini-univers répondant à des logiques internes différentes est assez jouissive — et permet une réflexion plus poussée sur le cinéma, sur ce que cela veut dire de réaliser un film et aussi sur <em>Inception</em> proprement dit. Si l&#8217;on part du principe que la création d&#8217;un rêve est une métaphore du travail du cinéaste, alors le film tout entier n&#8217;est qu&#8217;un rêve… C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce que semble indiquer le twist final et cette toupie qui ne veut pas tomber. Nolan, très malin, s&#8217;amuse à couper brutalement l&#8217;image, comme s&#8217;il ne voulait pas donner de réponse définitive et laisser les spectateurs douter. Bien vu, mais pour moi c&#8217;est évident que tout le réel du film constitue encore un niveau de rêve. À partir de là, le doute est permis : la réalité existe-t-elle seulement ou n&#8217;est-ce qu&#8217;une réalité relative ?</p>
<p style="text-align: justify;">On le voit, la trame d&#8217;<em>Inception</em> est déjà complexe. Et pourtant, un sujet central du film n&#8217;a encore jamais été abordé alors qu&#8217;il ajoute un autre niveau encore. <em>Inception</em> n&#8217;est pas seulement un film ludique et malin à base de rêves imbriqués, c&#8217;est aussi un film sur l&#8217;amour et la culpabilité. Dom Cobb est en effet rongé par la culpabilité après la mort de sa femme, quelque temps avant le début du film. On ne sait rien au départ, ni leur histoire d&#8217;amour, ni la mort de sa femme. On apprend rapidement que Dom ne peut retourner aux États-Unis où il a été condamné pour avoir poussé sa femme au suicide et <em>Inception</em> reconstitue peu à peu, par bribes, les souvenirs du héros et donc son histoire d&#8217;amour tragique. La culpabilité qui le ronge depuis sa mort explose à l&#8217;écran quand on apprend enfin la vérité, que sa femme fut la première à subir une inception et que c&#8217;est cette inception trop bien réussie qui l&#8217;a tuée. Cette culpabilité terrible s&#8217;accompagne en même temps de la satisfaction d&#8217;avoir vécu une longue histoire d&#8217;amour, certes dans un rêve. Outre les thèmes traditionnels sur le réel et le rêve, <em>Inception</em> se permet donc de mordre sur le terrain de la psychologie en proposant une relecture en images de la culpabilité et du remords. Ce n&#8217;est pas l&#8217;aspect du film que je retiens en premier, mais c&#8217;est un élément de plus qui contribue à sa richesse.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/di-caprio-cotillard-inception.jpg" alt="di-caprio-cotillard-inception.jpg" width="690" height="495" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Christopher Nolan avait prouvé avec <em><a href="http://nicolinux.fr/2008/08/04/the-dark-night/">The Dark Knight</a></em> qu&#8217;il sait faire des blockbusters très efficaces. Il confirme cette tendance avec ce nouveau film, sorti deux ans après le précédent, un temps court quand on pense au travail réalisé sur <em>Inception</em>. J&#8217;ai été frappé, pendant la projection, par la fluidité générale du film qui ne fait jamais forcé, mais au contraire semble en permanence aller de soi. C&#8217;est sans aucun doute la marque incontestable de son succès sur le plan de la réalisation. Efficace, mais subtil, tels semblent être les maîtres mots qui ont conduit Nolan. Étonnamment, la bande-originale composée par l&#8217;incontournable Hans Zimmer fait également preuve de grande efficacité, mais aussi de temps en temps de subtilité, preuve qu&#8217;il n&#8217;est pas juste bon à faire de la musique martiale. Même la touche française supposée romantique de Piaf, chanson qui permet de sortir du rêve, m&#8217;a bien plu. Tout comme la présence de Cotillard ne m&#8217;a pas gêné, un exploit en soi qui s&#8217;explique autant par ma bonne humeur que par sa faible présence à l&#8217;écran. Quant à Di Caprio, il n&#8217;y a rien à dire, si ce n&#8217;est qu&#8217;il semble toujours et encore s&#8217;améliorer et que dans le genre torturé, il est vraiment très bon.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque l&#8217;on parle technique, un mot de l&#8217;<a href="http://nicolinux.fr/tag/imax/">IMAX</a> que j&#8217;avais encensé à propos de <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/06/30/shrek-4-dreamworks/">Shrek 4</a></em> : j&#8217;étais curieux de voir comment un film en version large s&#8217;adapterait à l&#8217;écran plus carré des IMAX et j&#8217;ai été déçu de constater que cela se faisait en déformant l&#8217;image. La déformation est légère, certes, mais bien sensible notamment sur les personnages qui sont légèrement plus larges que de raison. Alors que la technique est par ailleurs parfaite, notamment la partie son qui est brillante et donne l&#8217;impression que les cinémas traditionnels sont repassés en stéréo, je trouve qu&#8217;il est dommage de nuire ainsi à la qualité de l&#8217;image. Seuls ceux qui sont sensibles à ces aspects verront sans doute cette déformation, mais voilà qui remet en cause, à mes yeux, l&#8217;intérêt de l&#8217;IMAX, au moins pour des films traditionnels. Ne boudons pas notre plaisir cela dit, on en prend plein les yeux et l&#8217;écran énorme de ces salles (27 mètres de diagonale paraît-il) fait des miracles.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/christopher-nolan-inception.jpg" alt="christopher-nolan-inception.jpg" width="690" height="287" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Inception</em> est, pour moi, l&#8217;exemple parfait du bon blockbuster. Celui qui est accessible auprès du grand public, mais qui ne prend pas ce dernier pour un imbécile et lui propose une expérience radicalement nouvelle et forte. J&#8217;aime la façon qu&#8217;à Nolan de ne pas tout dire explicitement, de laisser des zones d&#8217;ombre et de faire confiance à ses spectateurs pour compléter comme ils l&#8217;entendent le puzzle. La coupe brusque qui intervient à la fin du film est significative de cet état d&#8217;esprit. <em>Inception</em> est pour moi la première claque de 2010, un film à la fois passionnant et très efficace. Christopher Nolan m&#8217;a donné envie de revoir une seconde fois un film en salles, c&#8217;est suffisamment rare pour que je le souligne. Le film de l&#8217;été, sans aucun doute, et certainement un des plus grands films de cette année !</p>
<p style="text-align: justify;">Concert de louanges depuis la blogopshère. <a href="http://www.plan-c.fr/article-critique-inception-de-christopher-nolan-53642212.html">Alexandre</a> parle très justement de ce film qui permet à Nolan de se surpasser : &laquo;&nbsp;<em>personne n&#8217;aurait pu imaginer qu&#8217;il</em> [Nolan] <em>aille encore plus loin. La légende est en marche ?</em>&laquo;&nbsp;, de même que <a href="http://www.filmosphere.com/2010/07/critique-inception-2010/">Nicolas</a> encense à raison le film pour les mêmes raisons que moi, y voyant aussi &laquo;&nbsp;<em>le modèle du blockbuster parfait</em>.&nbsp;&raquo; Certains semblent regretter une certaine complexité, ce que j&#8217;ai du mal à comprendre. <a href="http://www.toujoursraison.com/2010/07/inception.html">Rob Gordon</a> de son côté regrette la partie amoureuse et sentimentale qui empêche le film d&#8217;être aussi bon qu&#8217;il aurait pu être. Je pense aussi que c&#8217;est l&#8217;élément le plus faible d&#8217;<em>Inception</em>, mais cela ne m&#8217;a pas gêné outre mesure, le film étant suffisamment riche par ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>MAJ</strong> <strong>(19/07/10) </strong>: Quelques blogueurs ont eu la chance de rencontrer une partie de l&#8217;équipe pour discuter du film, de Christopher Nolan et même de cinéma français… On y apprend quelques éléments intéressants au passage, au détour des auto-congratulations attendues, notamment sur les conditions de tournage. À regarder ici : <a href="http://myscreens.fr/2010/cinema/inception-la-rencontre/">http://myscreens.fr/2010/cinema/inception-la-rencontre/</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>MAJ (22/07/10) </strong>: depuis que le film est sorti, les critiques &laquo;&nbsp;officielles&nbsp;&raquo; (encartées) sont sorties et j&#8217;ai été frappé par certains avis négatifs au milieu <a href="http://www.allocine.fr/film/revuedepresse_gen_cfilm=143692.html" target="_blank">de critiques positives</a>. Manifestement, il y a eu comme un malentendu : <em>Inception</em> n&#8217;est pas le chef d&#8217;œuvre du siècle, il en est même loin. J&#8217;ai évoqué un blockbuster parfait et je maintiens cet avis en soulignant encore le mot &laquo;&nbsp;blockbuster&nbsp;&raquo; : il veut bien dire ce qu&#8217;il veut dire, <em>Inception</em> est un film grand public qui s&#8217;accorde parfaitement avec les multiplexes des banlieues et les seaux de pop-corn. C&#8217;est du grand spectacle censé détendre ses spectateurs, ce n&#8217;est pas une réflexion sérieuse sur les rêves. Le côté jeu vidéo du film, sa mécanique relativement simple pour créer le rêve ou imbriquer le rêve dans un rêve sont autant de prétextes à proposer du fun à haute dose, de l&#8217;action renouvelée par de nouvelles contraintes (cf l&#8217;époustouflant combat dans l&#8217;hôtel)… Il est donc normal que le dernier film de Christopher Nolan soit moins complexe qu&#8217;un David Lynch comme le regrette <em><a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/inception,413972,critique.php" target="_blank">Télérama</a></em>. Oublier qu&#8217;<em>Inception</em> est d&#8217;abord et avant tout un blockbuster chargé de divertir, c&#8217;est immanquablement s&#8217;exposer à la déception.</p>
<p style="text-align: justify;">À l&#8217;inverse, les <em><a href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/47037/date/2010-07-16/article/inception/" target="_blank">Inrockuptibles</a></em> sont plus justes il me semble en reconnaissant dans <em>Inception</em> un spectacle bluffant et maîtrisé de bout en bout par le réalisateur, &laquo;&nbsp;<em>imposant au spectateur un état de sidération constant, et repoussant loin, très loin, les limites du film d’action contemporain</em>.&nbsp;&raquo; C&#8217;est un film d&#8217;action, mais c&#8217;est un excellent film d&#8217;action.</p>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_3653" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>8th Wonderland, Nicolas Alberny et Jean Mach</title>
