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	<title>Le blog de Nicolinux &#187; Hommage</title>
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		<title>Kill Bill, Quentin Tarantino</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 23:10:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Pour son quatrième long-métrage, Quentin Tarantino a décidé de se faire plaisir et d'y mettre tout le cinéma qu'il affectionne. Ce faisant, il nous fait plaisir et ce n'est pas pour rien que Kill Bill est un film culte. À voir et à revoir… <a href="http://nicolinux.fr/2012/05/12/kill-bill-tarantino/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="190" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/uma-thurman-quentin-tarantino-kill-bill-288x190.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="uma-thurman-quentin-tarantino-kill-bill" title="uma-thurman-quentin-tarantino-kill-bill" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Conçu comme un seul film, mais sorti en salles en deux volumes sous la pression des producteurs, <em>Kill Bill</em> est certainement le film le plus ambitieux de Quentin Tarantino à ce jour. Cet amoureux des films de genre, des séries B et autres films d&#8217;exploitation a choisi de se faire plaisir avec ce quatrième long-métrage. La trame narrative de <em>Kill Bill</em>, une histoire de vengeance, importe en fait peu, elle sert d&#8217;abord de prétexte pour multiplier les clins d&#8217;œil et références parfois parodiques au cinéma qu&#8217;aime Quentin Tarantino. Il s&#8217;est fait plaisir, mais il a fait plaisir à ses spectateurs cinéphiles par la même occasion : <em>Kill Bill</em> est un vrai bonheur pour les amateurs de cinéma, une œuvre bourrée de référence qui assume totalement son statut de film culte.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/kill-bill-uma-thurman.jpg" alt="Kill bill uma thurman" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Kill Bill</em> ouvre sur le visage tuméfié d&#8217;une jeune femme. L&#8217;image en noir et blanc ne parvient pas à dissimuler le niveau de violence qu&#8217;elle a subi. Une voix grave et glaciale à la fois se fait alors entendre, quelques mots avant le coup de feu en pleine tête. Quentin Tarantino plonge d&#8217;emblée ses spectateurs dans l&#8217;univers violent de son film. Sa filmographie est parcourue d&#8217;accès de violence, les scènes d&#8217;exécutions de <em>Pulp Fiction</em> sont devenues mythiques, on peut aussi évoquer le terrible accident qui sépare <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/06/26/boulevard-de-la-mort-tarantino/">Boulevard de la Mort</a></em> en deux. <em>Kill Bill</em> est peut-être l&#8217;œuvre la plus violente, avec une concentration dans le premier volume où le sang coule à flot. Le film n&#8217;hésite d&#8217;ailleurs pas à tendre à la parodie de films d&#8217;horreur cheap en faisant couler des litres d&#8217;hémoglobine, quand les blessures ne sont pas à l&#8217;origine de geysers sanglants. Cette première partie commence, après la scène d&#8217;introduction, par la première mise à mort d&#8217;une longue série et Quentin Tarantino n&#8217;hésite pas au contraire à tendre vers le réalisme. Cette première violence réaliste tranche ensuite singulièrement avec les dizaines de corps ensanglantés du grand combat qui sert d&#8217;épilogue à la bataille finale de ce premier volume. La deuxième partie de <em>Kill Bill</em> semblerait presque sage en comparaison et les images violentes y sont moins fréquentes, mais aussi plus brutales. L&#8217;ensemble de l&#8217;œuvre reste de toute manière déconseillé aux plus jeunes et l&#8217;interdiction aux moins de 16 ans lors de la sortie du film en salles semble assez logique…</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;intrigue de <em>Kill Bill</em> n&#8217;est pas essentielle, mais cela ne veut pas dire qu&#8217;il n&#8217;y en a pas du tout. Comme toujours avec Quentin Tarantino, le scénario est même particulièrement travaillé avec un récit qui n&#8217;avance pas toujours de manière chronologique et un film découpé en chapitres explicités par des cartons à l&#8217;écran. À l&#8217;origine de l&#8217;histoire, le meurtre de B pendant la répétition de son