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	<title>Le blog de Nicolinux &#187; Blockbuster</title>
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	<description>Un peu de tout, beaucoup de rien</description>
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		<title>Dark Shadows, Tim Burton</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 21:42:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Dark Shadows est une comédie efficace où la confrontation entre deux cultures s'avère à nouveau payante. Le dernier long-métrage de Tim Burton est drôle et à voir en famille, mais aussi vite oublié… <a href="http://nicolinux.fr/2012/05/09/dark-shadows-burton/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/dark-shadows-johnny-depp-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="dark-shadows-johnny-depp" title="dark-shadows-johnny-depp" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Depuis le médiocre <a href="http://nicolinux.fr/2010/03/25/alice-au-pays-des-merveilles-burton/"><em>Alice au Pays des Merveilles</em></a> sorti il y a deux ans, on n&#8217;attendait plus grand-chose d&#8217;un Tim Burton qui ne semblait plus capable que de caricaturer ses propres films. La bande-annonce de <em>Dark Shadows</em> n&#8217;augurait rien de bon avec une sorte de <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/08/03/visiteurs-poire/">Visiteurs</a></em> dans un univers gothique de vampires. Le résultat est meilleur qu&#8217;escompté, pour une simple raison : Tim Burton s&#8217;est amusé à le réaliser et il a su le communiquer. <em>Dark Shadows</em> est divertissant, ce qui n&#8217;est déjà pas si mal. Il n&#8217;est pas beaucoup plus toutefois et peut s&#8217;ajouter sans peine à la (longue) liste de ses films vite oubliés…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130298.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/dark-shadows-burton.jpg" alt="Dark shadows burton" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Barnabas Collins est un riche industriel de la côte Est des États-Unis. En ce milieu du XVIIIe siècle, son immense fortune repose sur la pêche, une activité très prospère qui a permis à sa famille de bâtir un immense manoir, mais aussi de donner son nom à la ville qui s&#8217;étend non loin. Collinsport doit tout à la famille Collins et tout semble aller pour le mieux… jusqu&#8217;au jour où Barnabas refuse de donner son cœur à Angélique Bouchard. Une erreur fatale qui met cette sorcière dans une colère noire : elle jette alors une malédiction sur la famille Collins tout entière, fait de Barnabas un vampire et l&#8217;emprisonne à jamais dans un cercueil de métal. Deux siècles plus tard, les travaux de terrassement pour construire un MacDonald&#8217;s sont l&#8217;occasion de rouvrir le cercueil. Barnabas est bien vivant et il reprend contact avec un monde qu&#8217;il ignore totalement. Et pour cause, en 200 ans, les États-Unis ont bien changé. Le vampire de 1752 débarque directement dans les années 1970 et le contact est explosif…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dark Shadows</em> commence assez mal, comme un clone de <em>Sweeney Todd</em>. On retrouve cette même ambiance portuaire poisseuse et mystérieuse à la fois et Tim Burton semble tourner à nouveau une scène qu&#8217;il a déjà réalisée. Le cinéaste prend son temps pour installer son récit, un peu trop peut-être : le film met longtemps à commencer et il ne décolle vraiment que dans les années 1970. À partir de ce moment-là, le moteur principal du long-métrage se met en action : le décalage entre le vampire et la société contemporaine. La référence aux <em>Visiteurs</em> n&#8217;est pas usurpée : Tim Burton, comme Jean-Marie Poiré, fait se rencontrer passé et présent dans une série d&#8217;étapes qui sont parfois étonnamment similaires entre les deux films. On est frappé de voir Barnabas découvrir pour la première fois le bitume d&#8217;une route et une voiture, plus tard c&#8217;est avec une télévision qu&#8217;il renouvelle sa surprise. À défaut d&#8217;être originales, ces astuces de scénario offrent à <em>Dark Shadows</em> quelques moments comiques assez efficaces et les expressions archaïques du personnage principal font souvent mouche. L&#8217;humour nait aussi de la parodie de films de genre et Tim Burton prend un malin plaisir à mimer toute une époque. On imagine que la série originale qui a inspiré ce long-métrage semble aujourd&#8217;hui un peu kitsch et c&#8217;est justement cette ambiance que le réalisateur a su retrouver, avec par exemple des fantômes un peu trop colorés.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/dark-shadows-burton-depp.jpg" alt="Dark shadows burton depp" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Par certains aspects, <em>Dark Shadows</em> donne l&#8217;impression que Tim Burton cherche à parodier et à moquer sa propre œuvre. Le second degré n&#8217;est pas absent, même si cet aspect parodique n&#8217;est pas toujours clairement assumé. Quoi qu&#8217;il en soit, on sent que Tim Burton s&#8217;est bien amusé à tourner ce film et l&#8217;ambiance légère qui prédomine tranche avec le sérieux plombant d&#8217;<em>Alice aux pays des merveilles</em>. <em>Dark Shadows</em> a au contraire tendance à aller loin, très loin même, dans le burlesque avec un final vraiment bizarre où les loups-garous rejoignent la clique déjà complète des monstres et autres morts-vivants du film. Cette légèreté sauve finalement <em>Dark Shadows</em> du désastre annoncé et ce manoir sombre et isolé rappelle les meilleurs moments du cinéaste, à commencer par <em>Edward aux mains d&#8217;argent</em>. Légèreté, mais aussi liberté comme en témoigne la place du sexe dans le film : les vampires ont toujours été associés à une sexualité débridée représentée par l&#8217;acte de la morsure, symbole de pénétration et de dépucelage. Tim Burton n&#8217;a manifestement pas oublié cet aspect de la légende et il a fait de Bartabas un véritable obsédé qui ne peut s&#8217;empêcher de coucher avec la sorcière qu&#8217;il hait profondément au cours d&#8217;une scène torride. Plus que l&#8217;amour, notion qui semble ici illusoire comme en témoigne aussi la famille complètement explosée, c&#8217;est le sexe qui semble central dans <em>Dark Shadows</em>. Une relecture osée du mythe du vampire qui est au passage à l&#8217;origine de plusieurs moments comiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Tim Burton a peut-être pris conscience qu&#8217;il tournait un peu en rond. Si <em>Dark Shadows</em> reste un film extrêmement bourbonien dans l&#8217;esprit et la forme, il en fait trop pour ne pas être légèrement parodique. Attendons de voir ce que le cinéaste fera ensuite, cette quinzième réalisation restant dans la droite ligne de ses travaux antérieurs. On retrouve donc une ambiance gothique à base d&#8217;images dénaturées et de brouillard, des personnages excentriques blafards et isolés ou encore des créatures plus ou moins monstrueuses. L&#8217;amateur de Tim Burton sera là en terrain connu, le détracteur devrait trouver autant de raisons de ne pas aimer ce <em>Dark Shadows</em>. La légèreté de l&#8217;ensemble est bienvenue, elle évite au film de se prendre trop au sérieux et offs ainsi un spectacle léger et divertissant, même s&#8217;il est aussi mal rythmé avec une bien trop longue entrée en matière et une fin qui s&#8217;étire aussi un peu. Pas grand-chose à redire sur le plan technique toutefois, la musique des années 1970 s&#8217;intègre bien à celle de Danny Elfman, toujours présent, les effets spéciaux sont parfois très réussis — mention spéciale pour la mort de la sorcière — et Johnny Depp est étonnamment plutôt sobre. L&#8217;acteur habitué des rôles principaux chez Tim Burton est ici non seulement acteur, mais aussi coproducteur et il a su pour une fois éviter le cabotinage façon <em>Pirates des Caraïbes</em>, ce qui sert son rôle. À ses côtés, Eva Green fait une sorcière convaincante — c&#8217;est d&#8217;ailleurs le meilleur personnage du film — tandis que Helena Bonham Carter est égale à elle-même, pas plus.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/05/dark-shadows-tim-burton.jpg" alt="Dark shadows tim burton" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Avec <em>Dark Shadows</em>, Tim Burton réussit à nouveau à divertir et même à faire rire. Ce n&#8217;est déjà pas si mal et on se met à espérer qu&#8217;il oublie de se prendre trop au sérieux à l&#8217;avenir. <em>Dark Shadows</em> est un bon divertissement et une comédie agréable, mais guère plus. Le film ne restera pas dans les annales, mais c&#8217;est une bonne idée pour une séance en famille.</p>
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		<title>Avengers, Joss Whedon</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2012/04/26/avengers-whedon/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 22:52:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Superhéros]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Avengers est d'abord un rêve de geek : réunir le plus de superhéros dans un seul film. Joss Whedon y parvient parfaitement grâce à un scénario parfaitement conçu. C'est surtout un blockbuster explosif et très fun : l'idéal donc pour une séance ciné tranquille. <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/26/avengers-whedon/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/the-avengers-whedon-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="the-avengers-whedon" title="the-avengers-whedon" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Il faut reconnaître aux studios Marvel un certain entêtement et de la suite dans les idées. Depuis <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/01/18/iron-man-favreau/">Iron Man</a></em> sorti en 2008, ils préparent patiemment la sortie de ce film, <em>Avengers</em> qui réunit sous la même affiche non pas un superhéros, mais une demi-douzaine. Même si ça n&#8217;a peut-être pas été le cas, Marvel a donné le sentiment d&#8217;avoir tout préparé à l&#8217;avance en introduisant à la fin de chacun de ses films une scène qui introduit le suivant et en les parsemant d&#8217;indices<sup><a href="http://nicolinux.fr/2012/04/26/avengers-whedon/#footnote_0_6310" id="identifier_0_6310" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Une fois n&amp;#8217;est pas coutume, cette infographie r&eacute;sume tr&egrave;s bien la situation&hellip;">1</a></sup>. Tous menaient à ce final qui s&#8217;annonçait brillant… ou particulièrement décevant. Les deux films sortis l&#8217;an dernier, <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/04/30/thor-branagh/">Thor</a></em> et <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/20/captain-america-first-avenger-johnston/">Captain America : First Avenger</a></em> n&#8217;inspiraient pas vraiment confiance, mais Joss Whedon a réussi ce tour de force de faire tenir plein de superhéros dans un film sans le faire exploser. <em>Avengers</em> s&#8217;avère finalement fun, très fun même et il place la barre très haute en matière d&#8217;adaptation de comics. On en prend plein la vue, mais le film ne se prend jamais trop au sérieux… bref, <em>Avengers</em> est un blockbuster particulièrement réussi.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=130440.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/avengers-whedon.jpg" alt="Avengers whedon" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Vous pouvez entrer dans une salle pour voir <em>Avengers</em> sans avoir vu aucun des films de superhéros qui ont précédé ce grand rassemblement final. Ce serait toutefois rater une bonne partie du scénario qui risque bien de devenir totalement obscur… Disons-le, mieux vaut connaître les différents personnages qui composent le groupe des Avengers et pour cela, le plus simple est encore de commencer par les anciens films des studios Marvel. <em>Avengers</em> commence quand Loki — qui a comploté contre Thor, son frère, dans le film éponyme — attaque une base du SHIELD pour voler un cube bleu découvert dans <em>Captain America : First Avengers</em>. Cet objet n&#8217;est pas anodin puisqu&#8217;il s&#8217;agit du Cube Cosmique, une source inépuisable d&#8217;énergie capable d&#8217;alimenter toute la planète en énergie… mais aussi de construire des armes surpuissances, ou encore d&#8217;ouvrir des portails dans l&#8217;espace-temps. C&#8217;est justement cette fonction que cherche Loki : il veut asservir les humains en faisant attaquer la Terre par une force maléfique venue de l&#8217;espace. Après ce vol, Nick Fury, le directeur du SHIELD, convoque tous les superhéros pour tenter de les faire travailler ensemble à retrouver le Cube et stopper Loki tout en sauvant la planète au passage. Difficile toutefois de faire travailler ensemble tous ces personnages aux caractères bien trempés et aux égos surdimensionnés…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avengers</em> ressemble d&#8217;abord à un rêve de geek. Un film avec un superhéros, c&#8217;est bien, mais un film avec plein de superhéros, c&#8217;est mieux. Telle pourrait être la devise qui a présidé à la conception du film de Joss Whedon, même s&#8217;il s&#8217;agit bien sûr d&#8217;abord de l&#8217;adaptation d&#8217;une série de comics. Tous ces héros que l&#8217;on a pu découvrir séparément dans des films qui leur étaient entièrement consacrés sont ainsi tous réunis et ils combinent leurs forces pour former une entité invincible. L&#8217;idée est séduisante, mais il fallait un scénario en béton et parfaitement maîtrisé pour éviter un effet best of. Les studios Marvel ne pouvaient sans doute pas mieux tomber qu&#8217;avec Joss Whedon qui était scénariste avant de passer derrière la caméra. L&#8217;homme est un habitué des films ou séries de science-fiction ou fantastique, voire des comics et on sent ici qu&#8217;il aime tout particulièrement cet univers. Le scénario est incontestablement le point fort d&#8217;<em>Avengers</em> : il est à la fois énorme, totalement dingue et parfaitement logique et maîtrisé. Ce qui surprend le plus, c&#8217;est peut-être qu&#8217;aucun superhéros n&#8217;est privilégié par l&#8217;histoire : chacun a son moment de gloire, mais <em>Avengers</em> a su éviter les pièges de l&#8217;accumulation. Loin de la collection de cartes, Joss Whedon a su proposer un film cohérent où chaque personnage est à sa place et où aucun ne semble présent parce qu&#8217;il devait l&#8217;être.