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	<title>Le blog de Nicolinux &#187; Gore</title>
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	<description>Un peu de tout, beaucoup de rien</description>
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		<title>Twixt, Francis Ford Coppola</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Apr 2012 21:34:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[Expérience]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Twixt est un film impossible à qualifier précisément ou à ranger dans une catégorie. Tour à tour parodie de film d'horreur, thriller ou encore film fantastique, le dernier Francis Ford Coppola est très étrange et pas forcément passionnant. Une expérience de cinéma très intéressante… <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/17/twixt-coppola/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/twixt-val-kilmer-elle-fanning-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="twixt-val-kilmer-elle-fanning" title="twixt-val-kilmer-elle-fanning" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Avec <em>Twixt</em>, Francis Ford Coppola continue son exploration du cinéma indépendant et ainsi libre. Après <em>L&#8217;Homme sans âge</em> puis <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/28/tetro-coppola/">Tetro</a></em>, il s&#8217;engage sur un terrain étonnant pour ce troisième film : l&#8217;horreur. En apparence au moins, <em>Twixt</em> est un film d&#8217;horreur, mais les apparences sont trompeuses dans ce film surprenant et inconfortable. Pas un coup de cœur, mais un film vraiment intéressant…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=187192.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/twixt-coppola.jpg" alt="Twixt coppola" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Hall Baltimore est un &laquo;&nbsp;Stephen King au rabais&nbsp;&raquo;, comme n&#8217;hésite pas à le qualifier le shérif du bled paumé au fin fond de l&#8217;Amérique où il se rend pour faire la promotion de son dernier roman. Cet écrivain a connu un certain succès, mais il est aujourd&#8217;hui sur le déclin, voire carrément hors-jeu. Les dettes s&#8217;accumulent et sa femme menace de vendre ses biens s&#8217;il n&#8217;écrit pas rapidement une nouvelle histoire de sorcières, sa marque de fabrique. Hall est un homme fatigué qui n&#8217;a manifestement plus le goût à écrire depuis qu&#8217;il a perdu sa fille dans un accident de bateau. Seul dans sa voiture avec ses bouquins qu&#8217;il ne parvient pas à vendre, il va manifestement de bourgade en bourgade, à la recherche de quelques rares fans. Cette fois, alors qu&#8217;il vend son livre au milieu du quincailler du village, il tombe sur Bobby Lagrange, le shérif. Non seulement il a lu ses livres, mais Bobby a même écrit quelques histoires et il veut en écrire une nouvelle avec Hall. Ce dernier se laisse prendre au jeu et il découvrir une histoire à glacer le sang…</p>
<p style="text-align: justify;">Francis Ford Coppola ne s&#8217;est pas contenté de réaliser <em>Twixt</em>, il en a écrit le scénario et il avait la ferme intention de mener ses spectateurs en bateau. Le film commence sur un mode parodique : une voix grave et menaçante décrit la bourgade et d&#8217;emblée l&#8217;ambiance film d&#8217;horreur fauché tendance série B prend le dessus. Ce qui semblait être une parodie de films d&#8217;horreur disparaît vite toutefois et le comique de situation face à cet écrivain raté qui vend des livres au fond de la quincaillerie ouvre une nouvelle piste… bientôt battue en brèche par une nouvelle quand le fantastique commence à faire son apparition. <em>Twixt</em> est ainsi, déstabilisant. Le spectateur ne sait jamais où il va être mené, le film lance des pistes, mais ne les suit jamais jusqu&#8217;au bout. Il y a bien une esquisse de thriller, mais Francis Ford Coppola lui-même ne semble pas vraiment y croire et l&#8217;intrigue est vraiment secondaire. Quand on commence à comprendre l&#8217;histoire du meurtre, le film brouille une nouvelle fois les pistes en télescopant les époques elles histoires jusqu&#8217;à n&#8217;y plus rien comprendre.