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	<title>Le blog de Nicolinux &#187; Électronique</title>
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	<description>Un peu de tout, beaucoup de rien</description>
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		<title>Christophe à la Cité de la Musique (15 mars 2010)</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2010/03/16/christophe-cite-musique-mars-2010/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 00:57:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Chanson française]]></category>
		<category><![CDATA[Cité de la Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Concert]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Un concert à la Cité de la Musique, c'est un peu un concert France Culture. On ne sait jamais très bien ce qui nous attend, mais c'est toujours de haut niveau. Christophe y a offert une très belle prestation, entre vieux classiques et expérimentations modernes. <a href="http://nicolinux.fr/2010/03/16/christophe-cite-musique-mars-2010/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/christophe1.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="christophe" title="christophe" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Depuis que j&#8217;ai découvert <em>Aimer ce que nous sommes</em>, son dernier album, je suis un grand fan de Christophe et mes <a href="http://www.lastfm.fr/user/nicolinux87">statistiques d&#8217;écoutes</a> en témoignent largement. J&#8217;étais curieux de voir ce qu&#8217;un artiste aussi complexe que Christophe, créateur de tubes planétaires et intemporels en même temps que bidouilleur de sonorités. Cette dualité se retrouve sur scène : ce concert à la Cité de la Musique se composait en fait d&#8217;au moins trois concerts différents. Un concert riche et inégalement passionnant.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/christophe-bevilacqua.jpg" border="0" alt="christophe-bevilacqua.jpg" width="600" height="602" /></div>
<p style="text-align: center;"><em>© designldg – <a href="http://www.flickr.com/photos/designldg/3774960714/">flickr</a></em></p>
<p>Un concert à la Cité de la Musique, c&#8217;est toujours l&#8217;assurance d&#8217;une prestation hors-norme, expérimentale ou au moins sous le signe de la mixité musicale. La dernière fois que j&#8217;étais allé dans cette salle, c&#8217;était pour assister aux mélanges sonores entre <a href="http://nicolinux.fr/2009/04/17/truffaz-murcof-singh-cite-musique/">Truffaz, Murcof et Talvin Singh</a>. Comme par anticipation, j&#8217;étais d&#8217;ailleurs assis quelques rangs derrière Christophe, qui avait travaillé avec Murcof et Truffaz sur son dernier album. Je retrouve ce soir l&#8217;artiste pour un concert mystérieusement intitulé &laquo;&nbsp;Ma barrière de Corail…&nbsp;&raquo; Un mystère que le programme distribué à l&#8217;entrée n&#8217;aide pas à dissiper, c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire. On nous promet deux parties, l&#8217;une avec Christophe, l&#8217;autre avec Christophe aussi, mais également Zerkalo groupe composé d&#8217;une chanteuse et d&#8217;une &laquo;&nbsp;vidéaste&nbsp;&raquo;. Ce qui fait normalement usage de première partie est donc ici coincé entre deux morceaux de Christophe.</p>
<p style="text-align: justify;">Le concert commence avec un bon quart d&#8217;heure de retard, mais toute la salle acclame chaleureusement la silhouette reconnaissable entre mille de Christophe. L&#8217;artiste n&#8217;est plus tout jeune, mais force est de constater qu&#8217;il a encore de la prestance. Les lunettes de soleil fixées sur le nez — il ne les quittera symboliquement que le temps d&#8217;un coup d&#8217;œil sur —, il se pose sur son tabouret pour chanter. On retrouve en lui ses origines italiennes, dans sa veste ouverte, ou dans ses gestes amples. Le chanteur offre un spectacle étrange, mélange de timidité apparente et de grande assurance : la différence est flagrante entre les moments où il parle, à voix rauque et s&#8217;excusant presque d&#8217;être là, et où il chante, sa voix prend alors de l&#8217;ampleur et retrouve toute sa clarté et sa force. On a vraiment le sentiment de voir un autre homme. Christophe s&#8217;amuse à jouer son rôle de vieux chanteur bougon, quand il râle contre la &laquo;&nbsp;flotte&nbsp;&raquo; que la salle lui a préparée (et prend alors sa fiole de Jack Daniels pour s&#8217;en verser une rasade) ou quand il explique que l&#8217;on va gagner du temps et faire le rappel immédiatement, sans sortir de scène. Entre chaque chanson ou presque, il prend soin de nous remercier et on le sent vraiment ému d&#8217;être là.</p>