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		<pubDate>Sat, 15 May 2010 22:01:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Geek]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Utopie]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>8th Wonderland, un film mignon tout plein qui imagine qu'un groupe de geeks lassé par le monde tel qu'il est décide de former un État entièrement virtuel pour titiller les grands de ce monde. Dialogues médiocres, réalisation fauchée, idéologie douteuse... mais le charme indéniable d'un univers de geeks. <a href="http://nicolinux.fr/2010/05/16/8th-wonderland-alberny-mach/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="154" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/05/8th-wonderland-alberny-mach.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="8th-wonderland-alberny-mach" title="8th-wonderland-alberny-mach" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Sorti dans une poignée de salles en France, <em>8th Wonderland</em> fait pourtant le buzz sur Internet depuis quelques jours. Et pour cause, voilà un film qui se déroule autant voire plus sur Internet que dans la vie réelle. Un film aussi geek que fauché, qui n&#8217;a pas les moyens de son ambition artistique, mais qui reste un film sympathique à voir, surtout si vous avez été geek dans une autre vie.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=115621.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=115621.html" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=115621.html" target="_blank"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/05/8th-wonderland.jpg" border="0" alt="8th-wonderland.jpg" width="690" height="920" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;">Une nation virtuelle crée par des citoyens du monde entier rassemblés sur un même site, voilà sans doute une idée un peu folle. Mais soyons francs : quel Internaute ne serait-ce que légèrement geek n&#8217;y a jamais pensé ? Les discussions sur Internet, que ce soit sur les forums ou les chats<sup><a href="http://nicolinux.fr/2010/05/16/8th-wonderland-alberny-mach/#footnote_0_3350" id="identifier_0_3350" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Aaaah la bonne vieille &eacute;poque des chats IRC&hellip; &Ccedil;a c&amp;#8217;&eacute;tait quelque chose&amp;#8230; #nostalgie #moidemontemps">1</a></sup>, ont ceci de fascinants qu&#8217;elles rassemblent effectivement des gens d&#8217;horizons très différents, de cultures diamétralement opposées, des quatre coins de la planète. Réunis par une passion commune, pas forcément liée à l&#8217;informatique d&#8217;ailleurs, les participants peuvent refaire le monde en toute simplicité. Tout paraît si simple sur un forum et tout un chacun peut occuper une place importante (les fameux modérateurs omnipotents qui terrorisent les nioubes) et ainsi prendre sa revanche sur la vie réelle, bien plus terne et morne en comparaison. Que celui, donc, qui n&#8217;a jamais rêvé un jour d&#8217;un monde où les geeks et le virtuel prendraient leur revanche sur le monde réel me jette la première pierre !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>8th Wonderland</em>, c&#8217;est exactement cela. L&#8217;utopie d&#8217;un pays virtuel composé d&#8217;Internautes par ailleurs citoyens du monde lassés par les mensonges et trahisons des politiques. Une poignée d&#8217;individus qui veut changer les choses et se donne les moyens de le faire à travers une organisation financée par tous les citoyens de ce huitième pays merveilleux. Un pays démocratique où une motion est votée chaque semaine, une motion qui se transforme en action concrète dans le monde réel. Au départ gentillettes — clouer sur tous les murs des édifices religieux du Vatican un distributeur de préservatifs par exemple —, ces actions se durcissent au fil du film et alors que l&#8217;emballement médiatique survient, allant jusqu&#8217;à l&#8217;attentat terroriste et l&#8217;assassinat. C&#8217;est bien le problème d&#8217;un groupe fondé uniquement sur le vote de tous, sans aucun contrôle d&#8217;un groupe, il peut venir à faire n&#8217;importe quoi, quitte même à inoculer le virus du SIDA à des innocents. La fin justifie-t-elle les moyens ?, demande notamment <em>8th Wonderland</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/05/8th-wonderland-website.jpg" border="0" alt="8th-wonderland-website.jpg" width="690" height="372" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>8th Wonderland</em> fait preuve d&#8217;une naïveté déconcertante, à tel point que l&#8217;on se demande si les réalisateurs n&#8217;ont pas réalisé un film sarcastique qui dénoncerait en fait la naïveté de ces Internautes. À aucun moment, néanmoins, cette idée n&#8217;est validée par le film qui contraint à rester à un premier degré parfois surprenant. Qu&#8217;une communauté d&#8217;Internautes puisse impunément tuer un président en activité et créer une crise diplomatique au plus haut niveau impunément, sans que les dirigeants du monde fassent tout en leur pouvoir pour les arrêter laisse pantois. C&#8217;est d&#8217;autant plus gênant que l&#8217;argument de l&#8217;anonymat sur l&#8217;Internet est éculé depuis déjà fort longtemps, et que des geeks devraient quand même le savoir. Comment croire que cette communauté rassemblant manifestement des millions d&#8217;utilisateurs qui discutent par vidéo à plusieurs dizaines à la fois pourrait tenir sur une poignée de serveurs situés au Portugal et qui plus est sans surveillance ? C&#8217;est techniquement naïf et dommage pour un film qui devrait être irréprochable sur ce plan : étant dans l&#8217;utopie, on aurait pu imaginer bien plus fort, comme un site hébergé sur tous les ordinateurs de la planète, un site complètement décentralisé et donc inattaquable, par exemple. L&#8217;idée du pays virtuel est intéressante puisqu&#8217;elle désarçonne totalement un monde construit sur l&#8217;opposition entre États, ce qui est impossible dans <em>8th Wonderland</em>, comme c&#8217;est aussi le cas depuis le 11 septembre avec le terrorisme, d&#8217;ailleurs. Dommage dès lors de la gâcher avec ce retour tellement trop simple à la réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario est, de toute manière, un point noir pour un film complètement fauché. Nicolas Alberny et Jean Mach n&#8217;ont manifestement eu qu&#8217;un budget ridicule et ont été contraints de faire des coupes partout. Si cela se ressent dans la réalisation, c&#8217;est surtout gênant pour le scénario et les dialogues qui sonnent aussi vrais qu&#8217;une pièce de théâtre écrite par des collégiens. Les acteurs sont tous débutants (voire non professionnels) et cela se sent. D&#8217;ailleurs, quand <em>8th Wonderland</em> fait appel à des guest-star (Nikos Aliagas ou Julien Lepers par exemple), le niveau change et on regrette qu&#8217;un présentateur de journal télévisé français n&#8217;ait pas pris la place de l&#8217;actrice qui officie dans le film. Au-delà des acteurs, les faibles moyens limitent le potentiel de <em>8th Wonderland</em> et brident sérieusement ses ambitions. Le film est en effet ambitieux, ne voulant reposer quasiment que sur des images télévisées ou sur des discussions sur Internet. D&#8217;emblée, on nous présente les journaux de chaînes des quatre coins du monde et ce sera un principe moteur du film, chaque élément important étant analysé selon les différents points de vue. On entend parler une bonne dizaine de langues, l&#8217;ensemble a un côté cosmopolite assez plaisant et plutôt réussi, mais qui révèle encore mieux le manque de moyens du film. Ceci étant, passées les premières minutes et nonobstant les dialogues déplorables, <em>8th Wonderland</em> a un côté bricolé sympathique qui m&#8217;a plu. Comme si une communauté de geek faisait un film, sans doute.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/05/8th-wonderland-g8.jpg" border="0" alt="8th-wonderland-g8.jpg" width="690" height="372" /></div>
<p style="text-align: justify;">En sortant de la salle, le premier adjectif qui m&#8217;est venu à l&#8217;esprit pour qualifier <em>8th Wonderland</em> est &laquo;&nbsp;mignon&nbsp;&raquo;. Imaginer qu&#8217;une bande de geeks puisse durablement modifier le monde tel qu&#8217;on le connaît aujourd&#8217;hui et viabiliser le concept de pays virtuel après avoir attaqué les huit premières puissances du monde impunément est très mignon. Vraiment, on n&#8217;a pas envie d&#8217;attaquer un tel film, surtout quand, comme moi, on a de lourds passifs geeks… Geek ou pas geek, on déplore quand même la pauvreté du scénario, en particulier des dialogues, mais pas seulement. L&#8217;idéologie du film est tout de même bien pauvre et souvent démagogique. En bref, <em>8th Wonderland</em>, c&#8217;est mignon tout plein et très geek. J&#8217;ai bien peur que seuls ceux qui sont/ont été un peu geeks apprécieront…</p>
<p style="text-align: justify;">La <a href="http://nivrae.fr/2010/05/13/critique-cinema-8th-wonderland/">ciné-geekette</a> ne pouvait qu&#8217;apprécier <em>8th Wonderland</em>… Par contre, <a href="http://www.toujoursraison.com/2010/05/8th-wonderland.html">Rob Gordon</a> et <a href="http://www.critikat.com/8th-Wonderland.html">Benoit de Critikat</a> ne sont pas/plus du tout geeks, preuve en est faite ! Ceci étant et plus sérieusement, une fois passée l&#8217;émotion du geek qui sommeille toujours en moi, force est de reconnaître que ces deux derniers ont raison sur toute la ligne…</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_3350" class="footnote">Aaaah la bonne vieille époque des chats IRC… Ça c&#8217;était quelque chose&#8230; #nostalgie #moidemontemps</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Moon, Duncan Jones</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2010/03/08/moon-jones/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 23:07:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Clonage]]></category>
		<category><![CDATA[Huis clos]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Pour son premier film, Duncan Jones choisit le genre très dangereux de la science-fiction contemplative et réflexive. Mais Moon est une vraie réussite et pose les vraies questions avec légèreté et brio. <a href="http://nicolinux.fr/2010/03/08/moon-jones/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="122" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/moon-duncan.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="moon-duncan" title="moon-duncan" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">En 1969, David Bowie chantait l&#8217;histoire de Major Tom, un astronaute qui se perd dans l&#8217;immensité de l&#8217;espace après un départ sans encombre. Quarante ans après, Duncan Jones, son fils, propose un film de science-fiction qui met en scène un astronaute abandonné sur la Lune. <em>Moon</em> est un formidable huit clos spatial qui ne sortira sans doute jamais en salles en France. Un rejet totalement incompréhensible tant ce film aurait toute sa place sur grand écran.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/moon-duncan-jones.jpg" border="0" alt="moon-duncan-jones.jpg" width="600" height="878" /></div>
<div style="text-align: center;"><strong>Quittez immédiatement la navette si vous ne voulez pas savoir si le Major Tom s&#8217;en sort ou pas à la fin.</strong></div>
