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	<title>Le blog de Nicolinux &#187; Pamphlet</title>
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	<description>Un peu de tout, beaucoup de rien</description>
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		<title>Les Sentiers de la Gloire, Stanley Kubrick</title>
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		<comments>http://nicolinux.fr/2011/05/29/sentiers-gloire-kubrick/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 28 May 2011 22:01:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Pamphlet contre la guerre, Les Sentiers de la Gloire est aussi un document historique réaliste sur la Première Guerre mondiale. C'est également un film brillant de Stanley Kubrick, à (re)voir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/05/29/sentiers-gloire-kubrick/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="216" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/paths-of-glory.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="paths-of-glory" title="paths-of-glory" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Stanley Kubrick a toujours été un cinéaste anti-militariste. <em>Fear and Desire</em>, son tout premier film, renié ensuite par le cinéaste, se plaçait déjà au cœur d&#8217;une guerre, même si la guerre n&#8217;était pas son sujet principal. Quatre ans après, en 1957, sort <em>Les Sentiers de la Gloire</em>, premier film explicitement anti-militariste du réalisateur. Entre temps, deux films lui ont valu la reconnaissance du milieu et pour ce film engagé, Stanley Kubrick se paie les services d&#8217;une star avec la présence de Kirk Douglas au programme. Aujourd&#8217;hui encore, malgré son âge, <em>Les Sentiers de la Gloire</em> reste un pamphlet extrêmement efficace contre la guerre, mais aussi une illustration fidèle de la Première Guerre mondiale. Un classique, à voir et à revoir.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4499.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/sentiers-de-la-gloire.jpg" border="0" alt="Sentiers de la gloire" width="690" height="959" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Comme quasiment tous les films du cinéaste, <em>Les Sentiers de la Gloire</em> est l&#8217;adaptation d&#8217;un livre. Le roman éponyme d&#8217;Humphrey Cobb se concentre sur un fait réel déroulé pendant la Première Guerre mondiale, côté français : la mort injuste de plusieurs soldats français pour mutinerie. Le film commence ainsi directement au cœur de la guerre, précisément en 1916. Comme le rappelle brièvement une voix off au début, la guerre s&#8217;est rapidement transformée, passant d&#8217;une guerre de mouvement à une guerre de position où les deux armées ennemies s&#8217;enterrent dans des tranchées et s&#8217;entretuent sans jamais vraiment gagner de terrain. Dans ce contexte, le général français Broulard demande au général Mireau de lancer une offensive contre &laquo;&nbsp;La fourmilière&nbsp;&raquo;, une place forte tenue par les troupes allemandes. Le général proteste brièvement face à cette mission qui lui paraît suicidaire et inutile, mais la perspective d&#8217;obtenir une étoile supplémentaire le fait rapidement changer d&#8217;avis. Il ordonne alors au colonel Dax de mener cette attaque qu&#8217;il sait pourtant suicidaire puisqu&#8217;il estime que la moitié des hommes, au mieux, y laissera sa peau. Le colonel tente bien de refuser, mais les ordres étant les ordres, il lance l&#8217;attaque. Comme prévu, c&#8217;est un véritable fiasco, ses hommes tombent comme des mouches et les troupes finissent par reculer. Excédé par cet échec, le général Mireau décide de faire fusiller quelques hommes pour manque de combativité face à l&#8217;ennemi, en guise d&#8217;exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette anecdote sert de prétexte à Stanley Kubrick pour dénoncer non seulement la Première Guerre mondiale, mais aussi, et surtout la chose