mariage. L&#8217;homme qu&#8217;elle aime, Bill, est le père de l&#8217;enfant qu&#8217;elle porte alors, mais ce n&#8217;est pas lui qu&#8217;elle veut épouser. Comme quatre autres, B est une tueuse à gages de talent dirigée par Bill, mais elle veut protéger son enfant de cette violence et décide ainsi de couper les ponts. Blessé par le choix de celle qu&#8217;il aime, Bill lui tire dans la tête… sans la tuer pour autant. B se retrouve &laquo;&nbsp;seulement&nbsp;&raquo; dans le coma pendant quelques années et à son réveil, elle n&#8217;a qu&#8217;une idée en tête : se venger en tuant Bill et ses employés. Le titre de <em>Kill Bill</em> est ainsi plutôt clair concernant les enjeux : il s&#8217;agit de tuer Bill. L&#8217;héroïne procède étape par étape avec à chaque fois un chapitre de l&#8217;œuvre associé à un, ou deux personnages. On le disait, le scénario n&#8217;est pas linéaire, mais ce découpage en chapitre permet de s&#8217;y retrouver sans peine. De fait, Quentin Tarantino ne propose pas un puzzle complexe qu&#8217;il faudrait réorganiser, mais il entretient ainsi le mystère en dévoilant certaines informations en retard.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/kill-bill-david-carradine.jpg" alt="Kill bill david carradine" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Film de vengeance, <em>Kill Bill</em> est aussi et d&#8217;abord un film tantôt d&#8217;hommage, tantôt de parodie à plusieurs genres cinématographiques. Quentin Tarantino signe de ce fait une œuvre qui tend parfois au best of, une collection de tous ses goûts dans un patchwork qui a toujours été présent dans son travail, mais qui atteint ici une sorte d&#8217;apogée. <em>Kill Bill</em> s&#8217;ouvre comme un film d&#8217;exploitation, c&#8217;est-à-dire comme un film américain des années 1970 conçu pour être diffusé avec un autre film de série B en deuxième partie. Ce procédé exploité plus sérieusement par <em>Boulevard de la Mort</em> n&#8217;est ici qu&#8217;un clin d&#8217;œil, mais il donne le ton. Le cinéma que préfère Quentin Tarantino, c&#8217;est celui des années 1960 et 1970 et on le retrouve dans tous ses états dans <em>Kill Bill</em>. Les deux volumes se distinguent aussi à ce niveau : la première partie cite volontiers le cinéma asiatique, les films de sabres et de samouraïs alors que le second volume évoque plutôt les westerns spaghettis ou bien encore les films de kung-fu. Les références ou hommages sont en tout cas nombreux et ils transforment un peu <em>Kill Bill</em> en une sorte de jeu pour cinéphiles avec, à la clé, souvent une belle leçon d&#8217;humilité. Reste un tour de force pour Quentin Tarantino : son film évite absolument de ne ressembler qu&#8217;à une collection d&#8217;hommages et <em>Kill Bill</em> est aussi un vrai film à part entière.</p>
<p style="text-align: justify;">Les emprunts à des genres aussi différents que peuvent l&#8217;être le western spaghetti et le kung-fu ne pouvaient pas passer inaperçus à l&#8217;écran. Quentin Tarantino est un spécialiste des mélanges et des références, mais il condense dans <em>Kill Bill</em> le meilleur de son art. Les deux volumes constituent une œuvre protéiforme où l&#8217;on passe d&#8217;une scène en couleur à une autre en noir et blanc, du cinéma filmé au film d&#8217;animation, du réalisme à la parodie, du kung-fu au western, etc. Inutile d&#8217;essayer de fixer le film ou de le ranger dans une catégorie, le quatrième projet de Quentin Tarantino est inclassable et complètement fou. Il fallait oser faire appel aux créateurs de <em>Ghost in the Shell</em> pour raconter l&#8217;histoire de l&#8217;un des personnages, mais ce choix risqué s&#8217;avère payant et offre à <em>Kill Bill</em> un cachet unique. Le réalisateur prouve ici encore qu&#8217;il est un excellent cadreur avec des plans toujours parfaitement travaillés, tandis que le montage rendu complexe par le choix d&#8217;une narration restructurée reste parfaitement lisible. Il faut dire que le choix des cartons, outre le fait d&#8217;être une référence des plus, permet de situer l&#8217;action et aide indéniablement à la compréhension de l&#8217;ensemble. Le travail d&#8217;écriture de <em>Kill Bill</em>, dont les scénarios parfaitement maîtrisés constituent la base