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	<title>Le blog de Nicolinux &#187; Enfance</title>
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	<description>Un peu de tout, beaucoup de rien</description>
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		<title>Moonrise Kingdom, Wes Anderson</title>
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		<pubDate>Sat, 19 May 2012 17:51:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Adolescence]]></category>
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		<category><![CDATA[Famille]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Pour son dernier film, Wes Anderson nous propose l'amour estival de deux enfants. Un amour total qui surprend par sa maturité par rapport à des adultes restés quant à eux dans l'enfance. Moonrise Kingdom est une réussite, à condition d'être sensible à l'ambiance décalée du cinéaste… <a href="http://nicolinux.fr/2012/05/19/moonrise-kingdom-anderson/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="170" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/moonrise-kingdom-wes-anderson-288x170.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="moonrise-kingdom-wes-anderson" title="moonrise-kingdom-wes-anderson" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Deux ans après une incursion dans l&#8217;animation avec <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/02/18/fantastic-fox-anderson/">Fantastic Mr. Fox</a></em>, Wes Anderson revient avec un nouveau film tourné en images réelles. <em>Moonrise Kingdom</em> brasse tous les thèmes chers au cinéaste américain, même si la famille n&#8217;occupe pas le centre de l&#8217;histoire. Il est ici question d&#8217;enfance et d&#8217;amour, mais comme toujours chez Wes Anderson, <em>Moonrise Kingdom</em> propose d&#8217;abord une ambiance particulière et une galerie de personnages particulièrement typés. Si vous aimez ses films, il n&#8217;y a pas de raison que celui-ci ne vous plaise pas…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=187864.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/moonrise-kingdom-anderson.jpg" alt="Moonrise kingdom anderson" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Milieu des années 1960, les scouts occupent pour l&#8217;été quelques petites îles au large de la Nouvelle-Angleterre. Parmi eux, Sam a du mal à s&#8217;intégrer à la communauté : tous les autres scouts n&#8217;aiment pas ce jeune garçon renfermé et que l&#8217;on dit psychologiquement déstabilisé. Sam s&#8217;en fiche, il prépare un plan pour s&#8217;évader avec la fille qu&#8217;il aime. Un an auparavant, il a rencontré Suzy lors d&#8217;une représentation costumée. Entre les deux enfants qui n&#8217;ont pas encore atteint l&#8217;adolescence, le coup de foudre a été immédiat. Suzy vit justement avec ses deux parents avocats sur la même île où le camp de scouts de Sam s&#8217;est installé. Par un échange épistolaire fourni, ils préparent une évasion et partent ensemble se perdre dans les forêts de l&#8217;île. Pendant quelques jours, ils vont vivre leur amour seuls, loin des adultes et autres enfants à leur recherche. Cet amour est fort, mais peut-il durer au-delà de la période estivale ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Moonrise Kingdom</em> est l&#8217;histoire d&#8217;un coup de foudre. Sam et Suzy sont jeunes, très jeunes, trop jeunes pour vraiment passer à l&#8217;acte, mais ils n&#8217;en ont pas besoin. Leur amour est sincère et total : ils ne pourraient vivre l&#8217;un sans l&#8217;autre et quand les parents de Suzy tentent de les séparer, ce n&#8217;est que pour les motiver à se retrouver au plus vite. Wes Anderson utilise un flashback pour montrer le premier regard entre les deux jeunes : Sam entre dans la loge de Suzy où se trouvent aussi d&#8217;autres filles. Immédiatement, il la choisit elle, et elle seule, et le cinéaste rend cet accord entre eux immédiatement sensible. Après ce premier regard vient le temps de la découverte de l&#8217;autre : les goûts de l&#8217;un et de l&#8217;autre, mais aussi les corps de l&#8217;un et de l&#8217;autre. Suzy aime lire et elle lit ses livres d&#8217;aventures à Sam quand ce dernier apprend à la première à pêcher et à survivre dans les bois. Plus tard, c&#8217;est le premier baiser avec la langue et les premières caresses. <em>Moonrise Kingdom</em> n&#8217;ira pas plus loin, mais cet amour surprend par sa maturité. Difficile souvent de croire que les deux personnages principaux de Wes Anderson n&#8217;ont qu&#8217;une dizaine d&#8217;années, ils semblent même beaucoup plus murs que les adultes qui les entourent.