<p style="text-align: justify;">Les ressources énergétiques se sont épuisées sur terre, mais heureusement une solution a été trouvée. Les hommes exploitent désormais les ressources offertes par la lune qui offre de l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hélium_3">hélium 3</a> en abondance. L&#8217;exploitation est semi-automatisée, mais requiert une présence humaine pour la superviser. Lunar Industries, l&#8217;entreprise qui exploite cette ressource, envoie ainsi un astronaute pour une mission solitaire de trois ans. Ses tâches sont simples, il s&#8217;agit de vérifier que les machines en charge de l&#8217;extraction fonctionnent correctement, les réparer le cas échéant, et envoyer vers la terre le précieux hélium 3. La solitude est néanmoins pesante et ça n&#8217;est pas la présence de GERTY, l&#8217;intelligence artificielle de la base, qui y change quelque chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film suit les pas de Sam Bell, employé de Lunar Industries présent sur la Lune depuis quasiment trois ans. Il ne lui reste que deux semaines sur le satellite terrestre, et on sent son impatience à rentrer et retrouver sa femme et sa fille, qu&#8217;il n&#8217;a pas vu grandir. Son impatience est encore accentuée par le fait que les communications en direct sont coupées en raison d&#8217;une avarie technique. Mais lors d&#8217;une mission de routine, il est salement amoché par un accident. Le réveil est très difficile, il ne se souvient de rien et décide, à l&#8217;insu de GERTY qui a pour ordre de ne pas le laisser sortir, de se rendre sur les lieux de l&#8217;accident. Il y découvre avec stupeur… un homme qui lui ressemble en tout point, un autre Sam Bell. Le huit clos est ainsi double, puisque ce sont les deux clones qui cohabitent dans la station et essaient de comprendre qui est le clone de qui. Ils finissent par comprendre qu&#8217;ils sont tous les deux des clones d&#8217;un homme mort depuis longtemps et que Lunar Industries a mis au point un système de clonage avec un nouveau clone qui sort tous les trois ans.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/moon-sam-rockwell.jpg" border="0" alt="moon-sam-rockwell.jpg" width="600" height="399" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire de <em>Moon</em> n&#8217;a donc rien de très original. Elle condense tous les grands thèmes de la science-fiction, de l&#8217;intelligence artificielle jusqu&#8217;au clonage. L&#8217;amateur du genre ne sera donc pas dépaysé, d&#8217;autant que les décors convoquent immédiatement tous les classiques du genre. On pense bien évidemment à <em>2001, Odyssée de l&#8217;espace</em> qui semble avoir définitivement imposé les intérieurs lumineux et lisses bien éloignés des machines qui permettent actuellement de voyager dans l&#8217;espace. Les systèmes informatiques ressemblent furieusement à nos ordinateurs actuels (ni 3D, ni représentations holographiques au programme), tandis que le robot GERTY n&#8217;a même pas une forme humanoïde, mais se déplace sur un rail fixe au plafond. Bref, on est clairement avec <em>Moon</em> dans la branche scientifique de la SF, même si la fiction reste de mise. Le film ne dit rien sur le clonage, une opération qui relève totalement et jusqu&#8217;à preuve du contraire, de la fiction pure. Familier aussi des amateurs de SF, le robot intelligent GERTY respecte scrupuleusement les règles d&#8217;Asimov. Sa mission principale est donc d&#8217;aider les humains, quitte à intervenir contre les intérêts de la société qui l&#8217;a créé.</p>
<p style="text-align: justify;">Duncan Jones crée un cadre connu et rassurant à dessein sans doute, car le thème de son film n&#8217;est pas la science ou la fiction, mais bien plus des questions aussi vastes que la vie ou la mort. Un clone n&#8217;est pas censé croiser un autre clone, sous peine d&#8217;immédiatement prendre conscience de son artificialité. Et d&#8217;ailleurs, tout est fait sur cette base pour que les transitions se déroulent sans heurt : un clone n&#8217;est réveillé qu&#8217;après la disparition du précédent, ce dernier ayant eu droit à une belle mise en scène pour qu&#8217;il soit persuadé d&#8217;être cryogénisé après avoir servi son entreprise et même, tant qu&#8217;à faire, son pays. Le plan est parfait, mais il souffre d&#8217;une faille : ces clones sont d&#8217;abord des êtres humains et ils réagissent comme tels. C&#8217;est la curiosité du nouveau Sam Bell qui le conduit à retrouver l&#8217;autre Sam Bell. À partir de là, la machine s&#8217;enraye jusqu&#8217;à cesser de fonctionner puisque le film indique finalement qu&#8217;un procès a été mené contre l&#8217;entreprise pour son usage, apparemment toujours interdit dans ce futur, du clonage.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/moon-duncan-rockwell.jpg" border="0" alt="moon-duncan-rockwell.jpg" width="600" height="399" /></div>
<p style="text-align: justify;">Comme toutes les meilleures œuvres de science-fiction, <em>Moon</em> questionne d&#8217;abord l&#8217;humain. Qu&#8217;est-ce qui fait l&#8217;homme ? Le clone comme l&#8217;intelligence artificielle mettent en valeur tout l&#8217;intérêt de la question. Un clone n&#8217;est pas né de l&#8217;union d&#8217;un homme et d&#8217;une femme, mais du travail de scientifique. Dès lors, quelle valeur accorder à ses souvenirs invariablement ajoutés à sa mémoire ? Néanmoins, le film le montre bien, ces clones sont terriblement humains : le fait même qu&#8217;ils réussissent à comprendre le clonage et à se penser comme clones démontre leur humanité profonde. D&#8217;un autre côté, on a une machine intelligente, certes, mais limitée à des 1 et des 0. Ses réactions sont néanmoins parfois troublantes d&#8217;humanité : quand Sam pose LA question qui fâche, le robot contourne le problème de manière si humaine et demande à la place s&#8217;ils ont faim. À la fin, il éprouve même une sorte de pitié et devient clairement favorable au but pourtant totalement contre-productif pour un robot créé pour maximiser les profits d&#8217;une entreprise. Dans ce film finalement, les deux clones et le robot sont beaucoup plus humains que les dirigeants de Lunar Industries.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pourquoi, <em>Moon</em> évoque des classiques de la SF sur grand écran, que ce soit les <em>Solaris</em>, ou bien sûr le chef-d&#8217;œuvre de Kubrick. <em>2001</em> est présent par l&#8217;esthétique, on l&#8217;a dit, avec l&#8217;inévitable comparaison entre GERTY et HAL-9000. La voix de GERTY (Kevin Spacey) est trop proche de celle de son illustre prédécesseur pour n&#8217;y voir qu&#8217;une coïncidence et on retrouve la même caméra unique et froide, même si le robot du XXIe siècle est humanisé par des smileys. Sans aller jusqu&#8217;à dire que <em>Moon</em> atteint le niveau de l&#8217;<em>Oyssée de l&#8217;espace</em> (quand même, restons calmes), le film de Duncan Jones ne manque pas d&#8217;arguments dans le domaine de la science-fiction cérébrale. Au-delà de la question existentielle (puisqu&#8217;au fond, c&#8217;est de cela qu&#8217;il s&#8217;agit), le film propose une lecture intéressante sur l&#8217;utilisation capitaliste de la conquête spatiale. La colonisation de la Lune ne répond pas à une demande scientifique, mais au simple besoin de créer de la richesse, toujours plus de richesse. Quitte à discrètement créer des clones, loin de tout regard.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/moon-duncan-jones-Rockwell.jpg" border="0" alt="moon-duncan-jones-Rockwell.jpg" width="600" height="399" /></div>
<p style="text-align: justify;">Duncan Jones a beau être &laquo;&nbsp;le fils de&nbsp;&raquo;, ce premier film prouve qu&#8217;il est d&#8217;abord un cinéaste à suivre de près. <em>Moon</em> est son premier film et c&#8217;est une véritable réussite. Comme souvent, la science-fiction n&#8217;est ici que le prétexte à un récit beaucoup plus profond, pour ne pas dire philosophique, sans jamais perdre de vue l&#8217;efficacité d&#8217;un quasi-thriller. Efficacité qui tient beaucoup en la prestation de Sam Rockwell qui est quasiment le seul acteur du film, et qui est vraiment brillant.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réussite rend d&#8217;autant plus agaçante la non-sortie en salles du film en France. Prévu initialement pour le printemps, <em>Moon</em> ne sortira finalement jamais, passant directement au DVD au mois de juin. C&#8217;est une décision incompréhensible, justifiée par l&#8217;argument des plus dangereux selon lequel &laquo;&nbsp;le film n&#8217;aurait pas trouvé son public en salles&nbsp;&raquo;. A-t-on à ce point perdu confiance dans le public actuel pour des films plus exigeants ? Et de toute façon, cela n&#8217;empêche pas certains films intellectualisants et souvent bien moins intéressants que celui-ci de sortir dans quelques salles parisiennes, toutes les semaines. Mais surtout, il s&#8217;agit du fils de David Bowie, quand même ! Mettre ce nom en gros sur les affiches aurait suffi à ramener tous les fans du chanteur, et je suis sûr qu&#8217;ils sont encore nombreux. C&#8217;est vraiment une décision que je ne comprends pas, surtout à une époque où l&#8217;on se plaint sans arrêt du piratage : voilà un film qui mériterait le grand écran, et que j&#8217;ai vu sur un 13 pouces. Quel gâchis…</p>
<p style="text-align: justify;">Les quelques critiques et avis glanés sur Internet indiquent une assez belle unanimité. <a href="http://www.smahut.com/BlogQuenelle/2010/02/09/moon-2010/">Thibault</a> s&#8217;enthousiasme pour ce &laquo;&nbsp;grand film&nbsp;&raquo;, tandis que <a href="http://www.traqueur-stellaire.net/2009/11/moon-–-duncan-jones-2009/">Guillaume</a> faisait le pari, en novembre dernier, que <em>Moon</em> serait &laquo;&nbsp;une des plus grosses sorties SF des prochains mois&nbsp;&raquo;. On ne lui a pas laissé cette chance. Très belle analyse du <a href="http://www.panorama-cinema.com/html/critiques/moon.htm">panorama cinématographique</a> qui développe ce que j&#8217;avais esquissé sur les questions existentialistes. Avis plus mitigé de <a href="http://laternamagika.wordpress.com/2010/02/08/moon-de-duncan-jones/">Lanterna Magika</a> qui n&#8217;a pas vu de réflexion intellectuelle dans le film, mais salue la bande-originale de Clint Mansell. Pour l&#8217;avoir écoutée, je confirme, elle est vraiment très bien.</p>
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		<title>Daybreakers, Michael et Peter Spierig</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 22:41:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Gore]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vampires]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Daybreakers, c'est une bonne idée de départ gâchée par une réalisation et un scénario pas au niveau. Le résultat est très décevant. <a href="http://nicolinux.fr/2010/03/05/daybreakers-spierig/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/daybreakers-michael-peter-spierig.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="daybreakers-michael-peter-spierig" title="daybreakers-michael-peter-spierig" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Après une semaine éprouvante, quoi de mieux qu&#8217;un bon petit film pas fatiguant ? Fort de cette idée, je suis allé voir <em>Daybreakers</em> des frères Spierig. Las, ce film de vampires fauché ne m&#8217;a même pas amusé, juste ennuyé… Dommage, l&#8217;idée était bonne.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/daybreakers-spierig-brothers.jpg" border="0" alt="daybreakers-spierig-brothers.jpg" width="600" height="800" /></div>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes en 2019 et un virus a transformé quasiment tous les hommes sur terre en vampires. Les anciennes proies sont devenues de terribles chasseurs traquant sans relâche les derniers survivants de la race humaine pour récupérer leur sang. C&#8217;est que les vampires ne sont pas faits pour dominer : ils ont besoin de réserves de sang humain importantes et donc d&#8217;une population humaine plus importante que le nombre de vampires<sup><a href="http://nicolinux.fr/2010/03/05/daybreakers-spierig/#footnote_0_2937" id="identifier_0_2937" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apparemment, les vampires ici ne peuvent pas &ecirc;tre v&eacute;g&eacute;tariens, comme dans Twilight, et ne boire que du sang animal&hellip;">1</a></sup>. Alors que le principal vendeur de sang humain des États-Unis cherche à créer un remplaçant chimique au sang humain, les tensions montent dans le monde entier en même temps que les réserves de sang diminuent. La privation de sang humain produit d&#8217;étonnants résultats, les vampires se transforment alors en monstres mi-humains mi-chauve-souris avides de sang, quel qu&#8217;il soit.