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/whedon-avengers-captain-america-iron-man.jpg" alt="Whedon avengers captain america iron man" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Les superhéros sauvent le monde dans <em>Avengers</em>, c&#8217;est bien le service minimum et à dire vrai, il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un enjeu scénaristique fort. Même si le film sait ménager une véritable tension et même parfois un peu de suspense, il respecte aussi les codes du genre et les superhéros sortent victorieux contre des méchants forcément très méchants et moches. Joss Whedon a l&#8217;intelligence de ne pas accorder trop d&#8217;importance à ces aspects assez caricaturaux, de les considérer acquis et de se consacrer plutôt sur autre chose. <em>Avengers</em> est en l&#8217;occurrence un film assez léger et même souvent drôle, de manière assez surprenante quand on le compare au sérieux de <em>Thor</em> ou de <em>Captain America : First Avenger</em>. Peut-être est-ce lié à la présence du sarcastique Iron Man, mais les superhéros sont tous ici traités avec dérision et Joss Whedon n&#8217;oublie jamais une dose de second degré. Dans la bataille finale, alors que les humains sont au bord du gouffre, le personnage de Hulk notamment est l&#8217;occasion de quelques rires bienvenus. La guerre des égos entre Captain America, Iron Man et Thor était déjà plus amusante que sérieuse et <em>Avengers</em> ménage ainsi quelques pauses détentes et évite au passage de se prendre trop au sérieux, ce qui est toujours une bonne idée quand on évoque des superhéros aux pouvoirs magiques. Un précepte que <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/">Green Lantern</a></em> aurait mieux fait de suivre…</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il est une chose que Joss Whedon prend au sérieux, c&#8217;est bien l&#8217;action et on peut dire que l&#8217;on est servi par <em>Avengers</em>. Le film dure 2h20 et on ne voit pas une minute passer. Le cinéaste mène son scénario avec un rythme intense qui ne faiblit jamais : les scènes s&#8217;enchaînent rapidement, sans jamais conduire à un film brouillon toutefois. Là encore, le scénario étant cohérent, le spectateur n&#8217;est pas perdu et on suit avec plaisir ce film qui prend parfois des allures de feuilleton à l&#8217;ancienne. Joss Whedon n&#8217;est pas un maître de la mise en scène et <em>Avengers</em> n&#8217;est pas un chef-d&#8217;œuvre du septième art, mais ce n&#8217;est pas du tout son ambition. Le film est très efficace et fun, c&#8217;est bien tout ce que l&#8217;on demande à un blockbuster. Le voir en salle est indispensable pour en prendre vraiment plein la vue : à bien des égards, <em>Avengers</em> est même assez jouissif avec tous ses superhéros qui unissent leurs forces. À une exception près, on retrouve des visages connus si l&#8217;on a vu les précédents films des studios Marvel. Le personnage de Hulk, interprété ici par Mark Ruffalo, est une exception, les autres superhéros sont connus. Dans le lot, Robert Downey Jr. est toujours aussi efficace en Iron Man et la présence d&#8217;autre superhéros l&#8217;empêche de trop avancer en roue libre. Chris Evans et Chris Hemsworth interprètent toujours respectivement Captain America et Thor et ils ne sont pas bien plus passionnants, tandis que Scarlett Johansson ajoute une touche féminine bienvenue avec son rôle de Black Widow. Signalons enfin Nick Fury qui ne pouvait qu&#8217;être interprété par Samuel L. Jackson : l&#8217;acteur, égal à lui-même, en impose dans ce rôle.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/thor-captain-america-avengers-whedon.jpg" alt="Thor captain america avengers whedon" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">À condition bien sûr d&#8217;aimer les adaptations de comics et les superhéros, regarder <em>Avengers</em> est un peu l&#8217;occasion d&#8217;un retour en enfance. Joss Whedon a réussi à transmettre à l&#8217;écran son enthousiasme pour ses personnages réunis ici comme le bouquet final d&#8217;un feu d&#8217;artifice. On en prend plein la vue, avec même une 3D plutôt bien utilisée, on rigole aussi parfois dans ce film qui ne se prend pas trop au sérieux. On passe donc un bon moment, et c&#8217;est bien là l&#8217;essentiel. Dans la veine légère des superhéros, <em>Avengers</em> atteint incontestablement le haut du panier et Marvel frappe fort cette année. Reste maintenant à attendre la réponse de DC Comics et de Christopher Nolan avec <em>The Dark Knight Rises</em> cet été, dans la veine sérieuse.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_6310" class="footnote">Une fois n&#8217;est pas coutume, cette <a href="http://haterz.fr/2012/04/avengers/">infographie</a> résume très bien la situation…</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Men in Black et MIIB, Barry Sonnenfeld</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Apr 2012 21:40:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<br/>La saga Men in Black se poursuit en 2012 avec un troisième épisode. En attendant sa sortie, les deux premiers films sont spectaculaires et drôles, une équation parfaite pour un bon moment en famille. <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/23/men-in-black-sonnenfeld/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/men-in-black-288x191.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="men-in-black" title="men-in-black" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Avec <em>Men in Black</em> en 1997 puis <em>MIIB</em> en 2002, la saga de Barry Sonnenfeld a marqué les esprits. Les hommes en noir feront leur retour cette année, quinze ans après leur première apparition au cinéma. L&#8217;occasion de revenir sur deux films qui proposaient une version revisitée du couple de flics dans un univers de science-fiction inventif. La formule fonctionne parfaitement et les deux films de Barry Sonnenfeld sont réussis, drôles et ils conservent leur originalité, même si les effets spéciaux ont, forcément, un peu vieilli.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/will-smith-tommy-lee-jones.jpg" alt="Will smith tommy lee jones" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Men in Black</em> fait office d&#8217;introduction à l&#8217;univers de la saga, mais le film sert aussi à présenter les deux personnages principaux. L&#8217;agent K a participé à la fondation des MIB, une organisation secrète fondée pour réguler les extraterrestres de passage sur la Terre. Dans la saga, la vie extraterrestre est bien réelle et des êtres venus de tout l&#8217;univers sont de passage sur notre planète, voire y vivent au quotidien. Les hommes du MIB surveillent ces visiteurs plus ou moins gênants et ils s&#8217;efforcent aussi de cacher la vérité aux autres humains qui sont bien contents de ne pas connaître la vérité. Les extraterrestres passent ainsi tous par les bureaux de l&#8217;organisation et ils doivent se camoufler en humain, ou en animaux pour certains d&#8217;entre eux. Si la plupart de ces êtres venus de l&#8217;espace sont pacifiques et ne posent pas de problèmes, d&#8217;autres doivent au contraire être surveillés de près, voire arrêtés. C&#8217;est alors que les MIB entrent en action et tentent de protéger, coute que coute, la planète et ses occupants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le premier film de Barry Sonnenfeld repose à la fois sur la découverte de cet univers de science-fiction si différent et en même temps totalement familier, mais aussi sur son duo de personnages principaux. <em>Men in Black</em> réunit l&#8217;agent K qui connait l&#8217;organisation depuis ses débuts et qui a tout vu en matière de formes de vie extraterrestres et l&#8217;agent J. Au début du film, il ne s&#8217;agit pas encore d&#8217;un agent habillé de noir, mais plutôt d&#8217;un flic particulièrement motivé qui poursuit pendant des heures un fuyard qui se révèle être un extraterrestre. C&#8217;est à l&#8217;occasion de cette course-poursuite que K remarque le jeune homme et choisi d&#8217;en faire un MIB. Les deux hommes ne pourraient être plus différents : couleur de peau et caractère sont aux antipodes et le clash est dès lors inévitable. Ce premier film exploite surtout cette opposition pour constituer une comédie déjà vue et revue, certes, mais qui fait encore une fois ses preuves. Le concept du duo de flics a servi à construire tant de films qu&#8217;on ne pourrait tous les énumérer. Il est ici encore utilisé et les contraires forment encore des étincelles. Les gags sont attendus, mais ils font mouche à l&#8217;image du choix des armes de l&#8217;un et de l&#8217;autre ou du rôle assigné à chacun. Le succès de <em>Men in Black</em> tient en grande partie dans ce duo.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/miib-sonnenfeld.jpg" alt="Miib sonnenfeld" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>MIIB</em> ne pouvait évidemment rejouer la carte du duo de flics, en tout cas pas de la même manière. Les deux agents reprennent bien du service dans ce film, mais ce n&#8217;est plus la même chose. L&#8217;agent J n&#8217;est plus le novice maladroit qui découvre l&#8217;univers des hommes habillés de noir, il est même devenu le meilleur agent depuis le départ à la retraite de l&#8217;agent K. Le long-métrage de Barry Sonnenfeld revient un temps au duo de flics en l&#8217;inversant quand l&#8217;ancien novice doit ramener le retraité à son boulot d&#8217;antan, mais cette piste est vite laissée de côté. <em>MIIB</em> utilise essentiellement un autre biais comique de la saga : plus encore que dans <em>Men in Black</em>, ce sont les différentes créatures extraterrestres qui font tout l&#8217;intérêt du film. Le bestiaire de la saga est extrêmement riche : les équipes qui l&#8217;ont conçue se sont fait plaisir et on a rarement vu un univers aussi riche, à part dans les sagas phares de la science-fiction que sont <em><a href="http://nicolinux.fr/tag/star-wars/">Star Wars</a></em> et <em><a href="http://nicolinux.fr/tag/star-trek/">Star Trek</a></em>. En deux films, <em>Men in Black</em> trouve malgré tout quelques bonnes idées, comme Serena, la méchante de <em>MIIB</em> et ses longs tentacules, ou encore le charmant bébé alien qui apparaît dans le premier. Sur ce plan, le deuxième opus est beaucoup plus riche et imaginatif : les extraterrestres du casier dans la gare ou encore le chien parlant sont réussis et ils participent au plaisir du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Barry Sonnenfeld est un réalisateur assez discret, mais à qui l&#8217;on doit plusieurs gros succès de ces dernières années. Outre la saga <em>Men in Black</em> qu&#8217;il est le seul jusque-là à assumer, il est aussi le réalisateur de <em>La Famille Adams</em>. Dans les deux cas, on retrouve son goût pour un cinéma populaire, plutôt fantastique et qui tire souvent vers la comédie. Avec <em>Men in Black</em> et <em>MIIB</em>, il ne brille pas par une mise en scène révolutionnaire, mais il fait le travail avec soin et sa formule simple atteint son but. Le premier film trahit son page sur deux points : les effets spéciaux et un rythme apaisé qui surprend aujourd&#8217;hui pour un blockbuster. Son scénario reste toutefois toujours aussi efficace et <em>Men in Black</em> se défend plutôt bien visuellement. Le mélange de modernité entre les armes d&#8217;origine extraterrestres et l&#8217;habit autant que les voitures des MIB est même plutôt moderne et évoque des univers steampunk. <em>MIIB</em> est plus récent — 10 ans tout de même — et cela se voit : le rythme est plus élevé et les effets spéciaux plus nombreux et aboutis, même si on devrait logiquement être loin de ce qui nous attend dans <em>Men in Black III</em>. Dans l&#8217;ensemble, le premier garde ce charme des films des années 1990, tandis que le deuxième est plus proche de nous et en met plein la vue avec ses extraterrestres. Dans tous les cas, la saga repose aussi en grande partie sur les épaules de ses deux acteurs principaux. Nul besoin de vanter les mérites d&#8217;acteur de Tommy Lee Jones qui interprète ici un excellent agent désabusé, mais particulièrement efficace. Face à lui, Will Smith compose un agent J convaincant dans l&#8217;opposition avec son aîné.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/men-in-black-bebe-extraterrestre.jpg" alt="Men in black bebe extraterrestre" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Men in Black III</em> sortira dans un mois, on verra alors si la saga tient encore le coup. Quel que soit le résultat, <em>Men in Black</em> et <em>MIIB</em> constituent déjà deux très bons blockbusters de science-fiction tendance comédie. Barry Sonnenfeld n&#8217;a pas révolutionné le genre, il n&#8217;en a de toute manière sans doute jamais eu l&#8217;ambition. À partir de recettes connues, il propose deux films très efficaces. Du grand spectacle et un cinéma populaire que l&#8217;on aurait tort de bouder…</p>
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		<title>Sur la piste du Marsupilami, Alain Chabat</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 22:01:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Divertissement familial assez efficace, Sur la piste du Marsupilami remplit son contrat, sans plus. Alain Chabat réussit à nous faire rire, mais son film est loin d'être inoubliable. Sympa pour une séance en famille. <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/20/piste-marsupilami-chabat/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="166" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/sur-la-piste-marsupilami-288x166.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="sur-la-piste-marsupilami" title="sur-la-piste-marsupilami" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Alain Chabat retourne derrière la caméra pour tenter de retrouver le succès d&#8217;<em>Astérix et Obelix : Mission Cléopatre</em> avec ce quatrième film. <em>Sur la piste du Marsupilami</em> est une &laquo;&nbsp;comédie d&#8217;aventure&nbsp;&raquo; calibrée pour les séances en famille avec le difficile objectif de plaire aux petits et aux grands. À la sortie, le job est fait avec un divertissement de qualité, mais <em>Sur la piste du Marsupilami</em> ne restera pas dans les mémoires bien longtemps…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=174738.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/piste-marsupilami-chabat.jpg" alt="Piste marsupilami chabat" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Dan Geraldo est un reporter qui a fait son temps. Son émission a emmené les téléspectateurs partout dans le monde avec une petite caméra qui commence à dater, mais les audiences ne suivent plus. La chaîne lui donne un ultimatum, il a moins d&#8217;une semaine pour se rendre en Palombie et rapporter un reportage inédit sur le peuple Paya qui est connu pour son extraordinaire longévité. Pour réaliser ce reportage de la dernière chance, Dan Geraldo doit compter sur Pablito, un faux vétérinaire fauché qui compte bien profiter de la naïveté du journaliste pour rembourser ses dettes. Les deux hommes s&#8217;enfoncent dans la jungle pour y découvrir les Payas, certes, mais aussi et surtout… le mythe Marsupilami. Cet animal extraordinaire est toutefois particulièrement recherché et les deux héros devront affronter le terrible Hermoso, botaniste qui compte sur l&#8217;animal pour rajeunir. L&#8217;aventure sera pleine de dangers…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sur la piste du Marsupilami</em> est un blockbuster conçu pour plaire au plus grand nombre. Alain Chabat avait su trouver la bonne formule avec son adaptation des aventures d&#8217;Asterix, même si le ton était souvent assez adulte. Dans ce nouveau film, l&#8217;humoriste penche plus résolument du côté des plus petits en s&#8217;inspirant d&#8217;un classique de la bande-dessinée. Le Marsupilami est un petit animal tout mignon qui fera craquer les enfants, surtout dans l&#8217;inévitable happy-end. Le scénario reste en outre assez simple et il évite les références trop compliquées pour ne pas devenir incompréhensible, même à six ans. L&#8217;ouverture de <em>Sur la piste du Marsupilami</em> risque d&#8217;ailleurs d&#8217;ennuyer ferme les parents qui les accompagnent. Le film prend beaucoup trop de temps à poser le personnage du guide, ses difficultés financières et surtout tous les enfants abandonnés qu&#8217;il a recueilli. Heureusement, Alain Chabat trouve un bon rythme en emmenant ses deux personnages dans la jungle et l&#8217;acteur qui est aussi co-scénariste propose une série de scènes tantôt très drôles, tantôt &laquo;&nbsp;trop mignonnes&nbsp;&raquo;.