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/anderson-moonrise-kingdom1.jpg" alt="Anderson moonrise kingdom" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Tourné vers l&#8217;amour des deux enfants, <em>Moonrise Kingdom</em> oppose logiquement deux univers. À celui des plus jeunes répond celui des adultes qui représente naturellement l&#8217;autorité. Tous les personnages de Wes Anderson restent dans le fond de grands enfants qui refusent de vieillir, ni même de murir : c&#8217;était flagrant dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/02/18/la-vie-aquatique-anderson/">La Vie Aquatique</a></em> avec ce personnage loufoque de Steve Zissou. Ici, les adultes sont tous ridicules et totalement incapables d&#8217;assumer leur rôle d&#8217;autorité. Le chef du camp scout perd un de ses enfants, avant de perdre le camp tout entier. Les parents de Suzy sont tous les deux avocats, ils ne s&#8217;aiment plus et semblent ne plus vraiment s&#8217;occuper de leurs quatre enfants depuis plusieurs années. À un moment de <em>Moonrise Kingdom</em>, le père passe derrière ses trois fils avec une hache, ce qui résume bien sa vision de l&#8217;éducation. L&#8217;unique policier de l&#8217;île est toujours triste et désabusé, mais c&#8217;est peut-être le seul adulte à être sauvé par Wes Anderson : c&#8217;est en tout cas lui qui sauve les enfants du deuxième coup de foudre — un réel cette fois — et c&#8217;est lui qui rend l&#8217;amour possible après l&#8217;été. Le film s&#8217;arrête judicieusement et on ne sait pas ce qui se passe après cette parenthèse estivale, mais une issue heureuse est envisageable. La ténacité et la maturité des deux enfants expliquent en premier lieu ce succès, mais il faut aussi noter le rôle du policier qui hérite ainsi d&#8217;une place à part dans le scénario.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès les premiers plans de <em>Moonrise Kingdom</em>, la marque de fabrique de Wes Anderson est bien sensible. Le cinéaste multiplie les plans fixes pour présenter la famille de Suzy en quelques images : il lui faut peu de moyens, quelques exemples suffisent amplement à comprendre cette famille désolidarisée, où les parents sont absents et où la fille de la famille est à part, dans son univers, à scruter l&#8217;horizon avec ses jumelles. D&#8217;emblée, l&#8217;ambiance si particulière des films de Wes Anderson, une ambiance un peu triste qui prête à sourire en même temps, s&#8217;installe et elle ne quittera pas le film, oscillant en permanence entre légèreté et gravité. <em>Moonrise Kingdom</em> tend parfois vers le loufoque, parfois vers le drame amoureux : l&#8217;ensemble offre un équilibre fragile, mais parfaitement maîtrisé. Wes Anderson est maintenant un metteur en scène de talent, tous ses cadres sont travaillés et réfléchis, sans pour autant que la mise en scène paraisse forcée. <em>Moonrise Kingdom</em> doit beaucoup au talent de ses deux jeunes acteurs principaux — Jared Gilman et Kara Hayward — qui composent un couple crédible, un point essentiel pour la réussite du film. Autour d&#8217;eux, les adultes ne sont pas en reste : Bruce Willis surprend positivement avec ce rôle de flic tranquille, Bill Murray est égal à lui-même et Edward Norton compose un chef scout convainquant. Le tout est relevé par la très belle musique d&#8217;Alexandre Desplat.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/moonrise-kingdom-norton.jpg" alt="Moonrise kingdom norton" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Wes Anderson soulève rarement un enthousiasme unanime et <em>Moonrise Kingdom</em> ne devrait pas faire exception. Le film plaira d&#8217;abord aux fans du cinéaste et de ses films décalés, ceux qui n&#8217;appréciaient pas les précédents risquent bien d&#8217;être lassés par cette histoire d&#8217;amour juvénile. C&#8217;est à la fois la plus grande réussite et la limite de <em>Moonrise Kingdom</em> : il s&#8217;agit d&#8217;un film de Wes Anderson, et cela se voit.</p>