militaire. C&#8217;est une habitude dans sa carrière et il fera encore deux films contre l&#8217;armée ou la guerre, avec <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/04/24/docteur-folamour-kubrick/">Docteur Folamour</a></em> puis <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/04/03/full-metal-jacket-kubrick/">Full Metal Jacket</a></em>. À chaque fois, la méthode est la même : Stanley Kubrick propose un pamphlet, mais sans argumenter de manière visible. Malin, il préfère laisser parler ses personnages et ses situations. Dans <em>Les Sentiers de la Gloire</em>, il lui suffit de très peu pour ridiculiser complètement l&#8217;armée française : filmer une exécution qui contient un blessé sur un brancard suffit largement à enlever tout héroïsme aux hommes qui dirigent, et par la même occasion à rendre stupide le combat qu&#8217;ils mènent. Cette guerre est ridicule dans son ensemble, d&#8217;ailleurs on n&#8217;en comprend jamais les enjeux : le bout de terrain à conquérir semble assez anodin, il ne contient aucun élément majeur qui pourrait faire basculer la guerre dans un sens ou dans l&#8217;autre. Tout laisse à penser que cet assaut décidé en haut lieu serve uniquement à maintenir en vie la guerre, à justifier les années de sacrifice auprès autant de l&#8217;armée elle-même que de la société française. Stanley Kubrick illustre avec <em>Les Sentiers de la Gloire</em> une idée bien ancrée en historiographie : la Première Guerre mondiale était totalement inutile et a ruiné l&#8217;Europe. Le cinéaste a choisi le point de vue français, mais c&#8217;est sans importance. À dire vrai, Kubrick aurait pu choisir n&#8217;importe quel conflit et ne pas nommer les camps, son message aurait été sans doute identique. <em>Les Sentiers de la Gloire</em> est un film qui va bien au-delà de la critique d&#8217;une époque, d&#8217;une situation ; c&#8217;est d&#8217;abord un film contre la guerre en soi.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/kubrick-sentiers-gloire.jpg" border="0" alt="Kubrick sentiers gloire" width="690" height="427" /></div>
<p style="text-align: justify;">Film contre la guerre, certes, <em>Les Sentiers de la Gloire</em> est aussi un petit peu plus, comme dans les autres films sur la guerre du cinéaste d&#8217;ailleurs. Plus encore que dans les deux autres, celui-ci est ancré autour de personnages qui prennent une place extrêmement importante dans le film et dans sa critique. Si l&#8217;ennemi n&#8217;est jamais présent, si ce n&#8217;est dans les dernières minutes, et encore, la seule présence féminine du film ne saurait être vraiment considérée comme ennemi, c&#8217;est bien sûr pour effacer sa présence et ridiculiser le combat. C&#8217;est aussi une manière pour Stanley Kubrick de montrer que la guerre n&#8217;est pas contre un ennemi externe, mais qu&#8217;elle est intérieure. Le film montre très bien aussi que l&#8217;armée n&#8217;est pas un bloc impersonnel : c&#8217;est une poignée de personnes qui décide de tout et fait la guerre. La lutte entre les différents personnages est centrale dans <em>Les Sentiers de la Gloire</em> et le film peut se résumer à une série d&#8217;affrontements verbaux. Ces affrontements sont brouillés par la hiérarchie militaire qui se redouble d&#8217;une hiérarchie sociale. Entre les simples soldats envoyés comme chair à canon et les généraux qui les envoient à une mort certaine, il n&#8217;y a pas qu&#8217;une différence de grade. Il y a aussi une échelle sociale qui est peut-être même encore plus forte que le grade militaire. Le colonel Dax est entre les deux par le grade, mais il est clairement dans le camp des soldats dans le conflit. Quand le général Mireau parle de pourcentage de pertes qu&#8217;il juge inévitables, quand le général Broulard vante les mérites d&#8217;une bonne exécution pour l&#8217;exemple de temps à autre, le colonel voit des pertes humaines. C&#8217;est ce qui explique le décalage complet qu&#8217;il éprouve quand le général veut le remercier en le faisant monter au grade de général : il n&#8217;a jamais défendu les trois accusés pour sa propre carrière, mais pour sauver trois vies.