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	<title>Le blog de Nicolinux &#187; Comics</title>
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		<title>Avengers, Joss Whedon</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 22:52:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Avengers est d'abord un rêve de geek : réunir le plus de superhéros dans un seul film. Joss Whedon y parvient parfaitement grâce à un scénario parfaitement conçu. C'est surtout un blockbuster explosif et très fun : l'idéal donc pour une séance ciné tranquille. <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/26/avengers-whedon/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/the-avengers-whedon-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="the-avengers-whedon" title="the-avengers-whedon" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Il faut reconnaître aux studios Marvel un certain entêtement et de la suite dans les idées. Depuis <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/01/18/iron-man-favreau/">Iron Man</a></em> sorti en 2008, ils préparent patiemment la sortie de ce film, <em>Avengers</em> qui réunit sous la même affiche non pas un superhéros, mais une demi-douzaine. Même si ça n&#8217;a peut-être pas été le cas, Marvel a donné le sentiment d&#8217;avoir tout préparé à l&#8217;avance en introduisant à la fin de chacun de ses films une scène qui introduit le suivant et en les parsemant d&#8217;indices<sup><a href="http://nicolinux.fr/2012/04/26/avengers-whedon/#footnote_0_6310" id="identifier_0_6310" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une fois n&amp;#8217;est pas coutume, cette infographie r&eacute;sume tr&egrave;s bien la situation&hellip;">1</a></sup>. Tous menaient à ce final qui s&#8217;annonçait brillant… ou particulièrement décevant. Les deux films sortis l&#8217;an dernier, <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/04/30/thor-branagh/">Thor</a></em> et <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/20/captain-america-first-avenger-johnston/">Captain America : First Avenger</a></em> n&#8217;inspiraient pas vraiment confiance, mais Joss Whedon a réussi ce tour de force de faire tenir plein de superhéros dans un film sans le faire exploser. <em>Avengers</em> s&#8217;avère finalement fun, très fun même et il place la barre très haute en matière d&#8217;adaptation de comics. On en prend plein la vue, mais le film ne se prend jamais trop au sérieux… bref, <em>Avengers</em> est un blockbuster particulièrement réussi.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130440.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/avengers-whedon.jpg" alt="Avengers whedon" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez entrer dans une salle pour voir <em>Avengers</em> sans avoir vu aucun des films de superhéros qui ont précédé ce grand rassemblement final. Ce serait toutefois rater une bonne partie du scénario qui risque bien de devenir totalement obscur… Disons-le, mieux vaut connaître les différents personnages qui composent le groupe des Avengers et pour cela, le plus simple est encore de commencer par les anciens films des studios Marvel. <em>Avengers</em> commence quand Loki — qui a comploté contre Thor, son frère, dans le film éponyme — attaque une base du SHIELD pour voler un cube bleu découvert dans <em>Captain America : First Avengers</em>. Cet objet n&#8217;est pas anodin puisqu&#8217;il s&#8217;agit du Cube Cosmique, une source inépuisable d&#8217;énergie capable d&#8217;alimenter toute la planète en énergie… mais aussi de construire des armes surpuissances, ou encore d&#8217;ouvrir des portails dans l&#8217;espace-temps. C&#8217;est justement cette fonction que cherche Loki : il veut asservir les humains en faisant attaquer la Terre par une force maléfique venue de l&#8217;espace. Après ce vol, Nick Fury, le directeur du SHIELD, convoque tous les superhéros pour tenter de les faire travailler ensemble à retrouver le Cube et stopper Loki tout en sauvant la planète au passage. Difficile toutefois de faire travailler ensemble tous ces personnages aux caractères bien trempés et aux égos surdimensionnés…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avengers</em> ressemble d&#8217;abord à un rêve de geek. Un film avec un superhéros, c&#8217;est bien, mais un film avec plein de superhéros, c&#8217;est mieux. Telle pourrait être la devise qui a présidé à la conception du film de Joss Whedon, même s&#8217;il s&#8217;agit bien sûr d&#8217;abord de l&#8217;adaptation d&#8217;une série de comics. Tous ces héros que l&#8217;on a pu découvrir séparément dans des films qui leur étaient entièrement consacrés sont ainsi tous réunis et ils combinent leurs forces pour former une entité invincible. L&#8217;idée est séduisante, mais il fallait un scénario en béton et parfaitement maîtrisé pour éviter un effet best of. Les studios Marvel ne pouvaient sans doute pas mieux tomber qu&#8217;avec Joss Whedon qui était scénariste avant de passer derrière la caméra. L&#8217;homme est un habitué des films ou séries de science-fiction ou fantastique, voire des comics et on sent ici qu&#8217;il aime tout particulièrement cet univers. Le scénario est incontestablement le point fort d&#8217;<em>Avengers</em> : il est à la fois énorme, totalement dingue et parfaitement logique et maîtrisé. Ce qui surprend le plus, c&#8217;est peut-être qu&#8217;aucun superhéros n&#8217;est privilégié par l&#8217;histoire : chacun a son moment de gloire, mais <em>Avengers</em> a su éviter les pièges de l&#8217;accumulation. Loin de la collection de cartes, Joss Whedon a su proposer un film cohérent où chaque personnage est à sa place et où aucun ne semble présent parce qu&#8217;il devait l&#8217;être.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/whedon-avengers-captain-america-iron-man.jpg" alt="Whedon avengers captain america iron man" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Les superhéros sauvent le monde dans <em>Avengers</em>, c&#8217;est bien le service minimum et à dire vrai, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un enjeu scénaristique fort. Même si le film sait ménager une véritable tension et même parfois un peu de suspense, il respecte aussi les codes du genre et les superhéros sortent victorieux contre des méchants forcément très méchants et moches. Joss Whedon a l&#8217;intelligence de ne pas accorder trop d&#8217;importance à ces aspects assez caricaturaux, de les considérer acquis et de se consacrer plutôt sur autre chose. <em>Avengers</em> est en l&#8217;occurrence un film assez léger et même souvent drôle, de manière assez surprenante quand on le compare au sérieux de <em>Thor</em> ou de <em>Captain America : First Avenger</em>. Peut-être est-ce lié à la présence du sarcastique Iron Man, mais les superhéros sont tous ici traités avec dérision et Joss Whedon n&#8217;oublie jamais une dose de second degré. Dans la bataille finale, alors que les humains sont au bord du gouffre, le personnage de Hulk notamment est l&#8217;occasion de quelques rires bienvenus. La guerre des égos entre Captain America, Iron Man et Thor était déjà plus amusante que sérieuse et <em>Avengers</em> ménage ainsi quelques pauses détentes et évite au passage de se prendre trop au sérieux, ce qui est toujours une bonne idée quand on évoque des superhéros aux pouvoirs magiques. Un précepte que <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/">Green Lantern</a></em> aurait mieux fait de suivre…</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il est une chose que Joss Whedon prend au sérieux, c&#8217;est bien l&#8217;action et on peut dire que l&#8217;on est servi par <em>Avengers</em>. Le film dure 2h20 et on ne voit pas une minute passer. Le cinéaste mène son scénario avec un rythme intense qui ne faiblit jamais : les scènes s&#8217;enchaînent rapidement, sans jamais conduire à un film brouillon toutefois. Là encore, le scénario étant cohérent, le spectateur n&#8217;est pas perdu et on suit avec plaisir ce film qui prend parfois des allures de feuilleton à l&#8217;ancienne. Joss Whedon n&#8217;est pas un maître de la mise en scène et <em>Avengers</em> n&#8217;est pas un chef-d&#8217;œuvre du septième art, mais ce n&#8217;est pas du tout son ambition. Le film est très efficace et fun, c&#8217;est bien tout ce que l&#8217;on demande à un blockbuster. Le voir en salle est indispensable pour en prendre vraiment plein la vue : à bien des égards, <em>Avengers</em> est même assez jouissif avec tous ses superhéros qui unissent leurs forces. À une exception près, on retrouve des visages connus si l&#8217;on a vu les précédents films des studios Marvel. Le personnage de Hulk, interprété ici par Mark Ruffalo, est une exception, les autres superhéros sont connus. Dans le lot, Robert Downey Jr. est toujours aussi efficace en Iron Man et la présence d&#8217;autre superhéros l&#8217;empêche de trop avancer en roue libre. Chris Evans et Chris Hemsworth interprètent toujours respectivement Captain America et Thor et ils ne sont pas bien plus passionnants, tandis que Scarlett Johansson ajoute une touche féminine bienvenue avec son rôle de Black Widow. Signalons enfin Nick Fury qui ne pouvait qu&#8217;être interprété par Samuel L. Jackson : l&#8217;acteur, égal à lui-même, en impose dans ce rôle.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/thor-captain-america-avengers-whedon.jpg" alt="Thor captain america avengers whedon" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">À condition bien sûr d&#8217;aimer les adaptations de comics et les superhéros, regarder <em>Avengers</em> est un peu l&#8217;occasion d&#8217;un retour en enfance. Joss Whedon a réussi à transmettre à l&#8217;écran son enthousiasme pour ses personnages réunis ici comme le bouquet final d&#8217;un feu d&#8217;artifice. On en prend plein la vue, avec même une 3D plutôt bien utilisée, on rigole aussi parfois dans ce film qui ne se prend pas trop au sérieux. On passe donc un bon moment, et c&#8217;est bien là l&#8217;essentiel. Dans la veine légère des superhéros, <em>Avengers</em> atteint incontestablement le haut du panier et Marvel frappe fort cette année. Reste maintenant à attendre la réponse de DC Comics et de Christopher Nolan avec <em>The Dark Knight Rises</em> cet été, dans la veine sérieuse.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_6310" class="footnote">Une fois n&#8217;est pas coutume, cette <a href="http://haterz.fr/2012/04/avengers/">infographie</a> résume très bien la situation…</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Iron Man, Jon Favreau</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 23:15:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>La naissance d'Iron Man, un sujet passionnant pour un film réussi. Jon Favreau ne signe pas un chef-d'œuvre, incontestablement, mais son film est plaisant et divertissant. <a href="http://nicolinux.fr/2012/01/18/iron-man-favreau/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/iron-man-robert-downey-jr-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="iron-man-robert-downey-jr" title="iron-man-robert-downey-jr" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Jon Favreau ouvre avec <em>Iron Man</em> la lente marche vers les <em>Avengers</em>. Cette nouvelle adaptation d&#8217;un comics Marvel propose un cocktail qui marche d&#8217;autant mieux qu&#8217;il est ici très bien dosé : une bonne dose d&#8217;action, de l&#8217;humour et un superhéros qui doute de lui et qui n&#8217;agit pas mécaniquement. Le résultat est parfaitement divertissant, même si <em>Iron Man</em> peut pâtir de l&#8217;effet film d&#8217;introduction.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=53751.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/iron-man-john-favreau.jpg" alt="Iron man john favreau" width="690" height="1028" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Tony Stark est à la tête d&#8217;un empire, une énorme entreprise qui produit des armes pour le compte de l&#8217;armée américaine, entre autres. Il est ainsi riche, très riche et c&#8217;est un homme mondain qui aime se faire plaisir. Pour lui, les armes ne sont qu&#8217;un moyen comme un autre de gagner sa vie et il ne les prend pas vraiment au sérieux. Quand il présente la dernière création de son entreprise à l&#8217;armée américaine dans un pays qui ressemble fort à l&#8217;Afghanistan, il le fait avec les lunettes de soleil, comme une star qui présente sa dernière œuvre. C&#8217;est alors qu&#8217;il est fait prisonnier par un groupe de terroristes et qu&#8217;il est emprisonné dans une grotte. Pendant deux mois, il va construire un moyen de s&#8217;évader et ce moyen va aussi l&#8217;amener à changer en profondeur. Iron Man naît dans cette grotte à l&#8217;autre bout du monde…</p>
<p style="text-align: justify;">Iron Man est un superhéros intéressant à plus d&#8217;un titre. À l&#8217;image de Batman, il n&#8217;a pas droit à des superpouvoirs surnaturels, mais il construit son personnage grâce à sa fortune et des techniques connues et presque normales. Contrairement à Batman toutefois, il construit lui-même l&#8217;armure volante qui fait de lui un superhéros. <em>Iron Man</em> prend beaucoup de soin à détailler la naissance du héros et le film de Jon Favreau est à cet égard assez proche de <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/08/30/batman-begins-nolan/">Batman Begins</a></em>. On découvre d&#8217;abord le personnage odieux de Tony Stark dans son quotidien, avant de le retrouver au fin fond de cette grotte sombre et humide où il construit sa première combinaison. On le voit alors la bricoler avec tout ce qu&#8217;il a sous la main et le résultat est encore loin de l&#8217;habit rouge et or que l&#8217;on connaît si bien. Il s&#8217;agit d&#8217;un ensemble disparate de pièces de métal grossièrement assemblées. Ce n&#8217;est pas sophistiqué, mais ce n&#8217;est qu&#8217;un brouillon : ce travail est vraiment bien vu, il renforce le réalisme du héros exactement comme le faisait <em>Batman Begins</em>. Rentré chez lui, Tony continue ses expériences et affine peu à peu sa combinaison après avoir fait des essais : il n&#8217;a pas prévu d&#8217;emblée le problème de la glace qui peut se former en altitude par exemple. <em>Iron Man</em> est le témoignage d&#8217;un travail en cours, un travail qui hésite pour un superhéros qui le devient presque par erreur, au cours d&#8217;expérimentations. Originalité supplémentaire du personnage : Iron Man se dévoile finalement et c&#8217;est l&#8217;une des rares fois où l&#8217;identité derrière le masque d&#8217;un superhéros est connue.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/iron-man.jpg" alt="Iron man" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Comme tous les superhéros, Iron Man n&#8217;existe que pour une noble cause. Là où cela devient intéressant, c&#8217;est que Tony Stark est à la fois un superhéros et un constructeur d&#8217;armes de destruction massive. Quand il apprend que son entreprise a vendu en douce des armes aux ennemis des États-Unis qu&#8217;il pensait défendre, quelque chose change pour toujours et Tony Stark devient superhéros. Sans pour autant parler de film politique, <em>Iron Man</em> propose malgré tout un angle original où l&#8217;armée américaine en prend pour son grade. Le film montre le superhéros au combat essentiellement dans ce pays indéterminé que l&#8217;on peut résumer à l&#8217;Afghanistan alors qu&#8217;aux États-Unis, il ne combat que son ex-mentor qui entend le supprimer. <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/04/29/iron-man-2-favreau/">Iron Man 2</a></em> est de ce fait beaucoup plus conventionnel : le superhéros existe et il combat son ennemi. Dans ce film introductif, la lutte du superhéros n&#8217;est pas encore au centre du film, elle est presque secondaire et elle s&#8217;inscrit parfaitement dans une histoire américaine qui pourrait être crédible. Le film de Jon Favreau bénéficie de fait d&#8217;une certaine aura réaliste, même s&#8217;il présente aussi de nombreux éléments qui relèvent purement de la science-fiction.</p>
