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	<title>Le blog de Nicolinux &#187; Jazz</title>
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	<description>Un peu de tout, beaucoup de rien</description>
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		<title>Dan Berglund, Dan Berglund&#8217;s Tonbruket</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Jun 2010 21:05:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>
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		<category><![CDATA[Post-Rock]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>EST est mort en été 2008, mais le contrebassiste du trio semble poursuivre le travail avec Tonbruket. Un album mystérieux, à la croisée de plusieurs genres et d'une richesse incroyable. Laissez-vous emporter, vous ne le regretterez pas… <a href="http://nicolinux.fr/2010/06/12/dan-berglund-tonbruket/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="256" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/06/dan-berglunds-tonbruket.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="dan-berglunds-tonbruket.jpg" title="dan-berglunds-tonbruket.jpg" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">EST — Esbjörn Svensson Trio — est certainement l&#8217;un des meilleurs trio de jazz que je connaisse. Je connais tous leurs albums par cœur et l&#8217;unique concert que j&#8217;ai pu voir du trio suédois m&#8217;a enchanté. Je n&#8217;hésiterai pas, même, à le classer immédiatement dans le trio de tête des meilleurs souvenirs de concerts qu&#8217;il me reste. Autant dire que l&#8217;annonce de la mort prématurée d&#8217;Esbjörn Svensson, pianiste et leader du trio, durant l&#8217;été 2008 m&#8217;a surpris comme tout le monde. Ce sont des banalités qui viennent alors à l&#8217;esprit, sur l&#8217;injustice de la mort, sur le vide qu&#8217;elle laisse derrière elle… Autant de banalités qui se traduisent néanmoins concrètement : jamais plus on ne pourra entendre sur scène les si belles et puissantes mélodies d&#8217;EST, jamais plus on n’aura droit à un nouvel album, nouvelle occasion de découvrir un univers magique.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand j&#8217;ai appris que Dan Berglund, bassiste du trio, sortait un nouvel album et se remettait donc à la musique, je n&#8217;ai même pas hésité plus d&#8217;un battement de cœur. Depuis, <em>Tonbruket</em> a beaucoup tourné dans ma platine virtuelle et si EST est bel et bien mort, Dan Berglund propose ici un album au moins aussi riche que ceux du trio. Brillant.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/06/dan-berglunds-tonbruket.jpg" border="0" alt="dan-berglunds-tonbruket.jpg" width="690" height="614" /></div>
<p style="text-align: justify;">La première chose qui frappe en abordant cet album, c&#8217;est bien sûr sa pochette. Un cœur, certes, mais pas un cœur idéalisé rose tout mignon, mais un vrai et moche cœur, avec ses ventricules et ses artères tranchées. Un cœur à l&#8217;arrêt, peut-être pour évoquer celui d&#8217;Esbjörn, mais aussi le symbole de la vie, comme un nouveau départ. Cette pochette intrigue en tout cas, elle a aussi un côté un peu effrayant, bien loin du calme habituel des pochettes d&#8217;ACT. C&#8217;est aussi l&#8217;impression qu&#8217;offre la musique les premières écoutes. On reconnaît bien la musique, le jazz, mais on est loin du cliché piano-bar. Ici, la musique se fait aussi grave, menaçante et les douces mélodies s&#8217;entrechoquent parfois à des rythmiques presque martiales (&laquo;&nbsp;<em>Gi Hop</em>&laquo;&nbsp;, comme son nom l&#8217;indique d&#8217;ailleurs).</p>