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les Sentiers de la Gloire</em> est le premier film où Kubrick détient un budget confortable pour l&#8217;époque. Ce n&#8217;est rien à côté de <em>Spartacus</em> qui suivra, certes, mais au moins est-il totalement aux commandes ici. Ce film fait partie des plus simples du cinéaste, il est court, le scénario est assez linéaire, le rythme plutôt intense et ce n&#8217;est pas un film difficile à suivre ou comprendre. Cela ne signifie pas pour autant que c&#8217;est un film simpliste, bien au contraire : la forme est très travaillée dans <em>Les Sentiers de la Gloire</em>, avec notamment une opposition évidente entre le front et le centre de commandement. Alors que ce dernier est luxueux et filmé en plans souvent larges et lumineux, le front est cadré au plus près et il est marqué par une lumière très sombre. Le noir et blanc est magnifique, très contrasté et parfaitement éclairé : on retrouve bien là la patte du photographe qu&#8217;est à l&#8217;origine Stanley Kubrick. Les scènes de bataille sont un modèle du genre, avec une alternance entre points de vue subjectif, à hauteur des soldats, et points de vue objectifs, en survol du front. La musique occupe déjà une place importante, même si elle reste discrète. On notera toute fois le travail réalisé sur l&#8217;ambiance sonore pendant l&#8217;attaque, ou le rôle de la musique pendant la scène de l&#8217;exécution.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/sentiers-de-la-gloire-kubrick.jpg" border="0" alt="Sentiers de la gloire kubrick" width="690" height="393" /></div>
<p style="text-align: justify;">Peut-on trouver meilleur argument en faveur du film que son absence dans les salles françaises avant 1975 ? <em>Les Sentiers de la Gloire</em> n&#8217;a jamais été interdit, les distributeurs n&#8217;ont même pas essayé de le faire distribuer dans le pays. Le film aurait sans doute fait scandale, à raison : non seulement Stanley Kubrick critique l&#8217;armée française, mais il le fait en plus de manière très réaliste. Fidèle à une habitude qui n&#8217;ira qu&#8217;en s&#8217;accentuant, le cinéaste a effectué de nombreuses recherches et propose une vision réaliste de la guerre, au point que le film sert dans de nombreux cours d&#8217;histoire. Au-delà du contexte historique néanmoins, <em>Les Sentiers de la Gloire</em> est une charge contre toutes les guerres et même contre les luttes de pouvoir entre hommes. Un film brillant qui a bien vieilli, à (re)voir.</p>
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		<title>Capitalism : A Love Story, Michael Moore</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Nov 2009 00:23:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Pamphlet]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Avec Capitalism : A Love Story, Michael Moore s'attaque carrément au capitalisme. Le pamphlet fait mouche à plusieurs reprises, mais la machine Moore s'épuise parfois... <a href="http://nicolinux.fr/2009/11/29/capitalism-love-story-moore/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Après la politique de Bush et le système de santé, Michael Moore revient, cette fois pour s&#8217;attaquer à rien de moins que le capitalisme. <em>Capitalism : A Love Story</em> est un pamphlet contre les dérives du système, contre les banques qui ont profité de la crise pour s&#8217;enrichir encore plus, et en faveur de tous les pauvres qui ont tout perdu. Un pamphlet efficace, même si les ficelles du système Moore sont de plus en plus visibles.</p>
<div style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/capitalism-a-love-story-michael-moore.jpg" border="0" alt="capitalism-a-love-story-michael-moore.jpg" width="600" height="800" /></div>