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/twixt-francis-ford-coppola.jpg" alt="Twixt francis ford coppola" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Twixt</em> a ainsi un côté brouillon et il donne l&#8217;impression d&#8217;avoir été totalement improvisé par un Francis Ford Coppola sous l&#8217;emprise d&#8217;une substance quelconque. Le cinéaste habitué aux grandes machines hollywoodiennes profite ici de sa liberté et cela se voit, à tel point que son dernier film a même parfois un côté je-m&#8217;en-foutiste assez surprenant. Pourtant, <em>Twixt</em> n&#8217;est improvisé qu&#8217;en apparence, il est en fait très travaillé et son chaos apparent est en fait construit par le scénario. Derrière les pistes lancées tour à tour, une thématique se démarque pendant tout le film : le travail de l&#8217;écrivain. <em>Twixt</em> est d&#8217;abord un film sur un récit en train de se construire et par une mise en abîme assez classique, le récit qui se construit est évidemment le film que l&#8217;on voit. Dès lors, l&#8217;écrivain raté est un double du cinéaste et <em>Twixt</em> s&#8217;apparente à une métaphore de la construction d&#8217;un film. La séquence la plus intéressante du film est peut-être ce dialogue imaginaire entre Hall et Edgar Allan Poe sur la construction d&#8217;un récit. L&#8217;écrivain cherche une &laquo;&nbsp;fin en béton&nbsp;&raquo; pour son éditeur et il fait appel à son modèle absolu ; Poe donne alors quelques clés pour comprendre la construction de son fameux poème &laquo;&nbsp;Le Corbeau&nbsp;&raquo;. Cette question de l&#8217;écriture est passionnante, mais elle n&#8217;est pas très développée finalement par Francis Ford Coppola. On voit bien une séance d&#8217;écriture, rapidement interrompue par l&#8217;alcool, mais c&#8217;est assez léger. <em>Twixt</em> aurait peut-être gagné à se concentrer plus sur cet aspect, mais le film assume son côté un peu bordélique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ce film comme pour les deux précédents, Francis Ford Coppola a choisi de s&#8217;autofinancer et <em>Twixt</em> est un film fauché, du moins selon les standards du cinéaste. Avec son budget de sept millions de dollars, on est loin de la trentaine de millions de dollars de <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/01/22/apocalypse-now-redux-coppola/">Apocalypse Now</a></em> et cela se voit. La mise en scène est très simple, les effets sont bien visibles et souvent assez kitsch, certainement volontairement d&#8217;ailleurs. Peu importe, tout cela contribue à l&#8217;atmosphère mystérieuse qui règne dans <em>Twixt</em> et qui contribue au malaise du spectateur. Le montage multiplie les ruptures, la nuit est plus proche du noir et blanc rehaussé de quelques couleurs et Francis Ford Coppola se permet tout dans ce film qu&#8217;il a lui-même payé. À la fin, une séquence de mise à mort tend vers un univers visuel plutôt inattendu puisqu&#8217;il évoque <em>Sin City</em>. La photographie du film est ainsi très travaillée et le résultat est plutôt réussi. <em>Twixt</em> n&#8217;est pas un film plaisant et s&#8217;il suscite un intérêt indéniable, il n&#8217;est guère dans l&#8217;émotion. En témoignent des acteurs assez peu inspirés à l&#8217;image de Val Kilmer dans ce rôle d&#8217;écrivain assez apathique.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/coppola-twixt.jpg" alt="Coppola twixt" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Twixt</em> partage la critique et les spectateurs, et pour cause : le dernier film de Francis Ford Coppola est assez inconfortable. Brouillant constamment les pistes, hésitant entre plusieurs genres et ambiances, ce film imprévisible est fascinant et intéressant, mais il ne suscite pas vraiment de passion. <em>Twixt</em> mérite d&#8217;être vu pour son côté presque expérimental, mais soyez prévenus : vous ne verrez en aucun cas un film d&#8217;horreur traditionnel.</p>
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		<title>Tucker &amp; Dale fightent le mal, Eli Craig</title>
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		<pubDate>Sat, 04 Feb 2012 16:54:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Gore]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Parodie]]></category>
		<category><![CDATA[Suspense]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Tucker &#038; Dale fightent le mal est un film d'horreur par malentendu. Un énorme quiproquo qui conduit à un smasher involontaire et à une comédie réussie. Parfait pour une séance détente… <a href="http://nicolinux.fr/2012/02/04/tucker-dale-fightent-mal-craig/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/craig-tucker-dale-fightent-mal-288x191.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="craig-tucker-dale-fightent-mal" title="craig-tucker-dale-fightent-mal" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Les titres sont très importants au cinéma comme ailleurs et celui-ci devrait malheureusement faire fuir quelques spectateurs. <em>Tucker &amp; Dale fightent le mal</em> (<em>Tucker &amp; Dale vs Evil</em> en version originale, c&#8217;est tout de suite mieux) mérite mieux que son titre particulièrement mauvais pourtant. Le premier film d&#8217;Eli Craig est en apparence un film d&#8217;horreur assez classique, mais en apparence seulement. Il s&#8217;agit finalement d&#8217;une comédie gore plutôt drôle et réussie, malgré un final en demi-teinte.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=176961.