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/chabat-debbouze-piste-marsupilami.jpg" alt="Chabat debbouze piste marsupilami" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Alain Chabat aurait-il pour autant oublié cet humour si particulier et si adulte qui faisait tout l&#8217;intérêt des Nuls ? Pas tout à fait : <em>Sur la piste du Marsupilami</em> n&#8217;oublie pas complètement les parents et on peut compter sur le cinéaste pour pimenter son film de scènes qui amuseront plus les grands. À côté d&#8217;un humour de situation très classique, à l&#8217;image de la fameuse scène du lama qui crache à la figure du guide, le film propose aussi quelques clins d&#8217;œil, voire citations au second degré. Parmi les bonnes idées, citons le dictateur fan de Céline Dion qui n&#8217;hésite pas à revêtir une des robes de la diva dans une scène assez ahurissante. La séquence avec les Payas est également plutôt loufoque, tant sur les chorégraphies que sur le contenu des chants. <em>Sur la piste du Marsupilami</em> propose même une scène qui risque bien d&#8217;être à l&#8217;origine de quelques questions gênantes de la part des charmantes têtes blondes : n&#8217;en disons pas trop pour ne pas supprimer tout le suspense, mais cette scène représente un petit chien dans une posture pour le moins inconvenante. Le film d&#8217;Alain Chabat ne parvient pas totalement à concilier deux publics si différents toutefois : rares sont les films qui peuvent vraiment plaire à des enfants et des adultes et <em>Sur la piste du Marsupilami</em> ne fait pas exception. Quelques scènes sont vraiment drôles, on éclate même parfois de rire, mais le film est en dent de scie et d&#8217;autres scènes s&#8217;avèrent au contraire décevantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec son budget de 30 millions d&#8217;euros, son tournage sur trois continents différents et ses effets spéciaux en pagaille, <em>Sur la piste du Marsupilami</em> est bel et bien un blockbuster à la française. Cette profusion de moyens est plutôt bien mise à profit par Alain Chabat et son film n&#8217;a pas à rougir de la comparaison avec certaines productions américaines. On peut regretter que le Marsupilami ne soit pas plus réaliste, on a parfois l&#8217;impression de voir une peluche au milieu des acteurs, mais l&#8217;ensemble reste tout à fait correct. <em>Sur la piste du Marsupilami</em> repose bien évidemment sur sa brochette de stars et d&#8217;abord sur son duo d&#8217;acteurs principaux. Alain Chabat n&#8217;a plus rien à prouver, mais il compose ici un excellent reporter complètement dépassé et naïf. Jamel Debbouze de son côté reste sur son registre habituel, mais avec une subtilité bienvenue ici. Les meilleures scènes du film sont toutes en présence de ces deux acteurs et le plus souvent quand ils sont les seuls présents. Autour d&#8217;eux, les nombreux acteurs qui défilent sont rarement convaincants à l&#8217;image d&#8217;un Fred Testot jamais crédible en botaniste de 80 ans. <em>Sur la piste du Marsupilami</em> pâtit néanmoins assez peu de ce défilé de stars qui semble être indispensable dans tous les grands films français et le film n&#8217;est pas sacrifié face à cette exigence comme l&#8217;a été l&#8217;horrible <em>Asterix aux Jeux Olympiques</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/jamel-debbouze-piste-marsupilami.jpg" alt="Jamel debbouze piste marsupilami" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Sur la piste du Marsupilami</em> n&#8217;est pas un mauvais film et il remplit parfaitement son contrat en proposant un divertissement familial. Alain Chabat réussit à nous faire rire et c&#8217;est bien là l&#8217;essentiel. Reste que son film cherche un peu trop à plaire à tout le monde et prend alors le risque de déplaire un petit peu à tous. Pour une séance en famille, on peut malgré tout difficilement trouver mieux…</p>
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		<title>Battleship, Peter Berg</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 22:09:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Blockbuster décérébré, Battleship s'apprécie sur grand écran pour ses scènes d'action impressionnantes. Dans ces conditions, le film de Peter Berg est vraiment fun, à défaut d'être original. <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/14/battleship-berg/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="162" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/berg-battleship-288x162.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="berg-battleship" title="berg-battleship" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>Battleship</em> annonce la couleur avec son affiche : &laquo;&nbsp;Après <em>Transformers</em> la nouvelle production Hasbro&nbsp;&raquo;. Difficile de faire plus clair, Hollywood s&#8217;amuse encore avec un jeu, mais il s&#8217;agit cette fois du Toucher-Couler, cet éternel jeu de stratégie où il faut couler les navires de l&#8217;adversaire avant de se faire couler sa propre flotte. Pour tenir 2h20, les scénaristes se sont retroussé les manches pour enrober le principe du jeu, mais <em>Battleship</em> est effectivement l&#8217;histoire d&#8217;une bataille navale. C&#8217;est aussi un blockbuster décérébré qui assume pleinement son statut. Le dernier film de Peter Berg s&#8217;avère très amusant, et c&#8217;est largement suffisant…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=146628.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/battleship-berg.jpg" alt="Battleship berg" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">La bataille navale avec ses porte-avions et autres cuirassiers a été un peu dépoussiérée dans <em>Battleship</em>. Si les navires des marines modernes sont toujours présents d&#8217;un côté, leurs ennemis viennent… de l&#8217;espace. À une époque non déterminée, mais qui pourrait très bien être contemporaine, la société humaine a découvert une planète dans l&#8217;univers qui présente exactement les mêmes caractéristiques que la nôtre. On met alors au point un ingénieux système pour leur envoyer un signal. Il se trouve que cette planète héberge effectivement une forme de vie extraterrestre, mais celle-ci est non seulement évoluée, mais aussi hostile. Alors que les marines du monde entier parader au large d’Hawaii, cinq vaisseaux débarquent sur Terre et construisent un bouclier autour de l&#8217;archipel. Leurs intentions sont clairement hostiles et ils cherchent à appeler des renforts. Le bouclier empêche quiconque de s&#8217;approcher : le sort de l&#8217;humanité dépend ainsi des trois navires qui sont restés bloqués à l&#8217;intérieur. Ce n&#8217;est pas gagné…</p>
<p style="text-align: justify;">Peter Berg a compris que <em>Battleship</em> ne saurait briller par son scénario et contrairement à Michael Bay qui a tenté maladroitement d&#8217;ajouter à <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/06/30/transformers-3-face-cachee-lune-bay/">Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</a></em> une bien vaine justification sérieuse, son film assume son côté action brute. Après une introduction presque trop longue encore, les navires partent en mer sur fond d&#8217;AC/DC et le spectateur venu chercher du grand spectacle trouve enfin son compte. On sait d&#8217;emblée que ce qui ne devait être qu&#8217;une ballade santé va très vite mal tourner, et <em>Battleship</em> ne déçoit pas nos attentes. Les vaisseaux spatiaux ne tardent pas à arriver et les hostilités commencent très fort avec la destruction de deux des trois navires en jeu dans les toutes premières minutes. La suite est une longue série de combats avec, en guise de points d&#8217;orgue, deux impressionnantes séquences de batailles navales. La dernière, l&#8217;ultime combat évidemment, rappelle les grands moments des batailles napoléoniennes, les voiles en moins, mais <em>Battleship</em> surprend avec une véritable séquence de Toucher-Couler. Il fait nuit, les radars de l&#8217;armée américaine ne parviennent pas à détecter les vaisseaux ennemis. Le champ de bataille se résume ainsi à une vaste grille où il faut tirer presque en aveugle : presque, car un système de détection des tsunamis donne quand même aux gentils une indication sur la position de l&#8217;ennemi. La performance n&#8217;en est pas moins réelle : Peter Berg a réussi à intégrer à son blockbuster musclé une partie de Toucher-Couler…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/battleship-2012.jpg" alt="Battleship 2012" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Blockbuster oblige, <em>Battleship</em> n&#8217;évite pas tous les poncifs du genre. Il fallait une galerie de personnages supposés attachants et Peter Berg s&#8217;est alors senti obligé d&#8217;enrober sa bataille navale dans un cadre plus général pourtant bien superflu. Le héros du film, Alex, est un incapable qui vit toujours chez son frère et ne fait rien de sa vie. Sa rencontre avec une belle blonde, fille d&#8217;amiral de la marine américaine, change tout : il accepte de s&#8217;engager avec son frère dans la marine et il devient un nouvel homme, forcément. Quand le film commence, il doit justement demander au père de la belle la main de sa fille, mais le garnement a gardé de mauvaises habitudes et il est viré quasiment sur-le-champ. Fort heureusement pour lui, c&#8217;est à ce moment précis que <em>Battleship</em> fait intervenir les extraterrestres. Vous l&#8217;aurez compris, ces combats vont changer notre héros qui va vite devenir le gendre idéal que son futur beau-père ne pourra finalement pas refuser, on s&#8217;en doute bien. Disons-le, cette histoire d&#8217;amour est ridicule, déjà vue mille fois et même assez pénible quand la blonde un peu potiche prend part à l&#8217;action. Peter Berg a le bon goût de réduire cette histoire à sa plus simple expression dans son film…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Battleship</em> reste d&#8217;abord et avant tout un film d&#8217;action hollywoodien et il se devait d&#8217;assurer sur ce plan. Mission réussie pour Peter Berg qui tourne des scènes d&#8217;action vives, mais jamais illisibles. Les effets spéciaux sont spectaculaires et l&#8217;ensemble est prenant : les amateurs du genre apprécieront non pas le suspense, mais la tension souvent présente dans le film. On regrettera simplement sur ce point l&#8217;abus d&#8217;effets lense-flare à la J.J. Abrams, mais on apprécie en revanche le choix de ne pas proposer de 3D alors que <em>Battleship</em> se prêtait à une utilisation gadget. Le film ne brille pas par le scénario, on l&#8217;aura compris, pas plus par ses acteurs. Taylor Kitsch est décidément à la mode, mais il confirme ici l&#8217;impression que l&#8217;on avait eue avec <em><a href="http://nicolinux.fr/2012/03/07/john-carter-stanton/">John Carter</a></em> : cet acteur est vraiment médiocre. Heureusement, son rôle ici se résume à être présent et donner quelques ordres et sa prestation semble alors correcte. Même punition pour Rihanna qui ne sert pas à grand-chose, si ce n&#8217;est ajouter un nom connu sur l&#8217;affiche, tandis que Liam Neeson fait vraiment le service minimum. Ce sont encore les extraterrestres les plus réussis, finalement : les scénaristes ont eu la bonne idée d&#8217;en faire quasiment des humains, leur planète étant une copie de la nôtre après tout. <em>Battleship</em> fait ainsi honneur à son statut de blockbuster : ce sont encore les scènes d&#8217;action qui sont le mieux réussies. On l&#8217;a déjà évoquée, mais la bande-originale est très efficace et contribue au côté fun du film : AC/DC et ZZ Top correspondent bien à l&#8217;ambiance gros bateaux militaires…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/battleship-rihanna-kitsch.jpg" alt="Battleship rihanna kitsch" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Pour apprécier <em>Battleship</em>, il faut savoir à quoi s&#8217;attendre. Ce film Hasbro ne propose pas vraiment de scénario, pas plus de personnages, non il s&#8217;agit d&#8217;abord et avant tout d&#8217;un film d&#8217;action. Peter Berg assume ce rôle et il réussit ainsi à proposer un film très fun. <em>Battleship</em> s&#8217;appréciera plutôt sur grand écran, avec un son puissant : les conditions sont alors idéales pour profiter pleinement de ce film stupide, mais jouissif…</p>
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		<title>Hunger Games, Gary Ross</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 05:55:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Une bonne idée gâchée pour un résultat bien loin du spectaculaire ou du fun attendus. Hunger Games est une vraie déception que l'on pourra s'éviter en salles… <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/09/hunger-games-ross/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/hunger-games-lawrence-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="hunger-games-lawrence" title="hunger-games-lawrence" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">J&#8217;ai découvert l&#8217;existence du roman <em>Hunger Games</em> en découvrant le film éponyme. Ce livre de Suzanne Colins entre dans la grande famille des romans pour ados, à ranger aux côtés des sagas <em>Harry Potter</em> ou <em>Twilight</em>. Le succès ayant été au rendez-vous, son adaptation au cinéma était un passage attendu et c&#8217;est Gary Ross qui s&#8217;en charge avec <em>Hunger Games</em>, le premier opus d&#8217;une trilogie à venir. Sur le papier, des idées très intéressantes, mais le résultat est vraiment décevant. Rien ne fonctionne dans ce film et l&#8217;on s&#8217;ennuie ferme pendant près de 2h30 en attendant que la fin connue dès le départ arrive enfin.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145083.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/hunger-games-ross.jpg" alt="Hunger games ross" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Hunger Games</em> se déroule à une époque indéterminée, dans ce que l&#8217;on suppose être des États-Unis futuristes. On sait qu&#8217;une terrible guerre civile a éclaté plusieurs années auparavant et qu&#8217;un pouvoir autoritaire, nommé Capitole, y a mis fin avec la force. Le pays a été divisé en douze districts qui doivent travailler dans un domaine précis pour la caste la plus élevée de Capitole. Dans le douzième district qui nous intéresse plus particulièrement, on travaille dans des mines de charbon, à l&#8217;ancienne. Si la société du Capitole est particulièrement avancée, elle tient le reste du pays dans un état proche de l&#8217;esclavage et avec un retard considérable : on quelque part entre le Moyen-Âge et la Révolution industrielle. Chaque année, Capitole organise un grand jeu télévisé au principe très simple : deux jeunes sont choisis dans chaque district et ils s&#8217;affrontent jusqu&#8217;à la survie d&#8217;un seul jeune au sein d&#8217;une vaste arène. <em>Hunger Games</em> s&#8217;ouvre avec la sélection du 74eme jeu, dans le district 12. Pour sauver sa petite sœur sélectionnée par tirage au sort, Katniss se porte volontaire. Combattive, elle va s&#8217;avérer une adversaire redoutable dans l&#8217;arène, mais aussi une rebelle difficile à contrôler…</p>