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est toute la société de vampires qui est alors menacée. <em>Daybreakers</em> la présente dans un premier temps de manière relativement convaincante. Quand le vampire est la norme, de nombreuses choses changent, et notamment l&#8217;inversion des rôles entre les journées et les nuits. Les maisons sont bien isolées de la lumière du jour, tandis que des couloirs souterrains ont été aménagés dans toutes les villes et que les voitures sont dotées d&#8217;un mode diurne pour permettre à ceux qui en ont besoin de vaquer à leurs occupations de jour. Les restaurants sont devenus inutiles, de même que les centres commerciaux, on boit à la place du café mêlé de sang le matin et du sang &laquo;&nbsp;on the rocks&nbsp;&raquo; en guise d&#8217;apéritif. Néanmoins, 2019 n&#8217;est pas très loin, et il est difficile de parler de science-fiction tant l&#8217;univers montré par les frères Spierig est proche et familier du nôtre. On roule toujours à voitures, même si celles-ci font un petit bruit électrique, on fume toujours es cigarettes, on porte des vêtements toujours aussi sombres, on prend le métro, on dispose toujours de télés à écran plat… Le film reste très sage, même si on repère quelques éléments modernes, la domotique ou la généralisation de la télé-surveillance.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/daybreakers-ethan-hawke.jpg" border="0" alt="daybreakers-ethan-hawke.jpg" width="600" height="401" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;inversion du rapport entre les humains et les vampires est intéressante, mais pas très originale en soi. On la retrouve par exemple dans <em>I Am a Legend</em> (la nouvelle, pas le film), ou bien dans la récente série <em>True Blood</em> (paraît-il, elle est toujours dans ma liste des séries à voir). Mais après tout, pourquoi pas, un film n&#8217;a pas à proposer des histoires totalement nouvelles et puis les films privilégient souvent la contamination que ce qui arrive après. La dystopie que proposent Michael et Peter Spierig avait tout pour me plaire, mais elle ne fonctionne jamais vraiment. Tout sonne faux dans cet univers, on ne croit pas vraiment à ce monde bien trop similaire au nôtre, pas plus qu&#8217;on ne croit en ces personnages caricaturaux. Le héros est un vampire non consentant qui refuse de boire du sang humain, mais sinon on se demande bien ce qu&#8217;il fait dans l&#8217;histoire, tant il paraît indifférent à ce qui l&#8217;entoure. Le méchant est vraiment très méchant, et il ne pense qu&#8217;à pomper le plus de sang possible pour le revendre à prix d&#8217;or, sans jamais envisager la guérison. Il est si méchant qu&#8217;il va jusqu&#8217;à condamner sa propre fille, c&#8217;est dire. Le héros croise la route de véritables justes des temps modernes, des humains qui cachent et protègent d&#8217;autres humains impitoyablement traqués par des armées de vampires.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Daybreakers</em> est un film fauché, réalisé avec trois francs six sous, et cela se voit du début à la fin. La réalisation est très légère, les effets spéciaux souvent grossiers et le nombre des décors doit tenir sur les doigts d&#8217;une main (allez, peut-être deux). Les réalisateurs font ce qu&#8217;ils peuvent pour pallier le faible budget, et apparemment ils ont eu des prix sur l&#8217;hémoglobine de cinéma qui coule ici à flot. Les membres volent, les entrailles s&#8217;étalent… l&#8217;interdiction au moins de 12 ans n&#8217;est pas de trop. Cette réalisation au rabais n&#8217;aide pas à croire à l&#8217;univers, certes, mais je crois que c&#8217;est le scénario qui est le premier responsable. C&#8217;est que le budget a été si restreint que les frères Spierig n&#8217;ont pas jugé bon d&#8217;avoir un scénario qui puisse rendre leur film ne serait-ce que vaguement intéressant. L&#8217;action avance en roue libre, un coup le soleil explose le vampire instantanément, le coup suivant il brule à peine au second degré le vampire, tandis que la &laquo;&nbsp;dévampirisation&nbsp;&raquo; (© Rob Gordon) est vraiment ridiculement simple… J&#8217;ai bien essayé de m&#8217;accrocher aux branches, de pardonner les erreurs, mais du coup je ne suis jamais entré dans le récit. Une faute impardonnable pour un blockbuster digne de ce nom, le plaisir pur passant d&#8217;abord par une adhésion complète du spectateur à l&#8217;univers du film.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/daybreakers-sam-neil.jpg" border="0" alt="daybreakers-sam-neil.jpg" width="600" height="401" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le résultat est un film plutôt faible. J&#8217;aimais l&#8217;idée de départ et j&#8217;attendais un film pas forcément très original, pas très bien réalisé, mais au moins fun. Ni les acteurs (pas exceptionnels il faut dire), ni les quelques bonnes idées scénaristiques (comme la course-poursuite où le véritable ennemi n’est plus les balles, mais les rayons du soleil) ne parviennent à compenser un scénario aussi malmené que la réalisation est pauvre et pleine du &laquo;&nbsp;charme&nbsp;&raquo; kitsch des séries à l&#8217;ancienne. Il ne reste pas grand-chose à sauver de <em>Daybreakers</em>, et j&#8217;ai vu le temps passer (heureusement, le film est court). Dommage pour un film censé me détendre…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.filmosphere.com/2010/02/critique-daybreakers-2009/">Nicolas</a> de Filmosphère était assez enthousiaste, de même que la <a href="http://laternamagika.wordpress.com/2010/02/27/daybreakers-de-michael-et-peter-spierig/">Lanterne magique</a>. Je suis plus d&#8217;accord avec <a href="http://www.toujoursraison.com/2010/03/daybreakers.html">Rob</a> ou avec <a href="http://www.leblogducinema.com/2010/02/21/critique-daybreakers/">Le blog du cinéma</a>. Quant à la critique plus traditionnelle, c&#8217;est simple, elle a tout simplement ignoré le film. Difficile de lui en vouloir néanmoins.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2937" class="footnote">Apparemment, les vampires ici ne peuvent pas être végétariens, comme dans <em><a href="http://nicolinux.fr/tag/twilight/">Twilight</a></em>, et ne boire que du sang animal…</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Avatar, James Cameron</title>
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		<comments>http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 17 Dec 2009 23:29:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Avatar n'est sans doute pas la révolution technologique annoncée. C'est aussi une histoire simple, voire simpliste. Mais c'est d'abord un formidable conte qui tend à l'universel. Bluffant... <a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/Avatar-James-Cameron.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Avatar-James-Cameron" title="Avatar-James-Cameron" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">D&#8217;accord, d&#8217;accord, je me rends, je l&#8217;avoue, les Na&#8217;vis m&#8217;ont battu à plate couture. J&#8217;étais sceptique, mais en sortant de la salle, je suis plus bluffé qu&#8217;autre chose. Certes, l&#8217;histoire est aussi originale que celle de Pince-mi et Pince-moi et leur bateau. Mais justement, Cameron essaie de tendre à l&#8217;universalité du mythe. Je ne sais pas s&#8217;il y parvient, mais c&#8217;est très beau à voir.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/avatar-james-cameron-affiche.jpg" border="0" alt="avatar-james-cameron-affiche.jpg" width="600" height="800" /></div>
<div style="text-align: center;">
<h2>/!\ Alerte spoiler attaque niveau 5 /!\</h2>
</div>
<p style="text-align: justify;"><em>Avatar</em>, sans nul doute LE phénomène 2009 pour le monde du cinéma. Ce fut le retour de James Cameron sur les écrans, absent depuis le fameux <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/04/08/titanic-cameron/" title="Titanic, James Cameron">Titanic</a></em>, film au succès tellement monstrueux que la simple annonce de ce retour a sans doute fait défaillir plus d&#8217;un producteur. <em>Avatar</em> est un film à la hauteur des attentes : le film le plus cher de l&#8217;histoire du cinéma, et une révolution technique annoncée à grand renfort de marketing pendant de nombreux mois. Ce serait tout simplement le premier film entièrement numérique vraiment réaliste, et ce serait le début d&#8217;une nouvelle ère pour le cinéma, à la hauteur de la couleur ou du son.</p>
<p style="text-align: justify;">Autant le dire, je faisais partie des sceptiques. Déjà, je n&#8217;aime pas le matraquage marketing et voir la bande-annonce une bonne dizaine de fois a eu plutôt tendance à m&#8217;agacer profondément et à souhaiter la sortie du film, histoire qu&#8217;on puisse passer à autre chose (sans compter sur les publicités exploitant le film, c&#8217;était vraiment devenu étouffant). Et puis cette révolution technique me semblait vraiment surévaluée : ce monde virtuel me paraissait bien proche de jeux vidéo, et encore pas des plus récents. Bref, je pensais, <a href="http://www.monsieurlam.com/2009/12/17/avatar-cameron-d/">comme Monsieur Lam</a>, être déçu, voir au mieux un jeu vidéo un peu amélioré avec une histoire à la guimauve qui endormirait même un enfant bon public.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/avatar-pandora.jpg" border="0" alt="avatar-pandora.jpg" width="600" height="375" /></div>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant. Dès les premières images, James Cameron nous plonge dans l&#8217;univers de Pandora, univers qui, répète-t-on à qui veut bien l&#8217;entendre, se forme dans sa tête depuis une quinzaine d&#8217;années, si ce n&#8217;est plus. Et effectivement, la magie opère, cet univers follement irréaliste où les arbres s&#8217;illuminent à votre passage comme ces tapis de jeux de console pour danser devient crédible. La sensation est difficile à expliquer, mais on a rarement vu au cinéma un monde étranger prendre vie aussi vite, et avec autant d&#8217;efficacité. Je ne crois pas que la technique soit responsable en fait, George Lucas avait réussi avec trois bouts de ficelles il y a pas mal d&#8217;années. Non, on sent effectivement la très longue maturation pour un monde qui a sa propre logique et qui fonctionne.</p>
<p style="text-align: justify;">On nous projette dans ce monde, et l&#8217;arrivée peut être déroutante. Le scénario se fait très léger sur les explications, et c&#8217;est un très bon point. Point de discours avec narrateur à la voix grave ou texte déroulant, non le film ne raconte rien, mais montre beaucoup. On comprend ainsi que les hommes sont partis à la conquête de l&#8217;espace, on saura plus tard dans le film que la Terre n&#8217;est plus qu&#8217;un caillou mort, donc on peut comprendre que les humains l&#8217;ont plus ou moins abandonnée pour trouver de l&#8217;herbe encore verte ailleurs. Sur Pandora, l&#8217;herbe est effectivement très verte, luxuriante même dans ce monde manifestement entièrement recouvert d&#8217;une jungle épaisse et mystérieuse. Mieux, le sous-sol est plein d&#8217;un minerai rare qui s&#8217;achète des fortunes. On ne saura jamais à quoi il peut bien servir, peu importe de toute façon, le tout est que les hommes doivent détruire ce magnifique monde pour y accéder.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/pandora-avatar.jpg" border="0" alt="pandora-avatar.jpg" width="600" height="375" /></div>