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		<title>Hugo Cabret, Martin Scorsese</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/12/17/hugo-cabret-scorsese/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 22:53:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Metafilm]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Présenté comme un film pour enfants, Hugo Cabret est bien plus que cela. C'est d'abord un brillant hommage au cinéma de George Méliès, précurseur de génie. Un film un peu bancal, mais un film passionnant, à ne rater sous aucun prétexte. <a href="http://nicolinux.fr/2011/12/17/hugo-cabret-scorsese/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/hugo-cabret-scorsese-288x191.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="hugo-cabret-scorsese" title="hugo-cabret-scorsese" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Pour la première fois dans sa longue carrière, Martin Scorsese s&#8217;intéresse aux enfants avec son dernier film. <em>Hugo Cabret</em> est même &laquo;&nbsp;le grand film de Noël&nbsp;&raquo; si l&#8217;on en croit son affiche, tandis que la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=rFihsifUVwA">bande-annonce</a> laissait attendre une énième variation dans l&#8217;esprit de <em>Narnia</em>. Voilà qui nous emmène bien loin de <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/02/26/shutter-island-scorsese/">Shutter Island</a></em>, le précédent film du cinéaste. Et pour cause : si <em>Hugo Cabret</em> contient bien quelques attributs du film pour enfants, il ne s&#8217;agit en aucun cas d&#8217;un film uniquement pour les enfants. Martin Scorsese signe d&#8217;abord un hommage émouvant au cinéma des origines et en particulier à celui de Georges Méliès. Un film parfois bancal, mais passionnant, à ne pas rater.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136181.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/hugo-cabret.jpg" alt="Hugo cabret" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Hugo Cabret est un jeune garçon qui vit à Paris dans la gare de l&#8217;Ouest, ex-gare Montparnasse, dans les années 1930. Ses deux parents sont morts, son oncle censé l&#8217;avoir pris en charge a disparu et faute de mieux, Hugo continue de remonter régulièrement toutes les horloges de la gare. Avant de mourir, son père, horloger, avait ramené un mystérieux automate. Très abîmé, mais pas perdu pour autant, Hugo s&#8217;échine à réparer ce robot avec l&#8217;espoir de trouver un message de son père. Pour cela, il a besoin de pièces qu&#8217;il &laquo;&nbsp;emprunte&nbsp;&raquo; dans une boutique de jouets de la galerie marchande de la gare. Le commerçant finit par le repérer et l&#8217;embauche finalement pour l&#8217;aider quand il découvre que le jeune garçon connaît son automate. Le passé qu&#8217;il avait jusque-là profondément enfoui va brutalement ressurgir…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Hugo Cabret</em> a tout du conte de Noël à commencer par un petit garçon orphelin, mais la tête pleine de rêve, en guise de héros. Hugo a perdu sa mère puis son père, il reste seul, bien trop seul et il rêve de pouvoir les retrouver. Cet automate sur lequel il a travaillé avec son père avant sa mort devient sa seule occupation. Restaurer ses fonctions dans l&#8217;espoir d&#8217;obtenir un message <em>post-mortem</em> : Hugo ne pense plus qu&#8217;à cela. Le décor est aussi celui du conte : la gare, lieu gigantesque et plein de dangers, offre aussi au jeune héros du film un terrain de jeu phénoménal. La caméra de Martin Scorsese virevolte en suivant Hugo dans les longs couloirs pleins de rouages et de vapeurs qui constituent son quotidien. De fait, <em>Hugo Cabret</em> sort assez peu de cette gare qui sert de décor à l&#8217;ensemble des scènes qui le tirent vers le conte de Noël. On y découvre une galerie de personnages qui ont tous les archétypes du conte avec, bien sûr, le terrible méchant. L&#8217;ogre ici prend la forme d&#8217;un policier et de son terrible chien, toujours à l&#8217;affut d&#8217;un enfant abandonné à envoyer à l&#8217;orphelinat, ce qu&#8217;il fait avec un plaisir sadique non dissimulé. On trouve aussi pêle-mêle un gros vendeur de journaux qui courtise une femme chic, une jolie vendeuse de fleurs, un impressionnant vendeur de livres… et une jeune fille. Isabella est la fille adoptive de Papa George, le propriétaire de la boutique de jouets. Entre elle et Hugo, c&#8217;est indéniablement le coup de foudre et les deux vont rapidement devenir inséparables. Ajoutons à cela une touche de mystère avec l&#8217;automate et on a tous les ingrédients en main pour un film pour enfants assez banal.