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	<title>Le blog de Nicolinux &#187; Espionnage</title>
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	<description>Un peu de tout, beaucoup de rien</description>
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		<title>La Taupe, Thomas Alfredson</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 23:18:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>La Taupe est un film d'espionnage pas comme les autres. Loin des clichés sur l'espion glamour, Thomas Alfredson propose une plongée dans un univers glaçant. Film d'ambiance parfaitement maîtrisé, intrigue en puzzle… La Taupe est un film exigeant, mais réjouissant. À voir. <a href="http://nicolinux.fr/2012/02/09/taupe-alfredson/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="156" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/alfredson-la-taupe-288x156.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="alfredson-la-taupe" title="alfredson-la-taupe" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Trois ans après le vampirique et excellent <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/02/27/morse/">Morse</a></em>, Thomas Alfredson revient dans un tout genre en adaptant un roman de John Le Carré. <em>La Taupe</em> est à l&#8217;image de ce qu&#8217;était <em>Morse</em> pour la saga <em>Twilight</em> : un film d&#8217;espionnage loin des conventions hollywoodiennes. Le cinéaste suédois prend le temps de poser son histoire qui se déroule comme un puzzle. Le résultat est brillant, mais exige une concentration constante. Si vous pouvez la fournir, vous ne devez rater <em>La Taupe</em> sous aucun prétexte.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=169913.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/la-taupe-alfredson.jpg" alt="La taupe alfredson" width="690" height="943" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Années 1970 : la Guerre froide bat son plein et la Grande-Bretagne finance son propre service d&#8217;espions, comme tous les autres pays impliqués à l&#8217;Ouest comme à l&#8217;Est. Le patron du &laquo;&nbsp;cirque&nbsp;&raquo;, surnom donné au MI6, pense qu&#8217;une taupe à la solde de l&#8217;URSS est infiltrée au plus haut niveau. Il envoie un agent à Budapest pour obtenir des informations à ce sujet, mais c&#8217;est une catastrophe. L&#8217;agent est descendu sur place et sa direction est désavouée par le gouvernement britannique. Il quitte les services secrets et George Smiley, son fidèle second, part avec lui. Une nouvelle direction s&#8217;installe au cirque, mais les suspicions de taupe ne tardent pas à refaire surface. Cette fois, c&#8217;est le ministre qui a des doutes et il ne peut évidemment pas utiliser les services secrets de son pays pour dénoncer un de leur membre. C&#8217;est à George, précédemment mis à la retraite, que cette mission va être confiée. Le vieil espion se remet ainsi au travail pour enquête sur ses anciens collègues… et lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">On commence à être habitué avec Thomas Alfredson : ses films ne ressemblent en rien aux (gros) modèles du genre. <em>Morse</em> ne pouvait être plus éloigné de la saga <em>Twilight</em>, c&#8217;est de <em>James Bond</em> que <em>La Taupe</em> se distingue très nettement. En apparence, le film offre une plongée classique dans l&#8217;univers de l&#8217;espionnage et du contre-espionnage. L&#8217;époque, la Guerre froide, est sans conteste la plus propice : les espions et les agents doubles étaient alors une réalité et la paranoïa n&#8217;y était pas superflue. Autant dire que cette histoire de taupe au sommet du MI6 est absolument crédible et on imagine tout à fait l&#8217;équivalent soviétique tenter d&#8217;infiltrer le Cirque à la recherche d&#8217;informations. Dans cet ensemble complexe, il faut aussi ménager les sensibilités dans chaque camp et <em>La Taupe</em> évoque de manière assez caustique les relations entre la Grande-Bretagne et son allié américain. Thomas Alfredson parvient à bien rendre cet univers complètement fou où l&#8217;on ne parle que par code, où les bureaux et salles de réunion sont en fait des caissons parfaitement hermétiques et où tous ses collègues sont potentiellement des ennemis à découvrir. Le renseignement est un univers fermé et le cinéaste rend parfaitement sensible cette fermeture qui contamine la sphère privée. Ces hommes n&#8217;ont pas de vie privée quand l&#8217;agent double est susceptible de tromper pour obtenir des informations, ou quand la personne qui partage leur vie peut constituer un moyen de pression. Une des plus terribles scènes de <em>La Taupe</em> est ainsi une fête qui rassemble tout le gratin de cet univers fermé.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/la-taupe-oldman.jpg" alt="La taupe oldman" width="690" height="529" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>La Taupe</em> est découverte à la fin du film, mais au fond son identité importe peu. Le film n&#8217;introduit aucune notion artificielle de suspense narratif et il ne propose quasiment aucun rebondissement. L&#8217;enjeu n&#8217;est pas tant qui, mais comment la taupe a été découverte. Thomas Alfredson propose bien une enquête, mais sa résolution est évoquée bien trop rapidement pour que ses spectateurs s&#8217;y retrouvent. De fait, <em>La Taupe</em> se termine bien vite une fois l&#8217;identité du coupable trouvée, puisque ce n&#8217;est pas son enjeu central. L&#8217;enjeu, c&#8217;est plutôt le MI6 lui-même et plus particulièrement les hommes qui le composent. La galerie de portraits proposée par le film est vraiment réussie et impressionnante à la fois. Tous ces espions ont souvent des airs de papys tranquilles bien éloignés de l&#8217;image que l&#8217;on pourrait avoir de ce métier. La concurrence des États-Unis laisse en outre entrevoir une autre explication : faute de pouvoir s&#8217;occuper des sujets qui comptent, mais qui sont pris en charge par leurs homologues américains, ils s&#8217;occupent de broutilles et passent leur temps à s&#8217;espionner eux-mêmes. Ce n&#8217;est pas tout à fait un jeu, la torture n&#8217;est pas loin et il y a quelques exécutions dans <em>La Taupe</em>, mais on ne craint jamais pour leurs vies. On plaint plutôt ces espions qui sont extrêmement seuls et ne semblent pas avoir vécu une vie enrichissante, même si une scène évoque une période passée et heureuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Thomas Alfredson l&#8217;avait déjà montré dans son précédent film, il confirme avec <em>La Taupe</em> son talent de cinéaste. Un cinéaste qui excelle à instaurer une ambiance : ici, l&#8217;ambiance fait quasiment tout, elle constitue l&#8217;essentiel du film, avant même son intrigue. La musique y joue un rôle central et la bande originale composée pour le film est extrêmement réussie. Thomas Alfredson prend son temps pour installer ses personnages et son histoire et le rythme ne sera jamais élevé, du moins en apparence. Si l&#8217;action est très limitée dans <em>La Taupe</em>, sans surprise et fort heureusement d&#8217;ailleurs, l&#8217;intrigue avance quant à elle beaucoup plus rapidement qu&#8217;il n&#8217;y paraît. À l&#8217;image du roman de John Le Carré, l&#8217;histoire se transforme ici en puzzle : le spectateur n&#8217;a qu&#8217;une vision très parcellaire quand le film commence et il aura ensuite des éléments supplémentaires, mais pas nécessairement dans le bon ordre. À lui de recomposer l&#8217;histoire, en acceptant la part de mystère qui n&#8217;est jamais dévoilée. Le montage fait alterner de manière plutôt intensive les lieux et les époques, tandis que plusieurs histoires peuvent avancer en parallèle dans une construction très littéraire qui fait tout le charme de <em>La Taupe</em>. Son origine romanesque se retrouve aussi dans les nombreux dialogues : le dernier film de Thomas Alfredson est un film de dialogues et les scènes qui n&#8217;en contiennent pas sont très rares. On le comprend, un tel film repose d&#8217;abord sur ses acteurs et le réalisateur a su rassembler une époustouflante bande d&#8217;acteurs tous aussi excellents les uns que les autres. Il faut évidemment mentionner Gary Oldman qui ne quitte jamais longtemps l&#8217;écran et qui est parfait dans ce rôle d&#8217;espion fatigué. Autour de lui, les prestations excellentes son légion, que ce soit chez John Hurt, Mark Strong, Colin Firth ou chez le jeune Benedict Cumberbatch découvert dans la série <em>Sherlock</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/oldman-cumberbatch-la-taupe.jpg" alt="Oldman cumberbatch la taupe" width="690" height="471" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>La Taupe</em> est une vraie réussite, une petite perle bien éloignée de la saga <em>James Bond</em> ou même, dans le genre modernisé, de la trilogie <em>Jason Bourne</em>. C&#8217;est à nouveau la force de Thomas Alfredson : le cinéaste suédois parvient à créer un film d&#8217;ambiance parfaitement maîtrisé et extrêmement plaisant à regarder. L&#8217;intrigue n&#8217;est pas essentielle, mais elle exige tout de même des spectateurs une concentration de tout instant. On ne regarde pas <em>La Taupe</em> d&#8217;un œil distrait, c&#8217;est un fait, mais c&#8217;est aussi sa grande force. Un film à ne surtout pas rater.</p>