<p style="text-align: justify;">Tout irait pour le mieux pour nous autres, humains, s&#8217;il n&#8217;y avait les Na&#8217;vis. Ces autochtones sont en gros très humanoïdes, mais bleus, très grands (facile le double des hommes) et très bien adaptés à Pandora. Ils sont même connectés à tous les arbres pour former un cerveau géant — ça c&#8217;est le point de vue pseudo-scientifique — qui se trouve être une sorte de Gaïa améliorée. Ils vivent par elle et ne peuvent vivre sans elle, or justement c&#8217;est ce que les humains veulent détruire. Le clash est inévitable et si quelques scientifiques et humanistes ont réussi jusque-là à bloquer la confrontation militaire directe par l&#8217;usage des Avatars, le parti belliciste est en train de prendre le dessus.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans ce contexte tendu que débarque Jake Skully, marine paralysé des jambes qui, à peine sorti de la congélation longue durée pour faire le voyage depuis la terre, apprend que son frère est mort. Son frère était un Avatar, comme ils ont le même ADN, hop Jack le remplace. Un Avatar est en fait un Nav&#8217;i dans lequel a été implanté une partie de l&#8217;ADN d&#8217;un humain, et auquel l&#8217;humain en question peut se connecter. Je suppose que l&#8217;on peut voir dans cette variation des clones une métaphore sur les OGM. En tout cas, cela fonctionne apparemment très bien et notre ami Jake est très content de retrouver deux jambes fonctionnelles.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/james-cameron-avatar.jpg" border="0" alt="james-cameron-avatar.jpg" width="600" height="400" /></div>
<p style="text-align: justify;">Son rôle, en tant qu&#8217;Avatar, est de rapporter au camp et en particulier au commandant militaire sur place, des informations sensibles sur les Nav&#8217;is, après les avoir infiltrés donc. Cela tombe bien, Jake tombe par hasard sur une charmante Nav&#8217;i, Neytiri, qui le ramène au principal campement Nav&#8217;i, suivant par là les conseils de la nature. Le film ne laisse aucun doute sur la suite : frappé du syndrome de Stockholm, Jake finit par s&#8217;attacher aux Nav&#8217;is et rejeter les humains et leur plan diabolique, jusqu&#8217;à finalement mener la guerre contre les humains. Au passage, il tombe évidemment follement amoureux de Neytiri qui se trouve être la fille du chef, et il deviendra aussi un super héros local.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario prend peu de place, et il est cousu de fil blanc de bout en bout. Les surprises sont rares dans <em>Avatar</em>, mais pas absentes. Peu importe, un scénario complexe ou innovant n&#8217;est pas ce qui conduit James Cameron. Bien au contraire, sa volonté me paraît évidente : toucher le plus grand nombre. Certes, cela veut dire gagner plein de sous, parce qu&#8217;il faut bien le rentabiliser, ce film le plus cher de l&#8217;histoire du cinéma. Mais j&#8217;aime penser qu&#8217;il n&#8217;y a pas qu&#8217;une histoire d&#8217;argent derrière tout cela. Au contraire, je pense que James Cameron poursuit avec <em>Avatar</em> un travail engagé sur <em>Titanic</em><sup><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/#footnote_0_2248" id="identifier_0_2248" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Euuh, j&amp;#8217;ai cherch&eacute;, mais avec Aliens ou Terminator, c&amp;#8217;est quand m&ecirc;me beaucoup moins &eacute;vident&amp;#8230;">1</a></sup> qui est de simplifier au maximum les histoires pour tendre à l&#8217;universel. Rien de bien original derrière tout, évidemment, en littérature c&#8217;est quelque chose de bien connu, et dans le cinéma aussi, forcément.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/avatar_navis.jpg" border="0" alt="avatar_navis.jpg" width="599" height="337" /></div>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, le déplacement dans un contexte totalement étranger à tout le monde, et donc fondamentalement proche de tous, est une étape de plus qui m&#8217;évoque les mythes fondateurs, certes toutes proportions gardées. La quête d&#8217;une identité, la trahison d&#8217;un clan, le rôle central et actif de la nature&#8230; autant de thèmes que l&#8217;on retrouverait naturellement dans un mythe. Cet univers étonnant évoque quant à lui les contes, les dessins animés ou <em>Alice aux Pays des Merveilles</em> (Tim Burton aurait pu tourner son film sur Pandora) : la nature a ce côté magique, ce rôle central si typique des mythes. Dans un autre registre, on appréciera le gros travail du film sur les Nav&#8217;is. Leur langue et leur culture ont manifestement fait l&#8217;objet d&#8217;un long travail de recherche qui rend <em>Avatar</em> plus convaincant et pourrait évoquer, là encore toutes proportions gardées, l&#8217;ethnologie (or quelqu&#8217;un comme Lévi-Strauss a beaucoup travaillé sur les mythes fondateurs, CQFD).</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;histoire est globalement connue d&#8217;avance, elle ménage néanmoins quelques surprises comme si Cameron avait joué de nos attentes. Ainsi, on imagine bien que quelqu&#8217;un va être blessé dans la fusillade qui commence la rébellion des héros, mais on pensait vraiment que les Nav&#8217;is allaient sauver la blessée. Las, elle meure d&#8217;une blessure trop grave pour être guérie, et c&#8217;est une surprise. Je pense vraiment que Cameron s&#8217;en est tenu volontairement à un fil très simple, mais en ayant totalement conscience de ce choix assumé. Ça n&#8217;est pas juste qu&#8217;ils n&#8217;avaient pas de quoi payer un scénariste ou deux, pour le dire autrement.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/avatar-Neytiri.jpg" border="0" alt="avatar-Neytiri.jpg" width="600" height="400" /></div>
<p style="text-align: justify;">Venons-en maintenant à la révolution technologique annoncée. Comme souvent, le discours marketing s&#8217;est légèrement emporté (et je sais de quoi je parle, je connais bien le marketing Apple&#8230;) et parler de révolution est sans doute un bien grand mot. Mais <em>Avatar</em> est loin d&#8217;être aussi mauvais que je l&#8217;avais anticipé. Comme je l&#8217;ai déjà dit, on croit à cet univers merveilleux et la technique n&#8217;y est pas étrangère. Il est vrai que les mondes entièrement réalisés en numériques sont désormais parfaitement crédibles même si, par moment, on sent la patte de l&#8217;ordinateur. Certains plans font dessinés, à la manière de certains jeux d&#8217;aventure (je pense tout particulièrement à ceux de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Benoît_Sokal">Benoit Sokal</a>) : ça n&#8217;est pas moche, loin de là, mais on retrouve alors, de manière souvent fugace, l&#8217;origine informatique.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avatar</em> est le premier film réalisé pour la 3D et à ce titre, ce serait le premier à vraiment l&#8217;exploiter. C&#8217;était le quatrième film que je voyais en 3D, et j&#8217;ai retrouvé <a href="http://nicolinux.fr/tag/3D">les problèmes habituels</a>, même si la technologie a manifestement fait des progrès en quelques mois (ou alors, c&#8217;est juste que je me suis habitué). Outre que les lunettes sont inconfortables au possible, l&#8217;image en 3D est assombrie et très vite floue, notamment quand une scène comporte plusieurs plans juxtaposés. J&#8217;ai été moins gêné avec <em>Avatar</em>, peut-être aussi parce que la 3D ne sert pas à grand-chose finalement, si ce n&#8217;est quand même à ajouter un peu de profondeur de champ. Je ne dis pas que ça n&#8217;est pas intéressant en soi, mais je trouve qu&#8217;il reste encore à inventer un cinéma réellement pensé pour la 3D. Ici, les avantages me semblent réduits face aux inconvénients, et je pense que la 2D suffisait amplement sur 90 % du film, au moins. On ne peut que saluer, néanmoins, l&#8217;effort et espérer que la technique s&#8217;améliorera à l&#8217;avenir.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/avatar-james-cameron-2009.jpg" border="0" alt="avatar-james-cameron-2009.jpg" width="600" height="343" /></div>
<p style="text-align: justify;">Cette critique est déjà dix fois trop longue, mais je ne voudrai pas l&#8217;arrêter sans évoquer la très grande maîtrise de James Cameron en matière de mise en scène et de construction cinématographique. On n&#8217;en doutait pas vraiment, mais il l&#8217;a confirmé avec son film : Cameron est un grand cinéaste capable de véhiculer l&#8217;émotion qui a voulu faire passer avec des moyens très efficaces. <em>Avatar</em> est un vrai blockbuster, un film grand public à l&#8217;efficacité redoutable et un film qui prend très au sérieux son rôle de divertissement. Nulle réflexion meta-cinématographique ici, juste le divertissement à l&#8217;état pur avec une volonté d&#8217;atteindre l&#8217;universel. Ça fait du bien de temps en temps, et on en oublie même le discours écologique un peu neuneu ou le happy-end final (qui laisse néanmoins planer le doute sur une suite avec retour des humains&#8230;). C&#8217;est quand même du grand art.</p>
<p style="text-align: justify;">Avalanche de critiques sur <em>Avatar</em>, on s&#8217;en doute. Les <a href="http://myscreens.fr/2009/cinema/avatar-la-critique/">uns</a> ont adoré, les <a href="http://www.surlarouteducinema.com/archive/2009/12/17/avatar-de-james-cameron.html">autres</a> détestés, <a href="http://www.leblogducinema.com/2009/12/16/critique-avatar/">certains</a> se tenant entre les tirs croisés. Je retiens tout particulièrement la critique de <em>Critikat</em>, très argumentée comme d&#8217;habitude ce qui n&#8217;est pas toujours facile avec des blockbusters. Alors que <em><a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/avatar,392349,critique.php">Télérama</a></em> est partagé, les <em><a href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/1260888660/article/avatar-1/">Inrockuptibles</a></em> (et Jean-Marc Lalanne) ont beaucoup aimé. Pour une fois que leur critique est longue et argumentée, je recommande sa lecture, d&#8217;autant qu&#8217;elle apporte des éléments intéressants. Bien sûr, le film rejoue la conquête américaine (Indiens vs Américains) mais du point de vue des Indiens ; plus troublant, si l&#8217;on comprend la chute de l&#8217;arbre comme une métaphore du 11 septembre 2001, alors ce sont les militaires américains qui en seraient responsables. Le scénario est ainsi décortiqué avec plein de bonnes idées&#8230; chapeau.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/avatar-cameron.jpg" border="0" alt="avatar-cameron.jpg" width="600" height="400" /></div>
<p style="text-align: justify;">Et je conclurai sur ce paradoxe personnel. En fait, je ne sais pas pourquoi j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir tant aimé Avatar. Après tout, quand on y pense, ça n&#8217;est qu&#8217;une version un peu modernisée de <em>Pocahontas</em>, et dieu sait si j&#8217;ai pu détester <em>Pocahontas</em> plus jeune<sup><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/#footnote_1_2248" id="identifier_1_2248" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ben oui, mais quand on a plusieurs s&oelig;urs, c&amp;#8217;est pas toujours facile d&amp;#8217;imposer le choix du Disney&amp;#8230;">2</a></sup>. Je crois vraiment que James Cameron a su parler au petit garçon fan absolu de Science-Fiction que j&#8217;ai été (et que je suis toujours en fait, mais je me soigne). C&#8217;est idiot à dire, mais voilà, j&#8217;ai retrouvé le plaisir innocent de découvrir un monde et me laisser porter par une histoire…</p>