du deuxième volume, doit être salué. Quentin Tarantino prend son temps pour construire son histoire, si bien que les deux films peuvent paraître longs, malgré les accès de violence et l&#8217;action vive qu&#8217;ils contiennent aussi. Les dialogues sont ici encore excellents, mais leur réussite tient d&#8217;abord des acteurs choisis par le cinéaste : Uma Thurman est excellente en miraculée en quête de vengeance, tandis que David Carradine, le héros de centaines de films de kung-fu, s&#8217;imposait pour interpréter Bill. On ne saurait évoquer un film de Quentin Tarantino sans parler de sa musique : celle de <em>Kill Bill</em> est d&#8217;ores et déjà culte avec une bande originale qui démontre bien tout le talent du cinéaste…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/tarantino-kill-bill-elle-driver-daryl-hannah.jpg" alt="Tarantino kill bill elle driver daryl hannah" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;une durée totale de plus de quatre heures, <em>Kill Bill</em> est non seulement le film de Quentin Tarantino le plus long, mais aussi le plus ambitieux. Le cinéaste reprend des principes qui avaient fait son succès depuis <em>Reservoir Dogs</em>, mais il va beaucoup plus loin en réunissant dans un même film tout le cinéma qu&#8217;il affectionne, tout en réussissant à maintenir une véritable histoire. <em>Kill Bill</em> est un film à part entière et c&#8217;est un long-métrage culte pour de nombreux cinéphiles : un film à voir et à revoir, ou a découvrir sans plus attendre…</p>
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</ul>
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<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_6428" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>César et Oscars 2012 : l&#8217;heure est à l&#8217;hommage</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 13:59:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Les cérémonies des César puis des Oscars 2012 ont eu lieu ce week-end. Retour rapide sur les résultats et les deux films les plus primés à chaque fois, The Artist et Hugo Cabret. <a href="http://nicolinux.fr/2012/02/27/cesar-oscars-2012-hommage/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="162" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/oscars-288x162.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="oscars" title="oscars" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Intense week-end pour le cinéma avec deux cérémonies qui se sont succédées : les César français vendredi soir, avant les Oscars américains tard dans la nuit de dimanche à lundi. Je ne reviendrai pas ici sur les palmarès complets <a href="http://www.academie-cinema.org/ceremonie/palmares.html">du premier</a> comme <a href="http://oscar.go.com/nominees">du second</a>, mais plutôt sur mes impressions générales concernant en particulier les deux films récompensés majoritairement cette année.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/oscar-cesar-2012.jpg" alt="Oscars cesar 2012" width="690" height="487" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Comme le cinéma français avant lui, le cinéma américain a célébré <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/10/16/artist-hazanavicius/">The Artist</a></em> avec cinq Oscars, dont ceux de meilleur film et meilleur réalisateur. Un énorme succès pour un film français par les acteurs, l&#8217;équipe et les financements, mais un film si américain par son sujet et sa forme. Michel Hazanavicius… rend hommage au cinéma hollywoodien des années 1920 dans son film, aux dernières années du cinéma muet et à l&#8217;émergence du parlant. Un thème classique que l&#8217;on a déjà vu de nombreuses fois au cinéma, mais qui s&#8217;avère il est vrai plutôt efficace. Dans <em>The Artist</em>, l&#8217;hommage tourne en fait au pastiche, un genre difficile à réussir, mais qui s&#8217;avère payant quand il est bien réalisé. J&#8217;avais pu être déçu à sa sortie par le fait qu&#8217;il ne s&#8217;agisse que d&#8217;un pastiche, mais il faut avouer qu&#8217;il est réussi. La plongée dans le cinéma américain des années 1930 est un véritable succès à tel point que l&#8217;on croirait presque que le film a 80 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cinéma