<p style="text-align: justify;">Jon Favreau ne dispose pas d&#8217;un style particulièrement marqué, mais <em>Iron Man</em> est un blockbuster très efficace, même s&#8217;il pêche peut-être par un début assez lent. L&#8217;introduction au superhéros est assez longue puisque le cinéaste prend, comme Christopher Nolan, le temps de mettre en place l&#8217;intrigue. On apprécie ou non ce soin apporté aux premières explications, mais un rythme intense reprend vite le dessus quand Iron Man nait. Le film bénéficie également d&#8217;un humour constant plutôt réussi, car relativement léger. Il doit beaucoup à Robert Downey Jr qui cabotine ici de manière mesurée et propose un spectacle vraiment réussi. L&#8217;ensemble est très plaisant et <em>Iron Man</em> a le bon sens de ne pas trop se prendre au sérieux.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/iron-man-2008.jpg" alt="Iron man 2008" width="690" height="401" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">La naissance du superhéros est toujours un sujet passionnant et Jon Favreau s&#8217;en sort très bien avec celle d&#8217;Iron Man. <em>Iron Man</em> est une introduction qui paraîtra peut-être longue à un personnage complexe qui entend revenir sur ce qu&#8217;il a fait toute sa vie en détruisant les armes conçues par Tony Stark. Une ouverture ambitieuse pour un film plaisant : mission réussie.</p>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_5508" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>La trilogie Spider-Man, Sam Raimi</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 15:38:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>De 2002 à 2007, Spider-Man occupe les écrans avec une trilogie qui a connu un grand succès au cinéma. Et pour cause : Sam Raimi a trouvé le bon équilibre entre action, superhéros avec ses pouvoirs et ses doutes, mais aussi humour et même amour. Une recette qui fait mouche. <a href="http://nicolinux.fr/2012/01/15/trilogie-spider-man-raimi/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="196" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/spider-man-sam-raimi-288x196.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="spider-man-sam-raimi" title="spider-man-sam-raimi" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Spider-Man est sans aucun doute l&#8217;un des superhéros les plus populaires au cinéma. Avant la sortie cet été de <em>The Amazing Spider-Man</em> qui sera un reboot de la série avec une nouvelle tête derrière le masque (Andrew Garfield), Sam Raimi a réalisé trois films de 2002 à 2007, composant ainsi une trilogie. De la naissance du superhéros dans <em>Spider-Man 1</em> à la confrontation de son double maléfique dans <em>Spider-Man 3</em>, cette trilogie a toujours placé les problèmes du superhéros et du au cœur des intrigues. Une bonne idée qui a influencé la manière de filmer les superhéros par la suite et la trilogie reste aujourd&#8217;hui encore une valeur sûre…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/spider-man-1.jpg" alt="Spider man 1" width="690" height="529" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Dans la grande famille des superhéros, Spider-Man se place du côté de ceux qui sont à l&#8217;origine de leurs super-pouvoirs. Contrairement à Batman ou Iron Man par exemple, l&#8217;homme araignée ne construit pas ses armes grâce à un financement illimité, mais il peut grimper sur n&#8217;importe quel immeuble et sauter de gratte-ciel en gratte-ciel sans peine avec ses projections de toile d&#8217;araignée. Dans la plupart des cas, le superhéros nait d&#8217;une expérience scientifique qui ne se déroule pas comme prévu. Ici, c&#8217;est une araignée mutante qui mord le héros et contribue à la transformer. De manière assez originale, ce sont ses ennemis qui dérivent tous d&#8217;expériences scientifiques ratées : le Bouffon vert de <em>Spider-Man 1</em>, tout comme le Docteur Octopus de <em>Spider-Man 2</em> ou encore l&#8217;Homme-Sable de <em>Spider-Man 3</em> sont tous nés d&#8217;expériences scientifiques. Dans cette conception assez originale, le dernier film se distingue toutefois : le Nouveau Bouffon se crée lui-même de manière parfaitement maîtrisée, tandis que Venom provient d&#8217;une matière extraterrestre. Reste cette originalité de la saga où les ennemis ne sont pas des ennemis venus d&#8217;ailleurs, mais simplement des hommes qui se sont trouvés au mauvais endroit et au mauvais moment, ou qui n&#8217;ont pas su maîtriser leur expérience.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme tout bon superhéros qui se respecte, Spider-Man utilise ses pouvoirs pour améliorer la société et en l&#8217;occurrence faire respecter l&#8217;ordre et la loi à New York. La morsure de l&#8217;araignée ne lui donne pas mécaniquement cette envie. Au départ, le jeune homme gringalet apprécie surtout sa nouvelle musculature puissante et sa vision retrouvée. Par la suite, il découvre ses pouvoirs : la peau qui se colle à n&#8217;importe quelle surface et surtout le fil qu&#8217;il peut créer avec ses mains. <em>Spider-Man 1</em> est l&#8217;occasion de découvrir ses talents : on le voit sauter d&#8217;immeuble en immeuble et aller toujours plus loin au fur et à mesure qu&#8217;il prend confiance en lui. Il fallait un évènement tragique pour le conduire à aider la police new-yorkaise toutefois : la mort, devant ses yeux, de son oncle qui l&#8217;a adopté depuis des années est le déclencheur. Cette mort mêlée de culpabilité le conduit à attaquer tous les malfrats ou à aider la population de différentes manières, que ce soit dans un incendie ou pour contrer une grue devenue folle dans une impressionnante scène de <em>Spider-Man 3</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/spider-man-kirsten-dunst-tobey-maguire.jpg" alt="Spider man kirsten dunst tobey maguire" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Spider-Man aide ses concitoyens et doit faire face à de terribles ennemis dans chaque film, mais il doit aussi et surtout faire face à ses doutes et ses problèmes personnels. Tous les superhéros doutent à un moment ou à un autre, mais rarement les doutes du personnage ont constitué à ce point une part importante. La trilogie <em>Spider-Man</em> de Sam Raimi tourne constamment autour des problèmes de Peter Parker : problèmes sociaux d&#8217;abord, financiers aussi, mais surtout amoureux. Peter aime une fille, mais elle ne s&#8217;intéresse pas à lui dans un premier temps et quand c&#8217;est finalement le cas, c&#8217;est lui qui refuse de s&#8217;engager pour la protéger. Spider-Man est le superhéros du doute. Quand il n&#8217;est que Peter Parker, il n&#8217;est sûr de rien et s&#8217;avère maladroit et incapable de mener une vie sociale normale. Quand il est Spider-Man, la moindre critique le ronge et il a besoin de l&#8217;acclamation de la foule pour se sentir bien. Dans ce contexte, on attendait beaucoup de <em>Spider-Man 3</em> qui promettait un combat contre son double sombre (ci-dessous). Las, Sam Raimi en fait trop, beaucoup trop dans ce dernier film en intégrant pas moins de trois méchants qui diluent le scénario et affaiblissent finalement le film.</p>
<p style="text-align: justify;">La trilogie <em>Spider-Man</em> ne restera sans doute pas gravée dans l&#8217;histoire du cinéma comme des films révolutionnaires, mais Sam Raimi compose une série extrêmement efficace. L&#8217;action est toujours au rendez-vous avec quelques scènes d&#8217;anthologie très réussies ici ou là. La naissance de l&#8217;Homme-Sable dans <em>Spider-Man 3</em> reste vraiment dans les mémoires, tandis que les premiers sauts du personnage dans <em>Spider-Man 1</em> sont assez impressionnants même s&#8217;il faut reconnaître que ceux de <em>The Amazing Spider-Man</em> entrevus dans la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=njCs0skAVyo&amp;feature=fvst">bande-annonce</a> le sont encore plus. Un des arguments de la trilogie est sans conteste son humour discret, mais toujours présent. Il atteint son paroxysme avec le personnage du rédacteur en chef du <em>Daily Bugle</em> interprété à merveille par le délicieux J.K. Simmons. Tobbey Magguire dans le rôle-titre s&#8217;en sort bien en étudiant intello à lunettes puis superhéros en proie aux doutes et les deux seconds rôles principaux, Mary Jane (Kirsten Dunst) et Harry (James Franco) sont également à la hauteur. On n&#8217;atteint jamais des sommets avec la trilogie concoctée par Sam Raimi, mais son efficacité est constante. La trilogie doit également beaucoup à la musique originale composée par un Danny Elfman en pleine forme, du moins sur les deux premiers films.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/spider-man-3-sam-raimi.jpg" alt="Spider man 3 sam raimi" width="690" height="536" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le reboot de la licence cet été est assez surprenant. La trilogie <em>Spider-Man</em> n&#8217;a pas à rougir dans le paysage des adaptations de blockbusters. Certes, après un très bon <em>Spider-Man 1</em>, la série s&#8217;affaiblit peu à peu, mais même <em>Spider-Man 3</em> reste tout à fait efficace et convaincant pour un blockbuster adapté d&#8217;un comics. Marc Webb fera-t-il mieux que Sam Raimi ? En attendant la réponse cet été, on peut revoir sans risque les <em>Spider-Man</em> existants, ils fournissent un divertissement de qualité.</p>
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		<title>Green Lantern, Martin Campbell</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 22:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Énième adaptation de comics, Green Lantern tranche par sa médiocrité. L'image est plutôt hideuse, le récit sur des rails et sans intérêt… il n'y a décidément pas grand chose à sauver. À voir si on  veut faire du cinéma, pour savoir ce qu'il ne faut pas faire. <a href="http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="152" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/green-lantern-288x152.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="green-lantern" title="green-lantern" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Les adaptations de comics ont la côte en ce moment, pour le meilleur et pour le pire. S&#8217;il fallait un exemple pour illustrer cette catégorie, on choisirait bien <em>Green Lantern</em>. Cette adaptation réalisée par Martin Campbell accumule tout ce qu&#8217;il ne faut pas faire dans une adaptation de comics. Le film pourra faire office de bon contre-exemple pour les cinéastes en herbe, mais il est à peine supportable, même en le regardant au second degré.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132150.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/green-lantern-campbell1.jpg" alt="Green lantern campbell" width="690" height="945" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Personnage créé dans les années 1940, le Green Lantern est un superhéros d&#8217;un genre assez particulier. Ses pouvoirs ne sont pas naturels comme Spiderman ou Superman, ils ne sont pas créés de toutes pièces comme pour ceux d&#8217;<a href="http://nicolinux.fr/2010/04/29/iron-man-2-favreau/">Iron Man</a>, mais ils proviennent d&#8217;un anneau vert. Cet anneau choisit son porteur à la mort du précédent et il confère à celui qui le porte des pouvoirs illimités. Par sa seule volonté, le Green Lantern peut créer tout ce qu&#8217;il veut, une arme ou même un bâtiment complet. Leur rôle est de surveiller l&#8217;univers, rien de moins. La mythologie de cet univers est complexe et <em>Green Lantern</em> prend beaucoup de temps à le mettre en place. Le film commence par une longue introduction, mais les explications reviendront à différentes étapes. <em>Green Lantern</em> suit les tribulations de Hal Jordan, le premier humain choisit pour être un de ces soldats de l&#8217;univers. Les autres Green Lantern peinent à prendre cet être jugé trop faible, mais c&#8217;est le seul qui ose se mettre en travers de la route de Parallax, un terrible méchant qui veut rien de moins que détruire les Green Lantern et donc l&#8217;univers…</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire de <em>Green Lantern</em> peut paraître complexe à l&#8217;écrit et la longueur de son synopsis trahit bien sa difficulté à résumer le scénario. Pourtant, à l&#8217;écran, ce n&#8217;est pas vraiment la complexité qui saute aux yeux. Bien au contraire, <em>Green Lantern</em> est sur des rails et propose une histoire à la banalité affligeante. Dès les premières scènes, on sent les rôles attribués à chaque personnage : le petit garçon qui perd son père aviateur sera le gentil, le petit garçon qui passe ses temps dans les livres sera le méchant. Malheureusement, Martin Campbell ne déçoit pas et son long-métrage applique à la lettre ce que l&#8217;on avait deviné dès les premiers instants. Cette banalité est gênante puisqu&#8217;elle bloque totalement l&#8217;intérêt du spectateur : on sait comment cela va se terminer avant même que <em>Green Lantern</em> commence et les enjeux sont vraiment limités. L&#8217;adaptation du comics original est peut-être fidèle, mais peu importe : ce qui peut passer dans des cases des années 1940 devient gênant dans un film de 2011.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/green-lantern-reynolds.jpg" alt="Green lantern reynolds" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Rien ne permet au spectateur de s&#8217;intéresser à cet univers qui se veut complexe, mais qui devient vite grotesque. La présentation des Green Lantern est beaucoup trop caricaturale et schématique et leur histoire est pleine de choses étranges qui diminuent son réalisme. Sans dévoiler la fin de <em>Green Lantern</em>, même si spoiler le film s&#8217;avère très difficile, disons simplement qu&#8217;elle est d&#8217;une banalité telle que l&#8217;on peine à comprendre pourquoi elle n&#8217;a pas été appliquée d&#8217;emblée. L&#8217;histoire des Green Lantern se veut complexe, elle ne parvient qu&#8217;à être ridicule avec un défilé d&#8217;extraterrestres censés être originaux, mais qui sont tous d&#8217;un ennui abyssal (ils ressemblent quasiment tous à des humains, au mieux on aura une tête de poisson sur un corps humain). La bonne idée toutefois est de placer la terre et les humains au second plan, ce qui est plutôt rare dans le genre. Malheureusement, <em>Green Lantern</em> ne fait rien de cette idée… Pour ne rien arranger, le héros du film de Martin Campbell est soporifique, au mieux. L&#8217;intérêt des superhéros est toujours leurs doutes, leur questionnement… ici il n&#8217;en est jamais question. Du jour au lendemain, il devient Green Lantern et… voilà, c&#8217;est tout. Il essaie bien à un moment d&#8217;abandonner son rôle, mais il n&#8217;y a là encore aucun suspense et il rentre bien vite dans les rangs. On a rarement vu aussi peu intéressant, même <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/20/captain-america-first-avenger-johnston/">Captain America</a> qui était pourtant un héros bien lisse, était bien plus captivant. C&#8217;est dire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Green Lantern</em> frappe dès les premières images par sa laideur. On imagine, on espère en tout cas, que les effets visuels sont tous recherchés, mais le résultat est vraiment très kitsch et vieillot. Il faut voir ces combinaisons vertes flashy, ces têtes d&#8217;un rouge pourpre, ces flots d&#8217;énergie verte baveux… tout est d&#8217;un mauvais goût assez incroyable. <em>Green Lantern</em> aurait pu être un film assez drôle au second degré, mais Martin Campbell ne fait malheureusement aucun pas en ce sens. Son film est au contraire d&#8217;un sérieux troublant tant il tranche avec le style graphique, kitchissime. Sans parler de goûts et de couleurs, on se demande quand même comment un film a pu engloutir autant d&#8217;argent pour un résultat aussi médiocre. Un point positif toutefois : les combats où chaque partie peut créer l&#8217;arme de son choix sont assez funs et plutôt bien rendus. Malheureusement, ils sont peu nombreux et ne modifient pas l&#8217;impression d&#8217;ensemble.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/campbell-green-lantern.jpg" alt="Campbell green lantern" width="690" height="404" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Difficile de trouver quelque chose à sauver dans <em>Green Lantern</em> : j&#8217;ai beau chercher, mais j&#8217;ai de la peine. Le film de Martin Campbell aurait pu être drôle, mais ce n&#8217;est même pas le cas. Trop prévisible, trop sérieux, le film fait sentir ses deux heures et s&#8217;avère même assez pénible à regarder. De la part du réalisateur du très bon <em>Casino Royal</em>, c&#8217;est assez décevant…</p>
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		<title>Cowboys &amp; envahisseurs, Jon Favreau</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/08/24/cowboys-envahisseurs-favreau/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2011/08/24/cowboys-envahisseurs-favreau/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2011 22:27:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Mélange]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>