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		<title>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme, Brad Bird</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 23:43:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Mission : Impossible - Protocole Fantôme est un excellent blockbuster qui tombe à pic pour la période hivernale. Fun, rythmé et spectaculaire, il s'agit sans aucun doute d'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, épisodes de la saga Mission : Impossible. <a href="http://nicolinux.fr/2011/12/14/mission-impossible-protocole-fantome-bird/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/tom-cruise-mission-impossible-protocole-fantome-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="tom-cruise-mission-impossible-protocole-fantome" title="tom-cruise-mission-impossible-protocole-fantome" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">La série <em>Mission : Impossible</em> a offert au cinéma quatre films tous très différents. Brad Bird a accepté sa mission : faire mieux que les trois précédents. Mission réussie pour ce <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> qui réussit un peu l&#8217;impossible en proposant un blockbuster d&#8217;action de qualité où les cascades les plus invraisemblables paraissent totalement réalistes. Un blockbuster d&#8217;action réussi, peut-être le plus réussi cette année. À ne pas rater, si vous aimez le genre.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=147454.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/mission-impossible-protocole-fantome-bird.jpg" alt="Mission impossible protocole fantome bird" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> commence dans une prison soviétique où se trouve Ethan Hunt, célèbre agent du IMF. Deux autres agents viennent le libérer : l&#8217;Agence a besoin de son meilleur élément pour empêcher un fou furieux de déclencher une destruction planétaire qu&#8217;il juge salutaire. Il va sans dire qu&#8217;Ethan Hunt accepte sans broncher sa mission et il part pour le Kremlin avec son équipe. Devancés et piégés, ils ne parviennent pas à bloquer le méchant et sont accusés à tort d&#8217;avoir fait exploser le centre de la vie politique russe. Devant un tel fiasco, le gouvernement américain déclare le Protocole Fantôme qui consiste à démanteler totalement l&#8217;IMF, à nier l&#8217;existence de cette agence et à traduire en justice tous les agents qui se feraient arrêter. Abandonnés, les trois agents bientôt rejoint par un quatrième décident de poursuivre, envers et malgré tout, leur mission qui s&#8217;avère plus impossible que jamais…</p>
<p style="text-align: justify;">Comme toute la saga et les séries télévisées, <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> répond à quelques règles de base. On découvre au départ la mission, forcément impossible, proposée à Ethan Hunt, son héros. La mission n&#8217;est jamais obligatoire, mais toujours acceptée et suivent alors deux heures d&#8217;action effrénée. Le film de Brad Bird n&#8217;échappe pas à la règle avec des scènes d&#8217;action à couper le souffle pendant toute la durée du film. La saga <em>Jason Bourne</em> est passée par là toutefois et cela se voit. L&#8217;esthétique de John Woo est loin, Brad Bird fait au contraire dans le réalisme. Les coups de feu claquent, les explosions font vibrer la salle, les corps se brisent et affichent des difficultés : Ethan Hunt est quand même amené à l&#8217;hôpital à deux reprises pendant le film. À bien des égards, <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> est l&#8217;épisode le plus réaliste de la saga, et cela ne vaut pas que pour les scènes d&#8217;action. Le scénario lui-même évite les idées les plus folles et ne devient pas simpliste comme ce fut parfois le cas par le passé avec <em>Mission : Impossible</em>. La meilleure illustration de ce changement de ton est l&#8217;absence quasiment complète des fameux masques qui permettaient de justifier à peu près tout et n&#8217;importe quoi dans les films précédents. <em>Mission : Impossible II</em> abusait de cette facilité au point de rendre le scénario simpliste, mais elle est ici bloquée symboliquement par la panne de la machine qui crée les masques. À bas les masques, semble ainsi dire Brad Bird et son film n&#8217;hésite pas à complexifier la vie de ses personnages. Un exemple parmi d&#8217;autres : les personnages n&#8217;accèdent plus à des serveurs à distance avec un simple téléphone, ils doivent se rendre physiquement près des machines pour les hacker. Ce changement est bienvenu et il redonne à la série un véritable second souffle.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/brad-bird-mission-impossible-procole-fantome.jpg" alt="Brad bird mission impossible procole fantome" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> est plus réaliste que ses prédécesseurs, certes, mais il sait aussi maintenir sa nécessaire part d&#8217;invraisemblance, notamment par l&#8217;utilisation de nombreux gadgets. Ils sont ici encore très présents et bien plus inventifs et originaux que dans la saga <em>James Bond</em> pour citer la référence en la matière. Les gants capables de s&#8217;accrocher fermement aux vitres ne sont pas mauvais, mais le clou du spectacle reste cette toile qui projette ce qu&#8217;il y a derrière elle pour rester parfaitement impossible à décerner. C&#8217;est invraisemblable, mais pas trop : les technologies utilisées dans <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> sont toujours crédibles et inspirées par ce que l&#8217;on sait faire aujourd&#8217;hui. Au-delà des gadgets, le film de Brad Bird surprend par un ton original qui n&#8217;avait pas été croisé dans la saga jusque-là. <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> est un film assez drôle en effet, contre toute attente. Tom Cruise a pris un coup de vieux, son âge commence à transparaître et la star a choisi d&#8217;en jouer. Ethan Hunt se prend ainsi de nombreux coups, mais il est aussi à deux doigts de rater certaines actions difficiles. Quand il escalade un immeuble à Dubaï, il rate de peu l&#8217;ouverture, se prend la tête dans une fenêtre et il est à la limite de tomber. Les autres personnages participent à cette ambiance assez légère, notamment en doutant en permanence de la possibilité de réussir la mission en cours. Ils doutent, ils ne sont pas toujours très doués, bref ils sont plus présents qu&#8217;à l&#8217;accoutumée tandis que Brad Bird propose une relecture moins sérieuse de <em>Mission : Impossible</em> qui est loin d&#8217;être déplaisante.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;originalité de <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> réside aussi dans ses scènes d&#8217;action. Brad Bird passe pour la première fois derrière la vraie caméra, mais il propose déjà des scènes véritablement époustouflantes. Plutôt que de parier sur des explosions toujours plus fortes, il privilégie l&#8217;inventivité avec des dispositifs originaux à l&#8217;image de la toile déjà évoquée. Deux scènes sont particulièrement réussies : au milieu du film, une course-poursuite hallucinante au cœur d&#8217;une tempête de sable ; à la fin, une bagarre dans un parking moderne où chaque voiture est placée grâce à un système d&#8217;ascenseur. Cette dernière scène est vraiment bien réalisée et elle rappelle un peu ce que l&#8217;on peut voir dans certains films d&#8217;animation. Ce n&#8217;est pas pour rien que Brad Bird vienne de ce milieu (il a réalisé <em>Les Indestructibles</em> et <em>Ratatouille</em>). Très impliqué dans le projet, Tom Cruise est toujours aussi convaincant dans ce rôle d&#8217;agent casse-cou et ses cascades sont toujours réussies.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/mission-impossible-protocole-fantome.jpg" alt="Mission impossible protocole fantome" width="690" height="484" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Réaliser un blockbuster d&#8217;action impressionnant, mais aussi relativement réaliste, Brad Bird a relevé le défi et la mission est assurément réussie. <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> est un excellent blockbuster, fun, rythmé et très spectaculaire. À voir sans hésiter si vous aimez le genre, on ne devrait pas trouver mieux d&#8217;ici la fin de l&#8217;année…</p>
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		<title>Les Trois Mousquetaires, Paul W.S. Anderson</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Oct 2011 22:46:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Dommage, Les Trois Mousquetaires n'est pas une bonne adaptation du roman de Dumas. Il y avait matière à faire quelque chose de bien, mais ni Paul W.S. Anderson ni ses acteurs ne veulent y croire et le résultat est décevant. <a href="http://nicolinux.fr/2011/10/15/trois-mousquetaires-anderson/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="178" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/les-trois-mousquetaires-anderson.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="les-trois-mousquetaires-anderson" title="les-trois-mousquetaires-anderson" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Belle idée que de transposer au cinéma <em>Les Trois Mousquetaires</em>. Ce récit plein d&#8217;héroïsme d&#8217;Alexandre Dumas est roman d&#8217;aventures comme on en fait plus et cette adaptation aurait pu donner un bon blockbuster, plaisant et si romanesque. Las, la version de Paul W.S. Anderson cède aux sirènes du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Steampunk">steampunk</a> et préfère suivre de très près le succès de la saga <em>Pirates des Caraïbes</em>. Sans surprise, le résultat est plutôt vain et assez déplaisant : un film d&#8217;action aux énormes ficelles et très vite oublié, où même le grand spectacle attendu n&#8217;est pas vraiment au rendez-vous.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=172168.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/les-trois-mousquetaires.jpg" alt="Les trois mousquetaires" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Les Trois Mousquetaires</em>, le film, suit à peu près la moitié du roman original d&#8217;Alexandre Dumas. On y découvre ainsi le jeune d&#8217;Artagnan, gascon désargenté de 18 ans qui débarque à Paris la tête pleine de rêves et de glorieux récits de mousquetaires. La désillusion ne se fait pas attendre : le jeune homme tombe, par hasard bien sûr, sur trois mousquetaires, les derniers représentants d&#8217;une confrérie en passe de disparaître sous la régence de Richelieu. Athos, Aramis et Porthos sont tous trois provoqués en duel par le jeune impétueux qui se révèle aussi excellent combattant lors d&#8217;un combat qui oppose finalement les mousquetaires et d&#8217;Artagnan contre la garde de Richelieu. Ce premier combat amène nos compères devant le roi Louis XIII avant de les envoyer, par un concours de circonstances, en Angleterre chercher un des joyaux de la Reine dissimulés dans la Tour de Londres, rien que cela. L&#8217;histoire est connue et sans surprise, on se contentera néanmoins de dire pour tous ceux qui n&#8217;ont jamais lu la prose d&#8217;Alexandre Dumas que la fin est ouverte. Il reste encore de quoi raconter dans l&#8217;univers des <em>Trois Mousquetaires</em>…</p>