<p style="text-align: justify;">Bon, et je m&#8217;excuse sincèrement pour ce monstrueux et indigeste pavé. Il faudra vraiment que je me soigne un jour&#8230;</p>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2248" class="footnote">Euuh, j&#8217;ai cherché, mais avec <em>Aliens</em> ou <em>Terminator</em>, c&#8217;est quand même beaucoup moins évident&#8230;</li><li id="footnote_1_2248" class="footnote">Ben oui, mais quand on a plusieurs sœurs, c&#8217;est pas toujours facile d&#8217;imposer le choix du Disney&#8230;</li><li id="footnote_2_2248" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>District 9, Neill Blomkamp</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Sep 2009 23:28:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Apartheid]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>La science-fiction est un moyen de parler d'une époque et d'une société. C'est flagrant avec District 9 qui dit plus de choses sur la société sud-africaine et l'homme en général que sur les aliens qu'il met en scène... <a href="http://nicolinux.fr/2009/09/20/district-9-neill-blomkamp/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/09/district-91.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="District 9" title="District 9" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Un film de science-fiction réalisé par un inconnu, mais chapeauté et promu par Peter Jackson, cela ne pouvait que faire du bruit. Le buzz fut en effet à la hauteur du vaisseau de l&#8217;affiche : <em>District 9</em>, premier long métrage du Sud-Africain Neill Blomkamp était ainsi présenté comme un film à mi-chemin entre le blockbuster hollywoodien et le documentaire. À l&#8217;écran, on a un film terriblement réaliste et qui dit énormément de choses sur notre société.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=143026.html"> </a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=143026.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=143026.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=143026.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=143026.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/09/district-9-blomkamp.jpg" border="0" alt="district-9-blomkamp.jpg" width="600" height="800" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>District 9</em> présentant des aliens, il a été classé dans la catégorie science-fiction. Ça n&#8217;est pas faux, mais l&#8217;action est directement contemporaine (enfin, à un an près je crois) et les faits importants se déroulent tous à la fin des années 1980. En ce sens, plus que de science-fiction, on pourrait parler d&#8217;uchronie.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;action se déroule en Afrique du Sud. Alors que l&#8217;Apartheid touche à sa fin, un énorme vaisseau se positionne au-dessus de Johannesburg et reste immobile, comme mort. Une expédition permet de découvrir qu&#8217;un million d&#8217;aliens sont en fait dans le vaisseau, et le gouvernement sud-africain décide alors d&#8217;exploiter les anciens townships pour les héberger. Une vingtaine d&#8217;années après, soit aujourd&#8217;hui, la situation est devenue incontrôlable. Les aliens, surnommés crevettes par les locaux en raison de leur morphologie particulière, ne s&#8217;intègrent pas à la société, se gavent de pâtés pour chat, pillent les commerces et brulent des voitures, mais pas les pneus qu&#8217;ils dévorent. Les humains en ont assez, ces crevettes ne sont plus les bienvenues et on décide alors de les déplacer à 200 km de la ville.</p>
<div style="text-align: center;"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/09/district-nine.jpg" border="0" alt="district-nine.jpg" width="600" height="338" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le film commence comme un documentaire et suit la journée de Wikus, le responsable du déplacement des aliens sous la direction du MNU, l&#8217;organisme qui les gère. On découvre au départ un gars brouillon pour ne pas dire énervé , très excité à l&#8217;idée de virer les crevettes, s&#8217;amusant de cette mission comme un gamin. On comprend vite qu&#8217;il doit ce poste à son beau-père, dirigeant du MNU. Très vite, on voit bien qu&#8217;il n&#8217;est pas calé pour le job, les incidents se multiplient et l&#8217;évacuation se passe très mal. Lors d&#8217;une fouille, il tombe sur un mystérieux tube et se fait asperger d&#8217;un liquide qui fait tout dérailler puisque l&#8217;on comprend peu à peu qu&#8217;il se transforme lui-même en crevette alien.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une première partie documentaire, <em>District 9</em> s&#8217;oriente largement vers l&#8217;action, sans grande originalité à dire vrai puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une course-poursuite entre les soldats du MNU et le héros malgré lui devenu fugitif. Le début dans le style documentaire est beaucoup plus intéressant, même s&#8217;il n&#8217;est pas totalement novateur, Hollywood semblant adorer le style CNN. On retrouve en tout cas le principe de films comme <em>Cloverfield</em>, avec une petite caméra au cœur de l&#8217;action ; sauf que là, la source n&#8217;est pas unique, mais multiplie les angles. On a des extraits de la journée du déplacement, d&#8217;autres rappellent les faits historiques, d&#8217;autres enfin se passent temporellement dans la seconde partie du film et évoquent la réaction de la société face aux évènements. C&#8217;est ce patchwork qui est vraiment intéressant.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/09/district-9.jpg" border="0" alt="district-9.jpg" width="600" height="399" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>District 9</em> est un film très fort par son réalisme. Il est, certes, un peu étonnant de parler de réalisme à propos d&#8217;un film qui présente des êtres qui n&#8217;existent pas et qui construisent à partir de vieux PC des calculateurs  surpuissants. Néanmoins, ce film n&#8217;est pas Star Wars et la majeure partie de l&#8217;action se déroule en terrain connu — les bidonvilles d&#8217;Afrique du Sud —, à une époque connue, et sans créatures étranges. Sur la majeure partie des plans, seule la présence du vaisseau au-dessus de la ville, comme menace permanente, renvoie à la Science-Fiction, au moins dans la première partie.</p>
<p style="text-align: justify;">Résultat, on adhère totalement à l&#8217;univers du film, et ses messages passent d&#8217;autant mieux. La science-fiction n&#8217;a jamais été qu&#8217;un moyen détourné de dire quelque chose sur une époque, une société, mais avec <em>District 9</em>, c&#8217;est explicite. Le choix de Johannesburg n&#8217;est évidemment pas anodin, pas plus que celui de faire arriver les aliens à la fin de l&#8217;Apartheid. Le film montre explicitement une société qui semble condamnée à voir en permanence cohabiter des populations radicalement différentes, comme si les crevettes remplaçaient les noirs. Ce qui est très intéressant, c&#8217;est que l&#8217;on observe que rassembler une population d&#8217;individus, quels qu&#8217;ils soient, en un même lieu désorganisé conduit toujours à la formation de bidonvilles et au rejet des populations environnantes.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/09/district-9-apartheid.jpg" border="0" alt="district-9-apartheid.jpg" width="600" height="336" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le réalisme du film tient aussi dans certains choix visuels qui sont autant de messages politiques ou de société forts. Ainsi, le nouveau camp des crevettes rappelle à s&#8217;y méprendre un camp de concentration. Autre exemple, les véhicules blancs du MNU sont des copies parfaites de ceux de l&#8217;ONU, et ça n&#8217;est pas le siège de l&#8217;entreprise ou son drapeau qui changent cette troublante proximité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>District 9</em> est aussi réaliste sur le fond, il dit des choses universelles et assez pessimistes sur l&#8217;homme. Ainsi, le MNU déplace les aliens sous couvert de désirs humanitaires, mais la vraie raison explicite est sa volonté d&#8217;utiliser les armes des étrangers. Ces armes sont bien évidemment surpuissantes, mais malheureusement elles ne fonctionnent qu&#8217;avec de l&#8217;ADN alien. L&#8217;idée est donc d&#8217;ajouter à l&#8217;ADN humain ce qu&#8217;il faut des crevettes pour permettre l&#8217;utilisation d&#8217;armes. D&#8217;où d&#8217;horribles expérimentations menées sur les crevettes, et surtout d&#8217;où l&#8217;intérêt pour l&#8217;homme qui se transforme en alien. L&#8217;humanité est ici décrite dans ses aspects les plus noirs et on peut d&#8217;ailleurs noter que les aliens ont pour une fois le beau rôle, ils ne cherchent qu&#8217;à quitter cette planète où ils se sont trouvés bloqués, mais ils n&#8217;ont aucune envie de nous massacrer. Ce sont plutôt les humains qui sont sanguinaires et violents, même si les crevettes ont des armes et sont capables de tuer les humains si cela les arrange (on n&#8217;est plus dans la SF hippie&#8230;).Cette idée me semble assez bien vue, et plutôt originale.</p>
<div style="text-align: center;"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/09/skitched-20090920-005755.jpg" border="0" alt="skitched-20090920-005755.jpg" width="600" height="399" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le réalisme enfin tient dans la réalisation complètement fauchée (30 millions pour un film, c&#8217;est vraiment des clopinettes aujourd&#8217;hui ; rappelons que le déjà fameux <em>Avatar</em> a dépassé la modique somme de 300 millions de dollars&#8230;), mais très efficace. Les effets spéciaux ici sont relativement peu nombreux, mais toujours très efficaces et les déguisements d&#8217;aliens sont particulièrement bien réussis. <em>District 9</em> devrait être une belle leçon face à la tendance générale à Hollywood de dépenser des millions et des millions dans des effets spéciaux totalement inutiles, voire ridicules. Un mot quand même, à propos de réalisation : on n&#8217;a pas lésiné, pendant le tournage, sur la chair fraiche et l&#8217;hémoglobine&#8230; avis aux personnes sensibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y aurait encore de quoi dire sur le film, par exemple sur les transformations du corps qui sont aussi profondes qu&#8217;impressionnantes, comment aussi le film commence du point de vue des humains et se termine entièrement du côté des crevettes (à tel point que les hommes ne deviennent plus que des cibles), mais je vais plutôt m&#8217;arrêter là, en vous conseillant une nouvelle fois d&#8217;aller voir <em>District 9</em>. Cela faisait longtemps que l&#8217;on n&#8217;avait pas vu au cinéma de Science-Fiction aussi réaliste, et cela fait plaisir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Si le sujet vous intéresse, les <em>Inrockuptibles</em> ont fait <a href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/article/district-9/">un long article</a> sur le film et surtout sur son jeune réalisateur, qui effectivement promet (le prochain film devrait être tourné en 2010). Avis différent chez <a href="http://www.critikat.com/District-9.html">Critikat</a>.</p>
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		<title>Numéro 9, Shane Acker</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2009/09/04/numero-9-acker/</link>