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/tucker-dale-fightent-mal-craig.jpg" alt="Tucker dale fightent mal craig" width="690" height="944" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Prenez une bande d&#8217;étudiants venus pour un week-end de camping dans l&#8217;Amérique la plus profonde. Ils sont jeunes, ils sont forcément beaux avec une poitrine généreuse ou des pecs bien formés selon les cas. Dans la forêt profonde où ils viennent camper vivent également, prenez également deux types nécessairement un peu louches. Ils sont au moins rustres et tranchent avec les jeunes manifestement urbains. Ces derniers se méfient immédiatement des deux hommes quand ils les croisent à une station de service. Par un singulier manque de chance, ils vont camper tout près de la maison de vacances des deux compères. Le massacre va pouvoir commencer…</p>
<p style="text-align: justify;">La bonne idée de <em>Tucker &amp; Dale fightent le mal</em> est de jouer avec les attentes du public. Dès le départ, Tucker et Dale sont identifiés inconsciemment par le spectateur comme de dangereux psychopathes et la première image que le film offre n&#8217;est guère rassurante. On comprend toutefois très vite qu&#8217;ils sont inoffensifs : la première rencontre à la station est l&#8217;occasion d&#8217;un malentendu puisque Dale veut juste engager la conversation avec une charmante jeune fille, mais ils se donnent des airs de serial-killer. Il est vrai qu&#8217;y aller avec une faux n&#8217;était pas la meilleure idée, indéniablement. Le film d&#8217;Eli Craig repose tout entier sur ce principe bien connu des dramaturges classiques : le quiproquo. Quoi que fassent les deux héros, les étudiants comprendront toujours qu&#8217;ils sont en danger et répondront en conséquence. <em>Tucker &amp; Dale fightent le mal</em> est un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Slasher">slasher</a>, les morts pleuvent, mais ce n&#8217;est aucunement un film d&#8217;horreur. Tucker comme Dale ne comprennent pas pourquoi tous ces jeunes cherchent absolument à se suicider et quasiment toutes les morts sont en fait accidentelles. Le spectateur est mis d&#8217;emblée dans la confidence, on est dans une comédie après tout, mais même s&#8217;il n&#8217;y a du coup pas vraiment de suspense, le film reste très efficace. Il est court (moins d&#8217;1h30) et intense et on y retrouve le plaisir de la saga <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/09/03/destination-finale-5-quale/">Destination Finale</a></em> : de quelle manière stupide vont mourir tous ces personnages ?</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/tucker-dale-evil-craig.jpg" alt="Tucker dale evil craig" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Tucker &amp; Dale fightent le mal</em> ne brille pas par la finesse de ses personnages ou de son scénario, ce n&#8217;est pas son objectif. Eli Craig propose malgré tout un divertissement bien ficelé et efficace : l&#8217;opposition entre les deux &laquo;&nbsp;bouseux&nbsp;&raquo; un peu bourrus et les jeunes venus de la ville est efficace, même si elle a déjà été vue. Dans le groupe d&#8217;étudiants, il ne manque pas la blondasse et ses talons aiguilles parfaitement inadaptés à la forêt. Tucker et Dale de leur côté font tout pour avoir l&#8217;air de psychopathes et la peur des jeunes peut facilement se comprendre. L&#8217;ensemble est assez drôle et on passe un bon moment. <em>Tucker &amp; Dale fightent le mal</em> surprend malgré tout avec le personnage de Dale, qui est sans aucun doute le personnage le plus travaillé sur le plan psychologique dans le film. Maladif timide, souffrant d&#8217;un complexe d&#8217;infériorité écrasant, il a tout du balourd un peu stupide, du garçon de ferme gentil, mais pas bien malin. Il se révèle au cours du film bien plus riche que cela : Dale est en fait beaucoup plus intelligent et capable qu&#8217;il ne le croit, il a notamment une redoutable mémoire qui lui permet de tout retenir. Surprise, la plus belle fille du groupe sur laquelle il flache d&#8217;emblée l&#8217;accepte comme il est et se met même à l&#8217;apprécier, voire plus si affinité. Cette histoire d&#8217;amour qui conduit à une fin un brin trop mielleuse pour un film d&#8217;horreur, fût-il parodique, est toutefois une vraie surprise dans <em>Tucker &amp; Dale fightent le mal</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Eli Craig n&#8217;est pas encore un cinéaste reconnu, mais son premier long-métrage est plutôt prometteur. <em>Tucker &amp; Dale fightent le mal</em> est un film simple, mais bien filmé avec une ambiance façon films d&#8217;horreur réussie. On sent que le film n&#8217;a pas été réalisé avec de gros moyens techniques, mais ce n&#8217;est jamais gênant et le résultat est très agréable à regarder. Le film peine manifestement à trouver son public — il est terminé depuis 2010 —, mais il mériterait à être plus connu. Espérons que ce succès mitigé ne découragera pas Eli Craig de se remettre derrière la caméra : de la comédie efficace, mais plus fine que cela que l&#8217;on a l&#8217;habitude de voir au cinéma américain, on en redemande.