<p style="text-align: justify;">Les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires#Adaptations_cin.C3.A9matographiques">adaptations au cinéma</a> du livre ne manquent pas et Paul W.S. Anderson a fait le pari de moderniser ce récit pour le rendre plus dynamique et plus attractif. Dans ce travail de modernisation, il y a quelques idées plutôt bienvenues, quoi déjà un peu trop vues. Les combats à l&#8217;épée rappellent les grandes heures des films de capes et d&#8217;épées, mais filmées de manière plus moderne, avec force ralentis, façon <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/02/06/sherlock-holmes-ritchie/">Sherlock Holmes</a></em>. Ces petites touches qui manquent parfois de discrétion participent à la modernisation de l&#8217;œuvre, ce qui n&#8217;est pas forcément un mal. Paul W.S. Anderson est allé beaucoup plus loin notamment, beaucoup trop loin… <em>Les Trois Mousquetaires</em> reprend le schéma général de l&#8217;œuvre de Dumas, mais en lui ajoutant une ambiance steampunk qui était bien évidemment absente du roman-feuilleton original. Une astuce scénaristique sans intérêt (la découverte de manuscrits de Léonard de Vinci) permet au film d&#8217;introduire des bateaux… volants. Alimentés par des machines à vapeur, ces aéronefs, comme ils sont appelés dans le film, déplacent les combats dans les airs et sont l&#8217;occasion de quelques scènes jugées certainement plus spectaculaires que si elles avaient été tournées sur la mer. Que l&#8217;on en juge : la Tour de Londres est attaquée par un de ces aéronefs qui se fait ensuite attaquer par un autre, plus gros. Le combat se termine… sur les pointes de Notre-Dames de Paris puis dans les jardins de Versailles, rien que cela. L&#8217;ensemble paraît de fait assez grotesque, d&#8217;autant que cet univers n&#8217;apporte strictement rien d&#8217;intéressant à l&#8217;histoire…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/anderson-trois-mousquetaires.jpg" alt="Anderson trois mousquetaires" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Quand des navires volent dans les cieux à l&#8217;époque de Louis XIII, il est difficile de parler d&#8217;anachronismes. Comme souvent dans le cinéma américain populaire, <em>Les Trois Mousquetaires</em> est plein d&#8217;incohérences temporelles. On ne les citera pas toutes, il faudrait des années pour le faire, mais un seul anachronisme en dit long sur le niveau du film. Louis XIII loge ici… à Versailles. Certes, Versailles existait à l&#8217;époque, mais pas sous la forme que l&#8217;on connaît actuellement, il n&#8217;y avait alors qu&#8217;un pavillon de chasse et certainement pas l&#8217;immense château qu&#8217;a construit Louis XIV, pas mal d&#8217;années plus tard. Tout est à l&#8217;avenant : le roi est présenté comme un gamin écervelé qui ne s&#8217;intéresse qu&#8217;à la mode, tandis que l&#8217;on voit un styliste avec des lunettes teintées en violet… Tout cela se veut sans doute original, fun, décalé… mais rien ne fonctionne. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un sentiment général dans ce film : <em>Les Trois Mousquetaires</em> est bien trop téléphoné pour amuser, on sait à peu près tout de son déroulement avant même qu&#8217;il commence et Paul W.S. Anderson ne nous déçoit pas sur ce point, malheureusement… Tout cela pourrait encore passer si au moins les personnages étaient intéressants, mais là encore, le bat blesse. Aucun acteur ne semble croire à cette version modernisée des <em>Trois Mousquetaires</em> et tout sonne malheureusement bien faux.</p>
<p style="text-align: justify;">Si tout semble désespérément faux dans <em>Les Trois Mousquetaires</em>, c&#8217;est sans doute parce que la réalisation est loin d&#8217;être au niveau minimum d&#8217;un blockbuster en 2011. Toutes les séquences créées à l&#8217;ordinateur semblent avoir quelques années, les fonds et notamment les villes font vraiment faux, plus toc que du carton-pâte, pareil pour les armées démultipliées. On se demande vraiment comment un tel résultat a pu être obtenu pour un film qui a sans doute été doté d&#8217;un budget confortable. C&#8217;est comme si personne n&#8217;avait vraiment cru au film, ni le réalisateur, ni la production, encore moins les acteurs. Dans le lot, d&#8217;Artagnan en jeune naïf est le moins raté, même si la tête de minet de l&#8217;acteur est là uniquement pour permettre à la cible du film de s&#8217;identifier ou de se pâmer. Christoph Waltz compose un excellent cardinal Richelieu, mais c&#8217;est encore le même personnage pour cet acteur qui n&#8217;impressionne plus autant. Ne parlons pas des personnages secondaires censés faire rire, comme le lourdaud serviteur des mousquetaires qui peinera même à faire rire les plus jeunes… Inutile également d&#8217;évoquer la musique, omniprésente, lassante, manquant absolument d&#8217;originalité.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/trois-mousquetaires-anderson.jpg" alt="Trois mousquetaires anderson" width="690" height="468" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;espérais au moins un peu de détente, à défaut d&#8217;un grand film, en entrant dans la salle pour voir <em>Les Trois Mousquetaires</em>. Las, le plaisir n&#8217;a pas été vraiment au rendez-vous : trop caricatural, trop attendu, trop anachronique et des personnages qui ne croient même pas à l&#8217;heure histoire. C&#8217;est dommage, le roman d&#8217;Alexandre Dumas pourrait donner de belles adaptations, encore aujourd&#8217;hui. Manifestement, ce sera pour une autre fois.</p>
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		<title>Cars 2, Pixar</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 21:57:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Le premier Cars n'avait évidemment pas besoin d'une suite, mais son succès financier a rendu Cars 2 obligatoire. Pixar a choisi de prendre un risque en faisant totalement autre chose. Malheureusement, ce film d'espionnage sent le réchauffé et n'a pas la force des Pixar précédents. Résultat, on s'ennuie poliment… Les enfants apprécieront quand même. <a href="http://nicolinux.fr/2011/07/26/cars-2-pixar/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="160" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/cars-2.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cars-2" title="cars-2" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em><a href="http://nicolinux.fr/2011/07/25/cars-pixar/">Cars</a></em> avait-il vraiment besoin d&#8217;une suite ? Le film a eu le &laquo;&nbsp;malheur&nbsp;&raquo; de connaître un succès énorme, surtout en ventes associées et la question ne se posait plus. Il fallait une suite et les studios Pixar ont choisi de ne pas répéter le premier opus et de prendre des risques en changeant totalement de genre. Une bonne idée sur le papier, mais <em>Cars 2</em> offre pourtant une impression de déjà-vu. <em>Cars 2</em> ne ressemble pas à <em>Cars</em>, mais il ressemble à n&#8217;importe quel James Bond ou autre blockbuster estival aussi vite vu que vite oublié. Dommage…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135530.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/cars-2-pixar.jpg" alt="Cars 2 pixar" width="690" height="925" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Dans l&#8217;épisode précédent, Flash McQueen découvrait le bonheur d&#8217;une vie simple à la campagne, l&#8217;amour et l&#8217;amitié, sans abandonner la course pour autant. Quand <em>Cars 2</em> ouvre, la voiture a plusieurs victoires à son actif et Flash a formé une équipe efficace avec les habitants de Radiator Spring. Une grande course s&#8217;ouvre entre les voitures les plus rapides du moment, trois courses en fait qui emmèneront les compétiteurs aux quatre coins du monde, du Japon à la Grande-Bretagne en passant par l&#8217;Italie. Martin, dépanneuse qui est aussi le meilleur ami de Flash, accompagne ce dernier sur les pistes. Sa maladresse légendaire l&#8217;éloigne néanmoins du macadam de la piste au cœur d&#8217;un complot mondial qui vise à détruire un nouveau carburant propre pour mieux imposer l&#8217;essence. Martin est entraîné par deux espions dans différents endroits du monde, avec un passage notable à Paris, avant de devoir sauver son meilleur ami d&#8217;une mort certaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout change dans <em>Cars 2</em>, avec comme objectif constant de s&#8217;éloigner du modèle très américain du premier film pour proposer un film beaucoup plus international. Finies les courses du NASCAR ou même les paysages américains : la plupart du film se déroule hors des États-Unis et les courses sont désormais plus proches