<p style="text-align: justify;">Au départ, une très belle idée plutôt surprenante dans un film calibré pour plaire aux ados. <em>Hunger Games</em> est une critique en règle de la télé-réalité qui fait florès depuis plusieurs années. Le genre est ici poussé à son paroxysme puisque la société entière repose sur l&#8217;organisation annuelle du jeu. Aussi cruel et injuste soit-il, ce jeu est très bien accepté, y compris par les différents districts qui sacrifient chaque année deux de leurs enfants. Les habitants de Capitole adorent quant à eux ces combats et ils se remémorent avec émotion les meilleures mises à mort des années précédentes. Gary Ross filme avec assez peu de conviction un système extrêmement cynique où l&#8217;on n&#8217;hésite pas à modifier les règles ou à sacrifier des joueurs pour rendre l&#8217;émission plus divertissante. Le matériau est là, mais <em>Hunger Games</em> ne l&#8217;exploite jamais vraiment et ce qui s&#8217;annonçait comme une critique en règle des jeux de télé-réalité s&#8217;avère finalement bien décevant.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/jennifer-lawrence-hunger-games.jpg" alt="Jennifer lawrence hunger games" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Si <em>Hunger Games</em> est si faible quant à ce qu&#8217;il semblait pourtant vouloir dénoncer, c&#8217;est bien parce qu&#8217;il s&#8217;agit avant tout d&#8217;une romance adolescente. Au cœur de l&#8217;histoire, Katniss et Peeta sont tous les deux du district 12 et le jeune homme avoue très vite sa flamme pour la jeune femme. Les deux tourtereaux commencent pourtant par la jouer perso, mais l&#8217;inévitable ne tarde pas et on ne dévoile rien en disant qu&#8217;ils finiront ensemble. C&#8217;est écrit d&#8217;avance, le film est conçu entièrement autour de cette histoire d&#8217;amour bien peu captivante, car si peu originale. Bizarrement, <em>Hunger Games</em> ne prend pas leur romance au sérieux. De manière assez originale pour le coup, le scénario n&#8217;évoque ici ni coup de foudre, ni même amour impossible entre deux districts par exemple, mais plutôt une stratégie de survie. Au départ, si les deux tourtereaux roucoulent, c&#8217;est pour former un couple devant les caméras et attendrir les spectateurs en espérant ainsi obtenir leurs faveurs pendant les combats. Elle est censée ne pas l&#8217;aimer, mais elle va finalement être séduite par le charme du beau mâle. L&#8217;idée surprend dans un film pour ados, mais là encore <em>Hunger Games</em> déçoit. Personne, ni les deux acteurs, ni le cinéaste, ni même le scénario, ne semble prendre cette histoire au sérieux et le spectateur n&#8217;y croit jamais, surtout pas quand elle est censée devenir réelle à la fin du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario de <em>Hunger Games</em> est, on l&#8217;aura compris, assez faible. Qu&#8217;importe, un blockbuster n&#8217;a pas à être particulièrement malin pour plaire. Las, celui de Gary Ross commet la seule faute vraiment impardonnable pour un tel film : il n&#8217;est pas fun. Sans doute à cause d&#8217;une adaptation trop fidèle, <em>Hunger Games</em> est d&#8217;abord très mal rythmé. Beaucoup trop long, il est aussi trop lent à se mettre en place et au contraire beaucoup trop rapide dans certaines phases cruciales des combats. La caméra virevoltante de Gary Ross n&#8217;aide pas : les combats sont souvent illisibles et empêchent ainsi l&#8217;identification du spectateur, condition <em>sine qua non</em> pour qu&#8217;un blockbuster soit plaisant à suivre. Alors que le film promettait sur le plan visuel, <em>Hunger Games</em> offre au total une impression générale de paresse. Encore une fois, on a parfois le sentiment que personne ne croit au film et cela se ressent en salle. Dans cette débandade, Jennifer Lawrence fait ce qu&#8217;elle peut, mais elle ne parvient pas plus à relancer l&#8217;intérêt du long-métrage…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/ross-hunger-games.jpg" alt="Ross hunger games" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Une bonne idée gâchée… tel est le sentiment qui domine en sortant de la salle. <em>Hunger Games</em> propose un scénario intéressant autour des jeux de télé-réalité et à défaut d&#8217;être original — il m&#8217;a fortement rappelé la saga <em>Wang</em> de Pierre Bordage —, il avait largement de quoi construire un blockbuster spectaculaire et prenant. Gary Ross est ainsi passé à côté de l&#8217;essentiel en ne proposant pas un film divertissant. Dès lors, ce n&#8217;est pas l&#8217;amourette jamais crédible qui va sauver <em>Hunger Games</em>. Grosse déception, que l&#8217;on ne recommandera même pas pour une séance dominicale en famille…</p>
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		<title>Titanic, James Cameron</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2012/04/08/titanic-cameron/</link>
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		<pubDate>Sat, 07 Apr 2012 22:26:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Bateau]]></category>
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		<category><![CDATA[Chef-d'œuvre]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Avec Titanic, James Cameron a réussi à mêler la petite et la grande histoire. Le naufrage le plus spectaculaire est aussi le théâtre d'une extraordinaire et intemporelle histoire d'amour. Un très grand film, à (re)découvrir en salles. <a href="http://nicolinux.fr/2012/04/08/titanic-cameron/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/titanic-james-cameron-288x191.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="titanic-james-cameron" title="titanic-james-cameron" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>Titanic</em> est beaucoup plus qu&#8217;un film, c&#8217;est un véritable phénomène de société. James Cameron a signé l&#8217;une des plus grandes histoires d&#8217;amour dans ce blockbuster qui force le respect par sa maîtrise. <em>Titanic</em> est le deuxième film le plus rentable de l&#8217;histoire du cinéma — il n&#8217;a été battu que par <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Avatar</a></em>… —, sans doute le film le plus connu au monde. Et pour cause : autour de la terrible histoire du Titanic, le plus grand navire jamais construit par l&#8217;homme qui ne termine même pas son premier voyage, <em>Titanic</em> raconte d&#8217;abord une histoire d&#8217;amour. Une histoire d&#8217;un genre qui ne s&#8217;oublie pas, une histoire intemporelle qui a marqué des générations de cinéphiles. Avec la sortie d&#8217;une nouvelle version 3D en salles à l&#8217;occasion du centenaire de l&#8217;évènement, tout le monde peut (re)voir ce classique en salles, dans des conditions idéales. Que vous l&#8217;ayez vu en 1997 ou pas, n&#8217;hésitez pas, retournez le voir en 2012, vous ne le regretterez pas…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5818.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/titanic-cameron1.jpg" alt="Titanic cameron" width="100%" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Faut-il encore résumer l&#8217;histoire de <em>Titanic</em> ? Celle du navire a été largement popularisée grâce au film. En 1912, le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Titanic">Titanic</a> était le plus gros navire construit par l&#8217;homme, le plus puissant et aussi le plus luxueux. Long de 269 mètres, haut de 53 mètres, il peut transporter plus de 2300 passagers dans un confort et une sécurité inégalés. On le considérait même comme insubmersible et c&#8217;est justement cette confiance aveugle qui contribue en grande partie à sa perte. Alors même que tous les signaux étaient au rouge, le Titanic quitte le port de Southampton en avril 1912 pour son premier voyage inaugural à destination de New York. À cette période de l&#8217;année, les icebergs sont nombreux sur la route, mais qu&#8217;à cela ne tienne : non seulement la traversée se fait sans dévier de la route initiale, mais le navire est lancé à toute vitesse. Une décision bien imprudente qui devient fatale quand le Titanic croise la route d&#8217;un iceberg. Le navire est freiné et dévié, mais il tape quand même et le choc ouvre de nombreuses brèches dans la coque, trop fragile. En trois heures à peine, ce gigantesque monstre de métal est englouti par la mer, tuant au passage environ 1500 hommes, femmes et enfants sur les 2200 présents à bord.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Titanic n&#8217;a vécu que quatre jours, mais c&#8217;est bien suffisant pour une histoire d&#8217;amour. <em>Titanic</em> n&#8217;est pas un film historique sur le naufrage, mais d&#8217;abord une histoire d&#8217;amour entre un homme et une femme que rien ne prédestinait à se rencontrer. Reprenant les codes des histoires d&#8217;amour en vigueur depuis la nuit des temps, James Cameron oppose deux êtres très différents. Rose appartient à la haute société britannique. Elle embarque sur le navire accompagnée de sa mère et surtout de son fiancé, un riche Américain qu&#8217;elle part épouser aux États-Unis. Elle n&#8217;a pas vraiment le choix, mais la perspective de ce mariage ne l&#8217;enchante guère. Le Titanic, aussi luxueux soit-il, n&#8217;était pas réservé à la plus haute société et la troisième classe, beaucoup moins luxueuse bien évidemment, est la plus nombreuse à bord. Jack est l&#8217;un des passagers de cette troisième classe : cet artiste bohème est né aux États-Unis et il a essayé, sans trop de succès, de gagner sa vie en France et notamment à Paris. Il n&#8217;a même pas acheté son ticket sur le navire, il l&#8217;a gagné aux cartes quelques minutes avant le départ. Autant dire que le hasard, ou le destin, règne en maître, mais <em>Titanic</em> les réunit tous les deux et le coup de foudre est immédiat. Leur histoire reste brève, mais elle est extrêmement intense…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/titanic-winslet-dicaprio.jpg" alt="Titanic winslet dicaprio" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">James Cameron est peut-être le cinéaste qui a le mieux réussi à raconter des histoires simples, mais universelles. <em>Titanic</em> en est le parfait exemple et son histoire d&#8217;amour n&#8217;a pas convaincu des millions de spectateurs du monde entier pour rien. La bonne idée du film est d&#8217;enrober cette très belle histoire dans une autre, tout aussi passionnante. Ce navire gigantesque, l&#8217;une des plus grandes créations de l&#8217;homme, est censé être indestructible et la preuve de la maîtrise humaine. Le naufrage du Titanic, c&#8217;est la revanche de la nature et un rappel à l&#8217;humilité pour l&#8217;humanité qui en tire d&#8217;ailleurs des leçons en imposant peu après de nouvelles normes de sécurité. Comme toujours avec James Cameron, le travail de reconstitution du navire tient ici du travail de l&#8217;historien et du documentaire. Avant le tournage de <em>Titanic</em>, il y a eu des tournages sous la mer, sur la véritable carcasse du bateau. Le film commence d&#8217;ailleurs par une reconstitution de ces plongées sous-marines, puisque l&#8217;histoire de Rose et Jack est racontée par la première à un explorateur en quête de trésors oubliés sur le Titanic. Ce choix est astucieux, il place d&#8217;emblée le film dans un réalisme que les reconstitutions seules n&#8217;auraient pu fournir. James Cameron étant un perfectionniste, la reconstitution du navire en taille quasiment réelle a été réalisée avec la plus grande minutie. Tous les éléments connus sont dans le Titanic de <em>Titanic</em> et le film est, à bien des égards, un formidable témoignage du passé. Un témoignage qui n&#8217;oublie pas, dans le même temps, son histoire d&#8217;amour : l&#8217;équilibre entre les deux composantes est parfait et James Cameron a vraiment trouvé le ton juste avec son film.</p>
<p style="text-align: justify;">Le naufrage du Titanic a cent ans cette année. L&#8217;occasion rêvée de ressortir en salles <em>Titanic</em>, mais l&#8217;exemple malheureux de <a href="http://nicolinux.fr/2012/02/12/star-wars-1-menace-fantome-lucas/"><em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em></a> n&#8217;inspirait guère confiance en ce qui ressemblait fort à une opération commerciale de plus. À l&#8217;écran, la différence est pourtant sensible : si James Cameron veut évidemment utiliser le centenaire pour gagner encore plus d&#8217;argent, il a fait un excellent travail pour passer son travail à la 3D et le budget digne d&#8217;un film consacré exclusivement au passage à la 3D en dit long sur son sérieux. De fait, la 3D n&#8217;est ici pour une fois pas un filtre appliqué à la va-vite avec seulement quelques effets inutiles à se mettre sous la dent. Comme dans <em>Avatar</em>, les effets sont ici mesurés et la 3D est beaucoup plus subtile, elle apporte plutôt une touche de profondeur de champ supplémentaire. Soyons francs, ce n&#8217;est pas non plus vraiment utile, même si l&#8217;effet est très réussi sur certains plans. <em>Titanic</em> reste de toute manière un film à voir en salles et la 3D ne dérange pas, au moins. Le film a aujourd&#8217;hui 15 ans et cela se voit tout de même un peu. Le navire ayant été en grande partie reconstitué avec des décors, les plans intérieurs n&#8217;ont pas perdu de leur superbe. James Cameron propose une reconstitution très léchée, on l&#8217;a dit, mais c&#8217;est surtout le naufrage qui lui permet de démontrer tout son talent. Le choc avec l&#8217;iceberg intervient à la moitié du film, il reste donc 1h30 au cinéaste pour faire couler le navire. <em>Titanic</em> devient alors extrêmement spectaculaire, une référence même en matière de naufrage. À l&#8217;intérieur, James Cameron impose son savoir-faire et le film n&#8217;a vraiment pas vieilli. C&#8217;est à l&#8217;extérieur que le réalisateur en avance sur son temps a utilisé des effets spéciaux pour les fonds, et cela se voit aujourd&#8217;hui. Certains plans manquent de réalisme, tandis que l&#8217;eau est bien trop calme (et verte) pour l&#8217;océan, mais qu&#8217;importe : <em>Titanic</em> n&#8217;a pas besoin d&#8217;effets spéciaux irréprochables pour convaincre.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/04/james-cameron-titanic.jpg" alt="James cameron titanic" width="100%" /></div>
<p style="text-align: justify;">Comme pour toutes les histoires d&#8217;amour racontées au cinéma, <em>Titanic</em> repose en grande partie sur ses deux acteurs principaux. Leonardo DiCaprio et Kate Winslet étaient tous deux de petits acteurs encore peu connus du grand public en 1997. Leurs prestations dans le film a propulsé leurs carrières avec le succès que l&#8217;on connaît. Devant les caméras de James Cameron, ils sont en tout cas parfaits : Leonardo DiCaprio surtout est extrêmement jeune et il joue à merveille son rôle de jeune premier alors que Kate Winslet compose une aristocrate moderne et tiraillée tout à fait crédible. Ensemble, ils forment un très beau couple qui reste dans l&#8217;imaginaire collectif comme le couple parfait. Film habitué aux superlatifs, <em>Titanic</em> a remporté onze Oscars et il contient ce qui est peut-être la musique de film la plus connue, en tout cas la plus copiée. Céline Dion pose sa voix sur le titre phare et même si l&#8217;on n&#8217;apprécie pas forcément ses vocalises, force est de reconnaître que ce titre fonctionne bien dans le film. La musique de <em>Titanic</em> est ainsi la bande originale de films la plus vendue au monde, tout simplement…</p>
<p style="text-align: justify;">À l&#8217;image du bateau qui lui sert de décors, <em>Titanic</em> est un très grand film et un phénomène qui dépasse largement le cadre traditionnel du cinéma. James Cameron a réussi à concilier l&#8217;histoire véritable du naufrage le plus spectaculaire avec une histoire d&#8217;amour extrêmement puissante qui implique les spectateurs sans pour autant rendre le naufrage secondaire. Dans <em>Titanic</em>, le paquebot est un personnage à part entière et c&#8217;est cet équilibre difficile qui explique le succès du film. Si ce blockbuster a tant marqué et marque encore les esprits, c&#8217;est qu&#8217;il a réussi à mêler la grande et la petite histoire avec réalisme et beaucoup de talent. Que vous ayez la chance de découvrir <em>Titanic</em> ou que vous l&#8217;ayez déjà vu à sa sortie, peu importe : profitez de sa présence en salles pour le (re)voir dans des conditions optimales, vous ne regretterez pas.</p>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_6155" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>John Carter, Andrew Stanton</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2012/03/07/john-carter-stanton/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 23:23:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>John Carter prometait beaucoup, mais ce premier film d'une potentielle future saga s'avère assez décevant. Andrew Stanton ne propose qu'un blockbuster bien trop calibré et aseptisé pour être réussi, dommage… <a href="http://nicolinux.fr/2012/03/07/john-carter-stanton/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/03/kitsch-john-carter-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="kitsch-john-carter" title="kitsch-john-carter" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">S&#8217;agit-il du premier épisode d&#8217;une nouvelle longue saga au cinéma ? Andrew Stanton le souhaite plus que tout au monde : ce grand fan d&#8217;Edgar Rice Burroughs aimerait adapter l&#8217;intégralité du <em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_de_mars">Cycle de Mars</a></em> et il commence cette année avec <em>John Carter</em>. Ce film suit l&#8217;intrigue du premier volume du cycle et raconte ainsi la découverte par le capitaine John Carter d&#8217;un monde extraterrestre sur la planète Mars. Un film à grand spectacle malheureusement distribué par Walt Disney. Si la richesse de l&#8217;univers est manifeste, elle n&#8217;est que trop peu exploitée par un scénario trop commun. À ne pas vouloir prendre de risque, Andrew Stanton passe à côté d&#8217;un bon film.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=137263.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/03/john-carter-stanton.jpg" alt="John carter stanton" width="690" height="920" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">John Carter cherche de l&#8217;or en Arizona à la fin du XIXe siècle. Il a entendu parler d&#8217;une mystérieuse grotte pleine d&#8217;or et il consacre sa vie à la chercher, en vain. Jusqu&#8217;au jour où, attaqué par des Apaches, il tombe sur ce lieu si mystérieux. À l&#8217;intérieur, il découvre un étrange être qui l&#8217;attaque et qu&#8217;il tue d&#8217;une balle, avant de se retrouver dans un lieu mystérieux. John Carter l&#8217;apprendra vite, il s&#8217;est trouvé propulsé sur la planète Mars, appelée Barsoom par les êtres qui le peuplent. Barsoom est en effet loin du caillou rouge sans vie que l&#8217;on imagine : bien au contraire, la planète est peuplée par différents types de martiens. John Carter se retrouve, bien malgré lui, au cœur d&#8217;enjeux qui le dépassent totalement, mais qui mettent en jeu la survie de la planète même. Au départ totalement désintéressé, il change de regard sur la planète et ses habitants en tombant amoureux de la belle princesse Dejah Toris.</p>