<p style="text-align: justify;">Difficile, à dire vrai, de situer <em>Tonbruket</em> dans la grille des genres. Faut-il seulement, d&#8217;ailleurs, le situer, le ranger dans une catégorie ? Par commodité, il est dans la liste &laquo;&nbsp;Jazz&nbsp;&raquo; dans mon lecteur, mais cela ne veut pas dire grand-chose. Cet album poursuit en fait le travail de déconstruction du jazz traditionnel commencé par EST. D&#8217;album en album, le trio avançait vers des terres musicales inconnues, vers des sonorités jamais entendues dans le jazz, voire jamais entendues tout court. Je me rappelle avoir été vraiment frappé, en concert, de constater qu&#8217;ils n&#8217;utilisaient que les armes traditionnelles du trio de jazz (piano, contrebasse et batterie) pour proposer une musique radicalement différente. Dan Berglund faisait un travail remarquable sur sa contrebasse, sortant des sons que l&#8217;on aurait jurés provenir d&#8217;une guitare, si l&#8217;on n&#8217;avait pas le majestueux instrument devant les yeux. Ce travail avait atteint un paroxysme avec le dernier album d&#8217;EST, <em>Leucocyte</em>, album complexe, album noir, album magique aussi, où le genre &laquo;&nbsp;jazz&nbsp;&raquo; semble aussi inadapté que tous les genres connus.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/06/berglund.jpg" border="0" alt="berglund.jpg" width="690" height="530" /></div>
<p style="text-align: justify;">Avec <em>Tonbruket</em>, Dan Berglund semble poursuivre cette quête vers l&#8217;inconnu. La formation a changé, ils sont désormais quatre et c&#8217;est ainsi un quatrième instrument qui vient s&#8217;adjoindre au trio traditionnel. Johan Lindström et sa guitare ajoutent indéniablement une autre dimension à la musique, par petites touches discrètes toujours qui contribuent à une ambiance jamais entendue encore. On tend parfois vers le rock, ou plutôt vers le post-rock sans doute (&laquo;&nbsp;<em>Monstruous Collossus</em>&laquo;&nbsp;), mais le jazz n&#8217;est jamais loin non plus (&laquo;&nbsp;<em>Wolverine Hoods</em>&laquo;&nbsp;). &laquo;&nbsp;<em>Song for e</em>&laquo;&nbsp;, hommage quasiment explicite au pianiste mort, est sans doute le titre le plus proche de l&#8217;univers d&#8217;EST, peut-être aussi le plus apaisé de l&#8217;album, comme un dernier hommage avant la suite. La suite, c&#8217;est une sorte d&#8217;hybride tout à fait réussi, avec des influences de toute part, du rock progressif au jazz. Je ne sais pas si la formation offrira d&#8217;autres albums, mais je sais que, le cas échéant, je sauterai dessus comme j&#8217;ai sauté sur cet album.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mots, les miens en tout cas, sont trop limités pour parler de manière satisfaisante de Dan Berglund&#8217;s <em>Tonbruket</em>. Je préfère donc m&#8217;arrêter là, non sans vous recommander encore une fois l&#8217;écoute de cet album magnifique. Plongez dans l&#8217;inconnu musical, laissez-vous porter par les notes et les émotions nouvelles, je suis prêt à parier que vous ne le regretterez pas. Et si vous n&#8217;avais jamais écouté EST, c&#8217;est un tort qu&#8217;il faut immédiatement réparer ! Je recommande de parcourir la discographie dans l&#8217;ordre chronologique : si <em>Leucocyte</em> est un excellent album, peut-être même mon préféré, c&#8217;est aussi sans doute le plus inaccessible.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/06/dan-berglund-tonbruket-band.jpg" border="0" alt="dan-berglund-tonbruket-band.jpg" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;">Je ne terminerai pas cette chronique sans remercier <a href="http://www.playlistsociety.fr/2010/05/dan-berglung-tonbruket-8510.html">Benjamin</a> qui est, encore une fois, responsable de cette excellente découverte. Je serais bien en peine de compter le nombre d&#8217;albums et d&#8217;artistes ou groupes que j&#8217;ai découvert grâce à lui, à tel point que j&#8217;en viens à acheter sans réfléchir tous les disques qu&#8217;il apprécie. Une valeur sûre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Toutes les photos sont issues du <a href="http://www.tonbruket.com/photos.html">site officiel</a> du groupe</em></p>