<p style="text-align: justify;">La première partie du concert a consisté à dérouler, linéairement je crois, le dernier album. La toute première chanson du concert m&#8217;était inconnue et je me demande si ça n&#8217;était pas un nouveau titre, l&#8217;artiste ayant confirmé au cours du concert travailler actuellement au successeur d&#8217;<em>Aimer ce que nous sommes</em>. Ce dernier est, sur disque, à la fois limpide et d&#8217;une complexité folle, un véritable puzzle musical comme le photomontage de la pochette le laisse entendre. Cette complexité sonore est bien retranscrite sur scène, sans que le concert paraisse trop figé, ce qui est une performance. À quelques reprises néanmoins, on sent l&#8217;effet un peu pesant des samples, surtout quand le piano est entièrement doublé sur un morceau, l&#8217;effet est étrange. Christophe est accompagné de cinq musiciens qui composent un tapis sonore riche et très marqué par l&#8217;usage de l&#8217;électronique. Les percussions ne sont ainsi pas entièrement naturelles, alors que le pianiste dispose sur son piano à queue d&#8217;une machine électronique à même de bidouiller les sons. L&#8217;effet est très réussi je trouve, mais il est vrai que j&#8217;aime énormément l&#8217;album. Un grand écran accompagne plusieurs titres d&#8217;une image globalement assez inutile, parfois belle.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/aimer-ce-que-nous-sommes.jpg" border="0" alt="aimer-ce-que-nous-sommes.jpg" width="600" height="595" /></div>
<p style="text-align: justify;">Quand Christophe quitte la scène, je m&#8217;attends à, comme indiqué sur le programme, un entracte en bonne et due forme. Mais non, le chanteur explique qu&#8217;il va changer de veste, qu&#8217;il nous propose en attendant une interview à distance, puis le fameux groupe qui est indiqué sur la feuille. Soit. En guise d&#8217;interview, c&#8217;est en fait le titre éponyme paru sur <em>Bevilacqua</em> mis en image de manière rigolote et originale, par découpage/collage d&#8217;images parfois animées. C&#8217;est plutôt bien vu en ce que cela met en exergue les multiples facettes de l&#8217;artiste. C&#8217;est aussi un hommage ironique où Christophe se moque de son propre personnage et de son image. La fin du concert sera à cet égard une belle démonstration.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce titre terminé, entre sur scène une femme qui se poste derrière deux Mac et lance à la fois une image sur l&#8217;écran, et une musique. Ce soir, j&#8217;aurais au moins appris quelque chose : le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vidéaste">vidéaste</a> fait de la vidéo, certes, mais avec des techniques amateurs et une ambition technique ou artistique professionnelle. En l&#8217;occurrence, on a eu des clips mettant en scène la chanteuse ou la vidéaste en question. Sur scène, la chanteuse a fait du playback sur tous les morceaux qui contenaient encore la partie voix, si bien que l&#8217;elle aurait très bien pu ne pas chanter. Ce fut le gros souci de cette première partie du second acte, l&#8217;artiste sur scène ne servait apparemment à rien. Diffuser les clips aurait largement suffi. Si, au moins, l&#8217;image ou la musique était intéressantes… Côté sonore, on a erré de Kraftwerk à Laurie Anderson, en passant par les claviers Playskool. Pas de très bon goût donc.</p>
<p style="text-align: justify;">Heureusement, Zerkalo a fini par quitter la scène (cela devenait urgent, plusieurs personnes commençaient à prendre le large) et Christophe est alors revenu, accompagné cette fois d&#8217;un véritable orchestre de vents. L&#8217;Ensemble Musiques Nouvelles a ainsi accompagné toute la dernière partie du concert, une partie consacrée aux tubes légendaires de Christophe mêlés de quelques titres plus récents. Cet ensemble de vents a été plutôt bien utilisé, même si je l&#8217;ai trouvé un peu en retrait par rapport au reste. Les vieux morceaux sont souvent très retravaillés et ils passent assez bien. Même si ce ne sont pas mes titres préférés de Christophe, force est de constater que des morceaux comme &laquo;&nbsp;Les mots bleus&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Aline&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Les paradis perdus&nbsp;&raquo; sont d&#8217;une redoutable efficacité sur scène. Le public est en tout cas beaucoup plus réactif