du modèle européen. Visuellement, on se rapproche d&#8217;ailleurs plus de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/03/08/speed-racer-wachowski/">Speed Racer</a></em> que du premier <em>Cars</em>. Les voitures illustrent bien ce changement : alors qu&#8217;on restait globalement cantonné aux voitures américaines dans <em>Cars</em>, le spectre s&#8217;ouvre ici avec des voitures de tous les pays et même une F1. Fini aussi le personnage central de Flash MCQueen : s&#8217;il est toujours un personnage important, il a été largement éclipsé dans <em>Cars 2</em> par Martin et les deux espions. Le genre du film évolue lui aussi logiquement : si l&#8217;on était assez nettement dans un film de course doublé d&#8217;un film initiatique dans le premier, on est ici très clairement dans un film d&#8217;espionnage musclé. La séquence d&#8217;ouverture du film est à cet égard significative et c&#8217;est une réussite. <em>Cars 2</em> ouvre par une séquence musclée sur la plateforme pétrolière. Telle une James Bond car, la voiture-espion sort un attirail complexe pour en apprendre plus puis déjouer les attaques, avant une spectaculaire fuite que n&#8217;aurait pas renié 007 ou même Jason Bourne. Bonne impression pour cette séquence, mais le reste du film est plus convenu, sans grande surprise, ni même de véritables enjeux. Certaines séquences sont efficaces et réussies, d&#8217;autres tombent à l&#8217;eau, tandis que l&#8217;intrigue peine vraiment à intéresser.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/pixar-cars-2.jpg" alt="Pixar cars 2" width="690" height="366" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le principal point faible de <em>Cars 2</em> est assez surprenant, car les films de Pixar avaient plutôt tendance à briller sur ce point. Le film pêche par son manque de finesse à l&#8217;écriture, notamment en ce qui concerne les personnages. <em>Cars 2</em> donne vraiment le sentiment d&#8217;être d&#8217;abord un produit Disney, avant d&#8217;être le dernier film d&#8217;animation de Pixar et c&#8217;est bien dommage. Martin est au centre du film et c&#8217;est un personnage calibré pour plaire aux enfants, mais qui énervera vite tous les adultes dans la salle. C&#8217;est le maladroit au grand cœur qui, malgré lui, fait des bêtises qui se révèlent finalement payantes. Sans surprise, c&#8217;est lui qui dénoue l&#8217;intrigue ténue du film, c&#8217;est lui qui comprend tout et celui que tout le monde considère comme le gars sympa, mais lourd, qu&#8217;il faut se coltiner devient finalement la personne la plus intelligente que tout le monde respecte. La voiture Flash, intéressante car tourmentée et en évolution dans le premier film, devient ici d&#8217;un ennui total et n&#8217;est &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; le meilleur ami de Martin, rien de plus. Tous les personnages qui étaient finement écrits dans <em>Cars</em> deviennent ici des caricatures sans vrai intérêt et les dialogues sont également bien peu intéressants. Tout est souligné, surligné, entouré… rien n&#8217;est laissé dans l&#8217;ombre, absolument tout doit être dit. Autant dire que plusieurs dialogues sont aussi lourds qu&#8217;ils sonnent faux. Dommage, Pixar avait su faire preuve d&#8217;une plus grande habileté jusque-là, même dans <em>Le Monde de Némo</em> qui était pourtant résolument orienté pour les enfants. Dans ce contexte, inutile de dire que la pseudo morale anti-pétrole de <em>Cars 2</em> est totalement ridicule et sans intérêt. Là où <em>Cars</em> allait à contre-courant avec sa nostalgie d&#8217;une époque révolue, la morale vaguement écologique de ce film (bouh, le pétrole, c&#8217;est mal) tombe très vite à l&#8217;eau et n&#8217;intéressera personne… Elle n&#8217;est finalement qu&#8217;une excuse pour faire exploser des voitures, ce qui est tout de même assez léger.</p>
<p style="text-align: justify;">Pixar n&#8217;a plus rien à prouver et <em>Cars 2</em> est d&#8217;ailleurs parfaitement au point. Rien à redire sur le plan technique, c&#8217;est efficace et réussi, même si la 3D est vraiment inutile. Après les vastes plaines américaines, les équipes de Pixar ont travaillé sur des villes et elles ont réussi à les rendre parfaitement reconnaissables tout en les modifiant légèrement pour intégrer l&#8217;univers des voitures. Sur l&#8217;image ci-dessous par exemple, on reconnaît bien Paris, mais on note quelques subtils changements avec une calandre au bout de l&#8217;île ou encore sur Notre-Dame. L&#8217;effet est assez réussi et plutôt ludique, même si le film ne va peut-être pas suffisamment loin. De manière générale, cette ouverture au monde ne réussit pas varient à <em>Cars 2</em> : le premier film réussissait à rendre crédible cet univers rempli de voitures, notamment parce qu&#8217;il évoquait sans représenter des lieux connus. Le motel de <em>Cars</em> n&#8217;était pas un immeuble, mais des cônes de la route. Quand l&#8217;univers se déroule à Tokyo, à Paris ou à Londres, on a plus de mal à croire à l&#8217;histoire…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/cars-2-pixar-2011.jpg" alt="Cars 2 pixar 2011" width="690" height="385" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Pixar aurait-il une panne d&#8217;inspiration ? Son évolution peut faire peur, le studio donne le sentiment de tourner en rond : même si <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/06/25/toy-story-3-pixar/">Toy Story 3</a></em> sorti l&#8217;an dernier restait un grand film, le manque d&#8217;idées neuves commencent à se faire sentir. Le pire est peut-être le traditionnel court-métrage qui accompagne chaque Pixar : cette année, le studio nous propose une variation dans l&#8217;univers de Toy Story. Pixar n&#8217;oserait-il plus se lancer dans de grandes histoires nouvelles ? Le prochain Pixar, <em><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135528.html">Brave</a></em>, n&#8217;est pas très rassurant, mais n&#8217;enterrons pas trop vite Pixar. <em>Cars 2</em> n&#8217;est peut-être qu&#8217;une erreur de parcours, erreur qui devrait cependant plaire aux plus jeunes, en attendant le prochain…</p>
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		<title>Sans identité, Jaume Collet-Serra</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Mar 2011 22:08:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>
		<category><![CDATA[Suspense]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Sans identité est un divertissement tout à fait convenable, un thriller à énigme autour de la mémoire qui fonctionne plutôt bien, à défaut d'être très original. Une bonne idée pour se détendre au cinéma… <a href="http://nicolinux.fr/2011/03/20/sans-identite-collet-serra/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="158" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/neeson-sans-identite-unknown.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="neeson-sans-identite-unknown" title="neeson-sans-identite-unknown" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>Sans identité</em> est un film pour le moins inattendu. Un réalisateur espagnol, un film financé par pas moins de six pays, un thriller qui s&#8217;annonce à la hauteur des plus grosses productions hollywoodiennes (la trilogie Jason Bourne est citée explicitement par l&#8217;affiche), un casting de luxe… le tout pour un film sans identité ? La formule est facile, mais aussi tentante et si Jaume Collet-Serra s&#8217;en sort finalement dignement, <em>Sans identité</em> est un thriller plaisant à regarder et efficace, mais également très vite oublié.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=170958.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=170958.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=170958.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/sans-identite-collet-serra.jpg" border="0" alt="Sans identite collet serra" width="690" height="937" /></div>
<p></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Martin Harris est un docteur reconnu en biologie qui se rend à Berlin pour un sommet de la plus haute importance en compagnie de sa femme, Liz. À l&#8217;arrivée à son hôtel, il se rend compte qu&#8217;il a oublié une valise contenant ses papiers à l&#8217;aéroport et il monte immédiatement dans un taxi pour retourner la chercher. En route, un accident violent projette la voiture dans le fleuve. Martin tombe alors dans le coma pendant quatre jours et à son réveil, il vit un cauchemar terrible : un autre Martin Harris a pris sa place et sa femme ne le reconnaît pas. Le voici sans identité, inconnu selon le titre original, et il va évidemment tout faire pour retrouver son nom et sa femme au passage. <em>Sans identité</em> fait partie de ces films-énigme où tout l&#8217;enjeu est bien sûr de perdre le plus possible le spectateur pour qu&#8217;il ne découvre pas le twist final avant l&#8217;heure.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, ce genre de films étant facile à reconnaître, le spectateur est sur ses gardes et attend les péripéties et les nouveaux fils dans l&#8217;histoire. Les premières pistes sont forcément les mauvaises, ce qui ne facilite pas l&#8217;adhésion à l&#8217;histoire. Cela dit, reconnaissons que Jaume Collet-Serra mène bien son affaire et que <em>Sans identité</em> parvient à maintenir le mystère assez longtemps. Quand la vérité éclate, on retombe en terrain connu : espionnage, meurtres, conflits autour d&#8217;enjeux planétaires (ici, la faim dans le monde) qui n&#8217;ont aucune importance. Autant le dire, la fin et sa chute ne sont pas le point fort du film, d&#8217;autant qu&#8217;elles sont amenées de manière assez brusque et on peine à croire à un tel revirement de la part du personnage principal. Le choc amène l&#8217;amnésie, certes, mais passer d&#8217;un extrême à l&#8217;autre en une fraction de seconde semble bien léger.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/unknown-kruger-neeson.jpg" border="0" alt="Unknown kruger neeson" width="690" height="286" /></div>