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		<title>Aufgang, Aufgang (2009)</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2009/11/05/aufgang-2009/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2009/11/05/aufgang-2009/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 22:47:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Aufgang, jeune trio français, mèle intimement musique classique, jazz et musiques électroniques. Le résultat est tout simplement brillant, à tel point que l'on n'hésite pas à parier sur la création d'un nouveau genre... <a href="http://nicolinux.fr/2009/11/05/aufgang-2009/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="259" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/aufgang-2009.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="aufgang-2009" title="aufgang-2009" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il est des disques qui se découvrent au fil des écoutes, qui ne s&#8217;apprécient qu&#8217;avec le temps. Et il en est qui vous prennent par les épaules, vous collent contre un mur et vous balancent deux gifles dans la figure. <em>Aufgang</em>, premier album du trio éponyme, fait partie de ces disques-là.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2700" title="aufgang-2009" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/aufgang-2009.jpg" alt="" width="600" height="541" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le titre d&#8217;ouverture de l&#8217;album, &laquo;&nbsp;Channel 7&#8243;, concentre toute l&#8217;ambition du trio. Il commence avec une nappe électronique traditionnelle sur laquelle vient vite se greffer le son des pianos. La batterie entre en jeux alors que les deux pianos reprennent une boucle que l&#8217;on jurerait provenir d&#8217;une machine en temps normal. Bientôt, c&#8217;est un dialogue stupéfiant qui s&#8217;ouvre entre les machines et le piano, trait d&#8217;union de deux mondes musicaux que tout semblait diviser, et qui sont ici réunis sans qu&#8217;à aucun moment la réunion fasse artificielle. Bien au contre, elle semble naturelle, évidente, tandis que les deux pianos se répondent et répondent encore aux sons électroniques et à la batterie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus fort donc, c&#8217;est qu&#8217;on ne pense jamais à de la musique classique matinée d&#8217;électronique, ou au contraire de musique électronique lorgnant vers la musique classique. Non, on ne pense à rien tant la musique s&#8217;affole, coure sous les doigts des pianistes ; on se laisse emporter par ce flot musical, par ce qu&#8217;il convient de considérer comme quelque chose de nouveau. On peut, suivant Benjamin, le qualifier de post-classique<sup><a href="http://nicolinux.fr/2009/11/05/aufgang-2009/#footnote_0_2025" id="identifier_0_2025" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Je reste un tr&egrave;s grand fan de tout ce qui est post-quelque chose, je trouve cela tellement amusant, en musique comme ailleurs&amp;#8230;">1</a></sup>, cela n&#8217;a finalement pas tellement d&#8217;importance.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/skitched-20091105-232218.jpg" border="0" alt="skitched-20091105-232218.jpg" width="500" height="333" /></div>
<p style="text-align: justify;">Ce que j&#8217;aime dans <em>Aufgang</em>, c&#8217;est à quel point le trio brasse les influences musicales. Si le &laquo;&nbsp;post&nbsp;&raquo; du genre doit avoir un sens, c&#8217;est bien celui-ci. On passe de la musique électronique assez classique (&laquo;&nbsp;Good Generation&nbsp;&raquo;) à la musique classique la plus récente et difficile (&laquo;&nbsp;Channel 8&#8243;) tout en faisant une pause par la musique baroque (on croirait entendre Bach) avec &laquo;&nbsp;Barok&nbsp;&raquo; (quelle surprise). Certes, les deux pianos offrent une unité à l&#8217;ensemble, qu&#8217;ils tendent vers la musique classique ou vers le jazz, même s&#8217;ils se font parfois machines à rythme inattendues. Mais dans le détail, la musique d&#8217;Aufgang ne manque pas de diversité, c&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui fait sa force, on n&#8217;a jamais le sentiment d&#8217;une musique qui tourne en rond, comme si un groupe avait trouvé un filon et s&#8217;y tenait. Non, Aufgang préfère prendre des risques, tirer parfois vers une musique plus difficile, quitte ensuite à revenir à quelque chose de beaucoup plus attendu, sur le terrain électronique (&laquo;&nbsp;Good Generation&nbsp;&raquo;) ou classique &laquo;&nbsp;Prélude du Passé&nbsp;&raquo;).