hollywoodien a toujours fait rêver la France et son cinéma si particulier : les César ont également mis en avant le film de Michel Hazanavicius, avec pas moins de six récompenses. Meilleur film, meilleur réalisateur, mais pas meilleur acteur : le monde du cinéma français a préféré mettre en avance Bérénice Béjo, partenaire trop souvent oubliée de Jean Dujardin dans <em>The Artist</em>. La récompense est revenue en conséquence à Omar Sy pour son rôle dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/11/08/intouchables-toledano-nakache/">Intouchables</a></em>, un prix mérité je trouve. Meilleurs film et réalisateur ont en revanche été pour le film muet, précédant là le palmarès des Oscars.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/the-artist-hazanavicius.jpg" alt="The artist hazanavicius" width="690" height="460" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième film qui s&#8217;est fait remarquer aux Oscars est également un film en hommage. Martin Scrosese remonte encore plus loin que Michel Hazanavicius dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/12/17/hugo-cabret-scorsese/">Hugo Cabret</a></em> en évoquant le cinéma de George Méliès. Ce réalisateur français a été le premier à ajouter des effets spéciaux dans ses films, il en est même en quelque sorte l&#8217;inventeur. Une sacrée responsabilité et un hommage logique à l&#8217;heure où le cinéma dépend toujours plus des effets spéciaux. Le film est imparfait, il n&#8217;a d&#8217;ailleurs été récompensé que par des prix techniques, mais sa place aux Oscars était indiscutablement justifiée. <em>Hugo Cabret</em> a été mal vendu comme un film pour enfants, alors que c&#8217;est bien plus que cela et son hommage à Méliès reste fascinant, malgré ses défauts.</p>
<p style="text-align: justify;">Étonnant paradoxe : un film français qui rend un hommage à l&#8217;Hollywood des années 1930, alors qu&#8217;un film américain se penche sur le cinéma des origines et en l&#8217;occurrence un cinéma français. En France, les César n&#8217;ont pas récompensé <em>Hugo Cabret</em>, un film américain qui n&#8217;avait pas lieu d&#8217;être présent, si ce n&#8217;est éventuellement par le biais du meilleur film étranger. Quoi qu&#8217;il en soit, comme avec <em>The Artist</em>, la tendance était à l&#8217;hommage pour les Oscars. Une année très nostalgique, tant pour les gagnants que pour les nominés. La présence de <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/02/25/cheval-guerre-spielberg/">Cheval de Guerre</a></em> parmi les meilleurs films est significative : cette fresque historique est extrêmement classique dans la forme et rappelle les grands classiques hollywoodiens plutôt que les blockbusters modernes. Espérons que 2012 sera placé sous le signe de l&#8217;actualité à nouveau, mais ce ne sont pas les retours en salles de <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/02/12/star-wars-1-menace-fantome-lucas/">Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</a></em> avant <em>Titanic</em> en avril qui vont dans ce sens.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/scorsese-hugo-cabret.jpg" alt="Scorsese hugo cabret" width="690" height="460" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Mis à part <em>The Artist</em> et <em>Hugo Cabret</em>, les deux cérémonies ont célébré de concert <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/06/18/une-separation-farhadi/">Une Séparation</a></em>, excellent film iranien qui mérite tout à fait cette consécration. Fidèles à leur habitude, les Oscars ont aussi récompensé la performance d&#8217;acteur pour un biopic, en l&#8217;occurrence celle de Meryl Strip qui interprétait Margaret Thatcher dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/01/23/dame-fer-lloyd/">La Dame de Fer</a></em> qui, à ma grande surprise, ne m&#8217;avait pas déplu. Bonne nouvelle aussi pour <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/03/24/rango-verbinski/">Rango</a></em>, film d&#8217;animation décalé qui mérite, à mon avis, cette reconnaissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le reste, il manque évidemment beaucoup de grands films dans ces palmarès, mais on sait que ni les César, ni les Oscars ne récompensent toujours les plus grands cinéastes et les plus grands films. Les <a href="http://nicolinux.fr/2011/12/31/cinema-best-of-2011/">dix-huit films</a> que j&#8217;avais retenus pour 2011 auraient, à mon avis, mérité une présence dans ces classements, tout particulièrement <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/10/04/drive-winding-refn/">Drive</a></em> et <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/09/04/guerre-declaree-donzelli/">La Guerre est déclarée</a></em>, dans deux genres radicalement différents.</p>