<p style="text-align: justify;">Si <em>Sans identité</em> ne brille pas par l&#8217;originalité de son scénario, il fait preuve d&#8217;une certaine énergie dans sa mise en scène qui fait de lui un film d&#8217;action très correct et même plutôt prenant. La comparaison avec <em>Jason Bourne</em> est inévitable (tous les films d&#8217;action sortis depuis se comparent nécessairement à cette trilogie), d&#8217;autant que l&#8217;affiche insiste sur ce rapprochement et elle ne se fait pas en faveur du film de Jaume Collet-Serra. Ce dernier se débrouille néanmoins plutôt bien dans les scènes d&#8217;action, certaines sont assez prenantes avec notamment quelques courses de voiture bien tournées dans les rues de Berlin. Le final, explosif (on n&#8217;en dira pas plus) est également assez impressionnant. <em>Sans identité</em> ne fait là en aucun cas preuve d&#8217;originalité, mais c&#8217;est un travail modeste et bien fait.</p>
<p style="text-align: justify;">La réussite du film tient beaucoup dans son personnage principal et son interprète. Liam Neeson joue à la fois un homme sûr de lui et de sa version, et en même temps pris par le doute. À intervalles réguliers, l&#8217;action s&#8217;interrompt, Jaume Collet-Serra prend le temps de filmer son héros et son héroïne (Diane Kruger, très bien) et le film gagne alors en finesse. Pas de quoi faire de <em>Sans identité</em> un film psychologique, certes, mais c&#8217;est dans ces moments-là que le film gagne en identité… On regrette par contre les (nombreux) flashbacks qui sont rarement une bonne idée au cinéma et qui le sont encore moins quand ils sont filmés comme ici de manière très caricaturale : filmer un flashback à la manière d&#8217;un flashback apporte un résultat médiocre. C&#8217;est gênant, surtout que ces flashbacks sont rarement utiles : le scénario de <em>Sans identité</em> a parfois tendance à vouloir trop en dire, ne rien laisser dans l&#8217;ombre.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/unknown-sans-identite-collet-serra.jpg" border="0" alt="Unknown sans identite collet serra" width="690" height="286" /></div>
<p style="text-align: justify;">En définitive, <em>Sans identité</em> n&#8217;est pas un film déplaisant. C&#8217;est même un thriller à énigme plutôt bien fichu, un film d&#8217;action assez prenant, bref un film dans l&#8217;ensemble plutôt réussi, mais pas un film tout à fait réussi non plus. Le côté super production internationale n&#8217;a sans doute pas aidé <em>Sans identité</em> qui aurait peut-être gagné à être marqué par une vision plus forte. De quoi passer un bon moment de cinéma néanmoins, avant d&#8217;oublier très rapidement le film.</p>
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		<title>Carlos, Olivier Assayas</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jul 2010 18:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Biopic]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Terrorisme]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Carlos, terroriste superstar des années 1970 et 1980 débarque au cinéma le temps d'un biopic. Le film d'Olivier Assayas passionne par sa description d'une époque et d'un homme à l'égo surdimensionné, mais aussi par la description de son déclin. Mais à trop vouloir dire, Carlos finit par accuser de quelques longueurs… <a href="http://nicolinux.fr/2010/07/14/carlos-assayas/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/carlos-olivier-assayas.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="carlos-olivier-assayas" title="carlos-olivier-assayas" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Carlos, légende du terrorisme international qui a sévi au cours des années 1970 et 1980. Le cinéma s&#8217;intéresse depuis sa naissance aux hors-la-loi, souvent mafieux, mais les terroristes semblent avoir la côte. Olivier Assayas a ainsi consacré un énorme biopic à la vie de ce terroriste charismatique. <em>Carlos</em> fut d&#8217;abord une petite série télévisée de plus de 5 heures, avant de se voir réduite en une version cinéma de 2h40, quand même. Le résultat est plutôt convaincant, malgré quelques longueurs.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182453.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182453.html" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182453.html" target="_blank"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182453.html" target="_blank"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/carlos-assayas.jpg" border="0" alt="carlos-assayas.jpg" width="690" height="920" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le film commence dans les années 1970, à Paris. Un homme sort dans la rue pour prendre sa voiture, mais prend le soin auparavant d&#8217;ouvrir le capot et regarder sous les roues. Pas suffisant manifestement, puisque sa voiture explose au moment de démarrer. <em>Carlos</em> met ainsi d&#8217;emblée dans l&#8217;ambiance de terrorisme qui régnait à l&#8217;époque : tout le film sera ainsi parcouru d&#8217;attentats divers, de l&#8217;assassinat à domicile jusqu&#8217;à la prise d&#8217;otages en avion. Au centre des attentats comme de l&#8217;image, Carlos bien sûr, de son vrai nom <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ilich_Ram%C3%ADrez_Sánchez">Ilich Ramírez Sánchez</a>. Vénézuélien d&#8217;origine, il entre dans le FLFP (Front de Libération de la Palestine) et devient alors Carlos, bras droit du responsable européen du mouvement. S&#8217;enchainent alors des opérations toujours plus grandes jusqu&#8217;à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Prise_d%27otages_du_siège_de_l%27OPEP_à_Vienne">prise en otage</a> de tous les membres de l&#8217;OPEP fin 1975 qui lui vaut d&#8217;être écarté du FLFP. Il poursuit alors ses activités terroristes de son côté, avec le soutien plus ou moins explicite des puissances d&#8217;alors, les États arabes eux-mêmes soutenus par l&#8217;URSS. Les années 1980 sont pour lui le signe d&#8217;un long déclin, jusqu&#8217;à la chute du Mur en 1989 et l&#8217;émergence d&#8217;un nouveau monde où il n&#8217;a pas de place. Il tient encore quelques années avant d&#8217;être rattrapé par la justice française qui le condamne en 1997 à la prison à perpétuité pour l&#8217;assassinat de trois policiers en 1975. Il n&#8217;a jamais eu à rendre de compte pour tous ses actes terroristes, ce qui de toute manière ne changerait pas grand-chose, la peine de mort étant interdite en France.</p>
<p style="text-align: justify;">Olivier Assayas a ainsi pris le parti de raconter la vie de Carlos, toute sa vie. Le cinéaste ignore quasiment tout ce qui se déroule avant son entrée au FLFP et c&#8217;est une excellente idée, même si je ne doute pas un instant qu&#8217;Ilich ait connu une enfance passionnante. Par contre, il a tenu à parler de l&#8217;ensemble de la vie du terroriste jusqu&#8217;à son retour en France au milieu des années 1990. Cela veut dire à la fois ses débuts, son apogée puis son déclin. Ce déclin justement est passionnant : on voit comment une ancienne star médiatique finit moins que rien, obligé de mendier pour des protections et finalement enlevé comme dans un mauvais roman d&#8217;aventures par les services secrets français alors qu&#8217;il sortait de l&#8217;hôpital où il se faisait liposuscer… La partie glorieuse intéresse plutôt sur le plan factuel, avec des reconstitutions de qualité, mais elle est plus classique. <em>Carlos</em> a beaucoup de choses à dire, et le film commence d&#8217;ailleurs sur un rythme effréné où les scènes s&#8217;enchaînent à toute allure, sans laisser le temps de digérer. C&#8217;est certainement là qu&#8217;Assayas a réalisé le plus de coupes pour la version cinéma, mais je trouve le résultat réussi. Certes, il doit nous manquer des éléments contextuels ou simplement des explications : parfois, on ne sait pas comment ou pourquoi on passe d&#8217;un lieu à un autre, d&#8217;une action à une autre. Mais j&#8217;aime cette rapidité et ce doute : <em>Carlos</em> donne un sentiment d&#8217;urgence permanente qui résume bien l&#8217;état d&#8217;esprit de l&#8217;homme, et sans doute aussi du mouvement. Le film ralentit sur la dernière partie, qui offre du coup quelques longueurs alors que c&#8217;est celle qui est la plus intéressante. Je ne sais pas si Assayas aurait pu plus couper sans nuire à la compréhension de l&#8217;ensemble, je pense surtout que c&#8217;est le genre du <a href="http://nicolinux.fr/tag/biopic/">biopic</a> qui pose problème. Un film ne suffit pas à concentrer la vie d&#8217;un homme et mieux vaut se limiter à une courte période.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/carlos-version-cinema.jpg" border="0" alt="carlos-version-cinema.jpg" width="690" height="462" /></div>