		<category><![CDATA[Western]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Cowboys &#038; envahisseurs mélange western et science-fiction. Bonne idée en théorie, qui ne dévoile pas tout son potentiel dans le film de Jon Favreau. Dommage, mais le film reste un divertissement estival réussi. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/24/cowboys-envahisseurs-favreau/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/cowboys-envahisseurs-craig.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cowboys-envahisseurs-craig" title="cowboys-envahisseurs-craig" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Réunir dans un même film un western et la science-fiction. L&#8217;idée tient du pari absurde, ou du rêve de gosse, c&#8217;est selon. Comme son titre l&#8217;indique bien, <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> rassemble deux genres que tout sépare normalement. Partant de l&#8217;idée pas si absurde que les extraterrestres n&#8217;ont pas attendu le XXe siècle pour venir nous visiter, le film de Jon Favreau constitue ni un excellent western, ni un très bon film de science-fiction, mais un divertissement plaisant et vite oublié. Parfait en attendant la rentrée…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137425.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/cowboys-envahisseurs-favreau.jpg" alt="Cowboys envahisseurs favreau" width="690" height="925" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> ouvre dans les plaines du Far West, à la fin du XIXe siècle. Un espace ouvert et aride, plein de vachers prompt à dégainer leur colt. Un homme ouvre les yeux, il est blessé et ne sait manifestement pas comment il a atterrit là où il se trouve. Comme on le comprend vite, il ne se souvient de rien, pas même de son nom, mais il n&#8217;est pas du genre à se laisser faire par une bande de voyous et il s&#8217;avère un combattant hors pair. Il finit par arriver dans la ville voisine où il est rapidement identifié comme un dangereux criminel à arrêter. Son arrestation arrive d&#8217;ailleurs rapidement, mais alors qu&#8217;il doit être emmené dans une autre ville pour être jugé, des soucoupes volantes attaquent le petit bourg et emportent une partie des habitants. Les envahisseurs obligent tous les habitants de ces vastes plaines, malfrats et propriétaires terriens, blancs et indiens, à s&#8217;allier pour se battre. Le combat sera rude, d&#8217;autant que l&#8217;enjeu est à la hauteur : les extraterrestres sont venus… chercher de l&#8217;or.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès les premières images de <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em>, le mélange des genres est sensible. Le film commence comme un western, avec des plans larges sur le désert du Far West et des plans serrés sur le visage buriné du cowboy. Ce cowboy a néanmoins à son poignet un bracelet étrange qui semble d&#8217;emblée anachronique. Plus tard, tout un troupeau de vaches est mystérieusement carbonisé : on ne sait pas encore pourquoi, mais la présence de l&#8217;envahisseur se fait toujours plus présente au sein du western. La séquence de la première attaque extraterrestre est elle aussi un savant entre-deux : la scène commence comme une scène de western, avec le shérif qui tente d&#8217;arrêter deux hors-la-loi et le père, riche propriétaire terrien, qui entend faire sa propre loi. Alors que le duel semble inéluctable, l&#8217;attaque prend tout le monde par surprise et annule brusquement tous les codes du western. <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> tend alors plus vers la science-fiction, même si le western reste en permanence présent. Les Indiens entrent en action à un moment du film, tandis que les extraterrestres rassemblent toutes les caractéristiques des créatures vues dans d&#8217;autres films : on pense à <em>Alien</em> bien sûr, mais aussi à <em>Predators</em>, entre autres. Le film de Jon Favreau apparaît comme un western proche de la caricature (tout y est, les chapeaux, les armes, les plans rapprochés sur les visages, la prostituée, le hors-la-loi, le prêtre…) et comme un film de science-fiction extrêmement classique où l&#8217;homme affronte de sales bestioles nocives venues de l&#8217;autre bout de l&#8217;univers.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/cowboys-aliens.jpg" alt="Cowboys aliens" width="690" height="466" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Sur le papier, le mélange des deux genres est une idée gonflée qui paraît très séduisante. <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> mérite notre intérêt, à défaut peut-être de notre admiration, pour avoir su mener à bien cette idée originale, même si l&#8217;idée n&#8217;est pas si originale étant donné qu&#8217;elle provient d&#8217;un comics. On sera plus facilement prompt à pardonner les défauts du film de Jon Favreau, mais il faut bien avouer que l&#8217;idée s&#8217;avère meilleure sur le papier que sur la bobine. <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> n&#8217;exploite pas autant que l&#8217;on aurait aimé la confrontation des genres et le film donne parfois le sentiment de juxtaposer western et science-fiction, sans vraiment en faire quelque chose. Le film est d&#8217;ailleurs inégal : le western teinté d&#8217;un certain mystère qui compose le début du film s&#8217;avère la partie la plus réussie. On ne sait pas bien encore de quoi il retourne au juste, mais les disparitions mystérieuses, les flash de lumière non identifiés… constituent une ambiance étrange et bien vue. Le début de la quête est également un bon moment dans le film, elle a un côté post-apocalytpique qui atteint son apogée avec le bateau renversé. La fin du film s&#8217;avère malheureusement beaucoup plus faible : le scénario enchaîne les idées moyennes (le coup de la femme elle aussi extraterrestre et venue sauver les hommes n&#8217;est pas très crédible) et le film tourne surtout à l&#8217;affrontement total qui manque cruellement d&#8217;originalité. Certes, la chevauchée des indiens et des blancs attaqués par les vaisseaux aliens est une relecture efficace d&#8217;un cliché du western, mais l&#8217;ensemble paraît vu et revu. <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> n&#8217;est jamais déplaisant, il se regarde avec plaisir et reste assez fun, mais le film aurait pu être beaucoup plus original et fort… Il n&#8217;est à la place qu&#8217;un blockbuster estival aussi efficace que vite oublié.</p>
<p style="text-align: justify;">Jon Favreau n&#8217;est pas un esthéticien, mais son travail est ici est efficace. Le cinéaste se permet même de jouer sur les filtres, abusant même parfois d&#8217;eux pour quelques flashbacks qui s&#8217;avèrent un peu trop pesants. La reconstitution de l&#8217;univers du western dans <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> ressemble assez dans l&#8217;esprit à celle de la série <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/05/10/deadwood-hbo/">Deadwood</a></em>. C&#8217;est ainsi une vision réaliste, loin des clichés bien propres de certains films du genre. Le film est peut-être moins à l&#8217;aise côté science-fiction, même si les effets spéciaux sont réussis. Les extraterrestres ne sont pas très originaux, mais les amateurs de bestioles gluantes pleines de parties visqueuses sorties de divers orifices seront aux anges. Les acteurs en chair et en os ne sont pas en reste : Daniel Craig est excellent en Lucky Luke bad boy tandis que Harrison Ford est assez surprenant en propriétaire terrien.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/favreau-cowboys-envahisseurs.jpg" alt="Favreau cowboys envahisseurs" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Film construit d&#8217;abord sur une excellente idée sur le papier, <em>Cowboys &amp; envahisseurs</em> s&#8217;avère finalement moins jouissif qu&#8217;espéré. Le film reste un blockbuster plutôt fun, parfait pour bien finir l&#8217;été, mais c&#8217;est aussi un blockbuster oublié sitôt le pas de la porte passé. Dommage, Jon Favreau aurait pu en tirer plus… Peut-être que l&#8217;on ne peut pas réaliser d&#8217;excellent film en mélangeant deux genres aussi différents ? Cette conclusion serait bien déprimante…</p>
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		<title>Captain America : First Avenger, Joe Johnston</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Aug 2011 00:33:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Avengers]]></category>
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		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Superhéros]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Premier superhéros créé par Marvel, Captain America est aussi le premier Avenger présenté comme tel au cinéma. Le spectacle est assuré, mais le film loin d'être inoubliable, la faute à un personnage et une histoire beaucoup trop monolithiques. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/20/captain-america-first-avenger-johnston/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="171" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/captain-america-first-avenger-johnston.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="captain-america-first-avenger-johnston" title="captain-america-first-avenger-johnston" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Les <a href="http://nicolinux.fr/tag/avengers/">Avengers</a>, groupe mythique de superhéros Marvel… Le studio prépare patiemment le débarquement de ce groupe sur grand écran, en mai 2012. Les vengeurs ont d&#8217;abord avancé masqués, mais le groupe se forme peu à peu autour de la figure de Nick Fury qui est apparue furtivement pendant les deux <em>Iron Man</em> ou récemment dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/04/30/thor-branagh/">Thor</a></em>. Avec <em>Captain America : First Avenger</em>, ils s&#8217;avancent néanmoins à visage découvert. Le film de Joe Johnston est le premier à être relié aussi clairement au groupe de superhéros, avec cette fois l&#8217;introduction du plus américain d&#8217;entre eux. Contrairement à la plupart des adaptations de comics récentes, <em>Captain America : First Avenger</em> est une adaptation à l&#8217;ancienne, très premier degré. Les fans du comics apprécieront certainement, mais le film s&#8217;avère finalement assez décevant, même si le grand spectacle du blockbuster estival est assuré.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136557.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/captain-america-first-avenger1.jpg" alt="Captain america first avenger" width="690" height="928" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">« <em>Certains naissent héros. D&#8217;autres le deviennent</em>. » scande l&#8217;affiche. De fait, <em>Captain America : First Avenger</em> raconte la naissance d&#8217;un superhéros qui ne nait pas avec ses superpouvoirs (Superman, Thor) mais qui le devient, non pas à la faveur d&#8217;un hasard (Spiderman) ou de sa richesse (Iron Man, Batman), mais… grâce à l&#8217;armée américaine. New York, début des années 1940 : Steve Rogers rêve de partir sur le front européen défendre son pays, mais il est systématiquement refusé. Trop petit et chétif, asmathique, il est bien trop fragile pour servir sous le drapeau, mais le jeune homme s&#8217;entête. Il finit par croiser la route d&#8217;un programme expérimental qui vise à fournir à l&#8217;armée américaine des super soldats capables d&#8217;inverser le cours de la guerre. Steve est le premier à faire l&#8217;expérience du programme qui s&#8217;avère parfaitement réussi : il devient un géant extrêmement musclé, incapable de tomber malade et résistant à tous les coups. Expérience réussie, mais son concepteur meurt alors et Steve est le seul super soldat du pays. Plutôt que de l&#8217;envoyer au front, l&#8217;armée décide de le garder pour en faire un symbole et inciter les Américains à financer l&#8217;effort de guerre, jusqu&#8217;au jour où il décide d&#8217;abandonner la propagande et agir. Il faut dire que la menace pèse : Hydra, division nazie dédiée aux recherches sur les sciences obscures et dirigée par un savant fou, menace de faire exploser les États-Unis, rien que ça…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Captain America : First Avenger</em> est le récit de la formation d&#8217;un superhéros et la structure du film est assez classique. On découvre d&#8217;abord le Steve chétif, mais bagarreur qui ne lâche jamais et entend tout faire pour servir son pays. Viennent ensuite la transformation et les premiers exploits du superhéros, jusqu&#8217;à la consécration. Là où le film devient plus intéressant, c&#8217;est justement parce que le passage du looser au superhéros n&#8217;est pas des plus ordinaires. Steve ne devient pas un superhéros du jour au lendemain, mais il devient Captain America, personnage de propagande utilisé par l&#8217;armée américaine pour inciter les gens à payer. Juste après la transformation, Steve n&#8217;est pas envoyé au front, il est même rejeté comme un malpropre par son officier et au contraire accueilli les bras ouverts par les politiciens qui voient immédiatement le potentiel à en tirer. Joe Johnston a fait le choix de mettre l&#8217;accent sur cette étape intermédiaire où Captain America fait le clown sur scène, un moment crucial quand il doit se confronter à la réalité du front. Nonobstant cette originalité, le film retrouve le rythme habituel des films de superhéros. Engagé par l&#8217;armée, Steve garde son uniforme de propagande et en fait un uniforme de superhéros, avec notamment son fameux bouclier capable de résister à toutes les balles. <em>Captain America : First Avenger</em> enchaîne les exploits qui mènent jusqu&#8217;à l&#8217;affrontement final avec le boss de fin, en l&#8217;occurrence Red Skull, un méchant assez impressionnant à voir.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/captain-america-first-avengers-2011.jpg" alt="Captain america first avengers 2011" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Captain America : First Avenger</em> ne cherche pas l&#8217;originalité à tout prix, mais c&#8217;est après tout le cas de toutes les adaptations de comics, ou presque. Le choix plus marqué et original de Joe Johnston est plutôt de faire une adaptation à l&#8217;ancienne, loin du réalisme qui a prévalu ces dernières années et qui a cumulé dans les deux <em>Batman</em> de Christopher Nolan. <em>Captain America : First Avenger</em> est au contraire un film très premier degré où le superhéros arrive, casse tout sur son passage et sauve le monde, point final. Ici, nulle trace d&#8217;état d&#8217;âme, nul questionnement sur les motivations du superhéros : Captain America est un personnage plutôt monolithique capable uniquement de faire le bien et de sauver les États-Unis. Le film n&#8217;est sans doute pas entièrement responsable de ce manque d&#8217;épaisseur, le personnage est certainement ainsi dans l&#8217;œuvre originale de Marvel, mais reste que Captain America est certainement un des superhéros les moins passionnants de ces dernières années. <em>Captain America : First Avenger</em> est à l&#8217;image de son héros, assez monolithique. L&#8217;univers des années 1940 est plutôt bien retranscrit, la patine d&#8217;un film tendance old-school est assez réussie, mais le film peine à vraiment soulever l&#8217;enthousiasme de ses spectateurs. La faute à un récit trop linéaire sans doute, mais aussi à un méchant bien trop caricatural et simpliste pour intéresser, même si on retrouve le thème bien connu de la connexion entre héros et méchant. L&#8217;idée de réécrire l&#8217;histoire avec des superhéros est bonne et elle fonctionnait pleinement dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/06/02/x-men-commencement-vaughn/">X-Men : Le commencement</a></em>, mais il s&#8217;agissait alors de petites touches. Ici, le méchant est censé se dresser contre Hitler et s&#8217;en prendre aux États-Unis, sans que le dictateur allemand n&#8217;essaie de l&#8217;en empêcher : c&#8217;est tout de même un peu gros. L&#8217;action avance aussi trop simplement, rien ne peut arriver à Captain America qui n&#8217;est jamais mis sérieusement en défaut et qui se contente d&#8217;avancer presque mécaniquement…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Captain America : First Avenger</em> n&#8217;est pas sans défaut, on vient de le voir, mais il serait faux d&#8217;affirmer que le film est un échec complet. Joe Johnston parvient sans problème à assurer le spectacle de circonstance pour un blockbuster estival. Les séquences explosives ne manquent pas à l&#8217;appel et elles sont réussies. La 3D est globalement inutile et elle nuit à la netteté de l&#8217;image et à la vivacité des couleurs, mais le film reste malgré tout prenant et bien rythmé. On ne voit pas le temps passer et le spectacle est agréable, quoiqu&#8217;assez fade. Chris Evans n&#8217;est pas mauvais, mais son rôle n&#8217;est pas très difficile non plus et on notera que la bande originale est composée de titres écrits pour le film qui s&#8217;avèrent plutôt réussis. Bref, le spectacle est au rendez-vous, mais c&#8217;est quand même bien le moins que l&#8217;on est en droit d&#8217;attendre d&#8217;une adaptation de comics.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/johnston-captain-america-first-avenger.jpg" alt="Johnston captain america first avenger" width="690" height="466" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;arrivée des Avengers se prépare et il fallait bien évoquer Captain America, le premier superhéros créé par Marvel, tout de même. Malheureusement, le résultat n&#8217;est pas aussi passionnant que prévu, la faute sans doute à un personnage trop monolithique et trop sûr de lui. <em>Captain America : First Avenger</em> est un comics à l&#8217;ancienne et si les fans s&#8217;y retrouveront sans doute, les autres regretteront peut-être le réalisme ou la complexité des bonnes adaptations récentes de comics. Espérons que le film des <em>Avengers</em> sera, lui, à la hauteur de nos attentes… Restez d&#8217;ailleurs bien jusqu&#8217;à la toute fin, vous aurez droit à un avant-goût après le générique.</p>
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</div>