et apprécie manifestement ces vieux titres, surtout si j&#8217;en juge à la brochette de mamies quelques rangs devant moi. L&#8217;enthousiasme fut tel que l&#8217;on a eu droit à cinq rappels (sans les traditionnels allers et retour de l&#8217;artiste, donc) pour autant de classiques acclamés par une salle debout et même agglutinée auprès de la scène pour tenter d&#8217;obtenir le sésame ultime, une signature de Christophe. Il fallait les voir, à la limite de se crêper le chignon pour obtenir un autographe. C&#8217;est assez mignon et cela témoigne bien du très grand succès d&#8217;un chanteur qui a réussi à écrire, il y a de cela plus de quarante ans, des morceaux vraiment indémodables. Et si l&#8217;âge moyen était élevé, j&#8217;ai été assez surpris de voir pas mal de jeunes.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/christophe-truffaz.jpg" border="0" alt="christophe-truffaz.jpg" width="600" height="602" /></div>
<p style="text-align: center;"><em>© designldg – <a href="http://www.flickr.com/photos/designldg/3775355555">flickr</a></em></p>
<p>Ce concert résumé bien la longue et sinueuse carrière de Christophe. Il est marqué, comme elle, par la dualité entre une tendance à faire des tubes reposant sur le rythme couplets/refrain et dans la veine pop ou rock&#8217;n roll très classique, et une tendance plus récente à l&#8217;expérimentation. Depuis son retour, en 1996, l&#8217;artiste n&#8217;a eu de cesse de bricoler des machines électroniques, enregistrer de courts samples pour les mélanger jusqu&#8217;à obtenir un son original. Ses trois derniers albums ne sont pas vraiment évidemment à aborder et requièrent de nombreuses écoutes pour bien les digérer. Sa carrière a ainsi fait un grand écart entre deux tendances, et sur scène, même si les univers s&#8217;entrecroisent et si Christophe réussit en partie rapprocher les deux, simplifiant les titres récents et complexifiant les anciens, il reste un concert au moins bicéphale. L&#8217;image qui clôture le concert et qui superpose deux photographies de l&#8217;artiste est très significative de cette dualité.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis très content d&#8217;avoir pu assister à un concert de Christophe, ne serait-ce qu&#8217;il commence à accuser de l&#8217;âge et j&#8217;ai appris, depuis la mort de <a href="http://nicolinux.fr/2009/03/14/alain-bashung-adieu-merci/">Bashung</a> ou celle de <a href="http://nicolinux.fr/2009/12/27/vic-chesnutt-la-musique-a-vif/">Vic Chesnutt</a>, à profiter au maximum des artistes que j&#8217;apprécie tant que c&#8217;est encore possible. Mais ce fut, en plus, une bonne expérience, un concert atypique, riche et très intéressant si l&#8217;on oublie l&#8217;intermède vidéaste.</p>
<p style="text-align: justify;">Le concert de <span style="text-decoration: line-through;">demain</span> ce soir sera diffusé en direct et gratuitement sur Internet, à la fois sur le site de la <a href="http://www.cite-musique.fr/francais/Default.aspx">Cité de la Musique</a>, celui de la <a href="http://www.sallepleyel.fr/">salle Pleyel</a> et sur <a href="http://liveweb.arte.tv/fr/video/Christophe__en_direct_de_la_Cite_de_la_Musique/">Arte Live Web</a>. Le concert sera même disponible par la suite deux mois gratuitement. Vous n&#8217;avez donc plus aucune excuse pour rater un excellent concert !</p>
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		<title>Aufgang, Aufgang (2009)</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2009/11/05/aufgang-2009/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Nov 2009 22:47:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>
		<category><![CDATA[Électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Jazz]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Aufgang, jeune trio français, mèle intimement musique classique, jazz et musiques électroniques. Le résultat est tout simplement brillant, à tel point que l'on n'hésite pas à parier sur la création d'un nouveau genre... <a href="http://nicolinux.fr/2009/11/05/aufgang-2009/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="259" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/aufgang-2009.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="aufgang-2009" title="aufgang-2009" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il est des disques qui se découvrent au fil des écoutes, qui ne s&#8217;apprécient qu&#8217;avec le temps. Et il en est qui vous prennent par les épaules, vous collent contre un mur et vous balancent deux gifles dans la figure. <em>Aufgang</em>, premier album du trio éponyme, fait partie de ces disques-là.