</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est aussi très impressionnant, c&#8217;est le rôle respectif des pianos et des machines. Chez Aufgang, rien n&#8217;est définitif et le rôle de chacun peut changer d&#8217;un morceau à l&#8217;autre, voire d&#8217;une minute à l&#8217;autre. On est néanmoins frappé de constater qu&#8217;un des deux pianos peut se faire boite à rythmes à certains moments, les sons électroniques portant alors la mélodie. Parfois, c&#8217;est l&#8217;électronique même qui apporte une pause dans la course endiablée du piano. Autant dire que l&#8217;on est très loin des clichés habituels (car le piano peut être aussi romantico-dégoulinant qu&#8217;un ensemble de cordes chez André Rieu).</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/aufgang-sonar.jpg" border="0" alt="aufgang-sonar.jpg" width="500" height="750" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;énigme Aufgang reste, en fin d&#8217;écoute, entière. Comment un groupe si jeune a-t-il réussi en un seul album à inventer un genre et ouvrir de nouvelles perspectives musicales ? Certes, il faudra attendre de voir ce que le futur leur réserve et ce qu&#8217;ils feront de ces premières idées pour en juger vraiment. Néanmoins, cet album est novateur et mature et on peut être bluffé devant tant de maîtrise technique (il faut les entendre jouer du piano&#8230;) et en terme de composition. Aufgang donne le sentiment pour le moins étrange de parfaitement maîtriser toute la musique depuis Bach jusqu&#8217;à Boulez, mais aussi le jazz (on pense à Esbjorn Svenson Trio notamment) et les musiques électroniques. Toutes ces influences sont bien digérées par le trio qui propose en retour quelque chose de nouveau. Bluffant, vraiment&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">En guise de conclusion, une petite vidéo qui donne un avant-goût de la musique, mais aussi du groupe en train de travailler sur l&#8217;album en studio, et sur scène. On trouvera d&#8217;autres vidéos sur <a href="http://clk.tradedoubler.com/click?p=23753&amp;a=403761&amp;g=0&amp;td_partnerId=2003&amp;url=http://www.myspace.com/aufgangsonar">leur page officielle</a> (oui, une horrible page Myspace, mais il faut faire avec), notamment une partie de leurs concerts donnés à la Cité de la Musique.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="450" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5742621&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="450" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5742621&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://vimeo.com/5742621">Aufgang</a> from <a href="http://vimeo.com/discographlabel">discograph</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Je renvoie aussi à la lecture d&#8217;autres critiques sur Internet : <a href="http://www.playlistsociety.fr/2009/10/aufgang-aufgang-910.html">celle de Benjamin</a> qui a mis la rare note de 9/10 ; <a href="http://thevioletteroll.wordpress.com/2009/08/28/aufgang-%E2%80%93-aufgang/">celle de Mauve</a> qui est aussi la plus ancienne sur l&#8217;album et qui décrit bien chaque morceau ; la très bonne <a href="http://www.goodkarma.fr/2009/10/05/aufgang-aufgang/">critique enfin de Jean-Sebastien</a> avec un éclairage historique intéressant sur le mélange des genres.</p>
<p style="text-align: justify;">Étonnamment, la presse traditionnelle semble ignorer tout d&#8217;<em>Aufgang</em>, et c&#8217;est bien dommage. Je ne sais pas si on tient le premier représentant du &laquo;&nbsp;classique du XXIe siècle&nbsp;&raquo;, mais on a en tout cas un excellent album, sans conteste l&#8217;un des meilleurs de 2009 !