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		<title>X-Men : Le Commencement, Matthew Vaughn</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 22:41:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Après la trilogie, la saga X-Men revient sur les origines avec X-Men : Le Commencement. Comment des superhéros deviennent superhéros, le sujet est toujours passionnant et le film réussit sa mission de divertissement. Un film pour fans, mais pas seulement. <a href="http://nicolinux.fr/2011/06/02/x-men-commencement-vaughn/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="180" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/x-men-commencement-vaughn.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="x-men-commencement-vaughn" title="x-men-commencement-vaughn" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Après une trilogie assez ambitieuse et globalement plutôt réussie malgré un film très commun, la juteuse licence <em>X-Men</em> revient avec un préquel. <em>X-Men : Le Commencement</em> laisse dès le titre peu de doutes sur son contenu : il s&#8217;agit de découvrir les différents super-héros au tout début, quand les mutants n&#8217;étaient que des enfants dotés de pouvoir incompris. Le film de Matthew Vaughn, réalisateur du plaisant <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/03/29/kick-ass-vaughn/">Kick-Ass</a></em>, se déroule majoritairement au cœur de la Guerre froide, dans une réécriture de l&#8217;histoire plutôt bien vue. Un film plaisant, même si l&#8217;on ne connaît rien à l&#8217;histoire.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=140894.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/x-men-commencement.jpg" border="0" alt="X men commencement" width="690" height="929" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>X-Men : Le commencement</em> remonte aux origines. La trilogie l&#8217;avait fait en partie et on connaissait quelques moments clés, mais l&#8217;origine du conflit qui oppose les mutants devient ici le sujet même du film. Ce dernier ouvre sur la découverte en parallèle de leurs pouvoirs par Erik, futur Magneto, d&#8217;un côté et par Charles Xavier, futur Professeur X, de l&#8217;autre. Le premier exerce son pouvoir pour la première fois dans un camp de concentration. Il n&#8217;est alors qu&#8217;un enfant qui ne supporte pas de voir partir ses parents et il tord la grille du camp par ses pouvoirs magnétiques. Charles de son côté rencontre très jeune la future Mystique et se lie d&#8217;amitié avec la jeune fille. Les deux mutants piliers de l&#8217;histoire sont ainsi révélés par le film qui se déroule néanmoins bien des années plus tard. Erik poursuit l&#8217;officier nazi qui a tué sa mère devant ses yeux bien des années auparavant, tandis que Charles expose au monde scientifique l&#8217;existence des mutations par une thèse à Oxford, avant d&#8217;être recruté par la CIA qui cherche alors à en savoir plus sur ces mutants et en particulier sur Shaw. Ce dernier s&#8217;avère en fait être l&#8217;ancien officier nazi que poursuit Erik et c&#8217;est au cours d&#8217;une action de la CIA pour arrêter cet homme qui est aussi un mutant extrêmement puissant qu&#8217;Erik et Charles se rencontrent. Ce dernier parvient à convaincre Erik de travailler avec la CIA pour se venger de Shaw et ensemble ils forment une équipe de mutants prêts à en découvre, les futurs X-Men.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus encore que les super-pouvoirs des superhéros, l&#8217;intérêt des comics réside dans les contradictions de ces hommes surhumains. Dès lors, l&#8217;origine du superhéros est toujours un élément extrêmement important et le projet de <em>X-Men : Le Commencement</em> intéresse d&#8217;emblée pour cette raison. Le film apporte une explication scientifique à la mutation : les explosions nucléaires de la Seconde Guerre mondiale ont accéléré le processus d&#8217;évolution naturelle et ont créé de nombreux mutants sur la planète. Ces hommes et femmes sont dotés d&#8217;un ou plusieurs pouvoirs qui sont plus ou moins discrets et plus ou moins puissants. Chaque mutant découvre plus ou moins par hasard son pouvoir et apprend ensuite à le contrôler, ce que montre bien ce film. Ce qui compte n&#8217;est pas tant la modification génétique initiale que ce que le mutant décide d&#8217;en faire. Deux mutants, Mystique et Hank, doutent de l&#8217;intérêt de leurs pouvoirs et hésitent à les annuler, ou du moins à les dissimuler pour rentrer dans le rang. Cette thématique qui était centrale dans la trilogie est déjà essentielle ici et c&#8217;est parce que Hank veut masquer sa différence qu&#8217;il devient Le Fauve, bête poilue bleue qui ne laisse plus vraiment de doute sur sa nature. Les superhéros sont toujours ce qu&#8217;ils choisissent d&#8217;être et c&#8217;est particulièrement vrai dans <em>X-Men : Le Commencement</em>. Au cours du film, deux camps se dessinent parmi les mutants : d&#8217;un côté ceux qui veulent s&#8217;intégrer aux humains, combattre à leur côté et faire de la mutation un aspect normal ; de l&#8217;autre ceux qui pensent que les humains et les mutants sont irréconciliables et qu&#8217;un seul groupe survivra après l&#8217;inévitable combat qui opposera les deux groupes.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/x-men-mcavoy.jpg" border="0" alt="X men mcavoy" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">On le voit, la dimension sociale et politique est centrale dans <em>X-Men : Le Commencement</em>, comme elle l&#8217;était dans la trilogie initiale et tout particulièrement dans le deuxième film. Alors que la mutation n&#8217;est pas encore un phénomène connu dans la population, le monde politique utilise ce phénomène tout en s&#8217;en méfiant. Reprenant un aspect très courant dans les comics, <em>X-Men : Le Commencement</em> se déroule au cœur de la Guerre froide et les oppositions entre mutants retrouvent les oppositions entre les deux blocs. Même si Shaw manipule les deux camps pour sa propre cause, le film reste teinté d&#8217;opposition entre les États-Unis et l&#8217;URSS et il se permet même de réécrire l&#8217;histoire, de manière plutôt amusante. Shaw devient ici le créateur de la crise de Cuba en incitant les Américains à menacer l&#8217;URSS avec les missiles turcs et inversement en incitant les Soviétiques à menacer les États-Unis avec leurs missiles cubains. Le blocus de l&#8217;île fait même l&#8217;objet d&#8217;une scène de combat où le cours de l&#8217;histoire est assuré par l&#8217;intervention <em>in extremis</em> des mutants. Passé le folklore historique, le film voit naître l&#8217;opposition entre mutants et humains quand les forces des deux blocs s&#8217;allient contre le premier groupe. D&#8217;un commun accord, les dirigeants des deux pays décident d&#8217;éliminer ce qu&#8217;ils ressentent instinctivement comme une menace. Cette violence divise les mutants en deux groupes, préparant ainsi la trilogie. Dommage que le film soit si bref sur cet aspect d&#8217;ailleurs, on aurait aimé plus d&#8217;explications sur les choix des uns et des autres…</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxième film lié aux univers des comics pour Matthew Vaughn, le réalisateur change néanmoins complètement de style avec <em>X-Men : Le Commencement</em>. Fini l&#8217;humour parodique un peu potache de <em>Kick-Ass</em>, place aux choses sérieuses avec un film qui laisse peu de places à la légèreté. Le cinéaste hérite également d&#8217;un budget bien plus conséquent pour une réalisation plus ambitieuse. Sans faire d&#8217;étincelles, mais est-ce seulement possible sur un tel blockbuster, Matthew Vaughn s&#8217;en sort bien et il propose un film efficace et agréable. Une bonne idée de réalisation, quoiqu&#8217;assez classique : utiliser le split-screen pour recréer sur grand écran l&#8217;effet bande dessinée. Le scénario touffu ne laisse pas autant de places à tous les personnages, mais les deux principaux sont bien travaillés et bien interprétés par leurs acteurs respectifs. James McAvoy interprète un jeune Charles enthousiaste, un peu naïf et très actif qui est très crédible. De même, Michael Fassbender n&#8217;est pas mauvais pour jouer un Magneto qui doute encore, mais qui est déjà marqué d&#8217;une puissante recherche de vengeance…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/vaughn-x-men-commencement.jpg" border="0" alt="Vaughn x men commencement" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">Avec ce nouvel opus, le message est clair, Bryan Singer reprend les commandes. Réalisateur des deux premiers films et manifestement fan inconditionnel des comics, il offre à <em>X-Men : Le Commencement</em> une profondeur qui manquait à la série, quitte à trop en faire. Le film aurait sans doute gagné à être simplifié, peut-être en se concentrant sur moins de personnages et moins d&#8217;intrigues différentes. Matthew Vaughn s&#8217;en sort néanmoins plutôt bien avec ce projet ambitieux. Le résultat est plaisant et après tout, c&#8217;est bien l&#8217;essentiel pour un blockbuster…</p>
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		<title>Thor, Kenneth Branagh</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/04/30/thor-branagh/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 22:21:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Thor est une pierre de plus à l'édifice Avengers, après Hulk et Iron Man, avant Captain America dans quelques mois. Les fans apprécieront, les autres se détendront peut-être devant ce film à grand spectacle un peu kitsch… <a href="http://nicolinux.fr/2011/04/30/thor-branagh/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="165" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/thor-branagh.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="thor-branagh" title="thor-branagh" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Dans l&#8217;univers des comics, les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Vengeurs">Avengers</a> ont sans nul doute une place à part. Créés par les célèbres éditions Marvel, les Vengeurs rassemblent plusieurs super héros, dans une sorte de récit de super héros ultime. Depuis plusieurs années déjà, le cinéma s&#8217;est emparé des comics pour fournir de multiples adaptations, parmi lesquelles plusieurs Avengers se sont cachés : Hulk ou Iron Man notamment. Peu à peu, Hollywood reconstruit le groupe avec cette fois un autre élément clé : Thor. <em>Thor</em>, le film de Kenneth Branagh, constitue ainsi une pierre à l&#8217;édifice et intéressera les fans de la série, en attendant la sortie tant attendue d&#8217;<em>Avengers</em>, le film, en 2012, et en attendant d&#8217;ici là la sortie de <em>Captain America : First Avenger</em> cet été. Les autres risquent d&#8217;être déçus par cette histoire assez alambiquée et très kitsch, ainsi que par son héros aussi monobloc que son marteau.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=129477.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/thor.jpg" border="0" alt="Thor" width="690" height="931" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Royaume d&#8217;Asgard, à une date indéterminée. Thor est le fils d&#8217;Odin, père de toute chose. On comprend qu&#8217;un tel héritage lui soit monté à la tête et Thor est ainsi un jeune homme fier, arrogant, violent et un peu stupide. Pour prouver sa valeur à son père, il décide de partir avec son frère Loki et une poignée de fidèles contre les ennemis de toujours de son peuple. Ce geste stupide et suicidaire ranime une guerre ancestrale. Odin, furieux, bannit son fils du royaume et l&#8217;envoi… sur terre. Il tombe alors nez à nez avec Jane, une scientifique venue enquêter dans le désert du Nouveau-Mexique sur d&#8217;étranges phénomènes météorologiques. Thor sur terre n&#8217;est plus qu&#8217;un simple mortel, certes avec des pectoraux plus gros que la taille de la tête de Jane, mais sans ses pouvoirs magiques, et notamment sans son célèbre marteau. Alors que le Shield, une organisation mystérieuse, mais toute puissante, veut récupérer le marteau, notre jeune super héros tente tant bien que mal de retrouver grâce aux yeux de son père. Il va néanmoins découvrir que Loki, son jeune frère, complote contre lui et veut prendre sa place sur le trône d&#8217;Asgard…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Thor</em> est un film assez typique où le super héros se découvre, même s&#8217;il y a ici une subtilité. Au début du film, Thor est fils d&#8217;un dieu et à ce titre, il jouit d&#8217;un pouvoir immense dont il a pleinement conscience. Mais en arrivant sur Terre, il est rabaissé au simple rang d&#8217;humain et il va devoir redécouvrir ses pouvoirs : on retrouve bien là le processus d&#8217;apprentissage classique. Thor fait partie de cette catégorie de super héros qui bénéficie de pouvoirs surnaturels innés, au contraire d&#8217;autres, comme Iron Man, qui doivent construire leurs pouvoirs. Le seul accessoire de Thor est son marteau qui s&#8217;amuse ici à jouer à l&#8217;Excalibur, mais ce n&#8217;est pas un accessoire standard puisque seul Thor peut l&#8217;utiliser. Une fois le marteau récupéré cependant, Thor semble totalement indestructible : il vole, il crée des tempêtes, lance son marteau dans tous les sens, etc. Comme Superman, Thor vient d&#8217;une autre planète et il est sur terre en tant qu&#8217;étranger. Kenneth Branagh a réussi à assez bien exploiter cet aspect du personnage, principal ressort comique d&#8217;un film par ailleurs assez sérieux. Si <em>Thor</em> permet de découvrir un super héros, le film est aussi prévu pour s&#8217;insérer dans le réseau de films qui, mis bout à bout, forment l&#8217;histoire des Avengers. À ce titre, il est préférable d&#8217;avoir vu <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/04/29/iron-man-2-favreau/">Iron Man 2</a></em> pour tout comprendre même si les deux films sont suffisamment différents pour être vus séparément. Les deux films sont néanmoins très clairement reliés par des personnages récurrents et par une référence explicite : la fin d&#8217;<em>Iron Man 2</em> se situe dans <em>Thor</em>, tandis qu&#8217;il faudra rester jusqu&#8217;à la fin du générique pour avoir une idée de la suite. Cette construction assez rare au cinéma est assez fascinante, même si elle relève plus de l&#8217;anecdotique pour une raison simple : chaque film doit être vu indépendamment.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/thor-hemsworth.jpg" border="0" alt="Thor hemsworth" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">Ce choix peut se comprendre sur le plan économique, mais il n&#8217;aide pas <em>Thor</em>. Le film semble bien faible par rapport aux deux <em>Iron Man</em>, ou à d&#8217;autres adaptations de comics. La raison est en fait assez simple : Thor est un super héros sans intérêt. Du début à la fin, il reste globalement le même : un gars un peu trop fier, très musclé et plutôt sympa, dans l&#8217;ensemble. Il lui manque le côté sombre qui est normalement présent en tout super héros. Thor ne doute jamais sérieusement, même si l&#8217;impossible récupération du marteau semble le faire vaciller quelques secondes. Reste que, dans l&#8217;ensemble, Kenneth Branagh fait de son héros un bloc incroyablement statique qui empêche vraiment de s&#8217;intéresser à lui. Peut-être est-ce un trait de caractère du personnage lui-même, mais cette faiblesse s&#8217;apparente plus à une faiblesse du film lui-même. Dommage, d&#8217;autant que l&#8217;histoire elle-même n&#8217;est pas des plus passionnantes. Les enjeux sont très réduits dans <em>Thor</em> et ils sont de toute manière trop peu développés pour passionner sérieusement. Ajoutons à cela que toute la partie extra-terrestre est vieillotte et kitsch : la ville est toute dorée et brille de mille feux, les armures brillent au soleil (pas autant que dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/04/28/choc-titans-leterrier/">Le Choc des Titans</a></em> néanmoins)… C&#8217;est en tout cas un cadre qui ne donne pas vraiment envie de s&#8217;intéresser plus avant à l&#8217;histoire…</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème de <em>Thor</em> tient aussi dans sa panoplie d&#8217;acteurs. Si Thor semble aussi statique, c&#8217;est aussi parce que son acteur, Chris Hemsworth, n&#8217;est pas très bon. Son père, interprété par un Anthony Hopkins qui semble vraiment avoir pris une retraite anticipée, n&#8217;est pas vraiment mieux, on ne ressent jamais de douleur, ou même de peine. C&#8217;est un peu mieux côté humains, mais Nathalie Portman fait ce qu&#8217;elle peut pour vaguement rendre son personnage intéressant, elle ne suffit pas à sauver le film. Malgré un budget très confortable, les effets spéciaux de <em>Thor</em> sont inégaux : parfois impressionnants, ils sont aussi d&#8217;autres fois assez ridicules, pour ne pas dire kitsch. On regrette bien sûr le choix de la 3D : ajoutée en post-production, elle n&#8217;apporte rien et nuit à la lisibilité de l&#8217;ensemble, même s&#8217;il faut reconnaître une amélioration par rapport à des films sortis il y a un an comme <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/07/06/dernier-maitre-air-shyamalan/">Le dernier maître de l&#8217;air</a></em>. Complétons le tableau avec une musique pompière bien peu inspirée et l&#8217;on comprendra que <em>Thor</em> ne passionne pas non plus sur le plan cinématographique…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/thor-hopkins.jpg" border="0" alt="Thor hopkins" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">Sous des aspects de blockbuster hollywoodien, <em>Thor</em> s&#8217;apparente en fait plus à une introduction pour geeks fans des comics originaux qu&#8217;à un film grand public. On sent bien un potentiel derrière, mais en attendant cette histoire est alambiquée, traitée un peu trop à la légère (avec, en particulier, une accélération sur la fin qui empêche de comprendre grand-chose) et elle manque globalement d&#8217;intérêt. Thor est un super héros bien peu intéressant, le royaume d&#8217;Asgard rappelle vraiment trop les contes pour enfants pour être réaliste, bref le scénario pêche et la réalisation ne le sauve pas. <em>Thor</em> n&#8217;est pas un mauvais film pour autant : le savoir-faire d&#8217;Hollywood reste entier et on passe un bon moment… mais ce sera tout. Pour l&#8217;histoire intéressante, on attendra plutôt <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/20/captain-america-first-avenger-johnston/" title="Captain America : First Avenger, Joe Johnston">Captain America</a></em> cet été. Du moins, espérons-le…</p>
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		<title>Scott Pilgrim, Edgar Wright</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Nov 2010 18:57:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Comédie]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Scott Pilgrim, adaptation d'un comics de 6 volumes par Edgar Wright, est un film déjanté mené tambour battant que seuls les geeks apprécieront à leur juste valeur. Les autres risquent bien de rester insensible à cet univers (trop) coloré, (trop) codé et (trop) rapide.  <a href="http://nicolinux.fr/2010/11/10/scott-pilgrim-wright/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="scott-pilgrim-vs-the-world" title="scott-pilgrim-vs-the-world" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>Scott Pilgrim</em> est un film célèbre bien longtemps avant sa sortie en France, programmée pour l&#8217;heure au premier décembre. Sorti aux États-Unis pendant l&#8217;été, le film n&#8217;a bien failli jamais sortir en France, la faute à la douche froide qui a accueilli le film outre-Atlantique. On comprend aisément pourquoi en regardant cet étrange film tellement marqué par les jeux vidéos et les comics qu&#8217;il devient rapidement hermétique pour quiconque ne maîtrise pas parfaitement ces univers. Edgar Wright, que l&#8217;on connaissait pour le déjà déjanté <em>Shaun of the Dead</em> se permet tout, pour le pire comme pour le meilleur. D&#8217;où un bilan mitigé et plutôt négatif : si <em>Scott Pilgrim</em> séduit au début par son rythme intense et son univers visuel assumé, son scénario peine plus à convaincre et le rythme comme l&#8217;univers fatiguent vite.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136370.html"> </a></p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136370.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/11/scott-pilgrim-wright.jpg" border="0" alt="scott-pilgrim-wright.jpg" width="690" height="935" /></a></div>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136370.html"> </a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136370.html"></a></p>