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-2700" title="aufgang-2009" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/aufgang-2009.jpg" alt="" width="600" height="541" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le titre d&#8217;ouverture de l&#8217;album, &laquo;&nbsp;Channel 7&#8243;, concentre toute l&#8217;ambition du trio. Il commence avec une nappe électronique traditionnelle sur laquelle vient vite se greffer le son des pianos. La batterie entre en jeux alors que les deux pianos reprennent une boucle que l&#8217;on jurerait provenir d&#8217;une machine en temps normal. Bientôt, c&#8217;est un dialogue stupéfiant qui s&#8217;ouvre entre les machines et le piano, trait d&#8217;union de deux mondes musicaux que tout semblait diviser, et qui sont ici réunis sans qu&#8217;à aucun moment la réunion fasse artificielle. Bien au contre, elle semble naturelle, évidente, tandis que les deux pianos se répondent et répondent encore aux sons électroniques et à la batterie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus fort donc, c&#8217;est qu&#8217;on ne pense jamais à de la musique classique matinée d&#8217;électronique, ou au contraire de musique électronique lorgnant vers la musique classique. Non, on ne pense à rien tant la musique s&#8217;affole, coure sous les doigts des pianistes ; on se laisse emporter par ce flot musical, par ce qu&#8217;il convient de considérer comme quelque chose de nouveau. On peut, suivant Benjamin, le qualifier de post-classique<sup><a href="http://nicolinux.fr/2009/11/05/aufgang-2009/#footnote_0_2025" id="identifier_0_2025" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Je reste un tr&egrave;s grand fan de tout ce qui est post-quelque chose, je trouve cela tellement amusant, en musique comme ailleurs&amp;#8230;">1</a></sup>, cela n&#8217;a finalement pas tellement d&#8217;importance.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/skitched-20091105-232218.jpg" border="0" alt="skitched-20091105-232218.jpg" width="500" height="333" /></div>
<p style="text-align: justify;">Ce que j&#8217;aime dans <em>Aufgang</em>, c&#8217;est à quel point le trio brasse les influences musicales. Si le &laquo;&nbsp;post&nbsp;&raquo; du genre doit avoir un sens, c&#8217;est bien celui-ci. On passe de la musique électronique assez classique (&laquo;&nbsp;Good Generation&nbsp;&raquo;) à la musique classique la plus récente et difficile (&laquo;&nbsp;Channel 8&#8243;) tout en faisant une pause par la musique baroque (on croirait entendre Bach) avec &laquo;&nbsp;Barok&nbsp;&raquo; (quelle surprise). Certes, les deux pianos offrent une unité à l&#8217;ensemble, qu&#8217;ils tendent vers la musique classique ou vers le jazz, même s&#8217;ils se font parfois machines à rythme inattendues. Mais dans le détail, la musique d&#8217;Aufgang ne manque pas de diversité, c&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qui fait sa force, on n&#8217;a jamais le sentiment d&#8217;une musique qui tourne en rond, comme si un groupe avait trouvé un filon et s&#8217;y tenait. Non, Aufgang préfère prendre des risques, tirer parfois vers une musique plus difficile, quitte ensuite à revenir à quelque chose de beaucoup plus attendu, sur le terrain électronique (&laquo;&nbsp;Good Generation&nbsp;&raquo;) ou classique &laquo;&nbsp;Prélude du Passé&nbsp;&raquo;).</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est aussi très impressionnant, c&#8217;est le rôle respectif des pianos et des machines. Chez Aufgang, rien n&#8217;est définitif et le rôle de chacun peut changer d&#8217;un morceau à l&#8217;autre, voire d&#8217;une minute à l&#8217;autre. On est néanmoins frappé de constater qu&#8217;un des deux pianos peut se faire boite à rythmes à certains moments, les sons électroniques portant alors la mélodie. Parfois, c&#8217;est l&#8217;électronique même qui apporte une pause dans la course endiablée du piano. Autant dire que l&#8217;on est très loin des clichés habituels (car le piano peut être aussi romantico-dégoulinant qu&#8217;un ensemble de cordes chez André Rieu).