<p style="text-align: justify;">Michael Moore ne pouvait guère ignorer la crise financière. Après tout, il a commencé sa carrière de cinéaste sur les ruines encore fumantes de General Motors à Flint avec <em>Roger et moi</em>. Depuis, très régulièrement, il a sorti de nouveaux &laquo;&nbsp;documentaires&nbsp;&raquo; s&#8217;attaquant à un point précis des États-Unis, que ce soit le port des armes (<em>Bowling For Columbine</em>), le système de santé (<em>Sicko</em>) ou encore l&#8217;administration Bush (<em>Fahrenheit 9/11</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">Michael Moore n&#8217;a eu de cesse, au fil de ses films, d&#8217;affiner un style bien à lui basé sur un personnage qu&#8217;il interprète lui-même et qui serait un peu un Candide des temps modernes. Refusant les problèmes sans agir, il se mouille, va sur le terrain et interroge les responsables ou expérimente lui-même ce qu&#8217;il dénonce (séquence culte de <em>Bowling For Columbine</em> où il obtenait un fusil en échange de l&#8217;ouverture d&#8217;un compte en banque). Le tout avec une naïveté aussi drôle qu&#8217;efficace sur le plan de l&#8217;argumentation.</p>
<div style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/capitalism-michael-moore.jpg" border="0" alt="capitalism-michael-moore.jpg" width="600" height="400" /></div>
<p style="text-align: justify;">Cette recette est évidemment présente dans son dernier film qui s&#8217;attaque rien de moins qu&#8217;au capitalisme. Programme chargé et d&#8217;actualité en ces temps de crises financières, alors que Dubai, symbole suprême du capitalisme financier qui s&#8217;auto-entretient, vacille. Michael Moore nous raconte ainsi l&#8217;histoire de la crise, à partir de la dérégulation des années Reagan jusqu&#8217;au plan Paulson, tout en ponctuant son récit d&#8217;exemples concrets d&#8217;entubage en règle des Américains moyens par les banques.</p>
<p style="text-align: justify;">On n&#8217;apprend peu de choses que l&#8217;on ne sache déjà, même si on découvre avec horreur, mais aussi fascination, les idées toujours plus folles que les entreprises et banques ont mis en place pour gagner toujours plus d&#8217;argent. Ainsi, l&#8217;idée de souscrire une assurance vie aux dépens de ses employés, et espérer leur mort puisqu&#8217;ils rapportent alors plus morts que vivants est quand même assez terrifiante et géniale dans le genre. L&#8217;idée aussi de refinancer une maison acquise depuis 20 ans pour finalement endetter totalement les occupants et les expulser de chez eux est aussi une idée totalement folle, très shadok dans l&#8217;esprit, mais qui a fonctionné dans des millions de cas. Le décryptage du plan Paulson, qui a permis aux banques américaines d&#8217;obtenir 700 milliards de dollars sans avoir à rendre de compte, est assez brillant. Michael Moore montre bien comment les lobbys ont orchestré l&#8217;affaire et manipulé le Congrès à deux semaines des élections, jouant de la psychose ambiante et s&#8217;aidant des médias. C&#8217;est un plan machiavélique au possible, mais brillant et très bien expliqué.</p>
<div style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/michael-moore-capitalism-story.jpg" border="0" alt="michael-moore-capitalism-story.jpg" width="600" height="400" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Capitalism : A Love Story</em> n&#8217;est pas un documentaire qu&#8217;on se le dise. C&#8217;est un pamphlet et même un acte de candidature si l&#8217;on en croit l&#8217;appel final à l&#8217;action. Un pamphlet qui n&#8217;a qu&#8217;un objectif unique : faire comprendre aux Américains moyens que le capitalisme n&#8217;est pas le système idéal qu&#8217;il faut revenir à plus de démocratie et agir contre les banques et plus largement les grandes entreprises américaines. C&#8217;est parce que c&#8217;est un pamphlet et non un documentaire que le film se permet des amalgames au kilomètre, se permet de lier des images qui n&#8217;ont rien à voir entre elles pour passer un message. Tous les moyens sont bons, et s&#8217;il faut au passage mettre en scène ses interventions, Michael Moore n&#8217;hésitera pas à la faire.</p>