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2025" class="footnote">Je reste un très grand fan de tout ce qui est post-quelque chose, je trouve cela tellement amusant, en musique comme ailleurs&#8230;</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Truffaz, Murcof et Singh à la Cité de la Musique</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2009/04/17/truffaz-murcof-singh-cite-musique/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 22:38:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Concert]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Trio de jazz atypique, Truffaz, Murcof et Singh composent une musique étonnante, mais qui s'impose vite par son naturel. Ils sont très bons quand ils reprennent Mexico, l'album composé par Truffaz et Murcof, mais ils deviennent excellents en revisitant d'anciens morceaux et en laissant libre cours à leur improvisation. Une expérience musicale à ne pas rater. <a href="http://nicolinux.fr/2009/04/17/truffaz-murcof-singh-cite-musique/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/04/erik-truffaz.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="erik-truffaz" title="erik-truffaz" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ce soir, ce fut concert à la Cité de la Musique, pour un trio pour le moins étonnant composé de trois musiciens fort différents. Aux côtés du trompettiste de jazz Erik Truffaz se tenaient en effet Murcof, artiste mexicain que Wikipedia classe dans l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Electronica">electronica</a> (pourquoi pas ?) et Talvin Singh qui jouait ce soir des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabla">Tablas</a> (percussions indiennes), mais qui semble être un artiste assez divers, avec également une casquette de DJ. Bref, un trio improbable pour un excellent concert de jazz, s&#8217;il fallait le classer.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/04/truffaz.jpg" border="0" alt="truffaz.jpg" width="600" height="709" /></div>
<p style="text-align: justify;">Au premier abord, cette alliance de musiciens venus d&#8217;horizons divers peut étonner. Elle ne semble pas si atypique quand on connaît un peu Erik Truffaz, un musicien à la carrière pour le moins complexe, commençant avec du jazz assez traditionnel avant de le mêler, au fil des albums, à tous les genres possibles et imaginables, du rock à l&#8217;électronique en passant par le rap. C&#8217;est un vrai artiste touche-à-tout, que j&#8217;avais déjà vu lors de la tournée suivant la sortie de <em>The Walk of The Giant Turtle</em>, soit pendant sa période rock. Le mélange de sonorités jazz et rock, avec une part importante laissée aux guitares, m&#8217;avait alors semblé très réussi. Depuis, il mélange encore et toujours, compose avec les musiques orientales puis, sur son dernier album, avec Murcof.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai découvert Murcof par hasard, d&#8217;ailleurs je ne sais même plus comment au juste. Quelqu&#8217;un en avait sans doute parlé quelque part&#8230; Toujours est-il que j&#8217;ai récupéré son premier album, <em>Martes</em>, et que je suis immédiatement tombé sous le charme de cette musique électronique basée sur l&#8217;ambiance, une musique électronique, mais qui n&#8217;était pas prévue pour danser (ce qui était nouveau à mes oreilles), une musique très belle, bref une bonne musique. Quand j&#8217;ai vu qu&#8217;il avait collaboré avec Truffaz sur le dernier album de ce dernier, j&#8217;étais plutôt ravi. Et le résultat est à la hauteur de mes attentes, la trompette de Truffaz s&#8217;intègre parfaitement aux samples de Murcof, comme si c&#8217;était naturellement sa place.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/04/murcof.jpg" border="0" alt="murcof.jpg" width="600" height="441" /></div>
<p style="text-align: justify;">Tout ça pour dire que j&#8217;attendais avec impatience ce concert. Je ne fus pas déçu, même si le démarrage a été un peu lent à mon goût. En fait, le concert a commencé par les trois morceaux qui composent la trilogie Mexico du dernier album de Truffaz. Pour bien connaître ces trois morceaux, ils ont été repris quasiment à la note près par la trompette et le chef d&#8217;orchestre virtuel mexicain. Talvin Singh apportait de temps en temps une pointe d&#8217;originalité, mais on est resté très près des albums.</p>