</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/11/aufgang-sonar.jpg" border="0" alt="aufgang-sonar.jpg" width="500" height="750" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;énigme Aufgang reste, en fin d&#8217;écoute, entière. Comment un groupe si jeune a-t-il réussi en un seul album à inventer un genre et ouvrir de nouvelles perspectives musicales ? Certes, il faudra attendre de voir ce que le futur leur réserve et ce qu&#8217;ils feront de ces premières idées pour en juger vraiment. Néanmoins, cet album est novateur et mature et on peut être bluffé devant tant de maîtrise technique (il faut les entendre jouer du piano&#8230;) et en terme de composition. Aufgang donne le sentiment pour le moins étrange de parfaitement maîtriser toute la musique depuis Bach jusqu&#8217;à Boulez, mais aussi le jazz (on pense à Esbjorn Svenson Trio notamment) et les musiques électroniques. Toutes ces influences sont bien digérées par le trio qui propose en retour quelque chose de nouveau. Bluffant, vraiment&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">En guise de conclusion, une petite vidéo qui donne un avant-goût de la musique, mais aussi du groupe en train de travailler sur l&#8217;album en studio, et sur scène. On trouvera d&#8217;autres vidéos sur <a href="http://clk.tradedoubler.com/click?p=23753&amp;a=403761&amp;g=0&amp;td_partnerId=2003&amp;url=http://www.myspace.com/aufgangsonar">leur page officielle</a> (oui, une horrible page Myspace, mais il faut faire avec), notamment une partie de leurs concerts donnés à la Cité de la Musique.</p>
<p style="text-align: center;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="450" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5742621&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="450" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=5742621&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://vimeo.com/5742621">Aufgang</a> from <a href="http://vimeo.com/discographlabel">discograph</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Je renvoie aussi à la lecture d&#8217;autres critiques sur Internet : <a href="http://www.playlistsociety.fr/2009/10/aufgang-aufgang-910.html">celle de Benjamin</a> qui a mis la rare note de 9/10 ; <a href="http://thevioletteroll.wordpress.com/2009/08/28/aufgang-%E2%80%93-aufgang/">celle de Mauve</a> qui est aussi la plus ancienne sur l&#8217;album et qui décrit bien chaque morceau ; la très bonne <a href="http://www.goodkarma.fr/2009/10/05/aufgang-aufgang/">critique enfin de Jean-Sebastien</a> avec un éclairage historique intéressant sur le mélange des genres.</p>
<p style="text-align: justify;">Étonnamment, la presse traditionnelle semble ignorer tout d&#8217;<em>Aufgang</em>, et c&#8217;est bien dommage. Je ne sais pas si on tient le premier représentant du &laquo;&nbsp;classique du XXIe siècle&nbsp;&raquo;, mais on a en tout cas un excellent album, sans conteste l&#8217;un des meilleurs de 2009 !</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_2025" class="footnote">Je reste un très grand fan de tout ce qui est post-quelque chose, je trouve cela tellement amusant, en musique comme ailleurs&#8230;</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Truffaz, Murcof et Singh à la Cité de la Musique</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2009/04/17/truffaz-murcof-singh-cite-musique/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 22:38:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Trio de jazz atypique, Truffaz, Murcof et Singh composent une musique étonnante, mais qui s'impose vite par son naturel. Ils sont très bons quand ils reprennent Mexico, l'album composé par Truffaz et Murcof, mais ils deviennent excellents en revisitant d'anciens morceaux et en laissant libre cours à leur improvisation. Une expérience musicale à ne pas rater. <a href="http://nicolinux.fr/2009/04/17/truffaz-murcof-singh-cite-musique/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/04/erik-truffaz.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="erik-truffaz" title="erik-truffaz" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ce soir, ce fut concert à la Cité de la Musique, pour un trio pour le moins étonnant composé de trois musiciens fort différents. Aux côtés du trompettiste de jazz Erik Truffaz se tenaient en effet Murcof, artiste mexicain que Wikipedia classe dans l&#8217;<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Electronica">electronica</a> (pourquoi pas ?) et Talvin Singh qui jouait ce soir des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tabla">Tablas</a> (percussions indiennes), mais qui semble être un artiste assez divers, avec également une casquette de DJ. Bref, un trio improbable pour un excellent concert de jazz, s&#8217;il fallait le classer.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/04/truffaz.jpg" border="0" alt="truffaz.jpg" width="600" height="709" /></div>