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2009 22:03:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Animation]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Numéro 9 est un film produit par Tim Burton, ce qui explique sans doute que l'on s'y intéresse autant. Pourtant le film est intéressant en lui-même pour ses images magnifiques.  <a href="http://nicolinux.fr/2009/09/04/numero-9-acker/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Rattrapant encore mon retard cinématographique, je suis allé voir aujourd&#8217;hui <em>Numéro 9</em>, un intrigant film d&#8217;animation réalisé par Shane Acker, mais surtout produit par Tim Burton. Les critiques étaient mitigées, mais j&#8217;ai fait confiance à mon instinct et je ne le regrette pas.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/09/numero-9.jpg" border="0" alt="numero-9.jpg" width="600" height="800" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Numéro 9</em> est un film d&#8217;animation, mais pas vraiment un film pour enfants. L&#8217;histoire, en effet, est très sombre et l&#8217;univers montré assez violent. Dystopie assez classique, le film se déroule dans un monde postapocalyptique. Les hommes ont construit des machines surpuissantes et très intelligentes, et comme toujours en Science-Fiction, elles se sont tournées contre leur créateur. Et elles ont gagné, laminant entièrement l&#8217;humanité à coup de gaz toxique. Ce qui reste de la Terre est donc un monde vide de toute trace vivante, gris, sombre et sale, un peu comme l&#8217;univers de <em><a href="http://nicolinux.fr/2008/09/07/wall-e-dernier-bijou-des-studios-pixar/">Wall-E</a></em> à dire vrai.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, ce monde n&#8217;est pas tout à fait vide. D&#8217;étranges créatures, des sortes de petits robots enveloppés dans du tissu (à la manière de <em>Coraline</em> cette fois) et dotés d&#8217;une intelligence artificielle très développée. En fait, ce sont quasiment des hommes, sauf qu&#8217;ils sont beaucoup plus petits et que ce sont les seuls survivants. Le film s&#8217;ouvre avec numéro 9, qui est donc le neuvième et dernier d&#8217;une série de petits bonshommes.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand il ouvre les yeux, 9 ne sait pas bien ce qu&#8217;il est, où il est et pourquoi un vieil homme est mort par terre. Il sort et rencontre alors d&#8217;autres comme lui. Un groupe résiste sous l&#8217;égide de numéro 1 dans une ancienne cathédrale abandonnée. Le 9 ne veut pas rester protégé et inactif, et décide de sauver le numéro 2 emporté par une bête métallique terrible. Commence alors un combat très dur, avec de nombreux morts qui rappellent à nouveau que l&#8217;on n&#8217;a pas ici affaire à un film pour les plus jeunes.</p>
<div style="text-align:center;"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/09/numero-9-1.jpg" border="0" alt="numero-9-1.jpg" width="600" height="338" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le gros point fort de <em>Numéro 9</em>, c&#8217;est sa forme. C&#8217;est bien simple, ce film d&#8217;animation est splendide et ne souffre pas la comparaison avec ceux de Pixar. L&#8217;univers est fidèlement transcrit par une quantité de détails à donner le tournis, les personnages sont parfaitement animés, bref, c&#8217;est visuellement très beau. C&#8217;est aussi un film qui fourmille d&#8217;idées graphiques et qui est assez poétique. Les méchantes machines sont aussi très belles à voir, avec des tas de prolongements métalliques et des yeux rouges effrayants. On retrouve bien là des éléments familiers au cinéma de Tim Burton et je dois dire que c&#8217;est une réussite totale.</p>
<p style="text-align: justify;">Là où <em>Numéro 9</em> pèche un peu c&#8217;est, vous l&#8217;aurez compris, sur le scénario. L&#8217;histoire de base n&#8217;est pas très originale, mais après tout peu importe (on ne peut pas être constamment révolutionnaire en science-fiction). Plus gênante est la fin, très confuse. On dirait que les scénaristes n&#8217;ont pas vraiment su comment finir le scénario et ont opté pour une fin très belle à voir, mais qui n&#8217;est pas vraiment justifiée. Le film aurait peut-être gagné à être légèrement plus long (même si sa concision est une force à mon avis) et développer un peu la fin, le rôle du numéro 9&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ceci étant dit, je recommande chaudement de voir <em>Numéro 9</em> si vous êtes fan de science-fiction et/ou de Tim Burton et/ou de belles images de synthèse. Et encore une fois, c&#8217;est vraiment un des plus beaux films d&#8217;animation que j&#8217;ai vu&#8230;</p>
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		<title>Star Trek, J.J. Abrams</title>
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		<pubDate>Fri, 08 May 2009 21:42:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Star Trek]]></category>
		<category><![CDATA[Star Wars]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Un film de Science-Fiction au cinéma, voilà qui est suffisamment rare pour rendre Star Trek intéressant, ne serait-ce que sur le papier. Sur la toile, le film n'est pas aussi génial qu'attendu, mais ne boudons pas notre plaisir. À condition d'apprécier la SF au premier degré et de pardonner quelques faux pas, Star Trek 2009 peut être vu sans problème ! <a href="http://nicolinux.fr/2009/05/08/star-trek-abrams/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="122" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/05/star-trek-abrams.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="star-trek-abrams" title="star-trek-abrams" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Pouvais-je vraiment rater <em>Star Trek</em> ? L&#8217;idée a quand même effleuré mon esprit : la science-fiction est un genre assez peu réussi au cinéma, les bons films se faisant rares dans cette catégorie, comme si les écrans pourtant très larges des cinémas ne suffisaient pas à représenter l&#8217;imagination débordante que le genre implique souvent. Bref, j&#8217;hésitais.</p>
<p style="text-align: justify;">En même temps, combien de Space Opera un peu sérieux sortent chaque année ? M&#8217;est avis qu&#8217;on atteint rarement le film par an dans le genre&#8230; Or étant un fan absolu du genre, je ne pouvais rater cela. Et finalement, je n&#8217;ai pas été déçu, mais il faut dire que je m&#8217;attendais au pire.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=114887.html"> </a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=114887.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=114887.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=114887.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/05/star-trek.jpg" border="0" alt="star-trek.jpg" width="600" height="799" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;">Précisons d&#8217;emblée que je suis loin d&#8217;être un fan absolu de <em>Star Trek</em>. En fait, pour être précis, je n&#8217;ai jamais regardé une seule série sur les cinq actuelles, et aucun des dix films qui existaient avant celui-ci (ou alors, ils ne m&#8217;ont pas laissé un souvenir impérissable). J&#8217;ai vu des extraits à de multiples reprises, et je crois que j&#8217;ai regardé un ou deux épisodes en entier. Néanmoins, je connais l&#8217;univers de <em>Star Trek</em>, je sais qu&#8217;on lui doit beaucoup de choses dans l&#8217;imaginaire collectif de la science-fiction, bref je ne suis pas un &laquo;&nbsp;trekkie&nbsp;&raquo;, mais je connais <em>Star Trek</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film se situe avant les séries, lorsque Monsieur Spock n&#8217;était pas encore Monsieur Spock, et le capitaine Kirk pas encore le capitaine Kirk. Par bien des aspects, et ce choix scénaristique en est le premier, ce film apparaît aux habitués de séries américaines comme un épisode pilote, rappelant par exemple celui de <em>Battlestar Galactica</em> qui avait aussi l&#8217;ampleur d&#8217;un vrai film. <em>Star Trek</em> commence donc par un exposé assez détaillé et pas forcément des mieux menés (car un peu trop systématique, ou visible, ce qui passe bien à la télévision, mais moins bien au cinéma), de la situation initiale, la mort du père, les problèmes de jeunesse, la rencontre avec l&#8217;officier (figure paternelle par excellence) et le brillant — mais rebelle — apprentissage.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film s&#8217;améliore quand les combats commencent, même s&#8217;il devient alors très classique, dans l&#8217;esprit des blockbusters habituels. Mais il a pour lui, et surtout pour moi, le Space Opera. De magnifiques vaisseaux — flambants neufs pour les gentils, très moches et avec des bouts de partout, un peu façon bestioles de Matrix, pour les méchants — d&#8217;un coin à l&#8217;autre de l&#8217;espace, on se téléporte gentiment, comme si de rien n&#8217;était, on découvre des créatures bizarres, des planètes étranges&#8230; La routine quoi, et cela énervera certainement tous ceux qui ne sont pas amateurs du genre.</p>
<div style="text-align: center;"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/05/star-trek-enterprise.jpg" border="0" alt="star-trek-enterprise.jpg" width="600" height="255" /><br />
<em>Oh, le beau vaisseau&#8230;</em></div>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, <em>Star Trek</em> ne va pas tellement au-delà du minimum syndical dans ce domaine. On voit des planètes par exemple, mais pas leurs habitants. Je trouve que de nombreux éléments sont évoqués trop rapidement, au point que l&#8217;on a du mal à y croire, et que l&#8217;on en arrive à les considérer comme caricaturaux. Il y a bien quelques bestioles ici ou là, mais j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;il n&#8217;y avait plus tellement de budget pour elles (exception faite de la grande bestiole sur la glace, très chouette). Le film est sans doute trop court, peut-être aurait-il fallu réduire le scénario (mais on voit mal comment) ou sortir le film en deux épisodes&#8230; En tout cas, ce qui faisait la nouveauté et la force de <em>Star Wars</em>, à savoir créer un univers réaliste, parce que visiblement marqué par l&#8217;histoire (rappelons-nous des vaisseaux cabossés, une première dans la SF après des armées de vaisseaux brillants&#8230;), est ici absent.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Star Wars</em>, le sujet qui fâche quand on connaît très bien les deux trilogies. Peut-être est-ce, justement, parce que je connais par cœur <em>Star Wars</em>, mais je trouve que le film emprunte un peu beaucoup, voire un peu trop, à cet autre univers. Je sais que celui de <em>Star Trek</em> est au moins aussi développé que pour la Guerre des Étoiles, mais là je n&#8217;évoque que les films que je connais. Or je trouve que ce nouveau film pompe un peu trop allègrement dans l&#8217;univers de Star Wars : le héros tombe sur une planète et hop, c&#8217;est une planète glacée avec des espèces de bestioles qui ont même, pour l&#8217;une d&#8217;entre elles, des poils&#8230; De même, on passe à un moment dans un bar qui ressemble fort à celui de l&#8217;Épisode IV, et les Vulcains ressemblent un peu trop aux Jedis. Malheureusement, la comparaison ne se fait pas vraiment à l&#8217;avantage de <em>Star Trek</em> qui, sur de nombreux points, est beaucoup plus léger : par exemple les problèmes politiques qui prennent une place centrale dans les Épisodes I à III sont ici vaguement évoqués, mais jamais un tant soit peu creusés. C&#8217;est dommage, car il y a manifestement de la matière à creuser. Ah, et si les opposions sont toujours monnaie courante en SF, on ne peut que regretter l&#8217;opposition systématique et manichéenne entre gentils et méchants avec très nettement, la lumière et la propreté d&#8217;un côté, l&#8217;ombre et la saleté de l&#8217;autre. Mais ces méchants tatoués sont vraiment grotesques, et c&#8217;est bien dommage.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film souffre également de quelques poncifs, comme la musique par moment très pompier (ben oui, n&#8217;est pas John Williams qui veut) et qui ne favorise pas toujours une très grande subtilité. Sur ce point, on peut regretter quelques éléments que je trouve un peu faciles, comme cette mystérieuse matière rouge jamais explicitée et qui ressemble vaguement à du caoutchouc, mais dont une simple goutte fait disparaître une planète entière, alors que des centaines de milliers de gouttes ne font pas disparaître un vaisseau. C&#8217;est un peu léger comme logique interne. Bon et puis, mais c&#8217;est purement personnel, je trouve vraiment que les oreilles pointues font vraiment SF fauchée à l&#8217;ancienne (elles conviennent mieux sur des trolls, mais c&#8217;est un autre univers dans ce cas). Ça manque de créatures non humanoïdes, mais je crois que c&#8217;est toujours comme ça dans <em>Star Trek</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/05/star-trek-chris-pine.jpg" border="0" alt="star-trek-chris-pine.jpg" width="600" height="400" /><br />