<p style="text-align: justify;">Contrepartie de cette recherche d&#8217;exhaustivité, <em>Carlos</em> est un film riche en enseignements (et très bien documenté apparemment). Au-delà de l&#8217;histoire personnelle de ce terroriste, c&#8217;est l&#8217;occasion de découvrir une époque bien différente de la nôtre. Une époque où le terrorisme est encore artisanal et localisé : on ne s&#8217;en prend pas aveuglément à des civils, on vise une ou plusieurs personnes précisément. On se rend aussi compte à quel point le terrorisme est devenu un phénomène quasiment &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo; aujourd&#8217;hui : cela se voit notamment dans l&#8217;inadéquation de la réponse étatique aux terroristes. Carlos et sa bande ont réussi à entrer dans l&#8217;OPEP sans être surveillés (ou fouillé) et ont pris en otage sans aucun problème une vingtaine de hauts dignitaires d&#8217;autant d&#8217;États dans le monde. Le tout avec quatre ou cinq personnes et quelques mitraillettes, mais c&#8217;est bien tout. Ils ont ensuite exigé et obtenu un car pour se rendre à l&#8217;aéroport et partir à bord d&#8217;un avion civil vers la destination de leur choix. Quand on voit l&#8217;action, on se dit qu&#8217;aujourd&#8217;hui les États auraient une large palette d&#8217;options pour répondre, tant les preneurs d&#8217;otages sont amateurs. C&#8217;est aussi une époque de petits mouvements contestataires répartis dans tout le monde occidental qui luttent contre le capitalisme ou l&#8217;impérialisme américain et peuvent du coup travailler au sein d&#8217;une organisation pro-palestienne. Ils avaient le sentiment qu&#8217;en aidant la cause palestienne, ils se battaient <em>in fine</em> contre le capitalisme, ce qui est très mignon. Le film met en avant les révolutionnaires allemands qui ont apparemment beaucoup aidé ce terrorisme international assez mal défini, car très divers justement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Carlos</em> est aussi, comme son titre l&#8217;indique, un film sur un homme. Un homme intelligent, multilingue et qui a un succès fou auprès des femmes. C&#8217;est aussi un homme à l&#8217;égo surdimensionné qui croit toujours être essentiel aux mouvements auquel il participe. Une séquence résume terriblement bien cet égocentrisme exacerbé, quand on le voit sortir nu de la douche, se rendre devant un miroir où il prend le soin de se regarder et de se caresser les bijoux de famille. On sent comme une admiration folle pour ce qu&#8217;il est et on comprend alors mieux que la chute a dû être forte quand on lui fait comprendre qu&#8217;il ne sert plus à rien. À plusieurs reprises il tente de se justifier, de valoriser ses atouts, de se rendre indispensable. Quand il est rejeté, il se protège immédiatement en affirmant que celui qui l&#8217;a rejeté est un imbécile. Derrière la carapace du beau latino, on sent poindre les faiblesses et on voit bien que rien ne lui plait plus que de lire son nom dans les journaux, ou de se faire photographier par une armée de journalistes. On lui rétorque à un moment qu&#8217;il ne s&#8217;est jamais battu pour la cause, mais uniquement pour sa propre gloire : c&#8217;est tout à fait cela qu&#8217;Olivier Assayas a montré dans <em>Carlos</em>. On comprend aisément ce qui a motivé le cinéaste, c&#8217;est un personnage effectivement fascinant. Il faut d&#8217;ailleurs reconnaître que l&#8217;excellente performance d&#8217;Edgar Ramirez contribue pour beaucoup dans le succès de <em>Carlos</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/07/assayas-carlos.jpg" border="0" alt="assayas-carlos.jpg" width="690" height="461" /></div>
<p style="text-align: justify;">Je n&#8217;étais pas tellement motivé à l&#8217;idée de voir la réduction d&#8217;une série télévisée, mais <em>Carlos</em> ne souffre pas trop de cette origine télévisuelle. Le film, jusqu&#8217;au format d&#8217;image, est plus proche des toiles blanches que des tubes cathodiques<sup><a href="http://nicolinux.fr/2010/07/14/carlos-assayas/#footnote_0_3641" id="identifier_0_3641" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Oui, je sais, les tubes cathodiques sont de l&amp;#8217;histoire ancienne. Mais bon, les images litt&eacute;raires restent manifestement plus longtemps que les objets&hellip;">1</a></sup>. La réalisation est très bonne, efficace et rythmée, au moins au début et on ne passe globalement pas un mauvais moment. Je trouve simplement dommage d&#8217;avoir voulu tout dire dans un film : Assayas aurait sans doute mieux fait de choisir une partie plus réduite de la vie de Carlos. C&#8217;est un bon biopic, à défaut d&#8217;être un grand film.</p>
<p style="text-align: justify;">Je comprends donc difficilement l&#8217;enthousiasme généralisé qui semble avoir saisi la critique, que ce soit <em><a href="http://www.critikat.com/Carlos.html">Critikat</a></em>, <em><a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/carlos-le-film,410540,critique.php">Télérama</a></em> ou les <a href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/46522/date/2010-07-02/article/carlos-le-film/"><em>Inrocks</em></a>. Le film a manifestement été boudé de la blogosphère…</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_3641" class="footnote">Oui, je sais, les tubes cathodiques sont de l&#8217;histoire ancienne. Mais bon, les images littéraires restent manifestement plus longtemps que les objets…</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>The Ghost Writer, Roman Polanski</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2010/03/07/the-ghost-writer-polanski/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Mar 2010 00:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Roman Polanski prouve, si besoin était, avec The Ghost Writer qu'il reste un grand cinéaste. On n'a rarement vu un tel thriller subtil, mais jamais compliqué, plein d'un suspense construit exclusivement sur une ambiance. Une vraie réussite, à ne pas manquer ! <a href="http://nicolinux.fr/2010/03/07/the-ghost-writer-polanski/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="150" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/the-ghost-writer-polanski.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="the-ghost-writer-polanski" title="the-ghost-writer-polanski" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">On a beaucoup parlé de Roman Polanski ces derniers temps, pas forcément pour les bonnes raisons. Avec <em>The Ghost Writer</em>, il prouve qu&#8217;il reste d&#8217;abord un excellent cinéaste. Son dernier film est un thriller politique au scénario certes assez classique, mais extrêmement efficace tout en étant subtil. Une vraie réussite.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132406.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132406.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132406.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/the-ghost-writer-roman-polanski.jpg" border="0" alt="the-ghost-writer-roman-polanski.jpg" width="600" height="800" /></div>
<p></a></p>
<div style="text-align: center;"><strong>Si vous ne voulez pas savoir que le gentil est en fait un agent triple à la solde de Ben-Laden, mieux vaut arrêter votre lecture ici. Allez voir le film, et revenez après lire ce qui suit.</strong></div>
<p style="text-align: justify;">Adam Lang, homme politique britannique de premier rang, écrit ses mémoires. Ou plutôt, les fait écrire puisqu&#8217;il emploie un nègre, un &laquo;&nbsp;<em>ghost writer</em>&nbsp;&raquo; en anglais, pour les rédiger à sa place. Après la disparition mystérieuse de son premier nègre, il lui cherche un remplaçant et ce dernier que le film suit. Ce nègre sans nom hésite, il ne connaît rien à la politique et il n&#8217;a pas tellement envie de succéder à un mort, mais l&#8217;énorme chèque de 250 000 dollars qui est promis à vite fait de couper court à toutes ses hésitations. Le voilà qui s&#8217;envole pour les États-Unis et l&#8217;île qui abrite la maison et le QG de Lang. Pas bête, notre héros sent vite l&#8217;entourloupe et le constat s&#8217;impose rapidement : son prédécesseur s&#8217;est peut-être noyé, mais on l&#8217;a aidé. Comprenant, un peu tardivement, qu&#8217;il s&#8217;est embarqué dans une histoire bien plus complexe qu&#8217;en apparence, il remonte une piste suivie par l&#8217;écrivain fantôme au sens premier du terme et découvre une intrigue géopolitique qui mêle fabricants d&#8217;armes, guerre en Afghanistan et CIA le tout sur fond de scandales policitico médiatiques.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;intrigue de <em>The Ghost Writer</em> n&#8217;est pas vraiment originale et rappelle les nombreux romans ou films d&#8217;espionnage qui ont fleuri pendant ou après la guerre froide. Certes, le héros n&#8217;est pas un espion, juste un écriveur efficace, mais pas assez talentueux pour mettre son propre nom sur des bestsellers. Il se révèle néanmoins au cours du film très efficace en espion en herbe perspicace et efficace pour se sortir d&#8217;affaire. Face à lui, un politicien controversé qui fut en haut des sondages, qui est maintenant critiqué par tous et d&#8217;abord par ses &laquo;&nbsp;amis&nbsp;&raquo; en politique. L&#8217;affaire est grave, on l&#8217;accuse d&#8217;avoir soutenu des actes de torture au Moyen-Orient et c&#8217;est le tribunal de La Haye qui pourrait l&#8217;arrêter. Les deux hommes ont comme point commun d&#8217;être totalement dépassés par des enjeux bien plus importants et qu&#8217;ils ne saisissent pas totalement. Ce mécanisme est toujours très efficace dans les thrillers d&#8217;espionnage et il fonctionne ici à plein.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/ghost-writer-ewan-mcgregor.jpg" border="0" alt="ghost-writer-ewan-mcgregor.jpg" width="600" height="399" /></div>