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/hugo-cabret-martin-scorsese.jpg" alt="Hugo cabret martin scorsese" width="690" height="497" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Sauf que le dernier film de Martin Scorsese est bien plus que cela. <em>Hugo Cabret</em> est d&#8217;abord un hommage au cinéma des origines, celui des Frères Lumières bien sûr, mais surtout celui de Georges Méliès. Le Papa Georges bougon de la boutique de jouet est en fait Georges Méliès, cinéaste totalement oublié dans le contexte du film, mais véritable star au début du XXe siècle. Cet homme a inventé rien de moins que le cinéma de fiction : quand il découvre le cinéma, à la fin des années 1890, il ne s&#8217;agissait alors que de filmer des scènes du quotidien, comme un train qui entre en gare. Méliès a une idée de génie : utiliser ce moyen pour raconter une histoire. Dans le studio qu&#8217;il construit de toutes pièces dans la banlieue parisienne, il va raconter des histoires totalement folles comme ce voyage lunaire inspiré par Jules Vernes dans <em>Le Voyage dans la Lune</em>. <em>Hugo Cabret</em> rend hommage à ce cinéaste en mettant en scène sa redécouverte après une longue traversée du désert. Plus que la contribution de Georges Méliès au cinéma, Martin Scorsese s&#8217;intéresse en effet à son oubli. Avec la Première Guerre mondiale, les goûts ont changé et le cinéma surréaliste de Méliès ne plait plus et disparaît en quelques années. Avec lui, c&#8217;est son créateur qui disparaît en se faisant passer pour mort, et c&#8217;est l&#8217;œuvre qui est détruite ou brulée. Une disparition d&#8217;une œuvre fondamentale qui est ici réhabilitée à sa manière par Martin Scorsese que l&#8217;on retrouve volontiers en Hugo : on l&#8217;imagine, gamin, à découvrir le cinéma de Méliès et rêver d&#8217;en faire lui aussi. C&#8217;est cet aspect-là, assez inattendu, qui passionne dans <em>Hugo Cabret</em>, beaucoup plus que le côté conte pour enfants. S&#8217;il pêche par moments par trop de didactisme, il reste fascinant et donne envie de (re)découvrir toute l&#8217;œuvre de Georges Méliès.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour présenter le pionnier du cinéma de fiction, mais aussi l&#8217;inventeur des effets spéciaux, Martin Scorsese a l&#8217;astucieuse idée de choisir les techniques les plus modernes. <em>Hugo Cabret</em> devait ainsi nécessairement être un film en 3D, ne serait-ce que pour reconstruire des scènes de films de George Méliès. Le plus moderne rejoint ainsi le plus archaïque, et le résultat est très efficace. Même si l&#8217;apport de la 3D est toujours un peu discutable, cette technique ajoutant un peu de profondeur à certains plans sans pour autant s&#8217;avérer indispensable, son choix s&#8217;imposait. Pour le reste, Martin Scorsese reproduit un Paris de la Belle époque fantasmé, plus proche du conte que de la reproduction historique, ce qui convient parfaitement au ton du film. Tous les plans à l&#8217;intérieur des murs de la gare sont extrêmement bien réalisés tandis que la scène d&#8217;anthologie de l&#8217;accident du train, reproduction d&#8217;une scène qui a vraiment eu lieu, s&#8217;avère efficace. Là encore, l&#8217;utilisation de la 3D sur cette scène mise en parallèle avec le tout premier film de l&#8217;histoire est intéressante : les spectateurs du film des Frères Lumières ont été effrayés par l&#8217;image du train arrivant sur eux alors que les spectateurs sont aujourd&#8217;hui habitués aux images qui sortent de l&#8217;écran.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/scorsese-hugo-cabret-ben-kinglsey.jpg" alt="Scorsese hugo cabret ben kinglsey" width="690" height="499" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Vendu comme un film pour enfants, <em>Hugo Cabret</em> est bien plus que cela. Soyez en prévenus d&#8217;ailleurs, vos enfants risquent d&#8217;être déçus par un hommage qu&#8217;ils ne comprendront pas. Les plus grands regretteront plutôt les scènes pour enfants dans la gare qui donnent au film un côté assez bancal, mais tout ce qui concerne Georges Méliès est vraiment passionnant. On aimerait d&#8217;ailleurs en voir plus, tant les reproductions des films originaux sont réussies, mais cela ne conviendrait pas au public visé. Dommage, mais le dernier film de Martin Scorsese reste fascinant et tous les amoureux du cinéma ne peuvent pas se permettre de le rater !</p>