<p style="text-align: justify;">Scott Pilgrim est un jeune adolescent comme il en existe tant d&#8217;autres. Il adore les jeux vidéos et comme tous les garçons de son âge, il n&#8217;a qu&#8217;un objectif vraiment digne d&#8217;intérêt : sortir avec une fille, si possible la plus canon possible. Une rupture un an auparavant reste comme une terrible épreuve pour lui et il peine encore à s&#8217;en remettre, même s&#8217;il affirme le contraire à qui veut bien l&#8217;entendre. Quand commence le film, il apprend à ses amis qu&#8217;il sort avec une Chinoise de 17 ans ; alors que lui-même a 22 ans, cette nouvelle copine fait sensation. Une de plus dans la longue liste des copines qu&#8217;il a jeté presque aussi vite qu&#8217;il les a séduites… sauf que celle-ci s&#8217;attache vraiment à lui. Manque de bol, Scott rencontre quasiment en même temps Ramona, mystérieuse fille teintée en rose (puis bleu, puis vert) qui le séduit en un coup d&#8217;œil. C&#8217;est le coup de foudre et cette fois-ci c&#8217;est la bonne ! Sauf que la demoiselle ne se laisse pas séduire si facilement. Ou plutôt si, elle se laisse séduire, mais pour sortir avec elle, Scott doit affronter la ligue de ses 7 ex et tous les battre pour espérer conquérir le cœur de l&#8217;amour de sa vie, rien que ça. C&#8217;est que l&#8217;affaire est d&#8217;importance…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Scott Pilgrim</em> fait partie de ces films placés sous le signe des jeux vidéos. C&#8217;est tout l&#8217;univers du jeu, allié à celui des comics, qui est utilisé par le film. Scott doit affronter successivement les sept ex de sa copine et c&#8217;est l&#8217;occasion de presque (il y a un couple de jumeaux) autant de duels. Des duels qui empruntent aux jeux de combats disponibles sur toutes les consoles depuis la nuit des temps qu&#8217;aux combats entre groupes de musique. <em>Scott Pilgrim</em> est en effet également un film musical dans le sens où la musique tient un rôle central. Scott appartient à un groupe de rock et les combats seront aussi musicaux. Les ondes sonores sont visibles sur la pellicule et prennent même des formes, comme lors d&#8217;un épique combat entre deux dragons et un gorille géant, le tout seulement en musique. On le comprend bien, la voie choisie par <em>Scott Pilgrim</em> n&#8217;est pas l&#8217;étude sociale réaliste sur l&#8217;univers estudiantin de Toronto. Disons-le, le film choisit au contraire une voie toujours plus délirante et folle qui se traduit notamment par un rythme intense et haché avec de nombreux plans en rupture les uns par rapport aux autres. Plus le film avance, plus le délire s&#8217;accentue jusqu&#8217;à terminer en apothéose, avec résurrection, puce de contrôle intégrée à la nuque et autre épée d&#8217;amour-propre qui sort du cœur au programme. L&#8217;aspect un peu <em>teen-movie</em> à l&#8217;ancienne qui marque le début du film disparaît vite et si le film montre des choses intéressantes, quoique convenues, sur l&#8217;adolescence, ce n&#8217;est clairement pas son objectif. <em>Scott Pilgrim</em> est une comédie branchée par intraveineuse sur un univers de jeux vidéos et de bandes dessinées.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/11/cera-scott-pilgrim.jpg" border="0" alt="cera-scott-pilgrim.jpg" width="690" height="459" /></div>
<p style="text-align: justify;">Adapté d&#8217;un comics, <em>Scott Pilgrim</em> n&#8217;est pas le genre de film qui renie ses origines, bien au contraire. À la manière d&#8217;adaptations cinématographiques récentes, on pense à <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/03/29/kick-ass-vaughn/">Kick-Ass</a></em> en particulier, le film d&#8217;Edgar Wright n&#8217;est pas seulement l&#8217;adaptation d&#8217;une œuvre comics, c&#8217;est aussi un film sur les comics et en particulier sur leur univers, sur un mode plus ou moins parodique. S&#8217;il n&#8217;est pas à proprement parler question de superhéros ici, on peut quand même noter de nombreuses ressemblances entre le héros et les superhéros traditionnels : Scott est ainsi doté d&#8217;une force surhumaine et de pouvoirs surnaturels. Le film met même en scène une sorte de secte de science-fiction qui rappelle un peu <em>The Rocky Horror Picture Show</em>. La parodie n&#8217;est en effet jamais loin dans ces évocations surnaturelles, heureusement d&#8217;ailleurs sinon <em>Scott Pilgrim</em> serait vraiment totalement ridicule. Pas sûr néanmoins que le côté parodique soit suffisamment mis en avant pour empêcher totalement le doute : le message n&#8217;est pas aussi clair que dans <em>Bienvenue à Zombieland</em> par exemple, dans un autre registre ; ici on peut se demander, parfois, ce qu&#8217;Edgard Wright a bien pu chercher à dire. Outre les comics, <em>Scott Pilgrim</em> est baigné par l&#8217;univers des jeux vidéos, de manière encore plus ostensible. Le film tout entier est une sorte de jeu où le héros doit affronter sept boss successifs, avec à chaque fois une augmentation de la difficulté jusqu&#8217;au boss de fin que le héros ne peut affronter seul. Le premier ex de la miss à conquérir est facile à battre, mais les choses se corsent ensuite assez vite. Là encore, le film semble hésiter entre inspiration et hommage respectueux et la caricature : si l&#8217;augmentation du niveau de difficulté, si le passage de niveaux et si les points qui apparaissent au-dessus des boss vaincus après la victoire sont plutôt plaisants et apportent une touche originale à <em>Scott Pilgrim</em>, on reste plus indécis face à certaines facilités du scénario ou certains effets visuels qui font vraiment cheap et ridicules. Quoi qu&#8217;il en soit, <em>Scott Pilgrim</em> est un film largement opaque pour la majeure partie du grand public. Non pas que les références aux comics ou aux jeux vidéos soient toutes inconnues, mais le film les assène à une vitesse folle, ne laissant aucun répit pour faciliter la compréhension. Il est, en outre, un peu fermé sur lui-même et ne parlera vraiment qu&#8217;aux geeks, cette fameuse catégorie aux contours flous. Ils se reconnaîtront sans doute dans ce film qui laissera par contre froid les autres qui n&#8217;y verront peut-être qu&#8217;un délire visuel fatiguant.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces deux univers marquent aussi la réalisation. Ce n&#8217;est pas le premier à le faire, mais <em>Scott Pilgrim</em> multiplie les incursions de textes pour renforcer les onomatopées ou encore les coups, les chutes et autres bruitages. Comme dans la bande dessinée, Edgard Wright s&#8217;amuse à faire des cadrages audacieux, où le cadre devient case de bande dessinée, avec les mêmes transitions graphiques ou au contraire les mêmes ruptures. La caméra peut parfois se déplacer extrêmement rapidement, ralentir pour renforcer les sauts poings en avant qui rythment les combats. Tout cela sans compter les ajouts graphiques, autant pour signaler à l&#8217;écran les ondes musicales que pour souligner les combats ou encore signaler l&#8217;amour… par de petits cœurs roses. Parodie ou non, le réalisateur se lâche, quitte à en faire vraiment trop. Le rythme intense du film fatigue un peu et on a tendance à se lasser un peu de ces effets visuels et sonores permanents. Un peu de respirations, de temps à autre, ne serait pas de trop pour alléger <em>Scott Pilgrim</em> et le rendre plus digeste.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/11/wright-scott-pilgrim.jpg" border="0" alt="wright-scott-pilgrim.jpg" width="690" height="459" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Scott Pilgrim</em> était un film très attendu sur Internet… à raison sans doute. C&#8217;est un vrai film de geeks tendance jeux vidéos et comics : ils sont le cœur de cible et le film a tout pour leur plaire. Le côté jusqu&#8217;au-boutiste de la série de boss à battre, les jeux visuels et sonores, les références au monde du jeu vidéo… autant d&#8217;arguments qui les séduiront sans doute. On comprend cependant l&#8217;échec du film en salles aux États-Unis. À trop hésiter entre film de geeks au premier degré et caricature, Edgard Wright perd un peu tous ceux pour qui cet univers n&#8217;est pas connu. Le film est beaucoup trop sérieux dans ses délires pour plaire au plus grand nombre. Moi-même qui suis toujours un peu geek (mais plus tendance terminal et Linux), j&#8217;ai été séduit dans un premier temps par ce film qui assume pleinement son statut de film geek, mais j&#8217;ai été peu à peu lassé par un film qui en fait trop côté effets et clins d&#8217;œil et pas assez intéressant côté scénario. Cette enfilade de combats et cette histoire d&#8217;amour ne m&#8217;ont guère passionné… <em>Scott Pilgrim</em> ne m&#8217;a finalement pas tellement amusé, dommage.</p>
<p style="text-align: justify;">À lire les critiques de blogueurs, on retrouve bien cette dichotomie entre les publics. D&#8217;un côté, <a href="http://myscreens.fr/2010/cinema/london-report-scott-pilgrim-critique/">Fred</a> qui adorait la version comics est allé jusqu&#8217;à Londres pour voir le film et a manifestement adoré. De l&#8217;autre, <a href="http://www.toujoursraison.com/2010/11/scott-pilgrim.html">Rob Gordon</a> s&#8217;est ennuyé devant un spectacle qu&#8217;il juge répétitif et pas fun… Malheureusement, car j&#8217;aurais adoré aimer ce film déjanté et geek, je penche plutôt du côté de ce dernier. Finalement, je ne suis pas vraiment geek…</p>
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		<title>Batman Begins, Christopher Nolan</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Aug 2010 22:03:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Avec Batman Begins, Christophe Nolan change d'échelle. Blockbuster hollywoodien, adaptation de comics très populaire… on pouvait craindre que le réalisateur se perde. Si le film est plus convenu sur la forme, il n'en reste pas moins très efficace et passionnant. À (re)voir. <a href="http://nicolinux.fr/2010/08/30/batman-begins-nolan/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="119" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/08/batman-begins-nolan.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="batman-begins-nolan" title="batman-begins-nolan" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Depuis <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/08/10/memento-nolan/">Memento</a></em> puis <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/08/23/insomnia-nolan/">Insomnia</a></em>, Christopher Nolan n&#8217;est plus le réalisateur qui bricole des films indépendants, il est aussi devenu un réalisateur capable de faire des blockbusters. Et il le prouve avec <em>Batman Begins</em>, exercice d&#8217;autant plus difficile que non content d&#8217;embrasser les codes du blockbuster, Christopher Nolan choisi aussi l&#8217;univers extrêmement codé du comics. Il aurait pu prendre un superhéros mineur, inconnu du grand public, mais il préfère se concentrer sur un personnage bien connu du grand public, qui a fait l&#8217;objet déjà de nombreuses adaptations au cinéma dont l&#8217;une, mythique, par Tim Burton : Batman. Un superhéros passionnant, peut-être même le plus intéressant, parce qu&#8217;absolument et uniquement humain. Dès lors, commencer par les origines, c&#8217;est-à-dire ce qui a conduit Bruce Wayne à devenir Batman, prend tout son sens. Quatre ans avant <em><a href="http://nicolinux.fr/2008/08/04/the-dark-night/">The Dark Knight</a></em>, Christopher Nolan livrait déjà une lecture noire et réaliste d&#8217;un univers de comics. À (re)voir.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=51013.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=51013.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=51013.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=51013.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/08/batman-begins.jpg" border="0" alt="batman-begins.jpg" width="690" height="949" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;">Raconter l&#8217;origine, la naissance d&#8217;un personnage, voilà un exercice apprécié des studios d&#8217;Hollywood. Le très récent <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/05/14/robin-des-bois-scott/">Robin Hood</a></em> de Ridley Scott en est le dernier représentant et il permet bien de comprendre l&#8217;intérêt de l&#8217;industrie du cinéma. Il est vrai que comprendre la naissance d&#8217;un mythe est aussi passionnant que fascinant. Comment un gars normal devient un personnage qui le dépasse, une légende qui transcende sa personne ? C&#8217;est aussi ce que raconte <em>Batman Begins</em> qui ouvre sur un Bruce Wayne enfermé dans une prison quelque part en Asie, sans doute en Chine. On ne sait pas ce qu&#8217;il fait là, mais d&#8217;emblée le film montre sa force et sa maîtrise des arts martiaux, en même temps que sa volonté de détruire le mal partout où il peut se trouver. Un jour, un homme mystérieux arrive et l&#8217;incite à rendre visite à un mystérieux sage censé le libérer de ses propres peurs et se dépasser. Libéré aussitôt, il part tout en haut de la montagne où il découvre une sorte de secte qui entend libérer le monde du mal, ce que Bruce voulait aussi faire. Mais il ne veut pas de leurs méthodes, brutales dirons nous : pour éradiquer le mal de Gotham City, ils veulent tout simplement tuer tous ses habitants. Croyant encore en la possibilité de sauver la ville, Bruce revient à Gotham City avec une seule idée en tête : éradiquer la mafia et la corruption. Pour cela, il ne veut pas utiliser son image de fils de, en l&#8217;occurrence fils de la dynastie Wayne qui est une multinationale aux activités assez obscures, mais qui est en tout cas très riche, et c&#8217;est bien l&#8217;essentiel. Émerge alors l&#8217;idée de Batman, symbole de la lutte contre le mal, non pas un homme, mais une certaine idée de la justice, un superhéros.</p>
<p style="text-align: justify;">De manière traditionnelle, le film de Christopher Nolan plonge dans l&#8217;enfance de son personnage pour trouver des raisons. La chauve-souris est ainsi liée à un traumatisme de l&#8217;enfance : alors qu&#8217;il devait avoir une petite dizaine d&#8217;années, Bruce est tombé au fond d&#8217;un puits qui abritait un passage vers une grotte pleine de chauves-souris. Effrayées par l&#8217;impromptu, elles ont fait ce que tout être menacé fait, elles ont fui, effrayant au passage le garçon. Adulte, la phobie persiste, mais plutôt que de la fuir éternellement, il décide de l&#8217;affronter et de l&#8217;utiliser à son avantage pour effrayer ses adversaires. De même, sa volonté de sauver Gotham et d&#8217;éradiquer le mal vient de son père qui luttait dans ce sens et a apporté des réponses sociales ou politiques, avec notamment la construction d&#8217;un métro ou la création d&#8217;un réseau d&#8217;eau potable à l&#8217;échelle de la ville entière. Mais elle vient surtout de cette nuit où, après avoir poussé ses parents à sortir de l&#8217;opéra à cause de rôles de chauve-souris sur scène, ses deux parents sont tués par un malfrat, sous ses yeux. De cette mort, Bruce conserve toute sa vie une véritable haine pour le mal, mêlée d&#8217;une volonté de justice légale qui lui vient peut-être de ce policier qui l&#8217;a traité avec gentillesse. Ce même policier sera James Gordon, l&#8217;allié de Batman au sein de la police. Manque à ce tableau Rachel, amie d&#8217;enfance et tout est posé. Toute l&#8217;histoire de Batman provient de son enfance, puis de son voyage initiatique en Asie. Vision on ne peut plus classique, peut-être même caricaturale, mais qui est traditionnelle dans les récits populaires, vaste catégorie où l&#8217;on range sans hésiter les comics américains.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/08/batman-begins-2004.jpg" border="0" alt="batman-begins-2004.jpg" width="690" height="318" /></div>