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/tucker-dale-fightent-le-mal-craig.jpg" alt="Tucker dale fightent le mal craig" width="690" height="471" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Tucker &amp; Dale fightent le mal</em> est un petit film, certes, mais ce n&#8217;est en rien une critique. Eli Craig parvient à créer une belle ambiance d&#8217;horreur tout en proposant une comédie qui parodie les films de genre et qui reprend avec succès la bonne vieille méthode du quiproquo. Un film gore (interdit aux moins de 12 ans à raison) à ne pas rater si vous aimez le genre : il est parfait pour une petite séance sympa !</p>
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		<title>Daybreakers, Michael et Peter Spierig</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2010/03/05/daybreakers-spierig/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 22:41:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Gore]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vampires]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Daybreakers, c'est une bonne idée de départ gâchée par une réalisation et un scénario pas au niveau. Le résultat est très décevant. <a href="http://nicolinux.fr/2010/03/05/daybreakers-spierig/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/daybreakers-michael-peter-spierig.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="daybreakers-michael-peter-spierig" title="daybreakers-michael-peter-spierig" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Après une semaine éprouvante, quoi de mieux qu&#8217;un bon petit film pas fatiguant ? Fort de cette idée, je suis allé voir <em>Daybreakers</em> des frères Spierig. Las, ce film de vampires fauché ne m&#8217;a même pas amusé, juste ennuyé… Dommage, l&#8217;idée était bonne.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/daybreakers-spierig-brothers.jpg" border="0" alt="daybreakers-spierig-brothers.jpg" width="600" height="800" /></div>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes en 2019 et un virus a transformé quasiment tous les hommes sur terre en vampires. Les anciennes proies sont devenues de terribles chasseurs traquant sans relâche les derniers survivants de la race humaine pour récupérer leur sang. C&#8217;est que les vampires ne sont pas faits pour dominer : ils ont besoin de réserves de sang humain importantes et donc d&#8217;une population humaine plus importante que le nombre de vampires<sup><a href="http://nicolinux.fr/2010/03/05/daybreakers-spierig/#footnote_0_2937" id="identifier_0_2937" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Apparemment, les vampires ici ne peuvent pas &ecirc;tre v&eacute;g&eacute;tariens, comme dans Twilight, et ne boire que du sang animal&hellip;">1</a></sup>. Alors que le principal vendeur de sang humain des États-Unis cherche à créer un remplaçant chimique au sang humain, les tensions montent dans le monde entier en même temps que les réserves de sang diminuent. La privation de sang humain produit d&#8217;étonnants résultats, les vampires se transforment alors en monstres mi-humains mi-chauve-souris avides de sang, quel qu&#8217;il soit.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est toute la société de vampires qui est alors menacée. <em>Daybreakers</em> la présente dans un premier temps de manière relativement convaincante. Quand le vampire est la norme, de nombreuses choses changent, et notamment l&#8217;inversion des rôles entre les journées et les nuits. Les maisons sont bien isolées de la lumière du jour, tandis que des couloirs souterrains ont été aménagés dans toutes les villes et que les voitures sont dotées d&#8217;un mode diurne pour permettre à ceux qui en ont besoin de vaquer à leurs occupations de jour. Les restaurants sont devenus inutiles, de même que les centres commerciaux, on boit à la place du café mêlé de sang le matin et du sang &laquo;&nbsp;on the rocks&nbsp;&raquo; en guise d&#8217;apéritif. Néanmoins, 2019 n&#8217;est pas très loin, et il est difficile de parler de science-fiction tant l&#8217;univers montré par les frères Spierig est proche et familier du nôtre. On roule toujours à voitures, même si celles-ci font un petit bruit électrique, on fume toujours es cigarettes, on porte des vêtements toujours aussi sombres, on prend le métro, on dispose toujours de télés à écran plat… Le film reste très sage, même si on repère quelques éléments modernes, la domotique ou la généralisation de la télé-surveillance.