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		<title>Tomboy, Céline Sciamma</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Apr 2011 15:11:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Tomboy est un film sur l'enfance et sur la question du genre et donc de l'identité. Pari risqué, mais tenu d'une main de maître par la jeune cinéaste Céline Sciamma qui prouve ici qu'elle dispose d'un véritable regard de cinéaste. Un film plein de finesse et juste, à ne pas rater. <a href="http://nicolinux.fr/2011/04/25/tomboy-sciamma/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="160" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/tomboy1.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="tomboy" title="tomboy" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Deuxième film de la jeune cinéaste Céline Sciamma, <em>Tomboy</em> raconte, comme son nom l&#8217;indique<sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/04/25/tomboy-sciamma/#footnote_0_4769" id="identifier_0_4769" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="En anglais, &amp;laquo;&amp;nbsp;tomboy&amp;nbsp;&amp;raquo; est le gar&ccedil;on manqu&eacute;.">1</a></sup>, l&#8217;histoire d&#8217;une jeune fille de 10 ans qui se reconnaît plus dans le sexe masculin et qui aimerait bien être un petit garçon. Sujet extrêmement dangereux, mais on pouvait faire confiance à l&#8217;auteur de <em>Naissance des Pieuvres</em>, film qui portait déjà sur les troubles identitaires de l&#8217;adolescence. Le résultat est effectivement très réussi : <em>Tomboy</em> évite les clichés et constitue un récit sensible, réjouissant et inquiétant à la fois.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=188840.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/tomboy-sciamma.jpg" border="0" alt="Tomboy sciamma" width="690" height="926" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Les premières minutes du film sont très intelligemment menées par Céline Sciamma. Quand on découvre le personnage principal de son film, le spectateur l&#8217;identifie inconsciemment comme un garçon. On le voit conduire sur les genoux de son père, ses cheveux sont coupés courts, ses traits plutôt masculins. Le premier prénom que l&#8217;on entend à son sujet est Mickaël, prénom donné à Lisa, la ravissante nouvelle voisine qu&#8217;il croise après l&#8217;emménagement. C&#8217;est donc une véritable surprise quand la mère de ce personnage l&#8217;appelle… Laure. Comme on l&#8217;apprend vite, Laure est une fille qui préfère s&#8217;habiller et se comporter comme un garçon. Le déménagement semble lui offrir la possibilité d&#8217;un nouveau départ et elle se fait passer pour un garçon. Le groupe d&#8217;enfants qui jouent en bas de l&#8217;immeuble et dans les bois alentours l&#8217;accepte très vite comme tel et en cet été où Laure sort jouer tous les jours, tout semble se passer pour le mieux. La jeune fille doit, certes, faire preuve d&#8217;inventivité pour masquer son absence d&#8217;organe sexuel masculin, allant jusqu&#8217;à ajouter un bout de pâte à modeler dans son slip de bain. La supercherie ne pouvait qu&#8217;être découverte bien entendu et l&#8217;approche de la rentrée précipite vite la fin de la parenthèse estivale.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tomboy</em> est un film sur le genre autant que sur l&#8217;identité et l&#8217;adolescence, ou plutôt de la pré-adolescence. Un sujet dangereux qui aurait vite mené à la caricature chez d&#8217;autres, mais qui est traité ici avec finesse et sensibilité. Céline Sciamma parvient très bien à montrer que le genre est d&#8217;abord une construction sociale : même quand on sait très bien que Mickaël est en fait une fille et se nomme Laure, on ne parvient pas à oublier le garçon que l&#8217;on a cru voir dans un premier temps. Il y a certes les traits, la coupe, les vêtements… mais il suffit de se concentrer un peu pour trouver