<p style="text-align: justify;">Dans la grande famille des superhéros nés de l&#8217;imagination fertile d&#8217;auteurs américains depuis les années 1950 essentiellement, Batman tient une place à part. C&#8217;est en effet l&#8217;un des rares superhéros, peut-être même le seul, à ne disposer d&#8217;aucun pouvoir spécifique, surnaturel. Batman est simplement un Bruce Wayne équipé de technologies modernes hors de prix, mais rien ne le distingue sinon du commun des mortels. Certes, il faut être richissime pour être Batman, disposer si possible d&#8217;une multinationale à son compte et pouvoir compter sur des aides précieuses, comme celle d&#8217;un majordome dévoué, Alfred, ou d&#8217;un excellent inventeur, Fox. Ces deux alliés sont indispensables à Batman, le dernier pour fournir au héros toutes les technologies les plus folles qui lui sont nécessaires, le premier pour le soutenir à tout moment, lui servir de couverture et à plusieurs reprises, sauver sa peau. Mais en dehors d&#8217;accessoires et d&#8217;alliés, parmi lesquels il ne faudrait oublier la ravissante Rachel et le lieutenant Gordon, Bruce Wayne est un Batman sans le masque. La majeure partie des superhéros jouent sur la dualité entre une vie civile plus ou moins normale, et une vie de héros assez éloignée de la norme. Avec Batman, la différence devient aussi ténue que peut l&#8217;être un simple masque. Cela fait aussi de Batman le superhéros le plus fragile, celui qui peut craquer le plus facilement. Dans son apprentissage, il chute plusieurs fois, échoue et repart. <em>Batman Begins</em> est passionnant dans cette construction du superhéros, qui devient plutôt déconstruction du mythe forgé par des livres et des films. Ce film est un peu la recette qui a conduit au personnage que l&#8217;on a déjà croisé, jusqu&#8217;à l&#8217;élaboration méthodique du costume ou des armes. Batman est très proche de vous et moi, et c&#8217;est ce qui en fait tout l&#8217;intérêt, c&#8217;est ce qui rend son engagement aussi fort.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Batman Begins</em> propose en fait deux ennemis pour le prix d&#8217;un. Le premier est classique, il s&#8217;agit de la mafia italienne qui a corrompu toute la ville. Le parrain, nommé Falcone, un qui n&#8217;est pas sans rappeler un certain Corleone, vit de trafics de drogue, arrose tous ceux qui pourraient se dresser sur sa route et notamment des membres de la police ou de la justice. Ces méchants-là ne sont pas les plus intéressants, et ils sont d&#8217;ailleurs rapidement évacués par le film avec l&#8217;emprisonnement de Falcone. Un autre méchant, beaucoup plus inquiétant et original, prend alors la place. Ces méchants, ce sont évidemment ceux qui voulaient éradiquer Gotham City dans son ensemble. Ils entendent le faire d&#8217;une manière inattendue, en déversant dans tous les réseaux d&#8217;eau de la ville une substance qui, une fois transformée en vapeur, rend fou ceux qui l&#8217;inhale. La transformation en vapeur doit se faire avec un mystérieux appareil volé à l&#8217;entreprise Wayne, mais cela importe peu. Ce qui est intéressant, c&#8217;est cette attaque chimique que redoutent tant tous nos dirigeants à l&#8217;heure actuelle. Une attaque totalement incontrôlable, car transitant par les réseaux d&#8217;eau potable, et indétectable sans une intervention extérieure. Quand celle-ci intervient, il est trop tard et Gotham City est sauvée vraiment de justesse et en détruisant une partie de son métro.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/08/batman-begins-christian-bale.jpg" border="0" alt="batman-begins-christian-bale.jpg" width="690" height="318" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>The Dark Knight</em> est sans doute l&#8217;adaptation de comics la plus noire que l&#8217;on a pu voir ces dernières années au cinéma. <em>Batman Begins</em> annonçait déjà cette noirceur par son environnement très réaliste et sale. La ville de Gotham City notamment est très bien rendue, avec d&#8217;un côté ses grattes-ciel archétypiques du CBD à l&#8217;américaine, et d&#8217;autre part ses bas quartiers pauvres, défoncés, mal fréquentés. On retrouve à la fois les images de ghettos américains, et la représentation de la ville dans bon nombre d&#8217;œuvres de science-fiction, avec une évolution vers la pauvreté plus on s&#8217;approche du niveau du sol. Ici, les méchants ne veulent pas détruire le monde, ils font des trafics de drogue où créent artificiellement une folie destructrice qui réveille l&#8217;animal qui sommeille en tout homme. S&#8217;ils sont encore motivés et rationnels, contrairement au Joker, ils sont quand même terrifiants par leur noirceur réaliste. Pourtant, il y a encore de la lumière, de l&#8217;espoir. À ce stade, Bruce pense encore vraiment pouvoir vaincre le mal à Gotham City. Un premier coup a été porté, certes il reste encore du travail, mais lui et Gordon sont confiants sur l&#8217;avenir quand le film se termine. Rachel a renouvelé son amour auprès de Bruce en lui promettant d&#8217;attendre que Gotham n&#8217;ait plus besoin de Batman et donc que Bruce redevienne pleinement lui-même. Les méchants ont vraiment été battus, la victoire est réelle, même si elle n&#8217;a pas évité de nombreuses destructions, mais tout est clair dans <em>Batman Begins</em>. La carte du Joker annonce par contre la noirceur totale qui prévaudra quatre ans après, celle du méchant terrifiant car imprévisible et sans motif, celle de la victoire en demi-teinte où finalement tout le monde a gagné, ou a perdu. La noirceur n&#8217;est pas encore totale, mais on la pressent déjà.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le gros budget d&#8217;Hollywood, Christopher Nolan ne peut plus se permettre les libertés formelles des débuts. <em>Batman Begins</em> est donc un film beaucoup plus classique sur la forme, avec à nouveau une structure rigoureusement linéaire, si l&#8217;on met de côté les flashbacks sur l&#8217;enfance. Pourtant, Christopher Nolan est loin d&#8217;être un simple exécutant et il n&#8217;a pas perdu son esprit de réalisateur. Il le prouve ici avec la multiplication des séquences en parallèle, un principe qu&#8217;il exploitera aussi dans <em>The Dark Knight</em>, mais qui atteint bien sûr des sommets dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/07/17/inception-nolan/">Inception</a></em>. Le réalisateur n&#8217;hésite pas à proposer au spectateur en même temps plusieurs éléments de l&#8217;intrigue qui se déroulent en parallèle, dans des lieux différents par exemple. Ce procédé n&#8217;est pas original, certes, mais il est difficile de maintenir la lisibilité nécessaire pour suivre l&#8217;intrigue dans de bonnes conditions. Christopher Nolan a beaucoup appris depuis <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/08/02/following-nolan/">Following</a></em>, et il met ici en œuvre tout ce qu&#8217;il a appris pour proposer aux spectateurs une histoire toujours parfaitement claire, passant d&#8217;une scène à l&#8217;autre sans jamais perdre en fluidité. Certes, le réalisateur est encore timide, mais lui qui n&#8217;avait jusque-là réalisé que de &laquo;&nbsp;petits&nbsp;&raquo; films s&#8217;en sort remarquablement bien aux manettes d&#8217;une machine de guerre hollywoodienne.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/08/christopher-nolan-batman-begins.jpg" border="0" alt="christopher-nolan-batman-begins.jpg" width="690" height="318" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Batman Begins</em> est la première incursion de Christopher Nolan du côté du cinéma populaire et de l&#8217;univers des comics. Pour un premier essai, le résultat est vraiment bon. Les choix de Batman, superhéros sans super pouvoirs, et de la formation de Batman se révèlent payants, tant ils offrent au film des éléments passionnants. <em>Batman Begins</em> est aussi un film sur l&#8217;engagement, le dévouement pour une cause qui nous dépasse et qui nous consume. Mais Nolan n&#8217;oublie pas le grand spectacle et fait défiler son histoire à toute allure pour notre plus grand plaisir. Plus convenu sur la forme, <em>Batman Begins</em> compense par sa noirceur réaliste qui, si elle reste teintée d&#8217;espoir, reste rare dans les adaptations de comics. C&#8217;est sans doute la patte Nolan, et ce n&#8217;est pas pour me déplaire.</p>
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		<title>Iron Man 2, Jon Favreau</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Apr 2010 22:53:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<br/>Iron Man 2 n'est qu'un divertissement populaire, mais un efficace. Humour et héros torturé de l'intérieur sont au rendez-vous. À voir, pour se détendre… <a href="http://nicolinux.fr/2010/04/29/iron-man-2-favreau/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/04/iron-man-2-favreau.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="iron-man-2-favreau" title="iron-man-2-favreau" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Parmi les nombreuses adaptations de comics qui ont déferlé ces dernières années sur grand écran, celle d&#8217;<em>Iron Man</em> m&#8217;avait semblé de très bonne qualité, avec un bon équilibre entre action, humour tout en faisant la part belle aux problématiques désormais inévitables autour de la condition de super héros. J&#8217;espérais et craignais beaucoup du second opus, les suites étant rarement de bonnes surprises, mais je n&#8217;ai pas été déçu. <em>Iron Man 2</em> ne brille ni par son originalité, ni par une réalisation de maître, mais c&#8217;est assurément un divertissement de qualité.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/04/iron-man-2-affiche.jpg" alt="iron-man-2-affiche.jpg" width="690" height="1012" border="0" /></div>
<div style="text-align: center;"><strong>Si vous ne voulez pas tout savoir des aventures de Tony Stark avant de voir <em>Iron Man 2</em>, il est encore temps d&#8217;arrêter votre lecture…</strong></div>
<p style="text-align: justify;">À la fin d&#8217;<em>Iron Man</em>, les États-Unis (donc le monde entier, il va de soi) découvraient qui était réellement Iron Man. Belle fin pour un blockbuster, pas fermée évidemment, mais pas trop ouvertement ouverte et intéressante. Qu&#8217;allait-il pouvoir se passer ensuite, maintenant que les États-Unis (et donc le monde, toujours) avaient un héros pour les protéger ? Tout l&#8217;épisode 2 tourne autour de cette question : peut-on faire confiance à un seul homme, fut-il Iron Man, pour protéger un État ? Des intérêts privés — ceux de Stark Enterprises, compagnie d&#8217;armement appartenant à Tony Stark — peuvent-ils protéger un État ? Ce dernier, à travers son armée, ne devrait-il pas plutôt prendre en charge cette défense en récupérant à son compte les technologies ? Le film s&#8217;ouvre d&#8217;ailleurs très adroitement sur successivement deux évènements : l&#8217;ouverture des expositions Stark, équivalent modernisé des Expositions Universelles européennes, pour lesquels le héros national fait son véritable show sur AC/DC ; une audition organisée par le gouvernement américain pour demander à Stark de se justifier et tenter de lui imposer de livrer son savoir et surtout ses armes à l&#8217;armée américaine par le biais d&#8217;un concurrent.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les deux cas, Iron Man tout puissant se montre, fait le pitre et amuse la galerie avec une efficacité redoutable. Tony Stark a le sens de la répartie et joue sur son image de beau gosse qui fait craquer l&#8217;Amérique tout entière. Pourtant, <em>Iron Man 2</em> dévoile d&#8217;emblée une faille dans ce show bien huilé : le super héros fait plusieurs tests sanguins et les résultats ne font qu&#8217;empirer. On comprend vite que l&#8217;utilisation de sa carapace et surtout du cœur miracle à la couleur bleutée sont autant les causes de sa survie que celles de sa mort. Plus il l&#8217;utilise, plus la qualité de son sang se dégrade et Tony sent qu&#8217;il n&#8217;en a plus pour longtemps. Il pavane donc comme si c&#8217;étaient ses derniers instants, et c&#8217;est aussi ce qui le conduit à piloter la Formule 1 de son entreprise à Monaco et donc à rencontrer le grand méchant du film, car il en faut toujours un, Whiplash, un russe pas commode. Whiplash veut venger son père coauteur des découvertes du père de Stark oublié et mort dans la misère noire. Pour le venger, il attaque Tony Stark avec ses propres armes et la même technologie, prenant ce dernier de court.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/04/iron-man-downey-jr.jpg" alt="iron-man-downey-jr.jpg" width="690" height="460" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Iron Man 2</em> est très classique dans sa structure narrative. Le superhéros doit affronter un méchant à sa hauteur, tandis qu&#8217;il doit affronter ses propres démons comme c&#8217;est désormais la règle. Le méchant est dans la pure tradition des comics, d&#8217;autant que c&#8217;est un Russe et que le film réveille quelques habitudes dignes de l&#8217;époque de la guerre froide qui sont plutôt amusantes. Même si l&#8217;ennemi reste toujours implicite et n&#8217;est jamais nommé, on sent comme un retour à l&#8217;affrontement entre blocs de l&#8217;après-guerre, alors que le terrorisme n&#8217;est jamais évoqué par exemple. Pas grand chose à dire de plus sur ce méchant, si ce n&#8217;est qu&#8217;il est très moche, diabolique et aussi extrêmement doué. C&#8217;est un peu un double négatif de Tony Stark, un double qui agit dans l&#8217;ombre en commandant à distance des drones.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Iron Man ne peut se concentrer sur un seul ennemi puisqu&#8217;il est aussi son propre ennemi, un ennemi insidieux puisqu&#8217;il prend forme du cœur miraculeux que Tony place sur sa poitrine, ce mini-réacteur bleuté qui lui donne aussi une force surhumaine en alimentant son armure et lui a permis de survivre. Pourtant, la matière qu&#8217;il contient le consume aussi petit à petit et il assiste impuissant à sa propre mise à mort. <em>Iron Man 2</em> est de ce fait un film également mélancolique et cela se ressent dès le départ : sous la carapace de l&#8217;homme d&#8217;affaires à l&#8217;égo surdimensionné se cache en fait un être fragile et souffrant seul puisqu&#8217;il ne l&#8217;a dit à personne, si ce n&#8217;est à son ordinateur. Toute la première partie du film est ainsi une lente descente aux enfers qui commence par l&#8217;humiliation publique de Monaco pour atteindre un point culminant avec sa soirée d&#8217;anniversaire qui voit la destruction d&#8217;une bonne partie de sa maison à cause d&#8217;un combat avec son ami militaire. Après cela, ça n&#8217;est plus qu&#8217;une loque incapable de se battre que seule une mystérieuse organisation secrète parviendra à remotiver par le biais de son père. Il y parvient juste à temps pour le traditionnel combat final où il doit affronter, entre autres, des droïdes construits sur son modèle. Ces ennemis-là sont beaucoup moins intéressants que l&#8217;idée du réacteur à la fois condition de sa survie et mal intérieur qui le ronge.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/04/iron-man-rourke.jpg" alt="iron-man-rourke.jpg" width="690" height="460" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Si <em>Iron Man 2</em> brasse des thématiques de fond — la relation entre le superhéros et une nation, ou encore, plus convenue, les relations père-fils —, le film n&#8217;en oublie pas pour autant son efficacité. Le réalisateur tient le rythme de bout en bout, il n&#8217;y a pas une seconde de vide et c&#8217;est tant mieux. Avant même le générique de début, on entend une conférence sur le statut d&#8217;Iron Man, avant d&#8217;embrayer directement sur le méchant, puis d&#8217;entrer dans le vif du sujet avec l&#8217;ouverture de l&#8217;exposition Stark. Les combats ne sont pas très nombreux, mais ils sont réguliers et structurent efficacement le film. C&#8217;est peut-être un blockbuster surveillé de près par les studios et Marvel, il n&#8217;en reste pas moins que c&#8217;est un modèle d&#8217;efficacité. Comme pour le premier épisode, <em>Iron Man 2</em> est imprégné d&#8217;un humour tournant beaucoup autour du couple Tony/Pepper. L&#8217;amour est évidemment un enjeu et on s&#8217;amuse beaucoup à voir Tony se faire réprimander comme un petit garçon parce qu&#8217;il aimerait bien approcher d&#8217;un peu plus près une fille.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film doit beaucoup à celui qui incarne Iron Man, Robert Downey Jr, toujours aussi bon et efficace pour cacher sa douleur derrière l&#8217;humour ou le spectacle. Son jeu n&#8217;est pas très original, on pense parfois au Sherlock Holmes qu&#8217;il <a href="http://nicolinux.fr/2010/02/06/sherlock-holmes-ritchie/">incarnait chez Ritchie</a>, mais il est très bien venu dans ce cas. Les autres acteurs ne sont pas en reste, en tout cas en ce qui concerne les rôles masculins (Scarlett Johansson n&#8217;est pas bien passionnante et sert apparemment surtout à attirer la gent masculine dans les salles). Mikey Rourke est très bien en Russe patibulaire et évidemment, il y a Samuel L. Jackson fidèle à lui-même dans son rôle habituel, rien à dire, il en impose.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/04/downey-jr-iron-man.jpg" alt="downey-jr-iron-man.jpg" width="690" height="459" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Iron Man 2</em> n&#8217;est certes pas un modèle d&#8217;originalité ou de légèreté. Mais attend-on vraiment de l&#8217;adaptation au cinéma d&nbsp;&raquo;un comics de l&#8217;originalité ou de la légèreté ? Ce film est un divertissement grand public, et un bon. On ne s&#8217;ennuie pas une seule seconde, c&#8217;est effectivement <a href="http://nicolinux.fr/tag/vite-oublie/">vite oublié</a>, mais qu&#8217;importe. Je regretterai juste, à titre personnel, le manque flagrant de titres d&#8217;AC/DC alors que l&#8217;on nous promettait une bande originale composée par les Australiens. Quelle déception de ne les avoir entendus que deux ou trois fois sur l&#8217;ensemble du film !</p>
<p style="text-align: justify;">La blogosphère n&#8217;a pas tellement apprécié ce Iron Man cuvée 2010… Déception ainsi chez <a href="http://www.filmosphere.com/2010/04/critique-iron-man-2-2010/">Filmosphère</a> (malgré une note élevée, comme quoi, les notes, c&#8217;est le mal) où, manifestement, on attendait beaucoup plus du film. Même topo sur <a href="http://www.cinemateaser.com/?p=8578">Cinemateaser</a>, par contre je suis tout à fait d&#8217;accord avec <a href="http://www.critikat.com/Iron-Man-2.html">Critikat</a> qui livre une nouvelle fois une analyse très fine du film.</p>