<p style="text-align: justify;">Ça n&#8217;est pas un défaut en soi bien sûr, cet album étant excellent. Néanmoins, en concert, cela n&#8217;est pas passé aussi bien que sur l&#8217;album, et je dois dire que mes paupières se sont un peu alourdies au cours de ces premiers morceaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce fut, néanmoins, l&#8217;occasion d&#8217;observer aussi attentivement que possible (on était assez loin de la scène) le maître de l&#8217;electronica (puisque c&#8217;est de cela qu&#8217;il s&#8217;agit) s&#8217;activer derrière son écran et ses diverses machines. Truffaz a glissé au détour d&#8217;un commentaire qu&#8217;il gérait trente pistes en simultanée, ce qui me semble tout bonnement impressionnant. Évidemment, tous les samples étaient déjà enregistrés, mais son travail reste essentiel puisqu&#8217;il peut, via son système informatique, les réorganiser, les faire intervenir ou non. Quand on connaît bien les titres sur album, il est assez fascinant d&#8217;écouter les différences, parfois subtiles, qu&#8217;il introduit. Un vrai travail d&#8217;orfèvre&#8230;</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/04/truffaz-murcof-mexico-1.jpg" border="0" alt="truffaz-murcof-mexico-1.jpg" width="600" height="633" /></div>
<p style="text-align: justify;">Fort heureusement, le concert a vite changé de direction par la reprise de titres de Murcof en majorité, mais aussi de Truffaz. Ce choix s&#8217;est révélé heureux puisque nos trois compères ont été comme libérés par ce choix et se sont plus lâchés en improvisations, le nerf de tout concert de jazz. Les dialogues entre chaque &laquo;&nbsp;instrument&nbsp;&raquo; se sont multipliés et le concert a alors gagné en intensité et en intérêt. Manifestement, les musiciens ont pris beaucoup de plaisir à jouer ensemble, et ils n&#8217;ont pas été radins et l&#8217;ont partagé avec le public. Talvin Singh est vraiment excellent avec ses Tablas, Truffaz excelle comme d&#8217;habitude avec sa trompette, et Murcof a proposé une performance sans faille. À certains moments, l&#8217;union entre les trois était parfaite et c&#8217;était assez magique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour toutes ces raisons, je maintiens que l&#8217;on avait affaire, lors de ce concert, à un trio de jazz comme ce genre en connaît tant. Des percussions, une trompette et, en guise de contrebasse, Murcof qui a hérité du rôle traditionnellement dévolu à cet instrument, à savoir composer une trame sonore pour accompagner le trio. En général, c&#8217;était ainsi Murcof qui plantait le décor, si j&#8217;ose dire (sa musique est tellement visuelle&#8230;), avant d&#8217;être rejoint par ses deux compagnons.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais comme dans un trio plus classique, chaque élément était essentiel et en enlever un seul aurait conduit à l&#8217;écroulement de l&#8217;ensemble. On a eu droit à quelques périodes de solo, mais régnait plutôt ce soir le jeu en commun. Truffaz, modeste comme toujours, s&#8217;est néanmoins mis en retrait à plusieurs reprises pour laisser jouer les deux autres.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/04/singh.jpeg" border="0" alt="singh.jpeg" width="400" height="496" /></div>
<p style="text-align: justify;">En définitive, ce concert fut clairement un excellent concert, quoiqu&#8217;un peu court, dommage. Je me demandais ce que Murcof donnerait en live, eh bien c&#8217;est très bien même si je pense qu&#8217;il vaut mieux qu&#8217;il soit accompagné, seul je ne vois pas bien comment cela pourrait fonctionner, d&#8217;autant que le bonhomme semble peu bavard (c&#8217;est peu dire). La trompette de Truffaz semble n&#8217;avoir eu d&#8217;autres buts dans la vie que d&#8217;accompagner la musique de Murcof, l&#8217;alliance est vraiment réussie. Et la participation de Talvin Singh apporte indéniablement quelque chose qui manquerait en son absence&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez l&#8217;occasion de les voir, n&#8217;hésitez pas. Nous étions assis juste derrière Christophe, preuve qu&#8217;il a de bons goûts et que le concert vaut la peine, non ? (oui bon, c&#8217;est la note people finale&#8230;)</p>
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