<p style="text-align: justify;">On le sent d&#8217;emblée, l&#8217;univers de <em>John Carter</em> est d&#8217;une richesse rare au cinéma. On a affaire à une histoire d&#8217;héroïc-fantasy teintée de science-fiction avec des groupes humains différents, des conflits et surtout une histoire que l&#8217;on sent particulièrement ancienne et présente. La planète Barsoom voit s&#8217;opposer depuis des siècles et des siècles deux clans de martiens rouges, Hélium et Zodanga, tandis que des martiens verts subissent ce conflit, tout en s&#8217;opposant également entre bandes. Si ces derniers s&#8217;éloignent de la forme humaine stricte, tout en gardant de nombreux attributs humanoïdes, les premiers sont très proches des humains terrestres. John Carter est ainsi quasiment identique aux rouges et ce n&#8217;est pas pour rien s&#8217;il s&#8217;entiche de l&#8217;une d&#8217;entre elles. C&#8217;est pour tenter de retourner sur Terre qu&#8217;il va découvrir un curieux endroit qui prend la forme d&#8217;un rocher, mais qui est en fait constitué de centaines de milliers de formes bleues capables de changer l&#8217;aspect du lieu ou encore de représenter le système solaire. Ce système semble particulièrement important, mais <em>John Carter</em> n&#8217;en dévoile rien, ou presque. L&#8217;amateur de science-fiction sera certainement déçu par les trop nombreux silences du film. On sent qu&#8217;un univers extrêmement riche est présent, mais Andrew Stanton le masque en grande partie par sa romance. Les questions sont là, on a parfois des bribes de réponses, mais <em>John Carter</em> n&#8217;y répond pas vraiment et s&#8217;avère plutôt frustrant.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/03/thark-john-carter-stanton.jpg" alt="Thark john carter stanton" width="690" height="453" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la science-fiction et de l&#8217;univers d&#8217;héroïc-fantasy, <em>John Carter</em> est d&#8217;abord une histoire d&#8217;amour assez banale. Le capitaine John Carter est un ancien soldat américain ayant participé à la guerre de Secession sur Terre, il devient un véritable héros sur Barsoom. La faible gravité aidant, il est capable de faire de prodigieux bonds dans les airs, tandis que sa force déjà grande (sa musculature puissante en atteste) se trouve décuplée. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il parvient à survivre après sa capture par les thark, c&#8217;est ainsi qu&#8217;il s&#8217;échappe ensuite et c&#8217;est sans surprise ainsi qu&#8217;il séduit la belle Dejah Toris. Dès le sauvetage de cette dernière, l&#8217;amour est immédiat et évident. <em>John Carter</em> ne s&#8217;embarrasse pas de considérations psychologiques : l&#8217;amour est présent dès les premières minutes et il ne quittera plus le film d&#8217;Andrew Stanton. Autant le dire, l&#8217;originalité de leur rencontre qui se déroule sur Mars n&#8217;est jamais exploitée et leur histoire d&#8217;amour est d&#8217;un ennui total. Les deux tourtereaux ne sont d&#8217;ailleurs pas les personnages les plus intéressants du film, même s&#8217;ils en occupent la majeure partie. Les martiens verts sont bien plus intéressants, même s&#8217;ils sont sous-exploités par le film.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>John Carter</em> n&#8217;est pas aidé par sa longueur : plus de deux heures, c&#8217;est trop pour un tel scénario. Andrew Stanton s&#8217;en tire pourtant plutôt yen en évitant l&#8217;ennui du spectateur, mais son œuvre souffre forcément de problèmes de rythme. Alors que l&#8217;intrigue patine parfois avec des scènes attendues qui sont enfilées les unes derrière les autres, la fin de <em>John Carter</em> est au contraire bien trop expéditive et déçoit ainsi en expliquant ce que l&#8217;on avait déjà compris, et en passant sous le silence beaucoup trop d&#8217;autres éléments. Ancien de chez Pixar, le réalisateur a manifestement oublié tout ce qui a fait le succès des films d&#8217;animation du studio : d&#8217;excellents scénarios. Ici, il est correct au mieux, bien trop marqué par la volonté de Disney de plaire au plus grand nombre et il échoue de ce fait de plaire tout court. C&#8217;est dommage, les éléments étaient là, mais <em>John Carter</em> peine à réellement passionner. Son duo d&#8217;acteurs phare n&#8217;aide pas, il faut dire : Taylor Kitsch n&#8217;a vraiment que ses muscles pour lui et Lynn Collins ne vaut pas beaucoup mieux. Sur le plan technique, Andrew Stanton est en permanence à deux doigts du ridicule de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/">Green Lantern</a></em>, mais parvient miraculeusement à l&#8217;éviter et se rapproche assez de l&#8217;esthétique de la saga <em>Star Wars</em>. Il se dit que George Lucas aurait été inspiré par le <em>Cycle de Mars</em> et cela se confirme assez ici…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/03/stanton-john-carter.jpg" alt="Stanton john carter" width="690" height="460" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>John Carter</em> peut finalement difficilement dépasser son statut de film Disney. Andrew Stanton a beau se déclarer fan de la saga originale qui a inspiré ce premier film, il ne réalise pas moins un blockbuster à grand spectacle qui se veut d&#8217;abord familial. Le résultat est étonnamment très proche, tant sur le plan visuel que pour le scénario, de <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/05/19/prince-persia-sable-temps-newell/">Prince of Persia Les Sables du Temps</a></em>, mais avec un résultat moins fun. C&#8217;est vraiment dommage, d&#8217;autant que la richesse de l&#8217;univers aurait pu donner quelque chose de vraiment bien. Espérons qu&#8217;Andrew Stanton saura offrir une meilleure suite à <em>John Carter</em>, si le succès est au rendez-vous du moins.</p>
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		<title>Cheval de Guerre, Steven Spielberg</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Feb 2012 17:34:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
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		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Cheval de Guerre est une fresque sur un cheval qui traverse littéralement la Première Guerre mondiale. Un angle original pour évoquer le conflit, un pari risqué, mais qui ne donne rien. Steven Spielberg en fait des tonnes, mais il ne parvient qu'à la caricature… Dommage. <a href="http://nicolinux.fr/2012/02/25/cheval-guerre-spielberg/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="193" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/cheval-de-guerre-288x193.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cheval-de-guerre" title="cheval-de-guerre" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est que quelques mois seulement après <a href="http://nicolinux.fr/2011/10/28/aventures-tintin-secret-licorne-spielberg/"><em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em></a> que sort le nouveau film de Steven Spielberg. Changement complet d&#8217;ambiance puisqu&#8217;après un film d&#8217;animation inspiré par une bande dessinée, le cinéaste se penche sur la Première Guerre mondiale dans <em>Cheval de Guerre</em>. Son titre ne laisse aucune place au doute : il sera question de guerre et de cheval dans le vingt-sixième long-métrage de Steven Spielberg. Un angle intéressant, mais qui sombre vite dans la caricature élémentaire qui bloque vite toute émotion, dommage…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=176676.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/cheval-de-guerre-spielberg.jpg" alt="Cheval de guerre spielberg" width="690" height="920" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Albert est un jeune garçon de la province de Devon, en Grande-Bretagne. En ce début des années 1910, il mène une vie paisible, mais difficile, avec ses deux parents qui louent leur ferme à un riche propriétaire. Son père hait profondément son propriétaire et une vente aux enchères pour un cheval est l&#8217;occasion pour lui de le battre. Il emporte finalement le cheval, mais il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un animal de ferme suffisamment fort pour retourner la terre, mais plutôt un cheval de course. Albert connait bien ce très beau cheval, il a assisté à sa naissance et a déjà tenté à plusieurs reprises de le dresser, sans succès. Son arrivée dans la famille l&#8217;emplit de joie et il dresse alors ce cheval, nommé Joey. Entre le jeune homme et la bête, une véritable amitié nait vite, mais la guerre arrive encore plus vite. Endetté, menacé de devoir quitter sa ferme, le père d&#8217;Albert est contraint de vendre le cheval, au grand dam du garçon. Joey part en France se battre dans une guerre dont il est totalement étranger et Albert promet de le retrouver, coûte que coûte…</p>
<p style="text-align: justify;">La Première Guerre mondiale vue par le prisme d&#8217;un cheval et de l&#8217;amitié portée à son jeune maître. Angle original pour ce <em>Cheval de Guerre</em> qui entend ainsi rappeler que cette terrible guerre qui a mis toute l&#8217;Europe à feu et à sang a aussi tué des millions d&#8217;animaux, chevaux en tête. Il est vrai que l&#8217;on a parfois tendance à oublier les chevaux dans ce conflit qui a tué environ neuf millions de personnes en Europe. De nombreux chevaux ont effectivement participé à la guerre, le plus souvent comme moyens de transport pour déplacer une armée encore largement à pied. Les véhicules motorisés sont rares, on commence juste à mettre au point les tanks, mais les pièces d&#8217;artillerie et toute l&#8217;intendance est sont toujours déplacées à l&#8217;ancienne, avec des chevaux. La Première Guerre mondiale est aussi un pivot entre les guerres napoléoniennes et les conflits modernes et les différentes armées impliquées ont toujours un corps de cavalerie conséquent. Comme Steven Spielberg le montre bien, la guerre commence effectivement avec des charges de cavalerie qui s&#8217;avèrent totalement dépassées. Au passage, des milliers d&#8217;animaux sont morts pendant ces attaques au sabre qui ne pouvaient pas grand-chose contre des mitrailleuses lourdes.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/cheval-de-guerre-jeremy-irvine.jpg" alt="Cheval de guerre jeremy irvine" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;idée n&#8217;était pas mauvaise, mais <em>Cheval de Guerre</em> tombe malheureusement dans le travers opposé. À trop vouloir célébrer la mémoire des chevaux, Steven Spielberg oublie les pertes humaines. Sa guerre n&#8217;est qu&#8217;une caricature grossière du conflit et à part une scène ou deux dans les tranchées, elle sonne globalement faux et passe globalement à côté de la réalité historique. <em>Cheval de Guerre</em> se concentre en fait sur un seul cheval, celui d&#8217;Albert. Ce choix permet au film de résumer la guerre à une série de vignettes : les premières attaques de la cavalerie, le transport des blessés ou de l&#8217;artillerie en arrière du front de bataille et puis les tranchées. Entre ces différents épisodes de guerre, Joey aura droit à une petite pause à l&#8217;arrière, dans une ferme française où une petite fille veillera sur lui. Alors qu&#8217;il avait réussi à représenter avec une époustouflante fidélité le débarquement de 1942 dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/11/26/il-faut-sauver-le-soldat-ryan-spielberg/">Il faut sauver le soldat Ryan</a></em>, Steven Spielberg passe à côté de son sujet dans <em>Cheval de Guerre</em>. On ne croit jamais aux évènements et les ficelles qui tiennent le film sont bien trop grosses pour laisser au récit une once de crédibilité. Joey est toujours au bon endroit, au bon moment, il survit miraculeusement dans toutes les situations et parvient même temporairement à arrêter la guerre dans les tranchées. Le spectateur est prié d&#8217;éprouver pour ce cheval des émotions aussi fortes que s&#8217;il s&#8217;était agi d&#8217;un homme. Le pari est gonflé et fonctionne presque par moment, mais le problème reste le même : <em>Cheval de Guerre</em> manque sérieusement de crédibilité, et le scénario n&#8217;est pas le seul en cause.</p>
<p style="text-align: justify;">Steven Spielberg aime les fresques historiques, cela se sent avec ce <em>Cheval de Guerre</em>. On ne demandait qu&#8217;à se laisser emporter, mais le cinéaste en a malheureusement fait beaucoup trop. Par manque de confiance dans son projet peut-être, il souligne et surligne le film pour que le spectateur ne rate jamais le message, ni l&#8217;émotion. Les personnages sont tous des caricatures, le père est alcoolique, mais c&#8217;est un héros de guerre courageux ; le propriétaire est un sale capitaliste qui veut de l&#8217;argent ; Albert a forcément un grand cœur… Les décors subissent le même traitement : cette ferme du Devon respire le carton-pâte et les décors peints à plein nez, à l&#8217;heure du numérique c&#8217;est même plutôt moche. Steven Spielberg multiplie les plans symboliques, à l&#8217;image de celui sur le portail de la ferme qui sera évidemment le lieu du happy-end. Reconnaissons que le réalisateur a le sens du récit et que <em>Cheval de Guerre</em> est rythmé et ne rend pas ses 2h30 trop pénibles, même si l&#8217;ensemble reste assez indigeste. Au rang des coupables, citons la bande originale composée par John Williams qui assène au spectateur les émotions à ressentir. Steven Spielberg n&#8217;avait manifestement pas confiance en son cheval, il rajoute systématiquement une musique qui se veut lyrique, mais qui est surtout lourde et, là encore, très caricaturale. Loin de susciter l&#8217;émotion attendue, elle a plutôt tendance à agacer.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autre gros point noir de <em>Cheval de Guerre</em> est la langue. Pour les pires raisons qui soient, Steven Spielberg a choisi de tourner son film entièrement en anglais, alors qu&#8217;il se déroule essentiellement en France, et souvent du côté allemand. Le spectateur ne peut que se raccrocher aux horribles accents des acteurs pour deviner s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un Français ou d&#8217;un Allemand, mais c&#8217;est globalement impossible. On ne sait du coup jamais qui est qui dans cette guerre qui semble opposer les mêmes figurants dans une masse diffuse. C&#8217;est quand un soldat britannique fait remarquer à un soldat allemand qu&#8217;il parle bien anglais que toute la stupidité de ce choix ressort. <em>Cheval de Guerre</em> aurait indéniablement gagné en crédibilité avec la présence de trois langues, quitte à les doubler pour les spectateurs américains…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-image: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/spielberg-cheval-guerre.jpg" alt="Spielberg cheval guerre" width="690" height="461" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Cheval de Guerre</em> peut plaire, mais il y a une condition <em>sine qua non</em> : il faudra adhérer au parti-pris du film et éprouver quelque chose pour Joey, le véritable héros. Sans cela, le dernier film de Steven Spielberg ressemble à une Première Guerre mondiale caricaturée, façon le conflit pour les nuls. Le scénario est bien trop téléphoné et les émotions bien trop suggérées par une musique bien trop caricaturale pour réussir à plaire. Je dois être sans cœur, mais ce cheval m&#8217;a laissé plutôt de marbre et <em>Cheval de Guerre</em> entre directement dans la catégorie <a href="http://nicolinux.fr/tag/vite-oublie/nicolinux.fr/tag/vite-oublie/">des vite oubliés</a>…</p>