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		<title>La Vie aquatique, Wes Anderson</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 19:25:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<img width="288" height="186" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/la-vie-aquatique-anderson-288x186.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="la-vie-aquatique-anderson" title="la-vie-aquatique-anderson" /><br/>En attendant le retour de Wes Anderson au cinéma avec Moonrise Kingdom attendu pour le mois de mai, La Vie aquatique reste un de ses films les intéressants. Cet hommage parodique à Cousteau est un film traversé par un humour &#8230; <a href="http://nicolinux.fr/2012/02/18/la-vie-aquatique-anderson/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="186" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/la-vie-aquatique-anderson-288x186.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="la-vie-aquatique-anderson" title="la-vie-aquatique-anderson" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">En attendant le retour de Wes Anderson au cinéma avec <em>Moonrise Kingdom</em> attendu pour le mois de mai, <em>La Vie aquatique</em> reste un de ses films les intéressants. Cet hommage parodique à Cousteau est un film traversé par un humour très spécial et une ambiance poétique et mélancolique à la fois. Une grande réussite portée par un Bill Murray en pleine forme, à (re)voir.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=53109.html"><img class="size-full wp-image-5797 aligncenter" title="wes-anderson-vie-aquatique" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/wes-anderson-vie-aquatique.jpg" alt="wes anderson vie aquatique" width="690" height="1022" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Steve Zissou est commandant d&#8217;un navire qui part réaliser des films à portée scientifique dans le monde entier. Avec son équipage, il présente au plus grand nombre les richesses du monde sous-marin, mais ses films n&#8217;ont plus le succès d&#8217;antan. La &laquo;&nbsp;Team Zissou&nbsp;&raquo; est devenue une équipe de loosers qui ne fait plus que des films vieillots et sans grand intérêt. La mystérieuse mort d&#8217;Esteban, l&#8217;un des membres de l&#8217;équipage, ne les replace pas sur le devant de la scène et Steve a du mal à rassembler les fonds nécessaires à la réalisation d&#8217;un nouveau film. Quand lui et son équipe repartent enfin, tout le monde a le sentiment que ce sera la dernière expédition. Le Belafonte, un vieux navire qui a fait la guerre, est de plus en plus abimé et il faudrait dépenser beaucoup plus que de raison pour le remettre en état. L&#8217;équipage n&#8217;a plus la motivation d&#8217;autrefois, à commencer par le capitaine, déprimé et mélancolique. Alors que sa femme le quitte, Steve découvre qu&#8217;il a un fils, Ned. Son arrivée redonne un peu d&#8217;espoir à la team qui repart alors pour venger la mort d&#8217;Esteban.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La Vie aquatique</em> commence par une mise en abime : on découvre le début du dernier épisode de la série proposée par Steve Zissou et ses hommes. Cet épisode raconte la mort d&#8217;Esteban et le ton parodique l&#8217;emporte d&#8217;emblée. L&#8217;expédition est un peu ridicule et de nombreux plans sonnent faux, comme s&#8217;ils avaient été tournés dans une piscine avec des bouts de plastique colorés. En quelques images, Wes Anderson donne une bonne idée du personnage principal de son film en même temps qu&#8217;il infuse cette ambiance si particulière. <em>La Vie aquatique</em> est un film décalé et drôle, mais il s&#8217;agit d&#8217;un humour assez particulier. Rappelant par moment