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		<title>Kick-Ass, Matthew Vaughn</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 21:57:00 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<br/>Kick-Ass parodie et rend hommage à l'univers du comics, en proposant des superhéros sans pouvoirs, pas forcément très doués, mais plein de bonne volonté... ou simplement névrosés. Un film efficace et très fun, à défaut d'être léger. <a href="http://nicolinux.fr/2010/03/29/kick-ass-vaughn/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/kick-ass-matthew-vaughn.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="kick-ass-matthew-vaughn" title="kick-ass-matthew-vaughn" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">À lire</span> : j’ai été invité par Metropolitan Filmexport et Way To Blue à une projection de presse pour voir <em>Kick-Ass</em>. Je n’ai reçu aucun paiement pour cette critique, et je ne pense pas que mon jugement a été influencé par cette invitation. Si cela vous dérange, votre navigateur Internet dispose d’une fonction « Fermer la fenêtre ». Sinon, je vous remercie pour votre confiance et vous propose de continuer votre lecture.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les adaptations de Comics se sont multipliées ces dernières années, mais quelque chose a définitivement changé. Fini le temps des adaptations premier degré où le superhéros sauvait l&#8217;humanité tout entière contre un terrible méchant. Le superhéros du XXIe siècle est beaucoup plus qu&#8217;un simple héros lisse, c&#8217;est au contraire un personnage torturé et souvent faible, un être humain avant tout en somme. <em>Kick Ass</em> confirme cette tendance en choisissant de présenter des héros sans aucun pouvoir et même pas dotés d&#8217;une force particulière pour former une caricature à la légèreté toute relative, mais très fun.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=138730.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/kick-ass-affiche.jpg" border="0" alt="kick-ass-affiche.jpg" width="690" height="920" /></a></div>
<div style="text-align: center;"><strong>Si vous n&#8217;avez jamais vu de film de superhéros de votre vie, ou jamais lu de comics de votre vie et si vous ne voulez pas connaître la fin, mieux vaut s&#8217;abstenir de lire la suite et vous contenter des deux derniers paragraphes…</strong></div>
<div style="text-align: center;"><strong><br />
</strong></div>
<p style="text-align: justify;">Dave est un ado tout à fait banal dans un lycée américain tout à fait banal aussi. Grand lecteur de comics, les lunettes rondes posées sous une tignasse, il a tout du gentil geek, celui que personne ne prend vraiment au sérieux, celui auquel on ne prête pas vraiment attention. Il préfère la compagnie d&#8217;un ami virtuel, avec qui il discute sur Internet pour, notamment, s&#8217;échanger les meilleurs sites X. Mais sa passion principale reste les comics : il passe beaucoup de temps à en lire, et il voit un peu le monde à travers leur prisme. D&#8217;ailleurs, c&#8217;est simple, il n&#8217;arrête pas de se demander pourquoi personne n&#8217;essaie sérieusement de jouer au superhéros. Son rêve serait d&#8217;être un superhéros, mais comme il le reconnaît lui-même avec beaucoup d&#8217;humour, son seul pouvoir être d&#8217;être invisible pour les filles. Un jour, il décide de prendre les choses en main et il achète une combinaison verte et jaune, sorte de caricature de ce que l&#8217;on peut faire de plus kitsch en matière d&#8217;accoutrement de superhéros. Avec cette combinaison, il affronte un jour une bande et s&#8217;en sort avec quelques plaies et surtout une renommée énorme sur Internet. Tout le monde l&#8217;adule, il est devenu le superhéros qu&#8217;il a toujours voulu être.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est en s&#8217;occupant d&#8217;une affaire en théorie banale pour le compte de la fille qu&#8217;il aime secrètement que notre héros s&#8217;attire de terribles ennuis. Il tombe en effet sur les hommes de main du mafieux local, Frank D&#8217;Amico, un terrible trafiquant de drogue à la tête d&#8217;une petite fortune et qui accepte mal que l&#8217;on tue ses hommes impunément. Kick-Ass se retrouve, pour ainsi dire, là par hasard puisqu&#8217;il s&#8217;est sorti d&#8217;affaire grâce à Hit-Girl, une étonnante de fillette de 11 ans très très douée pour le maniement d&#8217;armes en tout genre, mais toujours très dangereuses. Son père l&#8217;entraîne depuis toute petite pour qu&#8217;ils se vengent, tous les deux, de la mort de sa femme et de sa femme, une mort causée par le mafieux sus-cité, on s&#8217;en doute. Ce trio improbable de superhéros, un père Superman, une fillette meurtrière et un ado un peu mal dans sa peau, et totalement à côté de la plaque en matière de combats, vont ainsi affronter Frank et ses hommes, dans un combat qui va <em>crescendo</em> pendant tout le film.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/kick-ass-vaughn1.jpg" border="0" alt="kick-ass-vaughn.jpg" width="690" height="448" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le scénario n&#8217;est pas très original, c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire. Il ne dévie jamais vraiment des canons du genre, avec un combat final entre le très méchant et les gentils, et évidemment la victoire finale simplement obscurcie d&#8217;une ouverture vers un second opus et le fils qui prend le relais du père. Si vous avez déjà vu les adaptations de ces dernières années, par exemple la série de <em>Spiderman</em>, vous serez en terrain connu avec <em>Kick-Ass</em>. Toutes les étapes ont été scrupuleusement respectées, du héros malheureux dans on état normal, qui se découvre superhéros par une série d&#8217;épreuves et autant d&#8217;apprentissages, qui mène ensuite une double vie avec évidemment une confrontation à l&#8217;amour, et qui finit par s&#8217;opposer à un grand méchant avant d&#8217;abandonner, au moins pour un temps, son statut de superhéros.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce scénario ultra convenu n&#8217;est néanmoins pas un défaut pour <em>Kick-Ass</em>. Au contraire puisque ce film parodique se joue des conventions pour mieux les détourner. Tout est pris à la légère dans ce film, même la perte d&#8217;un être proche passe comme si de rien n&#8217;était. Les affrontements sont terribles, mais on peut se prendre une dizaine de coups de batte puis repartir au combat, comme si de rien n&#8217;était. Une fillette de onze ans peut aussi, seule, venir à bout d&#8217;une dizaine de gars surarmés, avec seulement deux pistolets et quelques armes tranchantes. Si le doute était encore permis par ce simple énoncé, le réalisateur appuie le second degré en filmant au ralenti, &laquo;&nbsp;à la <em>Matrix</em>&laquo;&nbsp;, le tout sur une bande-son composée de métal bien lourd, histoire d&#8217;en ajouter une couche. Le film commence comme une caricature du teenage movie, se poursuit comme une caricature du film de comics. Ce film est une vaste caricature et cela fonctionne très bien, on rit de bon cœur ou au moins on s&#8217;amuse à l&#8217;avance de prévoir les chutes et le brusque retour à la réalité. <em>Kick-Ass</em> est, à tout le moins, un film très fun.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/kick-ass-hit-girl.jpg" border="0" alt="kick-ass-hit-girl.jpg" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;">Mais la dernière adaptation en date d&#8217;un comics a également d&#8217;autres intérêts. Comme je l&#8217;évoquais en préambule, <em>Kick-Ass</em> confirme que l&#8217;on ne peut plus faire de films de superhéros au premier degré en 2010. Celui-ci choisit clairement le second degré, mais il recycle aussi ce qui est en passe de devenir des lieux communs du superhéros moderne. Doutes existentiels (qu&#8217;est-ce qui fait le héros ? et quelles différences avec le superhéros ? pourquoi ne peut-on pas se déclarer superhéros et sauver les gens ?, etc.), hésitations perpétuelles notamment en lien avec l&#8217;amour (sauver les autres vaut-il le sacrifice de sa propre vie sentimentale ?), quête identitaire avec ici très clairement le passage à l&#8217;âge adulte et la relation essentielle avec les pères, les mères étant totalement absentes du film. <em>Kick-Ass</em> brasse ces thématiques, parfois sur un mode humoristique — le cliché du superhéros gay par exemple —, mais parfois plus sérieusement. Le fait qu&#8217;un père entraîne sa fille à manier des armes quand elle devrait jouer aux poupées est intéressant : est-ce de l&#8217;endoctrinement ? En tout cas, cette Hit-Girl semble bien plus épanouie que le héros supposé du film… Le film sait être politiquement incorrect et il est assez violent et noir. Sans atteindre la force d&#8217;un <em><a href="http://nicolinux.fr/2008/08/04/the-dark-night/" target="_blank">Dark Knight</a></em> ou d&#8217;un <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/03/05/watchmen-zack-snyder/" target="_blank">Watchmen</a></em> (ce qui est plutôt logique pour une caricature), <em>Kick-Ass</em> est beaucoup plus sombre que prévu.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, la thématique essentielle du film reste la question de savoir ce qui fait un superhéros. Comme le rappelle l&#8217;affiche (&laquo;&nbsp;<em>Pas de pouvoirs ? Pas de problème !</em>&laquo;&nbsp;), le superhéros ne se définit plus en fonction de ses pouvoirs, mais bien plus de sa capacité d&#8217;imagination et de la reconnaissance de la société. À cet égard, <em>Kick-Ass</em> est intéressant : d&#8217;une part, c&#8217;est sans doute le premier film de superhéros où la culture des comics est omniprésente. On y fait constamment aux superhéros, aux vrais, ceux des comics donc et Kick-Ass est comparé qui à Spiderman, qui à Superman. Les références sont explicites (au début du film, Dave explique qu&#8217;il n&#8217;a jamais été mordu par une araignée) et constituent un socle original pour un film&#8230; de superhéros. Comme si Matthew Vaughn indiquait par là que l&#8217;on ne peut plus faire un comics en oubliant tous les comics qui ont précédé. Je trouve en tout cas très intéressante cette inclusion de l&#8217;univers des comics dans l&#8217;adaptation d&#8217;un comics. Plus banal malheureusement, le film dresse le portrait convainquant d&#8217;une société obnubilée par l&#8217;image et l&#8217;émotion de l&#8217;instantané et où il est préférable de filmer une scène de barrage à distance, protégé derrière une vitre en position de spectateur, plutôt que d&#8217;agir, ne serait-ce qu&#8217;en appelant les secours. La scène d&#8217;exécution en direct fait, quant à elle, un écho étrange aux vidéos des prises d&#8217;otage par les talibans.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2010/03/kick-ass-nicolas-cage.jpg" border="0" alt="kick-ass-nicolas-cage.jpg" width="689" height="458" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Kick-Ass</em> est ainsi un film de superhéros bien ancré dans son temps. Caricature amusante du genre portée par des acteurs plutôt convaincants (Nicolas Cage en Big Daddy est amusant, sa fille, jouée par Chloë Grace Moretz, est fascinante) et une réalisation un peu lourde, mais rythmée et efficace, ce film se révèle être une bonne surprise. Matthew Vaughn réussit, je trouve, son pari de faire un comics décalé, mais j&#8217;espère que le filon ne sera pas trop juteux. Le concept était amusant la première fois, je doute qu&#8217;une suite (déjà <a href="http://www.ecranlarge.com/article-details-15362.php">en préparation</a>) soit à la hauteur. L&#8217;avenir nous le dira…</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant sa sortie en salle, le 21 avril 2010, vous pouvez lire la critique très positive de mon homonyme sur <a href="http://www.filmosphere.com/2010/03/critique-kick-ass-2010/">Filmosphère</a> ou les avis plus mesurés de <a href="http://blog.landofthegeeks.com/?p=25182">Chandleyr</a> et de <a href="http://illbeblog.fr/2010/kick-ass-lindependant-a-la-sauce-hollywood/">Rom_J</a>. Ce dernier pose une question intéressante sur la part de responsabilité des studios, le film ayant été réalisé en partie de manière indépendante.</p>
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		<title>Watchmen, Zack Snyder</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2009/03/05/watchmen-zack-snyder/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Mar 2009 13:17:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Watchmen, adaptation d'un comics à succès de la fin des années 1980, donne aujourd'hui un film étonnant par sa noirceur et sa réalisation lente, assez atypique des blockbusters habituels. En choisissant une adaptation ultra fidèle, le Zack Snyder réussit assez brillamment le passage sur grand écran ! <a href="http://nicolinux.fr/2009/03/05/watchmen-zack-snyder/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/03/watchmen1.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="watchmen" title="watchmen" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Hier soir, premier jour de sortie, je suis allé voir <em>Watchmen</em>, le film de la semaine (en tout cas, le film délire, avec <em>Harvey Milk</em> en film sérieux). Certes, je n&#8217;étais pas seul<sup><a href="http://nicolinux.fr/2009/03/05/watchmen-zack-snyder/#footnote_0_1309" id="identifier_0_1309" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="D&amp;#8217;ailleurs, &agrave; ce propos, c&amp;#8217;est amusant de voir que la salle &eacute;tait tr&egrave;s tr&egrave;s masculine. Ce qui n&amp;#8217;est pas &eacute;tonnant quand on sait qu&amp;#8217;&ecirc;tre geek, c&amp;#8217;est d&amp;#8217;abord &ecirc;tre un geek (m&ecirc;me s&amp;#8217;il y a des &amp;laquo;&amp;nbsp;geekettes&amp;nbsp;&amp;raquo;), mais je ne m&amp;#8217;attendais pas &agrave; un tel ph&eacute;nom&egrave;ne&amp;#8230;">1</a></sup>, mais cela en valait la peine.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border: 0px initial initial;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/03/watchmen.jpg" alt="watchmen.jpg" width="539" height="718" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Watchmen</em> est l&#8217;adaptation d&#8217;un <em>comics</em> tardif : paru en 1986, il a provoqué en son temps une petite révolution en présentant pour la première fois des superhéros noirs, fragiles, impuissants, attaqués par la société, voire carrément malades. Par bien des aspects, ce <em>comics</em> a signé la fin des superhéros à l&#8217;ancienne, comme s&#8217;ils n&#8217;avaient plus leur place dans la modernité post guerre froide qui s&#8217;annonçait déjà. Cette œuvre était aussi apparemment (je ne l&#8217;ai pas lue) fort complexe sur le plan scénaristique, et l&#8217;adaptation cinématographique se veut très fidèle.</p>
<p style="text-align: justify;">Et de fait, <em>Watchmen</em> n&#8217;est pas un film si facile que cela : si je le classe volontiers dans les blockbusters, il n&#8217;en reprend pas les scénarios téléphonés, aux intrigues bien visibles et qui évitent comme la peste le moindre doute. À aucun moment, le scénario essaie de nous aider et il se contente de suivre, quasiment case après cases, l&#8217;œuvre originale. Toute la réussite du film tient, à mon avis, dans cet aspect, mais autant le savoir : comme l&#8217;<a href="http://www.toujoursraison.com/2009/02/watchmen-les-gardiens.html">indique Rob Gordon</a>, si vous n&#8217;aimez pas les comics et ne faites pas un vrai effort pour rentrer dans l&#8217;histoire, vous risquez de trouver le temps très long. Le film dure 2h40 et surtout, il est atypique par le rythme : loin de se résumer à une série de combats entre gentils et vilains avant le final avec le big-boss, <em>Watchmen</em> impose un rythme assez lent et uniquement interrompu de quelques pics de violence.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous l&#8217;aurez compris, résumer un tel film sans en dévoiler la fin relève de la gageure. En gros, il s&#8217;agit de l&#8217;histoire de quelques anciens superflics qui faisaient la loi dans les années 1960/1970 (on ne sait pas bien) et qui sont, au début du film, à la retraite, seuls, un peu désespérés, voire carrément malades. Le film s&#8217;ouvre sur le meurtre de l&#8217;un d&#8217;entre eux, et consiste ensuite à découvrir qui en veut aux Watchmen et pourquoi. Ce point de départ est étonnant dans un tel film : si l&#8217;on a vu, récemment, des remises en cause de la figure du superhéros (Spiderman bien sûr, mais aussi Batman dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2008/08/04/the-dark-night/">The Dark Night</a></em>), on n&#8217;en avait jamais vu qui commence sur de tels losers. Qu&#8217;on se le dise, un superhéros vieillit mal : il grossit, a besoin de lunettes, tombe dans l&#8217;alcool et tente, tant bien que mal, de s&#8217;adapter à la dure vie &laquo;&nbsp;normale&nbsp;&raquo;. Autant dire qu&#8217;ils ne font pas envie et c&#8217;est assez impressionnant de voire une telle image au cinéma.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;impression est renforcée par le génial générique de début, où nous est présenté le passé de jeunes et beaux superhéros aimés de tous. Le film se construit sur une succession de flash-back qui, au contraire, évoquent la déchéance : l&#8217;un tue une femme qui porte son enfant, l&#8217;autre se fait quasiment violer par un autre superhéros, tandis que tous sont rejetés par une société pacifiste qui ne veut plus d&#8217;eux. Ils sont finalement tous obligés de &laquo;&nbsp;tomber le masque&nbsp;&raquo;, sauf l&#8217;un d&#8217;entre eux, Rorschach qui est sans doute d&#8217;ailleurs le plus intéressant dans le film.</p>
<p style="text-align: justify;">La violence est traitée différemment de la production habituelle : elle est certes omniprésente, mais pas présente tout le temps. Elle surgit plutôt sans prévenir, brutalement, avant de se calmer tout aussi rapidement. L&#8217;ouverture du film est à cet égard intéressante : la violence apparaît brusquement, mais elle est comme compensée par la musique et se termine sur ce sourire jaune qui offre, paradoxalement, un apaisement. Plus tard, dans la rue, un combat arrive brusquement, se fait bref, et se termine par les rires des deux héros, comme si rien ne s&#8217;était passé. Même l&#8217;affrontement final déçoit si l&#8217;on attend un combat épique et tout se règle finalement par la télévision.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait, c&#8217;est la violence même qui est le sujet du film comme on s&#8217;en aperçoit à la toute fin, grâce à un scénario pas si simpliste qu&#8217;il n&#8217;en paraît initialement. Une fin marquée par une destruction à grande échelle inattendue dans les histoires classiques de superhéros et qui montre bien, à nouveau, l&#8217;originalité de <em>Watchmen</em>. Plus classique est le personnage de Dr. Manhattan, un scientifique transformé par une expérience malheureuse qui devient un surhomme doté de superpouvoirs comme la capacité de changer de taille ou d&#8217;exploser des ennemis dans une masse de chair assez réussie dans le genre. Plus intéressante est la thématique de l&#8217;éloignement par rapport à des humains et l&#8217;incompréhension des deux côtés, mais aussi son rôle actif, quoiqu&#8217;involontaire, dans le plan du méchant. Ou comment le sauveur de l&#8217;Amérique (dans le film, l&#8217;Amérique gagne la guerre du Vietnam grâce à lui) devient son pire ennemi, et même celui des Russes (rappelons que le film se déroule en 1985, certes un 1985 uchronique, mais la guerre froide est toujours là).</p>