<p style="text-align: justify;">La révélation finale n&#8217;est pas tellement ce qui intéresse Roman Polanski. Alors que le film dure plus de deux heures, la fin est expédiée en une poignée de secondes, et c&#8217;est très intelligent de sa part. L&#8217;essentiel est ailleurs, avant : <em>The Ghost Writer</em> est d&#8217;abord un film d&#8217;ambiance et de mystère. Comme dans le récent <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/02/26/shutter-island-scorsese/">Shutter Island</a></em>, l&#8217;insularité joue ici aussi un rôle essentiel et l&#8217;île joue un rôle à part entière. Ici, elle instaure un climat de méfiance, d&#8217;instabilité permanente sur lequel se construit tout le film. Instabilité qui est d&#8217;abord celle du climat, très humide, où la pluie peut brusquement s&#8217;abattre, où l&#8217;orage arrive sans crier gare. Je crois que l&#8217;on ne voit à aucun moment le soleil dans le film, les scènes se déroulent toutes de nuit, où sous un ciel menaçant voire pluvieux. Comme si le climat reflétait le trouble qui envahit le personnage principal dès sa première lecture du manuscrit laissé par son prédécesseur. Tout semble faux, à l&#8217;égard de cette maison énorme, froide et bizarrement angulaire au sein d&#8217;un paysage de dunes.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;absence quasiment permanente du principal intéressé, à savoir de l&#8217;homme politique, contribue à ce climat particulier. Polanski a la bonne idée de ne lui attribuer qu&#8217;un petit rôle, ne le faisant apparaître que rarement à l&#8217;écran même s&#8217;il est toujours question de lui, et même s&#8217;il est le plus souvent visible par la télévision. Même présent, il est toujours absent, répond à côté de la plaque et semble totalement à côté de la plaque. Comme on l&#8217;apprend finalement, il est à côté de la plaque depuis le tout début de sa carrière politique, il se fait manipuler par la CIA et par le biais de sa femme. Cette idée n&#8217;a sans doute rien de très original, mais elle est ici bien menée. De manière générale, l&#8217;intrigue est ici d&#8217;une grande qualité et sait prendre le spectateur pour le mener pendant deux heures sans faiblir à aucun moment. En outre, si la partie thriller tendance espionnage n&#8217;est pas très originale, <em>The Ghost Writer</em> montre aussi des choses très intéressantes, notamment sur la vacuité de médias capables de monopoliser l&#8217;information pour montrer un homme monter dans sa voiture… C&#8217;est bien vu, et c&#8217;est suffisamment léger pour ne pas gâcher l&#8217;intrigue proprement dite.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/the-ghost-writer-pierce-brosnan.jpg" border="0" alt="the-ghost-writer-pierce-brosnan.jpg" width="600" height="384" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>The Ghost Writer</em> n&#8217;est pas un film d&#8217;action bourrin, loin de là. Il y a en tout et pour tout une courte fusillade à la toute fin et une vague course-poursuite sans tôle froissée. Et pourtant, le suspense est intense et on craint pour la vie de ce nègre un peu déboussolé. Ce suspense tient exclusivement dans l&#8217;ambiance et la réalisation de Roman Polanski. Le maître mot du film semble être l&#8217;ambiguïté. C&#8217;est justement parce que le film sait rester ambigu, n&#8217;explicite rien et entretient le doute de bout en bout qu&#8217;il est si fort. Dès la première scène<sup><a href="http://nicolinux.fr/2010/03/07/the-ghost-writer-polanski/#footnote_0_2947" id="identifier_0_2947" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Qui survient imm&eacute;diatement, sans que le titre du film, le nom du r&eacute;alisateur ou les dix logos des financeurs ou producteurs apparaissent. C&amp;#8217;est tr&egrave;s rare au cin&eacute;ma aujourd&amp;#8217;hui, et c&amp;#8217;est tr&egrave;s fort.">1</a></sup> qui évoque sans la dire la mort du premier nègre, entièrement muette, par une simple, mais terrible juxtaposition d&#8217;images plus ou moins anodines (le ferry qui se vide, la voiture restée à bord, un cadavre échoué sur la place), on sent la puissance d&#8217;une mise en scène très maîtrisée. Rien n&#8217;est laissé au hasard, mais le réalisateur se garde bien de le montrer, il a au contraire la sagesse de rester subtil de bout en bout. Quelques touches d&#8217;humour parcourent et allègent le film qui dispose aussi de dialogues très bien écrits.</p>
<p style="text-align: justify;">La dernière image du film (celle en couverture de l&#8217;article) concentre sans doute toutes les idées de Roman Polanski : des feuilles volent au vent et rappellent la présence de l&#8217;écrivain fantôme (<em>ghost</em> en anglais), tandis que l&#8217;image du politicien est présente par la publicité au mur. L&#8217;ambiguïté reste de mise : on comprend que le héros a été écrasé par une voiture, mais on ne sait pas s&#8217;il est juste blessé ou mort. Il venait tout juste de montrer au grand méchant de l&#8217;histoire qu&#8217;il savait tout, et on peut se demander si ce dernier n&#8217;a pas donné l&#8217;ordre de le tuer en déguisant le meurtre sous la forme d&#8217;un accident de la circulation. En une image, on comprend ce qui se passe, mais on n&#8217;est sûr de rien. Là est le secret du succès de <em>The Ghost Writer</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/the-ghost-writer.jpg" border="0" alt="the-ghost-writer.jpg" width="600" height="369" /></div>
<p style="text-align: justify;">Un succès qui tient aussi dans ses interprètes. Pierce Brosnan est très bien dans ce rôle très James Bondesque (il est ironique de constater que pour une fois, il joue dans un film d&#8217;espionnage sans en être l&#8217;espion), mais c&#8217;est surtout Ewan McGregor qui étonne. Je l&#8217;avais trouvé très moyen dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/02/11/i-love-you-phillip-morris-ficarra-requa/">I Love You Phillip Morris</a></em>, mais là je dois avouer que j&#8217;ai été agréablement surpris. Il est très bon, et je pense qu&#8217;il a un beau potentiel pour la suite (on pourra en juger dès mercredi prochain, puisqu&#8217;il sera encore sur les écrans pour <em>Les chèvres du Pentagone</em>&#8230;).</p>
<p style="text-align: justify;">Thriller politique subtil et efficace, <em>The Ghost Writer</em> est un film à voir si vous aimez les films un peu complexes qui ne perdent pas leurs spectateurs sans pour autant les prendre pour des idiots. Roman Polanski prouve ici qu&#8217;il a encore un mot à dire dans le cinéma du début du XXIe siècle, et on peut espérer qu&#8217;on pourra l&#8217;entendre sur ce sujet, plutôt que sur celui qui a tendance à faire les gros titres de tous les journaux.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/the-ghost-writer-allocine.jpg" border="0" alt="the-ghost-writer-allocine.jpg" width="465" height="317" /></div>
<p style="text-align: justify;">Enthousiasme général dans la presse traditionnelle, comme on peut le constater sur Allociné. <em><a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/the-ghost-writer,402182,critique.php">Télérama</a></em> a adoré, de même que <a href="http://www.critikat.com/The-Ghost-Writer.html">Critikat</a> qui établit un parallèle bien senti avec le film de Scorsese. Même enthousiasme dans la blogosphère, je n&#8217;ai même pas réussi à trouver un avis négatif. Que ce soit <a href="http://www.surlarouteducinema.com/archive/2010/03/04/the-ghost-writer-de-roman-polanski.html">Pascale</a>, <a href="http://www.kub3.fr/cinema/the-ghost-writer-critique/">KUB3</a>, <a href="http://laternamagika.wordpress.com/2010/02/22/the-ghost-writer-de-roman-polanski/">Lanterna Magika</a> ou <a href="http://dasola.canalblog.com/archives/2010/03/05/17114395.html">Dasola</a>, les mêmes mots reviennent : perfection de la mise en scène, suspense, maîtrise, brillantissime…</p>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2947" class="footnote">Qui survient immédiatement, sans que le titre du film, le nom du réalisateur ou les dix logos des financeurs ou producteurs apparaissent. C&#8217;est très rare au cinéma aujourd&#8217;hui, et c&#8217;est très fort.</li><li id="footnote_1_2947" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Le plaisir de chanter</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2008/12/06/le-plaisir-de-chanter/</link>
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		<pubDate>Sat, 06 Dec 2008 22:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[<img width="288" height="189" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/12/le-plaisir-de-chanter-26-11-2008-6-g.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="le-plaisir-de-chanter-26-11-2008-6-g" title="le-plaisir-de-chanter-26-11-2008-6-g" /><br/>Incapable de résister aux avis positifs de Télérama et des Inrockuptibles, je suivis leur conseil ce soir en allant voir Le plaisir de chanter. Eh bien force est de constater que je suis toujours d&#8217;accord avec ces deux journaux : &#8230; <a href="http://nicolinux.fr/2008/12/06/le-plaisir-de-chanter/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="189" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/12/le-plaisir-de-chanter-26-11-2008-6-g.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="le-plaisir-de-chanter-26-11-2008-6-g" title="le-plaisir-de-chanter-26-11-2008-6-g" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Incapable de résister aux avis positifs de <em><a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/le-plaisir-de-chanter,357838,critique.php">Télérama</a></em> <em>et</em> des <em><a href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/critique/le-plaisir-de-chanter/">Inrockuptibles</a></em>, je suivis leur conseil ce soir en allant voir <em>Le plaisir de chanter</em>. Eh bien force est de constater que je suis toujours d&#8217;accord avec ces deux journaux : ce film est en effet très bien, mais alors, je suis bien ennuyé pour en parler.