<p style="text-align: justify;">Peut-être est-ce que l&#8217;on se lasse, à force, de ce système bien rodé déjà. Toujours est-il que je trouve les effets Moore de plus en plus visibles, ce qui leur fait perdre au passage toute efficacité. Quand il s&#8217;attarde sur les larmes des Américains moyens avec des violons larmoyants (surtout pour le plan du garçon quand le père lit sa lettre d&#8217;amour à son ancienne femme), quand il rapproche l&#8217;Empire romain décadent et les États-Unis ou au contraire les années 1950 et actuelles, quand il dit que l&#8217;Europe est bien meilleure, bref quand il grossit tellement le message que l&#8217;on ne peut plus le suivre, Michael Moore faiblit. Ses commentaires appliqués aux images d&#8217;archives semblent aussi beaucoup trop exagérés pour être pris vraiment au sérieux.</p>
<div style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/michael-moore.jpg" border="0" alt="michael-moore.jpg" width="600" height="338" /></div>
<p style="text-align: justify;">Étonnamment, il est beaucoup plus efficace quand il se fait Robin des Bois des temps modernes, allant chercher avec un sac et un camion de convoyeur de fond l&#8217;argent du plan Paulson auprès des banques, quand il entoure Wall Street d&#8217;un bandeau &laquo;&nbsp;Scene Crime&nbsp;&raquo; ou quand il cherche à arrêter les dirigeants des banques pour vol des Américains. Bien sûr, ces scènes sont écrites et artificielles, mais elles sont à la fois drôles et très efficaces. On retrouve alors le Michael Moore des débuts, quand il allait interviewer un responsable de General Motors au culot. À sa décharge, il est aujourd&#8217;hui trop connu pour pouvoir encore jouer ce rôle et ça n&#8217;est pas vraiment de sa faute si les agents de sécurité le repèrent à des kilomètres et le virent sans avoir eu le temps de poser la moindre question.</p>
<p style="text-align: justify;">Si Michael Moore peut agacer en Europe, si ses films semblent démagos, c&#8217;est parce que nous ne sommes pas concernés par son travail. Il s&#8217;agit de pamphlets à destination des Américains, et uniquement à leur destination. Vu sous cet angle, <em>Capitalism : A Love Story</em> est sans conteste une réussite. Le message est très clair et sans ambiguïté et sera compris par tous. Le réalisateur veut inciter à la résistance du peuple contre le capitalisme jugé, d&#8217;après l&#8217;Église catholique qui ne manque pas ici de se ridiculiser, comme étant le Mal à détruire. C&#8217;est naïf, c&#8217;est démagogique (il s&#8217;inclut constamment par le &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo; avec les pauvres Américains&#8230; mais bien sûr&#8230;), mais c&#8217;est aussi Michael Moore et je pense qu&#8217;on ne peut pas lui enlever la sincérité.</p>
<div style="text-align:center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/moore-capitalism-love-story.jpg" border="0" alt="moore-capitalism-love-story.jpg" width="600" height="400" /></div>
<p style="text-align: justify;">Rob a <a href="http://www.toujoursraison.com/2009/11/capitalism-love-story.html">un avis plus tranché</a>, fustigeant notamment, avec raison d&#8217;ailleurs, le &laquo;&nbsp;c&#8217;était mieux avant&nbsp;&raquo; constant dans le film. Nicolas <a href="http://cinema-ici-ailleurs.over-blog.com/article-capitalism-a-love-story-2009-39703382.html">a bien aimé</a> et pour être franc, je suis d&#8217;accord avec lui en fait. Un film de Michael Moore reste efficace, mais à titre purement personnel, je préfère son cousin autrichien Wagenhoffer. L&#8217;objectif et le public ne sont pas les mêmes&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Sinon, dans le genre pamphlet du pamphlet, je recommande <a href="http://www.critikat.com/Capitalism-A-Love-Story.html">la critique de Critikat</a>&#8230;</p>
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