à Mickaël des traits féminins. C&#8217;est aussi ce que note d&#8217;emblée Lisa en faisant une remarque sur la différence du garçon par rapport aux autres. Le groupe ne remet d&#8217;ailleurs à aucun moment la sexualité de leur nouveau voisin : à cet âge où, peut-être, on ne se pose pas encore ce genre de questions, le doute n&#8217;est pas permis. D&#8217;ailleurs, même quand ils sauront que c&#8217;est une fille, ils voudront vérifier par eux-mêmes si la physiologie confirme cette affirmation. Si le groupe est persuadé du genre de Mickaël/Laure, <em>Tomboy</em> filme les jeux des enfants comme autant d&#8217;épreuves pour son personnage principal. Céline Sciamma parvient à nous faire trembler pour Laure : son subterfuge à base de pâte à modeler ne va-t-il pas être découvert ? Ne va-t-elle pas se faire accuser quand elle va faire ses besoins accroupie derrière un bosquet ? On sent d&#8217;emblée que la supercherie ne durera pas éternellement, mais on ne sait pas comment la vérité va éclore. Parler de thriller est peut-être un peu fort, mais il est vrai qu&#8217;un certain suspense est présent et le film parvient à nous faire ressentir le mal-être de la jeune fille.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/sciamma-tomboy.jpg" border="0" alt="Sciamma tomboy" width="690" height="402" /></div>
<p style="text-align: justify;">La grande force de <em>Tomboy</em> est certainement de ne donner aucune réponse toute faite. Une fille qui se prend pour un garçon, il y a évidemment un problème et on aimerait en savoir plus. Céline Sciamma n&#8217;est pas du genre à donner une explication simple et logique : ce n&#8217;est pas parce que son père joue avec la jeune fille et semble satisfait d&#8217;avoir un garçon manqué, alors que sa mère représente l&#8217;autorité que Laure se sent un garçon. D&#8217;ailleurs, elle a aussi une petite sœur qui est extrêmement féminine… On ne sait pas, au juste, pourquoi Laure veut devenir Mickaël, mais on sent très bien qu&#8217;elle est mal dans sa peau et que l&#8217;inversion en est une manifestation. Ses parents ne font rien pour l&#8217;en dissuader, jusqu&#8217;au moment où la rentrée approche. C&#8217;est la deuxième force du film que de reporter sur la société le lien entre sexe et sexualité. À l&#8217;intérieur de la cellule familiale, Laure peut se comporter comme un garçon, cela ne pose strictement aucun problème. Sa petite sœur aime même plutôt cela, elle se vante auprès d&#8217;une fille de son âge que son grand frère bat tous ceux qui oseront lui faire du mal et on sent la fierté rayonner dans ses yeux. Ses parents aussi aiment Laure comme elle est : le père semble bien content d&#8217;avoir un fils, tandis que la mère accepte sa fille comme elle est. Mais le poids de la société est trop fort : quand la rentrée approche, la vérité doit éclater et ce sera alors terrible. Céline Sciamma a une superbe idée de cinéma en faisant simplement porter à Laure une robe : symbole de la féminité, c&#8217;est une humiliation énorme pour la jeune fille, mais un symbole qui n&#8217;est pas tant imposé par sa mère que par la société. Une scène de cinéma indéniablement très forte.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec son précédent film déjà, Céline Sciamma avait prouvé qu&#8217;elle disposait d&#8217;un vrai regard de cinéaste, un regard qu&#8217;elle confirme dans <em>Tomboy</em>. Son film semble caractérisé par la finesse, il est sensible et juste, terrible parce que l&#8217;on craint pour Laure et bienveillant sur ses personnages. La caméra se fait discrète dans <em>Tomboy</em>, à la manière d&#8217;un documentaire, mais en s&#8217;approchant au maximum des enfants. À eux seuls, il justifie d&#8217;aller voir le film : tous ces acteurs junior sont épatants dans leur rôle, avec une mention spéciale pour Zoé Héran qui interprète une Laure criante de vérité. Sa petite sœur est également épatante, tandis que les deux parents sont justes et crédibles. <em>Tomboy</em> n&#8217;est pas un film à grand budget, mais Céline Sciamma parvient à tirer le maximum de son faible budget et le résultat est vraiment réussi.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/tomboy-zoe-heran.jpg" border="0" alt="Tomboy zoe heran" width="690" height="402" /></div>