<p style="text-align: justify;">Au premier abord, cette alliance de musiciens venus d&#8217;horizons divers peut étonner. Elle ne semble pas si atypique quand on connaît un peu Erik Truffaz, un musicien à la carrière pour le moins complexe, commençant avec du jazz assez traditionnel avant de le mêler, au fil des albums, à tous les genres possibles et imaginables, du rock à l&#8217;électronique en passant par le rap. C&#8217;est un vrai artiste touche-à-tout, que j&#8217;avais déjà vu lors de la tournée suivant la sortie de <em>The Walk of The Giant Turtle</em>, soit pendant sa période rock. Le mélange de sonorités jazz et rock, avec une part importante laissée aux guitares, m&#8217;avait alors semblé très réussi. Depuis, il mélange encore et toujours, compose avec les musiques orientales puis, sur son dernier album, avec Murcof.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai découvert Murcof par hasard, d&#8217;ailleurs je ne sais même plus comment au juste. Quelqu&#8217;un en avait sans doute parlé quelque part&#8230; Toujours est-il que j&#8217;ai récupéré son premier album, <em>Martes</em>, et que je suis immédiatement tombé sous le charme de cette musique électronique basée sur l&#8217;ambiance, une musique électronique, mais qui n&#8217;était pas prévue pour danser (ce qui était nouveau à mes oreilles), une musique très belle, bref une bonne musique. Quand j&#8217;ai vu qu&#8217;il avait collaboré avec Truffaz sur le dernier album de ce dernier, j&#8217;étais plutôt ravi. Et le résultat est à la hauteur de mes attentes, la trompette de Truffaz s&#8217;intègre parfaitement aux samples de Murcof, comme si c&#8217;était naturellement sa place.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/04/murcof.jpg" border="0" alt="murcof.jpg" width="600" height="441" /></div>
<p style="text-align: justify;">Tout ça pour dire que j&#8217;attendais avec impatience ce concert. Je ne fus pas déçu, même si le démarrage a été un peu lent à mon goût. En fait, le concert a commencé par les trois morceaux qui composent la trilogie Mexico du dernier album de Truffaz. Pour bien connaître ces trois morceaux, ils ont été repris quasiment à la note près par la trompette et le chef d&#8217;orchestre virtuel mexicain. Talvin Singh apportait de temps en temps une pointe d&#8217;originalité, mais on est resté très près des albums.</p>
<p style="text-align: justify;">Ça n&#8217;est pas un défaut en soi bien sûr, cet album étant excellent. Néanmoins, en concert, cela n&#8217;est pas passé aussi bien que sur l&#8217;album, et je dois dire que mes paupières se sont un peu alourdies au cours de ces premiers morceaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce fut, néanmoins, l&#8217;occasion d&#8217;observer aussi attentivement que possible (on était assez loin de la scène) le maître de l&#8217;electronica (puisque c&#8217;est de cela qu&#8217;il s&#8217;agit) s&#8217;activer derrière son écran et ses diverses machines. Truffaz a glissé au détour d&#8217;un commentaire qu&#8217;il gérait trente pistes en simultanée, ce qui me semble tout bonnement impressionnant. Évidemment, tous les samples étaient déjà enregistrés, mais son travail reste essentiel puisqu&#8217;il peut, via son système informatique, les réorganiser, les faire intervenir ou non. Quand on connaît bien les titres sur album, il est assez fascinant d&#8217;écouter les différences, parfois subtiles, qu&#8217;il introduit. Un vrai travail d&#8217;orfèvre&#8230;</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/04/truffaz-murcof-mexico-1.jpg" border="0" alt="truffaz-murcof-mexico-1.jpg" width="600" height="633" /></div>
<p style="text-align: justify;">Fort heureusement, le concert a vite changé de direction par la reprise de titres de Murcof en majorité, mais aussi de Truffaz. Ce choix s&#8217;est révélé heureux puisque nos trois compères ont été comme libérés par ce choix et se sont plus lâchés en improvisations, le nerf de tout concert de jazz. Les dialogues entre chaque &laquo;&nbsp;instrument&nbsp;&raquo; se sont multipliés et le concert a alors gagné en intensité et en intérêt. Manifestement, les musiciens ont pris beaucoup de plaisir à jouer ensemble, et ils n&#8217;ont pas été radins et l&#8217;ont partagé avec le public. Talvin Singh est vraiment excellent avec ses Tablas, Truffaz excelle comme d&#8217;habitude avec sa trompette, et Murcof a proposé une performance sans faille. À certains moments, l&#8217;union entre les trois était parfaite et c&#8217;était assez magique.