<em>Le héros, amoché comme il faut&#8230;</em></div>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai peut-être donné de nombreuses critiques, mais in fine, je n&#8217;ai pas détesté du tout Star Trek. Disons-le, j&#8217;ai passé un très agréable moment, j&#8217;ai souri/ri quand je devais, crains pour la survie du héros quand il était en danger, souffert avec les personnages quand il souffrait&#8230; Bref, j&#8217;ai pris le film au premier degré, preuve de sa réussite dans son rôle de blockbuster hollywoodien.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste que le film aurait pu être tellement mieux ! On sent qu&#8217;il a des ambitions, mais peut-être ne s&#8217;en donne-t-il pas totalement les moyens. En tout cas, cela sent l&#8217;introduction à une nouvelle série : j&#8217;évoquais le pilote de <em>Battlestar Galactica</em>, et il est vrai que l&#8217;on ne peut s&#8217;empêcher de faire la comparaison, et de regretter, d&#8217;ailleurs, que ce dernier n&#8217;ait pas été diffusé au cinéma, où il aurait eu toute sa place, étant peut-être même meilleur que <em>Star Trek</em> version 2009.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, le plus étonnant se trouve dans la <a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/star-trek,377940,critique.php">critique</a> de <em>Télérama</em> : &laquo;&nbsp;Tiens, c&#8217;est bien la première fois qu&#8217;on s&#8217;intéresse à <em>Star Trek</em>&#8230;&nbsp;&raquo;, note ainsi Aurélien Ferenczi. La critique est étonnamment plutôt enthousiaste sur ce film, y compris donc chez Télérama qui consacre même la plus grosse critique à ce film. Jean-Marc Lalanne <a href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/article/star-trek/">s&#8217;enflamme</a> aussi dans les <em>Inrockuptibles</em>, insistant sur l&#8217;esthétique et regrettant seulement le manichéisme du film. Fidèles à leurs habitudes, <strong><a href="http://www.critikat.com/Star-Trek.html">Critikat</a></strong> livre une lecture conceptualisée et problématisée du film, qui ne manque pas d&#8217;intérêt, mais me semble un peu exagérée pour un tel film.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un tout autre genre, ne ratez sous aucun prétexte la <a href="http://www.playlistsociety.fr/2009/05/star-trek-de-jj-abrams-210.html">brillante triple critique</a> de Benjamin sur <strong><a href="http://www.playlistsociety.fr/">Playlist Society</a></strong>. Sa comparaison avec <em>Star Wars</em> est vraiment très drôle et bien vue, dans les grandes lignes au moins.</p>
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		<title>Wall-E, dernier bijou des studios Pixar</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2008/09/07/wall-e-dernier-bijou-des-studios-pixar/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Sep 2008 21:16:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Animation]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<img width="288" height="180" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/09/wall_e39.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="wall_e39" title="wall_e39" /><br/>J&#8217;ai vu Wall-E il y a de ça maintenant une semaine et, par flemme surtout, je n&#8217;en n&#8217;ai pas parlé ici. Pourtant, plus j&#8217;y repense, plus je me dis que ce film mérite d&#8217;en parler&#8230; On ne présente plus les &#8230; <a href="http://nicolinux.fr/2008/09/07/wall-e-dernier-bijou-des-studios-pixar/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="180" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/09/wall_e39.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="wall_e39" title="wall_e39" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai vu <em>Wall-E</em> il y a de ça maintenant une semaine et, par flemme surtout, je n&#8217;en n&#8217;ai pas parlé ici. Pourtant, plus j&#8217;y repense, plus je me dis que ce film mérite d&#8217;en parler&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/09/18948378_w434_h_q80.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-539" title="18948378_w434_h_q80" src="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/09/18948378_w434_h_q80.jpg" alt="" width="434" height="578" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;">On ne présente plus les studios Pixar. Depuis <em>Toy Story</em>, il ne cesse, tous les ans, de nous étonner, se renouvelant sans cesse là où les concurrents se contentent de copier/coller la même recette à l&#8217;infini. Ils semblent déjà avoir choisi de ne pas mettre en scène d&#8217;animaux qui parlent, même si, bien sûr, il y en a eu mais c&#8217;était alors le rat du <em>Ratatouille</em> de l&#8217;an dernier, pas vraiment de sympathiques peluches et de toute façon des animaux très humains.</p>
<p style="text-align: justify;">La production 2008 prend un parti encore plus engagé : non seulement il ne met en scène aucun animal qui parle, mais en plus il ne met en scène aucun humain ! Mais quoi alors ? Un robot unique sur une terre dévastée. Le buzz, savamment entretenu depuis des mois, nous avait ainsi présenté une terre dévasté et un petit robot — Wall-E — qui remplit la tâche qui lui a été assignée, à savoir nettoyer la planète. Les premières bande-annonces ne permettaient pas d&#8217;en savoir beaucoup plus, mais déjà plusieurs éléments m&#8217;avait intéressé. Déjà le fait que le film semblait être un film muet, enfin, rempli de bips robotiques mais sans paroles. C&#8217;était étonnant, nouveau, et je trouvais l&#8217;idée bonne même si je me demandais comment ils allaient tenir un film entier ainsi. Ça n&#8217;est pas le cas <em>in fine</em> mais je trouve qu&#8217;avoir déjà tenu une demi-heure sans la moindre parole relève, pour un film d&#8217;animation classé grand public, de la gageure. Par ailleurs, l&#8217;histoire d&#8217;amour entre deux robots m&#8217;avait semblé, dès le départ, très fun. D&#8217;autant qu&#8217;il s&#8217;agit de deux robots très différents : Wall-E est un vieux robot dépassé chargé de ramasser et compacter les ordures ; Eve est au contraire un robot ultra-moderne, tout blanc et avec interface tactile (alors que Wall-E ressemble à un walkman&#8230;) et chargée de détecter une trace de vie sur terre, mission autrement plus noble que celle du pauvre Wall-E qui, seul à travailler sur terre, construit de terrifiants gratte-ciels de déchets.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, ce qui est aussi très intéressant avec le point de départ de ce film, c&#8217;est qu&#8217;il est terriblement pessimiste. En effet, la terre étant trop polluée pour être encore vivable, les humains l&#8217;ont abandonné plusieurs centaines d&#8217;années auparavant comme on l&#8217;apprendra au cours du film. Alors que la plupart des films pour animation se passent dans un environnement globalement accueillant et sans danger, <em>Wall-E</em> commence sur une terre que ne renieraient pas tous les auteurs de dystopies. La situation est d&#8217;autant plus grave que les humains sont aussi en piteux état, si j&#8217;ose dire. Évacués &laquo;&nbsp;pour leur bien&nbsp;&raquo; d&#8217;une planète à la pollution trop galopante, ils sont tous dans un énorme vaisseau spatial de luxe où tout est fait pour leur rendre la vie facile. Le résultat après 700 ans ? Non plus des hommes et des femmes mais des nourrissons qui ne marchent plus et ne quittent plus une sorte de lit flottant. Ils ne communiquent plus entre eux que par un système de webcam et se contentent de regarder un écran qui les abrutit à longueur de journée.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ce qui est étonnant dans ce film, c&#8217;est le rôle des humains qui semble comme inversé. Alors que traditionnellement, les humains sont plutôt les méchants qui mettent des batons dans les roues des gentilles créatures, ici ils sont gentils, mais gentils au sens de niais. Et finalement, le film présente dans sa dernière partie un combat entre robots, entre gentils robots (Wall-E, Eve et une hilarante bande de robots psychopathes : comme on le voit, les gentils ne sont vraiment pas ceux que l&#8217;on pourrait croire dans ce film&#8230;) et méchants robots (l&#8217;ordinateur de bord et son armée de robots). Et si les humains vont finalement participer au combat, c&#8217;est parce qu&#8217;ils vont être sauvés&#8230; par les robots qui les font tomber de leur lit. Brusquement, une jeune femme tombe et ouvre les yeux, découvrant ainsi que ce devant quoi elle passe tous les jours est en fait&#8230; une piscine. Le simple fait de quitter l&#8217;écran des yeux lui permet de se réveiller : cela en dit long sur l&#8217;avis du film sur les nouvelles technologies&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je n&#8217;ai pas besoin de vous raconter la fin, vous vous en doutez de toute manière. Oui, <em>Wall-E</em> se termine bien, bien mieux qu&#8217;il n&#8217;avait commencé. Mais ce <em>happy-end</em> ne gène pas vraiment : le fait d&#8217;avoir placé le début du film sur cette planète désertée suffit  à donner tout son intérêt au film. Je trouve que le fait que les humains soient sauvés par un couple de robot devenu plus humain que les hommes est une excellente idée. Car après tout, c&#8217;est parce que Wall-E cherche à comprendre les hommes, découvre l&#8217;amour et veut devenir amoureux que tout le film commence&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Bon par ailleurs on ne peut que rester abasourdi devant tant de maîtrise technique de l&#8217;outil de la part de Pixar. Tous les ans c&#8217;est pareil, on trouve le film toujours meilleur. Mais c&#8217;est vrai que les studios se sont encore surpassés, tout particulièrement au début, sur la terre, avec des textures plus vraies que nature. L&#8217;animation de Wall-E est également excellente : on se demande vraiment comment ils ont réussi à insuffler tant de vie dans ce petit bout de ferraille.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si tout ceci ne vous suffisait pas, j&#8217;ai encore deux arguments imparables :</p>
<p style="text-align: justify;">
<ul>
<li>Peter Gabriel a composé la musique du générique final. Rien que pour ça, je me devais d&#8217;aller voir le film.</li>
<li>Et si ça ne suffisait toujours pas, sachez que Eve a été dessiné par Jonathan Ive qui n&#8217;est autre que le designer d&#8217;Apple. Oh, et détail amusant dans le même genre : quand Wall-E a rechargé ses batteries, il fait un bruit : c&#8217;est le <em>gong</em> de démarrage des macs. Là, avouez-le, vous n&#8217;avez plus aucun argument pour ne pas y aller ! <img src='http://nicolinux.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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