<div style="text-align: center;"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/03/18972157.jpg" alt="18972157.jpg" width="550" height="367" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Il y aurait encore énormément de choses à dire sur ce film vraiment très riche, notamment sur son rapport au temps, ou encore sur les modes de narration (mélange avec un journal intime), mais j&#8217;ai déjà été trop long. Je signalerai juste, sur un plan plus technique, que Zack Snyder, le réalisateur de <em>300</em> semble s&#8217;être ici un peu calmé sur les effets et que ça n&#8217;est pas si mal, <em>Watchmen</em> évitant ainsi le statut, certes rigolo, de film purement esthétique et complètement barré. Les effets sont bien sûr nombreux ici, mais mis au service de l&#8217;histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Signalons aussi une bande-son mêlant un peu de tout, comme c&#8217;est très à la mode, mais plutôt efficace, avec des décalages intéressants (même si pas forcément très originaux), comme <em>Hallelujah</em> sur la scène de sexe ou le <em>Requiem</em> de Mozart qui se pointe à l&#8217;improviste. Bon, les Walkyries au Vietnam, c&#8217;était quand même un peu téléphoné&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour conclure, je recommande chaudement ce film, pour peu que l&#8217;on accepte un film atypique, noir, assez lent, assez déconstruit dans la narration même si on est loin d&#8217;un film expérimental. Le film est moins évident qu&#8217;il n&#8217;en avait l&#8217;air, grâce à une adaptation rigoureuse du <em>comics</em>. Par contre, pas besoin de connaître ce dernier par cœur avant de voir le film, on comprend très bien sans (en tout cas, j&#8217;ai très bien compris et n&#8217;ai jamais lu l&#8217;original). Le nombre de départs pendant la séance ayant été assez élevé, je soupçonne que l&#8217;efficace promotion du film en a trompé plus d&#8217;un, donc soyez prévenus !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À lire</strong>, la critique dithyrambique des <em><a href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/article/watchmen/">Inrockuptibles</a></em> qui ont vraiment adoré et offrent une analyse plus fouillée que d&#8217;habitude. <a href="http://www.critikat.com/Watchmen-Les-Gardiens.html">Critikat</a> propose également une critique détaillée, un peu moins positive néanmoins, tandis que c&#8217;est le service minimum pour <a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/watchmen-les-gardiens,373109,critique.php"><em>Télérama</em></a> avec une critique en demi-teinte.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_1309" class="footnote">D&#8217;ailleurs, à ce propos, c&#8217;est amusant de voir que la salle était très très masculine. Ce qui n&#8217;est pas étonnant quand on sait qu&#8217;être geek, c&#8217;est d&#8217;abord être un geek (même s&#8217;il y a des &laquo;&nbsp;geekettes&nbsp;&raquo;), mais je ne m&#8217;attendais pas à un tel phénomène&#8230;</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>The Spirit, de Franck Miller</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jan 2009 22:30:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>

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		<description><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/01/spirit-franck-miller.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="spirit-franck-miller" title="spirit-franck-miller" /><br/>Ce week-end, après une dizaine jours sans cinéma (vous rendez-vous compte !) j&#8217;ai enfin pu commencer à rattraper mon retard par le plus urgent, The Spirit par Franck Miller. Sur ce film, les critiques sont globalement négatives, exception faite des Inrockuptibles &#8230; <a href="http://nicolinux.fr/2009/01/12/the-spirit-de-franck-miller/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/01/spirit-franck-miller.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="spirit-franck-miller" title="spirit-franck-miller" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ce week-end, après une dizaine jours sans cinéma (vous rendez-vous compte !) j&#8217;ai enfin pu commencer à rattraper mon retard par le plus urgent, <em>The Spirit</em> par Franck Miller.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=114805.html"><img class="alignnone size-full wp-image-1086" title="19031693" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2009/01/19031693.jpg" alt="19031693" width="473" height="630" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce film, les critiques sont globalement négatives, exception faite des <em>Inrockuptibles</em> que je vais donc rejoindre ici. Ce qui a plu ou déplu alternativement, c&#8217;est essentiellement que le film n&#8217;est que style. C&#8217;était déjà dans ses précédents, que ce soit <em>Sin City</em> ou <em>300</em>, mais là, le réalisateur pousse son principe beaucoup plus loin et effectivement, il ne reste plus cela. Il ne faut pas chercher trop longtemps le scénario dans ce film. Il existe bien, mais l&#8217;histoire n&#8217;est qu&#8217;un prétexte aux délires (ou fantasmes) les plus fous. Et d&#8217;abord de délires visuels : comme pour Sin City, tout le film est entièrement filmé sur fond vert et le fond est composé numériquement. L&#8217;esthétique en noir et blanc, très lourde et oppressante, est bien présente et occupe, de fait le premier rôle. Le noir est découpé de taches blanches (les chaussures, la neige) ou rouge (la cravate, le sang) dans un plus bel effet.</p>
<p style="text-align: justify;">Le héros officiel fait, il faut bien le dire, un peu pâle figure. À dire vrai, on ne s&#8217;y intéresse jamais, et les méchants (et méchantes) du film sont bien plus intéressants. Samuel L. Jackson s&#8217;amuse comme un fou et Scarlett Johanson est géniale ici. L&#8217;histoire est assez abracadabrantesque, à base de vie éternelle mais peu importe. Elle n&#8217;est, on l&#8217;a dit, qu&#8217;un prétexte pour des délires visuels, mais aussi rassembler le plus de clichés possibles sur le genre. Cette histoire d&#8217;amour de jeunesse contrarié par exemple, est à mourir de rire (mieux vaut en rire en tout cas), de même que le super héros finalement, assez caricatural dans le genre &laquo;&nbsp;je sauve le monde mais j&#8217;ai des tas de problèmes vous savez&nbsp;&raquo;. À noter, cependant, une métaphore originale sur l&#8217;unique amour du héros pour sa ville, un amour physique également.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux raisons, je pense, permettent de comprendre la déception générale. D&#8217;une part, il semble que le comics de base, un classique du genre, soit bien meilleur que le film. Je veux bien le croire, mais n&#8217;ayant pas vu le film, cela ne me fait aucun effet. L&#8217;autre raison est, je crois, le fait que ce film a la mauvaise idée de passer après <em>Sin City</em>. C&#8217;est vrai que T<em>he Spirit</em> n&#8217;évolue pas depuis <em>Sin City</em> mais, et alors ? J&#8217;avais bien aimé l&#8217;original, j&#8217;aime bien cette nouvelle version&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne vais pas m&#8217;étendre plus avant sur le sujet : j&#8217;ai bien aimé, je me suis bien amusé, cela me suffit. Maintenant, je comprends très bien que l&#8217;on n&#8217;aime pas ce genre de films&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>À lire également</strong> : la critique positive des <em><a href="http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/critique/the-spirit/">Inrockuptibles</a></em>, et les critiques négatives de <em><a href="http://www.telerama.fr/cinema/films/the-spirit,369015,critique.php">Télérama</a></em> et <a href="http://www.critikat.com/The-Spirit.html">Critikat</a>.</p>
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		<title>Hellboy 2</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Oct 2008 23:43:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>

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		<description><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/10/hellboy2.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="hellboy2" title="hellboy2" /><br/>Une fois n&#8217;étant pas coutume, je vais être bref sur le dernier film de Guillermo del Toro, Hellboy II. Ce film est, comme son nom l&#8217;indique assez bien, la suite de Hellboy, film du même réalisateur sorti en 2004, et &#8230; <a href="http://nicolinux.fr/2008/10/30/hellboy-2/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/10/hellboy2.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="hellboy2" title="hellboy2" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Une fois n&#8217;étant pas coutume, je vais être bref sur le dernier film de Guillermo del Toro, <em>Hellboy II</em>. Ce film est, comme son nom l&#8217;indique assez bien, la suite de <em>Hellboy</em>, film du même réalisateur sorti en 2004, et qui avait supris à l&#8217;époque par son ton très décalé et un héros enfin anti-conformiste. En effet, ce cher Hellboy ne correspond pas vraiment aux canons de beauté actuels (cf ci-dessous), mais surtout il n&#8217;est pas vraiment héros, ou alors il ne l&#8217;est qu&#8217;à contre-cœur. Ses fameux jurons en plein milieu d&#8217;intenses scènes d&#8217;action resteront sans nul doute dans les annales.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/10/18968273.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-886" title="18968273" src="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/10/18968273.jpg" alt="" width="500" height="666" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Quatre ans après, Guillermo del Toro persiste et signe avec une suite qui a su garder l&#8217;esprit de la version original, tout en produisant un film encore plus barge, si tant est que ce fut même possible.<em> Le Labyrinthe de Pan</em> est passé par là, et les créatures sont vraiment magnifiques d&#8217;inventivité dans ce film. Ce qui est étonnant avec ce film, c&#8217;est que l&#8217;histoire est totalement loufoque voire absurde (une armée de soldats en or censée avoir été créée avant Mathusalem et qui serait réactivée aujourd&#8217;hui) mais tout passe. Ça n&#8217;est pas que l&#8217;on s&#8217;en fiche, pas sur le moment en tout cas : ce film s&#8217;adresse d&#8217;abord aux enfants que nous sommes tous. Mais le réalisateur sait garder une certaine distance malgré tout, une distance qui lui permet <em>in fine</em>, et de manière totalement étrange, de rendre crédible (si le mot a un sens) cet univers. Pourtant, c&#8217;est vraiment totalement barge, et on s&#8217;amuse comme des fous.</p>
<p style="text-align: justify;">Si <em>Hellboy II</em> ne révolutionne pas le genre, il suit même tous les codes et répond à toutes les attentes, il prend suffisamment au sérieux sa folie sans jamais se prendre au sérieux pour constituer un film très plaisant. Pour peu que vous acceptiez une histoire totalement absurde mais aussi les codes du blockbuster, vous aimerez ce film malpoli et qui sait jouer des codes<sup><a href="http://nicolinux.fr/2008/10/30/hellboy-2/#footnote_0_885" id="identifier_0_885" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ainsi, cette histoire d&amp;#8217;amour totalement d&eacute;tourn&eacute;e et g&eacute;niale o&ugrave; les disputes de couple se font &agrave; coup d&amp;#8217;explosions et o&ugrave; un b&eacute;b&eacute; prouve que dans cette histoire d&amp;#8217;humains contre cr&eacute;atures surnaturelles, les plus humains ne sont pas ceux que l&amp;#8217;on croit">1</a></sup>. Moi, en tout cas, je me suis éclaté, et c&#8217;est bien tout ce que je demandais&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_885" class="footnote">Ainsi, cette histoire d&#8217;amour totalement détournée et géniale où les disputes de couple se font à coup d&#8217;explosions et où un bébé prouve que dans cette histoire d&#8217;humains contre créatures surnaturelles, les plus humains ne sont pas ceux que l&#8217;on croit</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>The Dark Knight</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 15:38:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Le blog]]></category>

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		<description><![CDATA[<img width="288" height="230" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/08/the_dark_knight-nolan.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="the_dark_knight-nolan" title="the_dark_knight-nolan" /><br/>Hier soir, nous sommes allés voir en famille The Dark Knight au Cinerama de Seattle. Un mot sur la salle : apparemment, c&#8217;est une des premières salles de cinéma à utiliser un très grand écran en format panoramique aux États-Unis &#8230; <a href="http://nicolinux.fr/2008/08/04/the-dark-night/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="230" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2008/08/the_dark_knight-nolan.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="the_dark_knight-nolan" title="the_dark_knight-nolan" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Hier soir, nous sommes allés voir en famille <em>The Dark Knight</em> au <a href="http://www.cinerama.com/">Cinerama</a> de Seattle. Un mot sur la salle : apparemment, c&#8217;est une des premières salles de cinéma à utiliser un très grand écran en format panoramique aux États-Unis (donc, je suppose, dans le monde). Apparemment, ils utilisaient au départ pas moins de trois projecteurs pour couvrir le très large écran. Pour l&#8217;anecdote, le cinéma aurait été sauvé du rachat par Paul Allen, co-fondateur de Microsoft et apparemment meilleur ami de tout Seattle&#8230; <img src='http://nicolinux.fr/wp-includes/images/smilies/icon_rolleyes.gif' alt=':roll:' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/09/18949761_w434_h_q80.jpg"><img class="size-medium wp-image-326 alignleft" title="18949761_w434_h_q80" src="http://nicolasfurno.com/blog/wp-content/2008/09/18949761_w434_h_q80-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Bon, venons-en maintenant au principal, à savoir le film. Dernier épisode de Batman, <em>The Dark Knight</em> est aussi, autant le dire d&#8217;emblée, le meilleur de la série (bon, en fait, le Tim Burton était quand même génial&#8230;). En tout cas, il est clairement le plus sombre, aussi noir que le chevalier du titre et ce n&#8217;est pas le Joker qui changerait quoi que ce soit à la noirceur, bien au contraire même puisque ce Joker-là, loin de la version Nicholson, est un Joker très triste, très moche et très génial. On en a beaucoup parlé, mais pour une mauvaise raison puisque l&#8217;on en a parlé du fait de la mort de son acteur, Heath Ledger, alors que l&#8217;on aurait du en parler car, vraiment, il est génial.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire suit très précisément le dernier Batman en date, à savoir <em>Batman Begins</em>. Je ne l&#8217;ai vu que très récemment, lorsqu&#8217;il est passé sur France 2 il y a quelques semaines, et je suis bien content de l&#8217;avoir vu tant ce film reprend les mêmes et continue. On retrouve exactement les mêmes personnages et les mêmes acteurs pour les interpréter, et l&#8217;histoire reprend en gros là où <em>Batman Begins</em> s&#8217;était arrêté. En bref, si vous ne l&#8217;avez pas vu, je vous recommande de commencer par lui avant de voir <em>The Dark Knight</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce film commence sur une sorte de &laquo;&nbsp;<em>beggin end</em>&nbsp;&raquo; : une situation idyllique où l&#8217;action combinée de Batman, d&#8217;un policier et d&#8217;un couple d&#8217;avocats permet de mettre derrière les barreaux toute la mafia de Gotham City. Cette situation de départ se bloque sur un élément perturbateur, le grain de sable dans la machine, le Joker bien sûr. Incontrolable par personne car uniquement dans l&#8217;instant et surtout n&#8217;étant pas motivé par l&#8217;argent, il résiste absolument à Batman et à la police, enchaînant les morts successives sans que personne ne puisse rien faire contre. La noirceur s&#8217;instaure alors quand la population toute entière se retourne contre Batman, accusé par le Joker d&#8217;être la raison d&#8217;être de son action.</p>
<p style="text-align: justify;">Se développe alors une rhétorique très intéressante sur le Joker comme étant le double noir de Batman. À plusieurs reprises, Joker explique en effet qu&#8217;il n&#8217;agit que pour s&#8217;amuser avec Batman, et qu&#8217;il ne cherche donc surtout pas à le tuer. Et à la fin, Batman ne pourra pas le tuer, comme si, effectivement, il avait aussi besoin de Joker que le Joker avait besoin de lui. C&#8217;est troublant car jamais, à ma connaissance au moins, on était allé aussi loin dans la noirceur du héros de <em>comics</em>. Le sacrifice final consenti par Batman (je n&#8217;en dis pas plus) confirme cette noirceur ambiente qui rend le film si intéressant&#8230;</p>
<p style="text-align: left;">Edit : correction de tous les &laquo;&nbsp;Dark Night&nbsp;&raquo;&#8230; <img src='http://nicolinux.fr/wp-includes/images/smilies/icon_rolleyes.gif' alt=':roll:' class='wp-smiley' /> </p>
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