celui des Monthy Python, il joue sur les effets de décalage entre ce que promet Steve et son équipe — une vie d&#8217;aventures — et la réalité — des types un peu perdus qui ne parviennent plus à faire rêver. Les grandes heures de la team Zissou sont passées depuis longtemps et l&#8217;équipage passe beaucoup de temps à les regretter. Le décalage est omniprésent : aux grandes ambitions du capitaine s&#8217;opposent les difficultés de la réalité. Tout est ridicule sur ce bateau : la bulle jaune du sous-marin, les casques équipés d&#8217;une antenne pour écouter de la musique, le sauna bleu dans le navire, le costume de l&#8217;équipage et en particulier le bonnet rouge… Même la musique est décalée : le mécano chante du David Bowie, mais en portugais.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5798" title="la-vie-aquatique-bill-murray" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/la-vie-aquatique-bill-murray.jpg" alt="la vie aquatique bill murray" width="690" height="507" /></p>
<p style="text-align: justify;">Film parodique, certes, <em>La Vie aquatique</em> n&#8217;a toutefois rien d&#8217;une comédie légère, c&#8217;est au contraire un film mélancolique et même plutôt triste. Wes Anderson fait mourir deux personnages et il construit une ambiance qui est assez ridicule et parfois drôle, mais une ambiance d&#8217;abord nostalgique. La présence de Ned qui débarque brusquement dans la vie de Steve bouleverse ce dernier : lui qui n&#8217;a jamais voulu d&#8217;enfant dans sa vie regrette un peu cette décision. Ce personnage est, dans un premier temps, assez désagréable : il est égocentrique, ne pense qu&#8217;à ses films et il n&#8217;hésite jamais à manipuler ses proches pour obtenir un meilleur plan. Au cours de <em>La Vie aquatique</em> toutefois, on découvre d&#8217;autres aspects plus tendres : on sent son amour pour Ned, on comprend aussi parfois mieux son comportement. Wes Anderson a indéniablement beaucoup de tendresse pour Steve Zissou et ce n&#8217;est sans doute pas étranger au fait que ce personnage est d&#8217;abord un hommage. Le nom de Cousteau n&#8217;est pas cité au hasard au cours du film : <em>La Vie aquatique</em> est un hommage au commandant Jacques-Yves Cousteau. Ce dernier a réalisé une quantité impressionnante de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_films_de_Jacques-Yves_Cousteau">films et documentaires</a> et le personnage de Steve est sans conteste son égal dans le film d&#8217;Anderson. L&#8217;hommage est parodique, mais <em>La Vie aquatique</em> ne se contente pas de la parodie et rend un vrai hommage au travail de Cousteau.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;univers de Wes Anderson est très particulier et assez simple à reconnaître. Ce cinéaste américain propose toujours un univers très décalé, souvent drôle, mais il ne fait jamais dans la simple comédie. Ses personnages sont le plus souvent mélancoliques, très souvent un peu perdus à l&#8217;image du trio de frères d&#8217;<em>À Bord du Darjeeling Limited</em>. <em>La Vie aquatique</em> est peut-être son film qui va le plus loin dans cette ambiance aigre-douce : on rit parfois, mais ce n&#8217;est pas une franche comédie. La mélancolie, la nostalgie, les difficultés de la vie ne sont jamais loin et Wes Anderson réussit ici parfaitement à maintenir l&#8217;équilibre. Les effets visuels eux aussi décalés contribuent au ridicule de l&#8217;histoire et sont une vraie réussite, quelques années avant <a href="http://nicolinux.fr/2010/02/18/fantastic-fox-anderson/"><em>Fantastic Mr. Fox</em></a>, son film d&#8217;animation qui est lui aussi composé d&#8217;images à l&#8217;ancienne. Wes Anderson est l&#8217;un des rares cinéastes à avoir fait de Bill Murray l&#8217;acteur principal de son film. Trop réservé aux seconds rôles, il peut ici démontrer l&#8217;étendue de son talent : il n&#8217;a pas meilleur acteur pour jouer aussi bien l&#8217;humour mélancolique. Quelques mots, une expression lui suffisent à créer une ambiance et le film repose en grande partie sur ses épaules, à raison. <em>La Vie aquatique</em> propose aussi, comme tous les films de Wes Anderson d&#8217;ailleurs, une bande originale de qualité qui joue presque un rôle à part entière. Cette fois, c&#8217;est David Bowie qui est à l&#8217;honneur, essentiellement sous la forme de reprises en portugais. Seu Jorge qui joue aussi le rôle du mécanicien du navire est également un excellent chanteur et les versions qu&#8217;il a composées agrémentent merveilleusement l&#8217;ambiance du film.