<p style="text-align: justify;">En guise de contrepoint à mon avis pour le moins négatif, je vous renvoie à la <a href="http://www.filmosphere.com/movie-review/critique-cheval-de-guerre-2011/">critique de Filmosphère</a>. Nicolas évoque les fresques hollywoodiennes de la grande époque et même le conte… j&#8217;aurais aimé éprouver le même enthousiaste que lui.</p>
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		<title>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme, George Lucas</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Feb 2012 23:59:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme ouvre l'une des plus grandes sagas de l'histoire du cinéma. Malheureusement, George Lucas a donné à son film une ambiance enfantine qui tranche assez avec son récit. Reste une introduction forcément passionnante, mais que l'on pourra s'abstenir de revoir en 3D… <a href="http://nicolinux.fr/2012/02/12/star-wars-1-menace-fantome-lucas/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="184" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/star-wars-episode-I-menace-fantome-george-lucas-288x184.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="star-wars-episode-I-menace-fantome-george-lucas" title="star-wars-episode-I-menace-fantome-george-lucas" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Depuis 35 ans maintenant, George Lucas poursuit un travail fascinant et sans doute unique dans l&#8217;histoire du cinéma. La saga <em>Star Wars</em>, l&#8217;œuvre de sa vie, n&#8217;est en rien une œuvre figée. Depuis la sortie de <em>Star Wars, Épisode IV : Un nouvel espoir</em>, le cinéaste n&#8217;a de cesse de modifier son œuvre, parfois de manière profonde. Ajout de scènes, modifications de visages d&#8217;acteur, transformations parfois de scènes entières : la saga évolue depuis 1977 et la sortie en salles de <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> en version 3D n&#8217;est que la dernière étape de ce processus unique et fascinant, mais pas toujours positif. George Lucas a beau mettre en avant son désir de perfectionnisme, la juteuse opération commerciale n&#8217;en est pas moins évidente et cette version sans effet 3D n&#8217;apporte strictement rien au film original. Reste qu&#8217;il s&#8217;agit malgré tout de l&#8217;épisode d&#8217;ouverture d&#8217;une des plus grandes sagas du cinéma…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/star-wars-episode-1-3D.jpg" alt="Star wars episode 1 3D" width="690" height="927" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">La saga <em>Star Wars</em> commence avec ce film pourtant sorti plus de vingt ans après le premier film. George Lucas a eu la drôle d&#8217;idée de tourner son film non pas dans l&#8217;ordre, mais en commençant par la fin. <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> ouvre ainsi &laquo;&nbsp;la prélogie&nbsp;&raquo;, soit une suite de trois films qui expliquent la naissance de Dark Vador, le terrible méchant de &laquo;&nbsp;la trilogie&nbsp;&raquo; d&#8217;origine. Ce premier film est l&#8217;occasion de découvrir l&#8217;encore tout jeune Anakin Skylwaker alors que la République est en train de laisser la confédération marchande envahir en toute impunité la planète de Naboo. C&#8217;est pour tenter de mettre un terme à ce conflit injuste que le maître Jedi Qui-Gon Jinn et son apprenti Obi-Wan Kenobi sont envoyés sur la planète pour négocier un accord. Les négociations tournent court quand on essaie de les assassiner. Ils se réfugient alors sur la planète et parviennent à kidnapper la princesse Amidala au nez de l&#8217;attaquant. Alors qu&#8217;ils tentent de rentrer sur la planète de Coruscant, capitale de la République, leur vaisseau spatial est attaqué et ils sont forcés de se poser sur la petite planète de Tatooine à la recherche de pièces. C&#8217;est sur cette planète que Qui-Gon découvre un petit garçon doté de pouvoirs étonnants : Anakin est le seul humain à être capable de conduire un podracer, véhicule de course extrêmement rapide. Suite à l&#8217;une de ces courses, le jeune garçon part avec les jedis alors que l&#8217;invasion poursuit son cours sur Naboo…</p>
<p style="text-align: justify;">Épisode introductif, <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> est l&#8217;occasion de découvrir quelques personnages clés pour la suite : Anakin Skylwaker évidemment, mais aussi Obi-Wan Kenobi ou encore la princesse Amidala. Si l&#8217;on regarde la saga dans l&#8217;ordre voulu par son créateur, ce film est aussi l&#8217;occasion de poser pour la première fois un pied dans un univers de science-fiction inventé de toutes pièces. En suivant la princesse et les deux jedis au cœur du conflit, on découvre de multiples facettes de cet univers, à commencer par son organisation politique. Le Sénat galactique et son fonctionnement sont déjà au cœur du récit, ils le deviendront encore plus dans les deux épisodes suivants. Même si on ne comprend pas encore tout, on sent que des enjeux politiques qui dépassent la planète Naboo sont en cours. Son titre l&#8217;indique bien, <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> introduit une menace qui reste largement indéterminée. Comme dans toute la saga, il est ici question de conflit entre le bien et le mal, ou en l&#8217;occurrence les deux côtés de la force et l&#8217;ennemi ici est Dark Maul, un apprenti Sith. Sa présence inquiète manifestement les jedis, mais le spectateur ne sait pas encore pourquoi. George Lucas a su ménager le suspense et ne pas trop en dire dès le départ : ce premier épisode se contente ainsi de poser quelques personnages et surtout de conduire à l&#8217;entraînement jedi d&#8217;Anakin.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/lucas-star-wars-episode-I.jpg" alt="Lucas star wars episode I" width="690" height="421" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> tranche par rapport au reste de la saga par une ambiance et un ton très légers, presque enfantins. George Lucas est ici aux commandes derrière la caméra et pour le scénario et le cinéaste a intégré à ce film une bonne dose d&#8217;humour qui n&#8217;est pas son point fort. Le personnage d&#8217;Anakin est très présent, mais c&#8217;est surtout la présence très fameuse du personnage secondaire un peu bouffon Jar Jar Bink qui contribue à cette ambiance. Très souvent critiqué par les fans de la saga, ce personnage n&#8217;a pas vraiment sa place dans <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> et il n&#8217;a pas vraiment de rôle, si ce n&#8217;est d&#8217;amuser la galerie, ou du moins de tenter de le faire. Alors que le film bénéficie d&#8217;une ambiance générale de danger qui devrait prêter au sérieux, alors que son sujet principal est l&#8217;invasion d&#8217;une planète, l&#8217;épisode ne parvient jamais à se prendre au sérieux. Cette ambiance n&#8217;est pas réservée aux deux personnages déjà évoqués, c&#8217;est plusieurs scènes entières qui s&#8217;avèrent plus ridicules qu&#8217;inquiétantes. La scène de bataille entre les droïdes de la Fédération et les Gungans est significative de cet état d&#8217;esprit et la victoire n&#8217;est permise que par la maladresse de Jar Jar Bink, mais aussi par celle d&#8217;Anakin, dans l&#8217;espace. Cette ambiance déteint malheureusement sur tout le film et <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> est ainsi pris en défaut à plusieurs reprises. Les fans apprécient malgré tout cette introduction qui est l&#8217;occasion de mieux comprendre ce qui suit, mais George Lucas propose ici objectivement un film plus faible que la moyenne, la faute essentiellement à ce son immature qui ne convient pas au propos.</p>
<p style="text-align: justify;">Ressortir la saga au cinéma et en 3D… L&#8217;idée avait de quoi faire frémir, mais la technique a beaucoup progressé ces dernières années et on pouvait accepter le discours de George Lucas qui n&#8217;annonçait qu&#8217;une mise à jour technologique identique à celle effectuée sur la trilogie originale lors de la première sortie de <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em>. Malheureusement, le résultat à l&#8217;écran rappelle cruellement que l&#8217;enjeu était d&#8217;abord financier : le passage à la 3D n&#8217;est jamais justifié puisque la 3D n&#8217;est pour ainsi dire jamais utilisée. Il y avait du potentiel pourtant et on imaginait déjà le clou du spectacle avec la course de podracers qui constitue indéniablement la scène la plus impressionnante du film. Même alors, l&#8217;image ne sort jamais de l&#8217;écran, les explosions ne viennent pas sur les spectateurs, les pods restent sagement à plat… rien. La technologie a peut-être évolué — on pourra en juger avec la sortie de <em>Titanic</em> en 3D au printemps —, mais elle ne fait pas de miracles. Les scènes de <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> n&#8217;ont pas été tournées avec la 3D en tête et cela se voit, ou plutôt cela ne se voit pas. Disons-le, cette version n&#8217;a aucun intérêt, si ce n&#8217;est le plaisir de revoir <em>Star Wars</em> sur un grand écran. Dommage, tout le discours de George Lucas tombe alors un peu à l&#8217;eau devant cette vérité beaucoup moins reluisante : le réalisateur voulait refaire son porte-monnaie en faisant revenir les fans dans les salles…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/02/obi-wan-anakin-star-wars-menace-fantome.jpg" alt="Obi wan anakin star wars menace fantome" width="690" height="433" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Nonobstant l&#8217;inutile 3D, <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> offre un spectacle efficace, à défaut d&#8217;être particulièrement inspiré. George Lucas n&#8217;est pas un réalisateur doté d&#8217;un style particulier, mais il fait correctement le travail. Certains plans ont assez mal vieilli, mais ce film qui a déjà 13 ans supporte plutôt bien le poids des années. La scène de course au cœur du film reste toujours aussi impressionnante, tandis que <em>Star Wars</em> se distingue toujours par ses scènes spatiales, bien peu réalistes, mais impressionnantes. La richesse de l&#8217;univers imaginé par George Lucas reste un point fort incontestable de la saga et <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> en offre un bel aperçu avec trois planètes très différentes. La musique de John Williams appuie l&#8217;ensemble avec le succès que l&#8217;on connaît : si les thèmes les plus connus de la saga ne sont pas encore présents, celui écrit pour l&#8217;affrontement final au sabre laser est particulièrement réussi.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> a la lourde tâche d&#8217;introduire une des plus ambitieuses sagas de ces dernières années. George Lucas ménage le suspense en introduisant son univers d&#8217;une richesse rarement égalée. Il faudra attendre les épisodes suivant pour tout comprendre, mais en attendant on découvre le jeune Anakin Skylwaker et quelques autres personnages essentiels par la suite. Une introduction essentielle à la saga et qui intéressera les fans de science-fiction. Pour tous les autres, <em>Star Wars, Épisode I : La Menace fantôme</em> risque d&#8217;être bien décevant, la faute à une ambiance enfantine qui ne convient pas du tout au récit. Quant à la version 3D, on s&#8217;en passera aisément, même si la saga s&#8217;apprécie davantage sur un grand écran.</p>
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		<title>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres, Guy Ritchie</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 22:45:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Homosexualité]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Sherlock Holmes]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Sherlock Holmes : Jeu d'ombres tente de renouveler la bonne surprise du premier épisode, mais c'est raté. La faute à un film qui oublie toute enquête pour devenir un banal blockbuster d'action. Pas déplaisant, mais rapidement oublié… <a href="http://nicolinux.fr/2012/01/26/sherlock-holmes-jeu-ombres-ritchie/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="195" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/richtie-sherlock-holmes-jeu-ombres-288x195.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="richtie-sherlock-holmes-jeu-ombres" title="richtie-sherlock-holmes-jeu-ombres" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Pratiquement deux ans jour pour jour après la sortie d&#8217;un <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/02/06/sherlock-holmes-ritchie/">Sherlock Holmes</a></em> efficace et qui remettait au goût du jour et avec humour une licence bien connue, Guy Ritchie revient avec un nouvel épisode. <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em> sort l&#8217;artillerie lourde avec le combat ultime, celui qui oppose le talentueux détective à Moriarty, son pire ennemi. À la clé, un film qui fait tout pour distraire son spectateur, quitte à en faire trop et à oublier l&#8217;essentiel : Sherlock Holmes est censé être un détective privé, pas un James Bond de la fin du XIXe siècle. Amusant, mais très vite oublié.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=173048.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/sherlock-holmes-jeu-ombres-richtie.jpg" alt="Sherlock holmes jeu ombres ritchie" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">À la fin de <em>Sherlock Holmes</em>, le nom du terrible Moriarty était découvert. Fin ouverte s&#8217;il en est qui imposait une suite : <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em> la respecte scrupuleusement. Quand le film commence, Sherlock et le docteur Watson ne travaillent plus ensemble depuis quelque temps déjà. Le premier, toujours plus proche de la folie, poursuit ses enquêtes alors que le second se prépare à se marier. Il retrouve justement son vieil ami pour un enterrement de vie de garçon, mais le détective est trop occupé par une grande enquête. Sur une carte du monde, il recoupe des informations variées qui le mènent toutes à un homme : Moriarty. Ce professeur est au moins aussi brillant que son adversaire, mais il a beaucoup moins de scrupules. Depuis plusieurs années, il complote une idée diabolique : acheter toutes les entreprises liées à la guerre d&#8217;une part et inciter l&#8217;Allemagne et la France à se déclarer d&#8217;autre part. En cette fin de XIXe siècle, le climat entre les deux pays n&#8217;est pas bon et Moriarty cherche tout simplement à avancer de quelques années la Première Guerre mondiale. Sherlock Holmes entend bien arrêter cette folie meurtrière à temps et c&#8217;est avec l&#8217;aide de son fidèle ami qu&#8217;il va tenter de déjouer Moriarty…</p>