<p style="text-align: justify;">La question du genre appliquée à une jeune fille de 10 ans : le sujet de <em>Tomboy</em> était pour le moins dangereux, mais Céline Sciamma s&#8217;en sort brillamment. Son film est tout en finesse et il offre une très belle plongée dans l&#8217;insouciance de l&#8217;enfance. La question de l&#8217;identité et du genre est bien menée et évite les clichés que l&#8217;on aurait pu craindre. <em>Tomboy</em> est vraiment un beau film, à ne pas rater.</p>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4769" class="footnote">En anglais, &laquo;&nbsp;<em>tomboy</em>&nbsp;&raquo; est le garçon manqué.</li><li id="footnote_1_4769" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Max et les Maximonstres, Spike Jonze</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2009/12/18/max-maximonstres-jonze/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 22:52:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Max et les Maximonstres est l'adaptation d'un livre pour enfants, mais pas un film pour les enfants. C'est un conte aussi beau que sombre sur l'enfance et sur le rêve. Un film onirique à ne pas manquer. <a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/max-maximonstres-jonze/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/where-the-wild-things-are-jonze.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="where-the-wild-things-are-jonze" title="where-the-wild-things-are-jonze" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Spike Jonze a déclaré à propos de <em>Max et les Maximonstres</em>, son dernier film : &laquo;&nbsp;<em>Je n&#8217;ai pas cherché à faire un film pour les enfants ; j&#8217;ai voulu faire un film sur l&#8217;enfance</em>&nbsp;&raquo; . Cette distinction est pour le moins essentielle. Ce qui n&#8217;est sur le papier que l&#8217;adaptation d&#8217;un conte pour enfants est en fait un film totalement dérangé et un film à réserver aux grands enfants. Une expérience visuelle et cinématographique fascinante.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/max-maximonstres-jonze.jpg" border="0" alt="max-maximonstres-jonze.jpg" width="600" height="800" /></div>
<p style="text-align: justify;">Max est un petit garçon énervé, qui peine à s&#8217;intégrer dans une famille marquée par un père absent, une mère très occupée et une sœur qui ne le défend même pas. Il essaie bien de montrer sa frustration en tapant des crises de colère, mais il n&#8217;est même pas puni et finalement, le monde semble se désintéresser de son cas. C&#8217;est pourquoi il décide un jour de partir sur une frêle embarcation qui le mène sur une île mystérieuse. Cette île est peuplée des &laquo;&nbsp;Maximonstres&nbsp;&raquo;, sortes de peluches géantes en forme de chats, d&#8217;oiseaux, ou de créatures extraordinaires. Alors que ces monstres s&#8217;apprêtaient à manger Max, ce dernier se dit doté de pouvoirs très puissants, et les créatures en font leur roi. Commence alors un séjour onirique au milieu de ces monstres colériques, mais pas méchants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le livre qui a inspiré ce film est très court : une vingtaine de dessins et 338 mots très précisément (d&#8217;après <a href="http://www.cinemateaser.com/?p=1594">Cinemateaser</a>, je leur fais confiance là-dessus&#8230;). Voilà qui, à tout le moins, a laissé au réalisateur et scénariste toute latitude pour adapter l&#8217;histoire comme il l&#8217;entendait. Néanmoins, le film est assez contemplatif : il se passe des choses, plein de choses mêmes, mais le film est marqué par la circularité et le rêve et les actions sont réduites. Il n&#8217;y a pas à proprement parler d&#8217;intrigue et de suspense, on suit plutôt le quotidien d&#8217;êtres extraordinaires et désespérés.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/max-et-les-maximonstres.jpg" border="0" alt="max-et-les-maximonstres.jpg" width="600" height="400" /></div>