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=125894.html"><img class="size-full wp-image-978 aligncenter" title="19000575_w434_h_q80" src="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/12/19000575_w434_h_q80.jpg" alt="" width="434" height="578" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">La seule certitude que l&#8217;on a en sortant de la salle, c&#8217;est la nationalité du film. Film français donc, avec des acteurs français étonnamment divers (rien que le trio sur l&#8217;affiche, Marina Foïs, Lorant Deutsch et Jeanne Balibar, c&#8217;est étonnant) mais un réalisateur d&#8217;origine israélienne et que je ne connaissais pas. Une fois que l&#8217;on n&#8217;a dit ça, on n&#8217;a rien dit, mais il est difficile d&#8217;aller plus loin. <strong>Disons-le, ce film est un OCNI (Objet Cinématographique Non Identitifé)</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;affiche proclame qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une &laquo;&nbsp;comédie d&#8217;espionnage&nbsp;&raquo; et effectivement, on rigole souvent et il est vaguement question d&#8217;espionnage. Je dis vaguement car le scénario, reprise directe des <em>Barbouzes </em>(un tas d&#8217;espions qui convoitent tous ce qu&#8217;une veuve possède&#8230;), est franchement pas le plus important dans le film. Comme le dit justement <em>Télérama</em>, contrairement aux films d&#8217;espionnages traditionnels qui glissent par moment un peu d&#8217;histoires personnelles pour les acteurs, <em>Le plaisir de chanter</em> glisse parfois une allusion à l&#8217;intrigue d&#8217;espionnage. Mais les personnages du film les premiers semblent ne pas s&#8217;y intéresser sérieusement : ainsi, Marina Foïs, la héroïne, est bien trop préoccupée par ses problèmes de désirs maternels pour s&#8217;occuper sérieusement de l&#8217;affaire. De son côté, Lorant Deutsch fait tout son possible pour se concentrer sur l&#8217;affaire, en vain il semble.</p>
<p style="text-align: justify;">Le vrai fil rouge du film, le titre l&#8217;indique explicitement, c&#8217;est le plaisir de chanter. Car on chante dans ce film, on chante du début à la fin et on chante de la musique lyrique avant de finir sur de la variété. Une grande partie du film se déroule ainsi à un cours de chant composé exclusivement de la veuve et d&#8217;espions. Tous et toutes essaient de la séduire, les morts s&#8217;amoncellent, bref on est en plein <em>Barbouzes </em>même si les dialogues, tout en restant souvent drôles, ne suivent pas. On chante et on s&#8217;aime. Un peu à la manière des <em>Chansons d&#8217;amour</em> de Christophe Honoré (un OCNI je vous dis&#8230;), l&#8217;amour est présent sous toutes ses formes et il est très charnel. Les corps dénudés se montrent face à la caméra sans l&#8217;habituelle pudeur du cinéma<sup><a href="http://nicolinux.fr/2008/12/06/le-plaisir-de-chanter/#footnote_0_977" id="identifier_0_977" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="D&amp;#8217;ailleurs, il est &eacute;tonnant que le film ne soit m&ecirc;me pas dot&eacute; d&amp;#8217;un avertissement : comme quoi, la soci&eacute;t&eacute; change&amp;#8230;">1</a></sup>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il est difficile de déterminer pourquoi ce film fonctionne. Pourtant, il ne semble rien avoir pour lui : pas de scénario, des personnages farfelus ou hauts en couleur complètement irréalistes, et un joyeux mélange foutraque de tout et de rien. Tous les genres y passent sur le mode de la référence plus que de la parodie, un peu à la manière d&#8217;un Tarantino<sup><a href="http://nicolinux.fr/2008/12/06/le-plaisir-de-chanter/#footnote_1_977" id="identifier_1_977" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ah, c&amp;#8217;est donc un film post-moderne !">2</a></sup>. <strong>Mais pourtant, tout tient, tout fonctionne, on s&#8217;amuse bien</strong> (la salle rigolait bien) et on sort content. La performance des acteurs, tous bons mais mention spéciale à Jeanne Balibar et Julien Baumgartner, tous deux excellents dans leurs rôles respectifs (d&#8217;une fille pas méchante mais très fine et d&#8217;un gigolo/giton selon les moments) y est sans doute pour beaucoup.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un film à voir si vous aimez le mélange des genres et appréciez le grand n&#8217;importe quoi</strong>. Je trouve que cela fait du bien de temps en temps&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_977" class="footnote">D&#8217;ailleurs, il est étonnant que le film ne soit même pas doté d&#8217;un avertissement : comme quoi, la société change&#8230;</li><li id="footnote_1_977" class="footnote">Ah, c&#8217;est donc un film post-moderne !</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Mensonges d&#8217;État</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Nov 2008 22:21:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>

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		<description><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/11/mensonges-d-etat-body-of-lies-05-11-2008-10-10-2008-3-g.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="mensonges-d-etat-body-of-lies-05-11-2008-10-10-2008-3-g" title="mensonges-d-etat-body-of-lies-05-11-2008-10-10-2008-3-g" /><br/>Ce soir, ce fut Mensonges d&#8217;État au cinéma, soit le dernier Ridley Scott avec, en tête d&#8217;affiche, rien de moins que Leonardo DiCaprio et Russel Crowe. Ce film nous embarque, pour deux heures et des poussières, dans le Moyen-Orient actuel &#8230; <a href="http://nicolinux.fr/2008/11/11/mensonges-d-etat/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/11/mensonges-d-etat-body-of-lies-05-11-2008-10-10-2008-3-g.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="mensonges-d-etat-body-of-lies-05-11-2008-10-10-2008-3-g" title="mensonges-d-etat-body-of-lies-05-11-2008-10-10-2008-3-g" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ce soir, ce fut <em>Mensonges d&#8217;État</em> au cinéma, soit le dernier Ridley Scott avec, en tête d&#8217;affiche, rien de moins que Leonardo DiCaprio et Russel Crowe.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=127877.html"><img class="size-full wp-image-918 aligncenter" title="mensonge_etat" src="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/11/mensonge_etat.jpg" alt="" width="500" height="666" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ce film nous embarque, pour deux heures et des poussières, dans le Moyen-Orient actuel pour suivre un agent de la CIA, DiCaprio, poursuivre un clone de Ben Laden à l&#8217;aide de son mentor qui le dirige depuis les États-Unis, Russel Crowe. <em>Mensonges d&#8217;État</em> m&#8217;a immédiatement rappelé <em>Syriana</em> en plus simple. Si j&#8217;avais beaucoup aimé ce dernier film, il était en effet parfois un peu prise de tête, ce qui a d&#8217;ailleurs expliqué un échec commercial. Le dernier film de Ridley Scott se veut beaucoup plus proche du blockbuster et de sa volonté de plaire. Mais l&#8217;intrigue n&#8217;est pas simpliste, loin de là, et c&#8217;est tant mieux car cela donne au film son réalisme, dans une région du monde oh combien complexe.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;agit d&#8217;un film d&#8217;espionnage et les codes ont été respectés. Pourtant, on ne s&#8217;ennuie pas dans ce film qui parvient à conserver une certaine originalité, à la fois par un scénario pas si idiot que cela et par le duo d&#8217;acteurs. Si l&#8217;idée d&#8217;un duo composé d&#8217;un jeune et d&#8217;un vieux n&#8217;a absolument rien d&#8217;original, celui-ci fonctionne très bien en mettant en parallèle deux univers qui n&#8217;ont rien à voir. Nos deux héros passent leur temps au téléphone, l&#8217;un au cœur de l&#8217;action, l&#8217;autre en train d&#8217;aider son fils à faire pipi au beau milieu de la nuit. Ces parallèles sont très efficaces et laissent même, parfois, place à des pointes d&#8217;humour.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;est pas possible de passer sous silence Leonardo DiCaprio. Décidément, cet acteur étonne : de film en film, il ne cesse de s&#8217;améliorer, sans jamais de fausse note. Comme l&#8217;époque de <em>Titanic</em> semble loin ! Il est ici brillant en espion américain fondu dans l&#8217;univers arabe : il parle un arabe sans accent et peut se fondre dans la masse sans problème. À l&#8217;image d&#8217;un Jack Bauer, il survit à toutes les attaques, les tortures qu&#8217;il peut avoir à affronter sans le moindre problème et il trouve même le temps de tomber amoureux. Je vous rassure tout de suite ceci dit, l&#8217;amour est réduit à sa portion congrue dans le film&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ridley Scott se permet, au passage, de critiquer la politique américaine dans la région. Les seuls qui réussissent, dans le film, ce sont les Jordaniens plus patients (magnifique attaque de la politique du résultat immédiat) et plus intelligents. Les Américains arrivent avec leur technologies (très belles séquences façon GoogleEarth) et leurs gros sabots et n&#8217;arrivent finalement à rien. Critique aussi de la capacité impressionnante des Américains pour se créer des ennemis, mais je ne veux pas dévoiler toute l&#8217;intrigue.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ainsi, <em>Mensonges d&#8217;État</em> est un film intelligent sur une région du monde très complexe sans oublier pour autant son statut de blockbuster. Il s&#8217;agit donc d&#8217;un film très efficace (à voir si vous appréciez la trilogie Jason Bourne ou la série<em> 24 heures chrono</em>) mais moins bête qu&#8217;il n&#8217;en n&#8217;a l&#8217;air. En bref, un film à voir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
<h3 id="917_a-lire-aussi_1">À lire aussi&#8230;</h3>
<p style="text-align: justify;">La critique, très positive, des <a href="http://www.lesinrocks.com/index.php?id=58&amp;tx_critic[notule]=209525&amp;cHash=f67ee55028">Inrocks</a> ; celle, assez positive de <a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/mensonges-d-etat,362364,critique.php">Télérama</a> ; ou celle, plus mitigée de <a href="http://www.critikat.com/Mensonges-d-Etat.html">Critikat</a>.</p>
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