<p style="text-align: justify;">Avec <em>Sherlock Holmes</em>, Guy Ritchie avait trouvé un bon moyen de renouveler les aventures du célèbre détective créé par Sir Conan Doyle. Le grand spectacle obligatoire pour un blockbuster était équilibré par une enquête en bonne et due forme que le spectateur découvrait progressivement. <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em> va beaucoup plus loin que son prédécesseur avec un champ d&#8217;action beaucoup plus vaste et une action musclée. Les protagonistes se rendent en France, en Allemagne et en Suisse et ils doivent affronter une véritable armée avec force canons et hommes surarmés. Moriarty est pointé du doigt dès le départ comme étant l&#8217;ennemi à abattre et l&#8217;intrigue laisse peu de place aux doutes et à la découverte. <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em> est mené tambours battants pendant plus de deux heures, mais Guy Ritchie ne prend jamais la peine de faire dérailler son histoire, pour un film bien peu original. Le cinéaste a repris certaines idées du premier, comme la préméditation des coups au ralenti, mais ce qui était alors original ne l&#8217;est plus et cette idée est ici moins bien utilisée. On a vraiment l&#8217;impression de voir un banal film d&#8217;action comme il en sort des dizaines chaque année, alors que l&#8217;on attendait plutôt un film policier revu et corrigé. Il n&#8217;y a même pas d&#8217;enquête ici, le seul enjeu étant d&#8217;arrêter Moriarty à temps : c&#8217;est tout de même dommage pour un film sur un détective privé…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/jude-law-robert-downey-jr-sherlock-holmes.jpg" alt="Jude law robert downey jr sherlock holmes" width="690" height="468" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Depuis le précédent épisode, les personnages ont évolué dans <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em>. Quelques mois, voire années, se sont écoulés et Sherlock Holmes est devenu encore plus étrange. Le détective se déguise à plusieurs reprises dans le film, avec des costumes toujours plus improbables, le clou du spectacle étant évidemment atteint quand il se travestit dans le train. C&#8217;est assez amusant, une bonne partie de l&#8217;humour du film provient d&#8217;ailleurs de cela, mais c&#8217;est aussi un peu lourd. Le docteur Watson a aussi changé par son mariage, il s&#8217;est assagi, même si les aventures offertes par son ami détective semblent bien lui manquer. <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em> explicite brutalement la relation homosexuelle entre les deux personnages principaux : alors que <em>Sherlock Holmes</em> la passait presque totalement sous silence, elle est ici au cœur du film et plutôt claire. Jugez plutôt : Sherlock intervient dans le train qui emmène les jeunes mariés à leur lune de miel, il dégage du train la mariée pour rester avec le marié qu&#8217;il enfourche alors qu&#8217;il est déguisé en femme. Guy Ritchie reste bien évidemment aux allusions, mais elles ne sont plus du tout subtiles et participent au comique du film. Le détective privé est enfin beaucoup plus fragile dans <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em>. Loin d&#8217;être infaillible, il est même blessé grièvement et approche dangereusement de la mort. Sa faiblesse n&#8217;est pas que physique et les questions qu&#8217;il pose à son seul ami sont plutôt touchantes, surtout dans le contexte homosexuel du film.</p>
<p style="text-align: justify;">Guy Ritchie fait partie de ces réalisateurs qui disposent d&#8217;un style propre et parfaitement reconnaissable. Son dernier film ne fait pas exception, mais le cinéaste britannique en fait même trop. <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em> est marqué par une mise en scène assez lourde où les raccourcis multiples et répétés, où la photographie très contrastée n&#8217;apportent rien de fondamental et deviennent vite fatigants. Le film est efficace, indéniablement, mais il ressemble un peu trop à un blockbuster estival paresseux. Guy Ritchie ne semble pas croire à son film autant que dans le précédent, il paraît même parfois un peu absent, ou lointain et fait avancer l&#8217;intrigue avec paresse. <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em> est parfois pataud, surtout dans sa partie centrale qui manque cruellement de la légèreté que l&#8217;on retrouve heureusement au début et à la fin. Plus encore que dans <em>Sherlock Holmes</em>, tout le film repose sur les épaules de Robert Downey Jr. L&#8217;acteur fait ce qu&#8217;il sait faire de mieux, cabotiner et le show est plutôt efficace, quoique déjà vu. À ses côtés, Jude Law a déjà été plus inspiré et Noomi Rapace est transparente, un comble quand on sait ce qu&#8217;elle peut faire d&#8217;après la série <em>Millenium</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/sherlock-holmes-noomi-rapace-robert-downey-jr.jpg" alt="Sherlock holmes noomi rapace robert downey jr" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Bilan mitigé pour <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em>. Le spectacle est assuré et on passe globalement un bon moment en compagnie du détective et de son ami, mais le compte n&#8217;y est pas. Effaçant toute trace d&#8217;enquête, le dernier film de Guy Ritchie oublie totalement l&#8217;histoire qui est censée l&#8217;avoir inspiré pour un blockbuster d&#8217;action assez banal. <em>Sherlock Holmes</em> était prometteur, mais <em>Sherlock Holmes : Jeu d&#8217;ombres</em> est décevant. Espérons que la suite, si suite il y a, redressera la barre…</p>
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		<title>Iron Man, Jon Favreau</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2012/01/18/iron-man-favreau/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 23:15:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Avengers]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Iron Man]]></category>
		<category><![CDATA[Superhéros]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>La naissance d'Iron Man, un sujet passionnant pour un film réussi. Jon Favreau ne signe pas un chef-d'œuvre, incontestablement, mais son film est plaisant et divertissant. <a href="http://nicolinux.fr/2012/01/18/iron-man-favreau/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/iron-man-robert-downey-jr-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="iron-man-robert-downey-jr" title="iron-man-robert-downey-jr" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Jon Favreau ouvre avec <em>Iron Man</em> la lente marche vers les <em>Avengers</em>. Cette nouvelle adaptation d&#8217;un comics Marvel propose un cocktail qui marche d&#8217;autant mieux qu&#8217;il est ici très bien dosé : une bonne dose d&#8217;action, de l&#8217;humour et un superhéros qui doute de lui et qui n&#8217;agit pas mécaniquement. Le résultat est parfaitement divertissant, même si <em>Iron Man</em> peut pâtir de l&#8217;effet film d&#8217;introduction.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=53751.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/iron-man-john-favreau.jpg" alt="Iron man john favreau" width="690" height="1028" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Tony Stark est à la tête d&#8217;un empire, une énorme entreprise qui produit des armes pour le compte de l&#8217;armée américaine, entre autres. Il est ainsi riche, très riche et c&#8217;est un homme mondain qui aime se faire plaisir. Pour lui, les armes ne sont qu&#8217;un moyen comme un autre de gagner sa vie et il ne les prend pas vraiment au sérieux. Quand il présente la dernière création de son entreprise à l&#8217;armée américaine dans un pays qui ressemble fort à l&#8217;Afghanistan, il le fait avec les lunettes de soleil, comme une star qui présente sa dernière œuvre. C&#8217;est alors qu&#8217;il est fait prisonnier par un groupe de terroristes et qu&#8217;il est emprisonné dans une grotte. Pendant deux mois, il va construire un moyen de s&#8217;évader et ce moyen va aussi l&#8217;amener à changer en profondeur. Iron Man naît dans cette grotte à l&#8217;autre bout du monde…</p>
<p style="text-align: justify;">Iron Man est un superhéros intéressant à plus d&#8217;un titre. À l&#8217;image de Batman, il n&#8217;a pas droit à des superpouvoirs surnaturels, mais il construit son personnage grâce à sa fortune et des techniques connues et presque normales. Contrairement à Batman toutefois, il construit lui-même l&#8217;armure volante qui fait de lui un superhéros. <em>Iron Man</em> prend beaucoup de soin à détailler la naissance du héros et le film de Jon Favreau est à cet égard assez proche de <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/08/30/batman-begins-nolan/">Batman Begins</a></em>. On découvre d&#8217;abord le personnage odieux de Tony Stark dans son quotidien, avant de le retrouver au fin fond de cette grotte sombre et humide où il construit sa première combinaison. On le voit alors la bricoler avec tout ce qu&#8217;il a sous la main et le résultat est encore loin de l&#8217;habit rouge et or que l&#8217;on connaît si bien. Il s&#8217;agit d&#8217;un ensemble disparate de pièces de métal grossièrement assemblées. Ce n&#8217;est pas sophistiqué, mais ce n&#8217;est qu&#8217;un brouillon : ce travail est vraiment bien vu, il renforce le réalisme du héros exactement comme le faisait <em>Batman Begins</em>. Rentré chez lui, Tony continue ses expériences et affine peu à peu sa combinaison après avoir fait des essais : il n&#8217;a pas prévu d&#8217;emblée le problème de la glace qui peut se former en altitude par exemple. <em>Iron Man</em> est le témoignage d&#8217;un travail en cours, un travail qui hésite pour un superhéros qui le devient presque par erreur, au cours d&#8217;expérimentations. Originalité supplémentaire du personnage : Iron Man se dévoile finalement et c&#8217;est l&#8217;une des rares fois où l&#8217;identité derrière le masque d&#8217;un superhéros est connue.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/iron-man.jpg" alt="Iron man" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Comme tous les superhéros, Iron Man n&#8217;existe que pour une noble cause. Là où cela devient intéressant, c&#8217;est que Tony Stark est à la fois un superhéros et un constructeur d&#8217;armes de destruction massive. Quand il apprend que son entreprise a vendu en douce des armes aux ennemis des États-Unis qu&#8217;il pensait défendre, quelque chose change pour toujours et Tony Stark devient superhéros. Sans pour autant parler de film politique, <em>Iron Man</em> propose malgré tout un angle original où l&#8217;armée américaine en prend pour son grade. Le film montre le superhéros au combat essentiellement dans ce pays indéterminé que l&#8217;on peut résumer à l&#8217;Afghanistan alors qu&#8217;aux États-Unis, il ne combat que son ex-mentor qui entend le supprimer. <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/04/29/iron-man-2-favreau/">Iron Man 2</a></em> est de ce fait beaucoup plus conventionnel : le superhéros existe et il combat son ennemi. Dans ce film introductif, la lutte du superhéros n&#8217;est pas encore au centre du film, elle est presque secondaire et elle s&#8217;inscrit parfaitement dans une histoire américaine qui pourrait être crédible. Le film de Jon Favreau bénéficie de fait d&#8217;une certaine aura réaliste, même s&#8217;il présente aussi de nombreux éléments qui relèvent purement de la science-fiction.</p>
<p style="text-align: justify;">Jon Favreau ne dispose pas d&#8217;un style particulièrement marqué, mais <em>Iron Man</em> est un blockbuster très efficace, même s&#8217;il pêche peut-être par un début assez lent. L&#8217;introduction au superhéros est assez longue puisque le cinéaste prend, comme Christopher Nolan, le temps de mettre en place l&#8217;intrigue. On apprécie ou non ce soin apporté aux premières explications, mais un rythme intense reprend vite le dessus quand Iron Man nait. Le film bénéficie également d&#8217;un humour constant plutôt réussi, car relativement léger. Il doit beaucoup à Robert Downey Jr qui cabotine ici de manière mesurée et propose un spectacle vraiment réussi. L&#8217;ensemble est très plaisant et <em>Iron Man</em> a le bon sens de ne pas trop se prendre au sérieux.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/iron-man-2008.jpg" alt="Iron man 2008" width="690" height="401" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">La naissance du superhéros est toujours un sujet passionnant et Jon Favreau s&#8217;en sort très bien avec celle d&#8217;Iron Man. <em>Iron Man</em> est une introduction qui paraîtra peut-être longue à un personnage complexe qui entend revenir sur ce qu&#8217;il a fait toute sa vie en détruisant les armes conçues par Tony Stark. Une ouverture ambitieuse pour un film plaisant : mission réussie.</p>
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		<title>La trilogie Spider-Man, Sam Raimi</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Jan 2012 15:38:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Superhéros]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>De 2002 à 2007, Spider-Man occupe les écrans avec une trilogie qui a connu un grand succès au cinéma. Et pour cause : Sam Raimi a trouvé le bon équilibre entre action, superhéros avec ses pouvoirs et ses doutes, mais aussi humour et même amour. Une recette qui fait mouche. <a href="http://nicolinux.fr/2012/01/15/trilogie-spider-man-raimi/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="196" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/spider-man-sam-raimi-288x196.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="spider-man-sam-raimi" title="spider-man-sam-raimi" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Spider-Man est sans aucun doute l&#8217;un des superhéros les plus populaires au cinéma. Avant la sortie cet été de <em>The Amazing Spider-Man</em> qui sera un reboot de la série avec une nouvelle tête derrière le masque (Andrew Garfield), Sam Raimi a réalisé trois films de 2002 à 2007, composant ainsi une trilogie. De la naissance du superhéros dans <em>Spider-Man 1</em> à la confrontation de son double maléfique dans <em>Spider-Man 3</em>, cette trilogie a toujours placé les problèmes du superhéros et du au cœur des intrigues. Une bonne idée qui a influencé la manière de filmer les superhéros par la suite et la trilogie reste aujourd&#8217;hui encore une valeur sûre…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/spider-man-1.jpg" alt="Spider man 1" width="690" height="529" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Dans la grande famille des superhéros, Spider-Man se place du côté de ceux qui sont à l&#8217;origine de leurs super-pouvoirs. Contrairement à Batman ou Iron Man par exemple, l&#8217;homme araignée ne construit pas ses armes grâce à un financement illimité, mais il peut grimper sur n&#8217;importe quel immeuble et sauter de gratte-ciel en gratte-ciel sans peine avec ses projections de toile d&#8217;araignée. Dans la plupart des cas, le superhéros nait d&#8217;une expérience scientifique qui ne se déroule pas comme prévu. Ici, c&#8217;est une araignée mutante qui mord le héros et contribue à la transformer. De manière assez originale, ce sont ses ennemis qui dérivent tous d&#8217;expériences scientifiques ratées : le Bouffon vert de <em>Spider-Man 1</em>, tout comme le Docteur Octopus de <em>Spider-Man 2</em> ou encore l&#8217;Homme-Sable de <em>Spider-Man 3</em> sont tous nés d&#8217;expériences scientifiques. Dans cette conception assez originale, le dernier film se distingue toutefois : le Nouveau Bouffon se crée lui-même de manière parfaitement maîtrisée, tandis que Venom provient d&#8217;une matière extraterrestre. Reste cette originalité de la saga où les ennemis ne sont pas des ennemis venus d&#8217;ailleurs, mais simplement des hommes qui se sont trouvés au mauvais endroit et au mauvais moment, ou qui n&#8217;ont pas su maîtriser leur expérience.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme tout bon superhéros qui se respecte, Spider-Man utilise ses pouvoirs pour améliorer la société et en l&#8217;occurrence faire respecter l&#8217;ordre et la loi à New York. La morsure de l&#8217;araignée ne lui donne pas mécaniquement cette envie. Au départ, le jeune homme gringalet apprécie surtout sa nouvelle musculature puissante et sa vision retrouvée. Par la suite, il découvre ses pouvoirs : la peau qui se colle à n&#8217;importe quelle surface et surtout le fil qu&#8217;il peut créer avec ses mains. <em>Spider-Man 1</em> est l&#8217;occasion de découvrir ses talents : on le voit sauter d&#8217;immeuble en immeuble et aller toujours plus loin au fur et à mesure qu&#8217;il prend confiance en lui. Il fallait un évènement tragique pour le conduire à aider la police new-yorkaise toutefois : la mort, devant ses yeux, de son oncle qui l&#8217;a adopté depuis des années est le déclencheur. Cette mort mêlée de culpabilité le conduit à attaquer tous les malfrats ou à aider la population de différentes manières, que ce soit dans un incendie ou pour contrer une grue devenue folle dans une impressionnante scène de <em>Spider-Man 3</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/spider-man-kirsten-dunst-tobey-maguire.jpg" alt="Spider man kirsten dunst tobey maguire" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Spider-Man aide ses concitoyens et doit faire face à de terribles ennemis dans chaque film, mais il doit aussi et surtout faire face à ses doutes et ses problèmes personnels. Tous les superhéros doutent à un moment ou à un autre, mais rarement les doutes du personnage ont constitué à ce point une part importante. La trilogie <em>Spider-Man</em> de Sam Raimi tourne constamment autour des problèmes de Peter Parker : problèmes sociaux d&#8217;abord, financiers aussi, mais surtout amoureux. Peter aime une fille, mais elle ne s&#8217;intéresse pas à lui dans un premier temps et quand c&#8217;est finalement le cas, c&#8217;est lui qui refuse de s&#8217;engager pour la protéger. Spider-Man est le superhéros du doute. Quand il n&#8217;est que Peter Parker, il n&#8217;est sûr de rien et s&#8217;avère maladroit et incapable de mener une vie sociale normale. Quand il est Spider-Man, la moindre critique le ronge et il a besoin de l&#8217;acclamation de la foule pour se sentir bien. Dans ce contexte, on attendait beaucoup de <em>Spider-Man 3</em> qui promettait un combat contre son double sombre (ci-dessous). Las, Sam Raimi en fait trop, beaucoup trop dans ce dernier film en intégrant pas moins de trois méchants qui diluent le scénario et affaiblissent finalement le film.</p>