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-5799" title="owen-wilson-vie-aquatique" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/owen-wilson-vie-aquatique.jpg" alt="owen wilson vie aquatique" width="690" height="460" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il faut accepter l&#8217;ambiance si particulière de <em>La Vie aquatique</em>, mais si vous y arrivez, vous plongerez avec bonheur dans un univers délicieux. Wes Anderson propose un hommage décalé et parodique de Cousteau, mais il fait d&#8217;abord ce qu&#8217;il sait le mieux faire : filmer une famille de loosers avec une tendresse constante. On rigole, on est émus aussi dans ce très beau film à voir et revoir sans hésiter.</p>
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		<title>Alain Bashung : adieu et merci</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Mar 2009 19:54:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson]]></category>
		<category><![CDATA[Hommage]]></category>
		<category><![CDATA[Moâ]]></category>

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		<description><![CDATA[<img width="288" height="216" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/03/alain-bashung.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="alain-bashung" title="alain-bashung" /><br/>Je viens d&#8217;apprendre la mort d&#8217;Alain Bashung. Je n&#8217;aurai donc jamais eu l&#8217;occasion de le voir en concert. Je m&#8217;en veux. C&#8217;est étonnant, je ne le connais pas personnellement, mais j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir perdu un proche, un ami même. Le &#8230; <a href="http://nicolinux.fr/2009/03/14/alain-bashung-adieu-merci/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="216" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/03/alain-bashung.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="alain-bashung" title="alain-bashung" /><p></p><br /><br/><p>Je viens d&#8217;apprendre la mort d&#8217;Alain Bashung. Je n&#8217;aurai donc jamais eu l&#8217;occasion de le voir en concert. Je m&#8217;en veux.</p>
<p>C&#8217;est étonnant, je ne le connais pas personnellement, mais j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;avoir perdu un proche, un ami même.</p>
<div style="text-align: center;"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/03/alain_bashung.jpg" border="0" alt="alain_bashung" width="600" height="416" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le shuffle sur la discographie ne parvient que très médiocrement à remplacer ce qui m&#8217;apparaît déjà comme un vide sans fin. Sa voix résonne dans la chambre, mais ne met que mieux en valeur l&#8217;absence.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, les récompenses des Victoires de la musique étaient des récompenses posthumes. Étrange pensée&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">À voir, sa dernière apparition en public, aux Victoires de la musique justement, pour interpréter un très émouvant &laquo;&nbsp;Résidents de la République&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Souhaitons-nous une année resplendissante&nbsp;&raquo;, disait-il&#8230;</p>
<div style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="420" height="339" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8j25f" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="339" src="http://www.dailymotion.com/swf/x8j25f" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object><br />
<strong><a href="http://www.dailymotion.com/swf/x8j25f">Alain Bashung Victoire Musique 09</a></strong><br />
<em>par <a href="http://www.dailymotion.com/Mikmm">Mikmm</a></em></div>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Merci Alain pour tous ces bonheurs à écouter ces merveilleux disques.</p>
<p style="text-align: justify;">Mieux vaut, après cela, se taire et réécouter cette musique, magique, simplement.</p>
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