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour toutes ces raisons, je maintiens que l&#8217;on avait affaire, lors de ce concert, à un trio de jazz comme ce genre en connaît tant. Des percussions, une trompette et, en guise de contrebasse, Murcof qui a hérité du rôle traditionnellement dévolu à cet instrument, à savoir composer une trame sonore pour accompagner le trio. En général, c&#8217;était ainsi Murcof qui plantait le décor, si j&#8217;ose dire (sa musique est tellement visuelle&#8230;), avant d&#8217;être rejoint par ses deux compagnons.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais comme dans un trio plus classique, chaque élément était essentiel et en enlever un seul aurait conduit à l&#8217;écroulement de l&#8217;ensemble. On a eu droit à quelques périodes de solo, mais régnait plutôt ce soir le jeu en commun. Truffaz, modeste comme toujours, s&#8217;est néanmoins mis en retrait à plusieurs reprises pour laisser jouer les deux autres.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/04/singh.jpeg" border="0" alt="singh.jpeg" width="400" height="496" /></div>
<p style="text-align: justify;">En définitive, ce concert fut clairement un excellent concert, quoiqu&#8217;un peu court, dommage. Je me demandais ce que Murcof donnerait en live, eh bien c&#8217;est très bien même si je pense qu&#8217;il vaut mieux qu&#8217;il soit accompagné, seul je ne vois pas bien comment cela pourrait fonctionner, d&#8217;autant que le bonhomme semble peu bavard (c&#8217;est peu dire). La trompette de Truffaz semble n&#8217;avoir eu d&#8217;autres buts dans la vie que d&#8217;accompagner la musique de Murcof, l&#8217;alliance est vraiment réussie. Et la participation de Talvin Singh apporte indéniablement quelque chose qui manquerait en son absence&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez l&#8217;occasion de les voir, n&#8217;hésitez pas. Nous étions assis juste derrière Christophe, preuve qu&#8217;il a de bons goûts et que le concert vaut la peine, non ? (oui bon, c&#8217;est la note people finale&#8230;)</p>
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		<title>Ez3kiel : un groupe qui gagnerait à être connu</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 14:17:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<img width="288" height="203" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/11/Ez3kiel-concert.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Ez3kiel-concert" title="Ez3kiel-concert" /><br/>Il y a quelques semaines maintenant, un ami me propose de l&#8217;accompagner à un concert écouter Ez3kiel. Ce nom m&#8217;était alors totalement inconnu mais il me garantit alors que cela devait être bien, et lui faisant confiance, je pris des &#8230; <a href="http://nicolinux.fr/2008/11/06/ez3kiel-groupe-qui-gagnerait-a-etre-connu/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="203" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/11/Ez3kiel-concert.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="Ez3kiel-concert" title="Ez3kiel-concert" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Il y a quelques semaines maintenant, un ami me propose de l&#8217;accompagner à un concert écouter Ez3kiel. Ce nom m&#8217;était alors totalement inconnu mais il me garantit alors que cela devait être bien, et lui faisant confiance, je pris des place.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.ez3kiel.com/"><img class="alignnone size-full wp-image-909" title="ez3kiel" src="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/11/ez3kiel.jpg" alt="" width="368" height="480" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pour ne pas me rendre au concert totalement ignorant de ce groupe, je récupère quelques albums pour les écouter. J&#8217;ai alors été plongé au cœur d&#8217;une étonnante musique, globalement inclassable, qui mêle un peu de tout et évolue fortement entre chaque albums. Les morceaux sont surtout des instrumentaux mêlant sons électroniques, le trio rock habituel (guitare/basse/batterie) et divers autres instruments ou sons étranges. Le tout donnant à chaque morceau et album de ce groupe tourangeau une ambiance bien particulière. La musique d&#8217;Ez3kiel est aussi très visuelle, si bien que l&#8217;on pourrait penser à une musique de films.