<p style="text-align: justify;">Ce qui frappe en effet avec <em>Max et les Maximonstres</em>, c&#8217;est la noirceur du film. Noirceur qui se traduit métaphoriquement par une des premières images du film (je me demande même si ça n&#8217;est pas le plan d&#8217;ouverture) : dans un cours, l&#8217;enseignant explique que le soleil n&#8217;est pas éternel, qu&#8217;un jour il mourra entraînant au passage la destruction de la Terre. Ce fait scientifique travaille notre jeune Max et devient une sorte d&#8217;épée de Damocles suspendue en permanence au-dessus du monde. La certitude que la nuit sera suivie d&#8217;un lever du soleil disparaît alors brutalement et on s&#8217;inquiète de ne pas voir le retour de l&#8217;étoile.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette noirceur ambiante est autant celle de Max qui aimerait bien qu&#8217;on s&#8217;occupe un peu de lui, que celle des Maximonstres, êtres désespérés finalement par l&#8217;absence de but dans la vie. Ils sont là, sur leur île, ils n&#8217;ont l&#8217;air de manquer de rien, mais ils ne servent aussi à rien. Il leur manque un leader, rôle qu&#8217;occupe un temps Max, et des objectifs. La construction en commun d&#8217;un fort leur donne brusquement un objectif, et le film se fait plus joyeux. Mais la noirceur reprend vite le dessus et ne quittera jamais vraiment <em>Max et les Maximonstres</em>. C&#8217;est d&#8217;ailleurs sans doute pour cette mélancolie permanente et prenante que ce film n&#8217;est pas pour les enfants, plus que l&#8217;image parfois très sombre (et puis ces Maximonstres sont assez impressionnants).</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/max-maximonstres.jpg" border="0" alt="max-maximonstres.jpg" width="600" height="400" /></div>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan technique, <em>Max et les Maximonstres</em> est un peu l&#8217;exact opposé d&#8217;<em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Avatar</a></em> et à cet égard, c&#8217;est amusant que les deux films soient sortis le même jour. Quand le premier fait le choix d&#8217;une technologie de pointe et même d&#8217;une technologie jamais utilisée avant ce film, le film de Spike Jonze opte pour des choix beaucoup plus rétrogrades pour une production à l&#8217;ancienne, rehaussée quand même d&#8217;effets numériques. À la base, les monstres sont des acteurs en costumes avec simplement une post-production numérique pour améliorer apparemment le rendu. Globalement néanmoins, ce que l&#8217;on voit à l&#8217;écran est un film presque artisanal.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus surprenant peut-être est que ce travail à l&#8217;ancienne fonctionne totalement. Si <em>Avatar</em> a convaincu par la surenchère d&#8217;effets spéciaux, <em>Max et les Maximonstres</em> convainc au contraire avec très peu d&#8217;effets, mais un naturel étonnant. Rarement des monstres ont semblé aussi réalistes au cinéma, tout en conservant leur bizarrerie liée à leur aspect de peluche. Le film vaut la peine d&#8217;être vu rien que pour ces monstres&#8230;</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/12/maximonstres-jonze.jpg" border="0" alt="maximonstres-jonze.jpg" width="600" height="400" /></div>
<p style="text-align: justify;">Mieux vaut que je m&#8217;arrête ici en vous recommandant une nouvelle fois <em>Max et les Maximonstres</em>. N&#8217;allez pas le voir avec des enfants en bas âge (par contre, <a href="http://www.amazon.fr/gp/product/221101965X/ref=as_li_ss_tl?ie=UTF8&#038;tag=leblogdenic07-21&#038;linkCode=as2&#038;camp=1642&#038;creative=19458&#038;creativeASIN=221101965X">le livre de Maurice Sendak</a> devrait leur plaire), mais allez-y pour voir un film vraiment original, poétique et terrible en même temps sur l&#8217;enfance.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film a particulièrement plu sur Internet, que ce soit <a href="http://www.toujoursraison.com/2009/12/max-et-les-maximonstres.html">Rob Gordon</a>, chez <a href="http://myscreens.fr/2009/cinema/max-et-les-maximonstres-la-critique/">MyScreens</a>, <a href="http://plan-c.over-blog.com/article-max-et-les-maximonstres-l-enfant-roi-41348476.html">Plan C</a> (avec quelques nuances néanmoins), les avis sont assez unanimes et positifs. Même son de cloche chez <em><a href="http://www.critikat.com/Max-et-les-Maximonstres.html">Critikat</a></em>.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><em>&gt; Si vous appréciez l&#8217;univers de Max et les Maximonstres, vous apprécierez sûrement la <a href="http://nicolinux.fr/2010/01/31/where-the-wild-things-are-karen-o/" target="_blank">bande  originale du film</a>&#8230;</em></p>
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</ul>
</div>
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