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/daybreakers-ethan-hawke.jpg" border="0" alt="daybreakers-ethan-hawke.jpg" width="600" height="401" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;inversion du rapport entre les humains et les vampires est intéressante, mais pas très originale en soi. On la retrouve par exemple dans <em>I Am a Legend</em> (la nouvelle, pas le film), ou bien dans la récente série <em>True Blood</em> (paraît-il, elle est toujours dans ma liste des séries à voir). Mais après tout, pourquoi pas, un film n&#8217;a pas à proposer des histoires totalement nouvelles et puis les films privilégient souvent la contamination que ce qui arrive après. La dystopie que proposent Michael et Peter Spierig avait tout pour me plaire, mais elle ne fonctionne jamais vraiment. Tout sonne faux dans cet univers, on ne croit pas vraiment à ce monde bien trop similaire au nôtre, pas plus qu&#8217;on ne croit en ces personnages caricaturaux. Le héros est un vampire non consentant qui refuse de boire du sang humain, mais sinon on se demande bien ce qu&#8217;il fait dans l&#8217;histoire, tant il paraît indifférent à ce qui l&#8217;entoure. Le méchant est vraiment très méchant, et il ne pense qu&#8217;à pomper le plus de sang possible pour le revendre à prix d&#8217;or, sans jamais envisager la guérison. Il est si méchant qu&#8217;il va jusqu&#8217;à condamner sa propre fille, c&#8217;est dire. Le héros croise la route de véritables justes des temps modernes, des humains qui cachent et protègent d&#8217;autres humains impitoyablement traqués par des armées de vampires.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Daybreakers</em> est un film fauché, réalisé avec trois francs six sous, et cela se voit du début à la fin. La réalisation est très légère, les effets spéciaux souvent grossiers et le nombre des décors doit tenir sur les doigts d&#8217;une main (allez, peut-être deux). Les réalisateurs font ce qu&#8217;ils peuvent pour pallier le faible budget, et apparemment ils ont eu des prix sur l&#8217;hémoglobine de cinéma qui coule ici à flot. Les membres volent, les entrailles s&#8217;étalent… l&#8217;interdiction au moins de 12 ans n&#8217;est pas de trop. Cette réalisation au rabais n&#8217;aide pas à croire à l&#8217;univers, certes, mais je crois que c&#8217;est le scénario qui est le premier responsable. C&#8217;est que le budget a été si restreint que les frères Spierig n&#8217;ont pas jugé bon d&#8217;avoir un scénario qui puisse rendre leur film ne serait-ce que vaguement intéressant. L&#8217;action avance en roue libre, un coup le soleil explose le vampire instantanément, le coup suivant il brule à peine au second degré le vampire, tandis que la &laquo;&nbsp;dévampirisation&nbsp;&raquo; (© Rob Gordon) est vraiment ridiculement simple… J&#8217;ai bien essayé de m&#8217;accrocher aux branches, de pardonner les erreurs, mais du coup je ne suis jamais entré dans le récit. Une faute impardonnable pour un blockbuster digne de ce nom, le plaisir pur passant d&#8217;abord par une adhésion complète du spectateur à l&#8217;univers du film.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/daybreakers-sam-neil.jpg" border="0" alt="daybreakers-sam-neil.jpg" width="600" height="401" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le résultat est un film plutôt faible. J&#8217;aimais l&#8217;idée de départ et j&#8217;attendais un film pas forcément très original, pas très bien réalisé, mais au moins fun. Ni les acteurs (pas exceptionnels il faut dire), ni les quelques bonnes idées scénaristiques (comme la course-poursuite où le véritable ennemi n’est plus les balles, mais les rayons du soleil) ne parviennent à compenser un scénario aussi malmené que la réalisation est pauvre et pleine du &laquo;&nbsp;charme&nbsp;&raquo; kitsch des séries à l&#8217;ancienne. Il ne reste pas grand-chose à sauver de <em>Daybreakers</em>, et j&#8217;ai vu le temps passer (heureusement, le film est court). Dommage pour un film censé me détendre…</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.filmosphere.com/2010/02/critique-daybreakers-2009/">Nicolas</a> de Filmosphère était assez enthousiaste, de même que la <a href="http://laternamagika.wordpress.com/2010/02/27/daybreakers-de-michael-et-peter-spierig/">Lanterne magique</a>. Je suis plus d&#8217;accord avec <a href="http://www.toujoursraison.com/2010/03/daybreakers.html">Rob</a> ou avec <a href="http://www.leblogducinema.com/2010/02/21/critique-daybreakers/">Le blog du cinéma</a>. Quant à la critique plus traditionnelle, c&#8217;est simple, elle a tout simplement ignoré le film. Difficile de lui en vouloir néanmoins.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2937" class="footnote">Apparemment, les vampires ici ne peuvent pas être végétariens, comme dans <em><a href="http://nicolinux.fr/tag/twilight/">Twilight</a></em>, et ne boire que du sang animal…</li></ol>]]></content:encoded>
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