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ambiance est clairement le maître-mot de ces albums où toutes les influences se mêlent. Si certains morceaux ou albums sont clairement du côté du trip-hop, d&#8217;autres font vraiment penser au post-rock. Un groupe assez inclassable finalement&#8230; Le dernier album, Battlefield, porte bien son nom et tire même vers l&#8217;industriel. l&#8217;ambiance y est très noire, comme sur un champ de bataille et, plus encore peut-être que sur les autres albums, tous les genres s&#8217;y mêlent et fusionnent, mais sans jamais que cela soit forcé. Non, avec Ez3kiel, les mélanges les plus fous sonnent tous naturellement. Belle prouesse que celle-ci&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-910" title="ez3kiel-battlefield" src="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/11/ez3kiel-battlefield.jpg" alt="" width="250" height="250" /></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai été conquis par ces albums et cette musique si particulière, surtout venant d&#8217;un groupe français. Et le concert ne m&#8217;a pas déçu, loin de là. J&#8217;avais lu, sur Internet, que le groupe mariait à sa musique un aspect visuel très important, ce qui n&#8217;est guère étonnant comme je le disais précédemment. Et en effet, sur scène, le groupe joue sous un énorme écran et joue avec les lumières pour offrir un show visuellement assez impressionnant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-913" title="ez3kiel_fkn_20" src="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/11/ez3kiel_fkn_20.jpg" alt="" width="335" height="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">Mais là où la majorité des groupes se contenterait de passer des vidéos de type clips à l&#8217;écran, Ez3kiel a misé sur l&#8217;interactivité. Le clou du spectacle, à mon avis, était cette batterie qui réagissait aux deux batteries présentes sur scène dans une sorte de ballet mécanique tout simplement magique. Jamais un solo de batterie ne m&#8217;a paru aussi intéressant que celui-là ! L&#8217;interactivité passe aussi par cette boule bardée de capteurs et lancée dans le public : à chaque choc, elle lance un son dans la salle, produisant une sorte de jeu sonore très amusant.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-912" title="ez3kiel_fkn_23" src="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/11/ez3kiel_fkn_23.jpg" alt="" width="335" height="500" /></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;univers graphique d&#8217;Ez3kiel est assez étrange, comme les pochettes de disque le laissent entrevoir. La mécanique y a une place essentielle, dans un univers retro-futuriste très noir et intéressant. L&#8217;imagination de ces quatre-là semble ne pas avoir plus de limite dans le mélange des genres que dans le visuel.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="alignnone size-full wp-image-911" title="ez3kiel_fkn_14" src="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/11/ez3kiel_fkn_14.jpg" alt="" width="500" height="335" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les musiciens s&#8217;effacent totalement derrière ces images mais aussi, et c&#8217;est important, leur musique. Ils ne parleront quasiment pas, seulement à la fin, pour nous remercier mais le reste du temps, ils se contentent de jouer. Pas de jouer comme certains grandes stars qui font un job, on sent le plaisir qu&#8217;ils ont à jouer ensemble et il est communicatif. Mais ils ne se mettent pas en avant par rapport à leur musique et à l&#8217;ambiance créée par le concert. La salle, à plusieurs reprises, a comme retenu son souffle puis exprimé sa joie devant telle ou telle scène du concert. Cette mise en retrait du groupe m&#8217;a rappelé Pink Floyd ou, plus récemment, les concerts de Gorillaz. Mais chez Ez3kiel, mise en retrait ne signifie pas restitution à l&#8217;identique des morceaux tels qu&#8217;ils apparaissent sur l&#8217;album : ces musiciens n&#8217;ont pas, fort heureusement, le respect qu&#8217;avait Pink Floyd pour ses productions et ils sont capables de triturer leur musique, de l&#8217;adapter à la scène. Le son en ressort plus puissant, plus intense.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">En bref, voici un groupe complet (musique et image) qui offre des concerts tout aussi complets, où musiciens s&#8217;effacent modestement derrière leur musique et plus largement leur univers pour le plus grand bonheur de son public. Un groupe qui gagnerait vraiment à être plus connu et reconnu en France, pour une fois qu&#8217;un groupe français fait dans l&#8217;originalité&#8230;</p>
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