<p style="text-align: justify;">La trilogie <em>Spider-Man</em> ne restera sans doute pas gravée dans l&#8217;histoire du cinéma comme des films révolutionnaires, mais Sam Raimi compose une série extrêmement efficace. L&#8217;action est toujours au rendez-vous avec quelques scènes d&#8217;anthologie très réussies ici ou là. La naissance de l&#8217;Homme-Sable dans <em>Spider-Man 3</em> reste vraiment dans les mémoires, tandis que les premiers sauts du personnage dans <em>Spider-Man 1</em> sont assez impressionnants même s&#8217;il faut reconnaître que ceux de <em>The Amazing Spider-Man</em> entrevus dans la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=njCs0skAVyo&amp;feature=fvst">bande-annonce</a> le sont encore plus. Un des arguments de la trilogie est sans conteste son humour discret, mais toujours présent. Il atteint son paroxysme avec le personnage du rédacteur en chef du <em>Daily Bugle</em> interprété à merveille par le délicieux J.K. Simmons. Tobbey Magguire dans le rôle-titre s&#8217;en sort bien en étudiant intello à lunettes puis superhéros en proie aux doutes et les deux seconds rôles principaux, Mary Jane (Kirsten Dunst) et Harry (James Franco) sont également à la hauteur. On n&#8217;atteint jamais des sommets avec la trilogie concoctée par Sam Raimi, mais son efficacité est constante. La trilogie doit également beaucoup à la musique originale composée par un Danny Elfman en pleine forme, du moins sur les deux premiers films.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2012/01/spider-man-3-sam-raimi.jpg" alt="Spider man 3 sam raimi" width="690" height="536" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le reboot de la licence cet été est assez surprenant. La trilogie <em>Spider-Man</em> n&#8217;a pas à rougir dans le paysage des adaptations de blockbusters. Certes, après un très bon <em>Spider-Man 1</em>, la série s&#8217;affaiblit peu à peu, mais même <em>Spider-Man 3</em> reste tout à fait efficace et convaincant pour un blockbuster adapté d&#8217;un comics. Marc Webb fera-t-il mieux que Sam Raimi ? En attendant la réponse cet été, on peut revoir sans risque les <em>Spider-Man</em> existants, ils fournissent un divertissement de qualité.</p>
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		<title>Aliens le retour, James Cameron</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/12/18/aliens-le-retour-cameron/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2011/12/18/aliens-le-retour-cameron/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Dec 2011 19:27:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>James Cameron poursuit la saga Alien avec un film certes moins original, peut-être moins passionnant, mais également réussi. Aliens le retour est un blockbuster d'action parfaitement maîtrisé et très bien réalisé. <a href="http://nicolinux.fr/2011/12/18/aliens-le-retour-cameron/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="162" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/james-cameron-aliens-le-retour-288x162.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="james-cameron-aliens-le-retour" title="james-cameron-aliens-le-retour" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Cette fois, c&#8217;est la guerre&nbsp;&raquo; : l&#8217;affiche d&#8217;<em>Aliens le retour</em> laisse peu de place aux doutes quant à ses intentions. <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/11/17/alien-huitieme-passager-scott/">Alien, le huitième passager</a></em> ouvrait la saga avec un film qui ne pariait pas tant sur le spectaculaire que sur la peur créée par cette créature invisible la majeure partie du temps. Sept ans après Ridley Scott, c&#8217;est au tour de James Cameron de prendre le flambeau de la saga avec une formule bien différente. Si <em>Aliens le retour</em> parvient parfois à susciter un peu de peur, c&#8217;est d&#8217;abord un blockbuster d&#8217;action extrêmement efficace. Dans le genre, c&#8217;est une réussite.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=2167.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/aliens-cameron.jpg" alt="Aliens cameron" width="690" height="1078" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Après avoir réussi à s&#8217;échapper au monstre, Ellen Ripley dérive dans la navette avec laquelle elle a réussi à s&#8217;échapper pendant 57 ans. Repêchée un peu par hasard dans l&#8217;espace, elle apprend que la compagnie qui l&#8217;employait a depuis envoyé des hommes coloniser la planète de l&#8217;Alien. Peu après son retour, tous les contacts ont été perdus avec cette colonie et le récit de Ripley qui n&#8217;avait pas été pris au sérieux dans un premier temps commence à devenir vraisemblable. La compagnie propose alors à Ellen de repartir sur la planète avec quelques soldats surarmés, en tant que conseillère technique uniquement. On lui fait la promesse avant de partir qu&#8217;il ne s&#8217;agit que d&#8217;éradiquer la bestiole et elle finit par accepter. Sur place, il n&#8217;y a plus âme qui vive et l&#8217;équipe de secours arrivée trop tard va vite être prise au piège par l&#8217;Alien qui est désormais plus nombreux et plus intelligent. Ça va chauffer…</p>
<p style="text-align: justify;">Alors qu&#8217;<em>Alien, le huitième passager</em> ne montrait quasiment pas la bête, en partie faute de moyens techniques d&#8217;ailleurs, <em>Aliens le retour</em> prend au contraire le parti de la montrer sous tous ses angles. Les quelques années qui séparent les deux films ont permis à James Cameron de proposer des aliens convaincants et son film les montre par dizaine. La colonie humaine contenait une bonne centaine d&#8217;humains, ce qui a permis aux créatures de se multiplier rapidement. On en compte désormais des centaines et le suspense qui prévalait chez Ridley Scott n&#8217;est ici qu&#8217;un vague souvenir. <em>Aliens le retour</em> propose parfois un certain suspense, mais le film est dans l&#8217;ensemble assez prévisible puisque l&#8217;on a affaire à la mise à mort méthodique de la chair à canon envoyée par l&#8217;armée. Le suspense a fait place à l&#8217;horreur brute et à l&#8217;action : les brutes épaisses envoyées sur la planète ont la gâchette facile et ils n&#8217;hésitent jamais à tirer dans le tas. Le résultat est visuellement assez impressionnant, il faut bien le dire, avec en guise de boss de fin une reine Alien bien plus grosse et méchante que les créatures de base.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/aliens-james-cameron.jpg" alt="Aliens james cameron" width="690" height="401" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ambiance a changé depuis <em>Alien, le huitième passager</em>, mais le film de James Cameron n&#8217;est pas mauvais pour autant. S&#8217;il est beaucoup moins original que son prédécesseur, il est extrêmement bien exécuté et pas aussi simplicité qu&#8217;il ne pourrait en avoir l&#8217;air. Comme toujours, le cinéaste a su mettre des images de manière évidente sur une histoire qui n&#8217;était pas si évidente. <em>Aliens le retour</em> raconte la mise à mort d&#8217;une dizaine de soldats envoyés sur la planète hostile, mais le film continue d&#8217;épaissir le mythe Alien et lui ajoute même de nombreux éléments. Le film de Ridley Scott était assez vague au sujet de ces créatures finalement, celui de James Cameron détaille leur fonctionnement. Les Aliens sont des sortes de fourmis de l&#8217;espace : elles agissent de concert et sont dirigées par une créature plus grosse qui se charge aussi de pondre les œufs. Ces derniers produisent une bestiole intermédiaire qui a besoin d&#8217;un corps humain pour produire un petit Alien. Tous ces éléments s&#8217;ajoutent harmonieusement au film précédent et contribuent à renforcer l&#8217;intérêt d&#8217;<em>Aliens le retour</em> pour qui s&#8217;intéresse à la fameuse créature. Pour les autres, James Cameron fournit un blockbuster extrêmement classique, certes, mais aussi parfaitement réussi.</p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il ne fallait retenir qu&#8217;un nom à associer au blockbuster d&#8217;action, ce serait sans doute celui de James Cameron. Dans ce film de science-fiction, il esquisse déjà ce qui fera le succès d&#8217;<em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Avatar</a></em>, plus de vingt ans après. Une histoire très simple, mais pas simpliste, pour un film totalement maîtrisé qui parvient à transporter ses spectateurs dans un autre monde. Avec <em>Aliens le retour</em>, James Cameron nous emmène dans l&#8217;espace, dans un univers poisseux et dangereux tout à fait crédible. Cette planète terraformée où l&#8217;atmosphère est respirable, mais où il fait toujours nuit et où il pleut sans cesse confère au film un climat angoissant. Le cinéaste parvient en outre à proposer une action assez spectaculaire avec parfois très peu de moyens : quand les Aliens attaquent la première fois, on ne voit que le cadran indiquant le nombre de balles restantes et le niveau de stress monte en même temps que ce nombre diminue. Au cœur de cette action intense, Sigourney Weaver dévoile une facette combattante et s&#8217;avère convaincante en guerrière prête à tout pour en démordre. Les bestioles sont aussi un élément clé du spectacle et elles sont réussies, moins humanoïdes et plus insectoïdes que dans <em>Alien, le huitième passager</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/cameron-aliens.jpg" alt="Cameron aliens" width="690" height="464" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">James Cameron propose avec <em>Aliens le retour</em> un film bien différent de celui de Ridley Scott. Bien loin du suspense psychologique, il compose un blockbuster d&#8217;action aussi classique que réussi en raison d&#8217;une maîtrise technique et scénaristique parfaite. Moins passionnant qu&#8217;<em>Alien, le huitième passager</em>, certes, le deuxième film dans la saga <em>Alien</em> reste malgré tout un très bon film.</p>
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</div>
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		<title>Hugo Cabret, Martin Scorsese</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/12/17/hugo-cabret-scorsese/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2011/12/17/hugo-cabret-scorsese/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 22:53:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Metafilm]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Présenté comme un film pour enfants, Hugo Cabret est bien plus que cela. C'est d'abord un brillant hommage au cinéma de George Méliès, précurseur de génie. Un film un peu bancal, mais un film passionnant, à ne rater sous aucun prétexte. <a href="http://nicolinux.fr/2011/12/17/hugo-cabret-scorsese/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/hugo-cabret-scorsese-288x191.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="hugo-cabret-scorsese" title="hugo-cabret-scorsese" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Pour la première fois dans sa longue carrière, Martin Scorsese s&#8217;intéresse aux enfants avec son dernier film. <em>Hugo Cabret</em> est même &laquo;&nbsp;le grand film de Noël&nbsp;&raquo; si l&#8217;on en croit son affiche, tandis que la <a href="http://www.youtube.com/watch?v=rFihsifUVwA">bande-annonce</a> laissait attendre une énième variation dans l&#8217;esprit de <em>Narnia</em>. Voilà qui nous emmène bien loin de <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/02/26/shutter-island-scorsese/">Shutter Island</a></em>, le précédent film du cinéaste. Et pour cause : si <em>Hugo Cabret</em> contient bien quelques attributs du film pour enfants, il ne s&#8217;agit en aucun cas d&#8217;un film uniquement pour les enfants. Martin Scorsese signe d&#8217;abord un hommage émouvant au cinéma des origines et en particulier à celui de Georges Méliès. Un film parfois bancal, mais passionnant, à ne pas rater.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136181.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/hugo-cabret.jpg" alt="Hugo cabret" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Hugo Cabret est un jeune garçon qui vit à Paris dans la gare de l&#8217;Ouest, ex-gare Montparnasse, dans les années 1930. Ses deux parents sont morts, son oncle censé l&#8217;avoir pris en charge a disparu et faute de mieux, Hugo continue de remonter régulièrement toutes les horloges de la gare. Avant de mourir, son père, horloger, avait ramené un mystérieux automate. Très abîmé, mais pas perdu pour autant, Hugo s&#8217;échine à réparer ce robot avec l&#8217;espoir de trouver un message de son père. Pour cela, il a besoin de pièces qu&#8217;il &laquo;&nbsp;emprunte&nbsp;&raquo; dans une boutique de jouets de la galerie marchande de la gare. Le commerçant finit par le repérer et l&#8217;embauche finalement pour l&#8217;aider quand il découvre que le jeune garçon connaît son automate. Le passé qu&#8217;il avait jusque-là profondément enfoui va brutalement ressurgir…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Hugo Cabret</em> a tout du conte de Noël à commencer par un petit garçon orphelin, mais la tête pleine de rêve, en guise de héros. Hugo a perdu sa mère puis son père, il reste seul, bien trop seul et il rêve de pouvoir les retrouver. Cet automate sur lequel il a travaillé avec son père avant sa mort devient sa seule occupation. Restaurer ses fonctions dans l&#8217;espoir d&#8217;obtenir un message <em>post-mortem</em> : Hugo ne pense plus qu&#8217;à cela. Le décor est aussi celui du conte : la gare, lieu gigantesque et plein de dangers, offre aussi au jeune héros du film un terrain de jeu phénoménal. La caméra de Martin Scorsese virevolte en suivant Hugo dans les longs couloirs pleins de rouages et de vapeurs qui constituent son quotidien. De fait, <em>Hugo Cabret</em> sort assez peu de cette gare qui sert de décor à l&#8217;ensemble des scènes qui le tirent vers le conte de Noël. On y découvre une galerie de personnages qui ont tous les archétypes du conte avec, bien sûr, le terrible méchant. L&#8217;ogre ici prend la forme d&#8217;un policier et de son terrible chien, toujours à l&#8217;affut d&#8217;un enfant abandonné à envoyer à l&#8217;orphelinat, ce qu&#8217;il fait avec un plaisir sadique non dissimulé. On trouve aussi pêle-mêle un gros vendeur de journaux qui courtise une femme chic, une jolie vendeuse de fleurs, un impressionnant vendeur de livres… et une jeune fille. Isabella est la fille adoptive de Papa George, le propriétaire de la boutique de jouets. Entre elle et Hugo, c&#8217;est indéniablement le coup de foudre et les deux vont rapidement devenir inséparables. Ajoutons à cela une touche de mystère avec l&#8217;automate et on a tous les ingrédients en main pour un film pour enfants assez banal.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/hugo-cabret-martin-scorsese.jpg" alt="Hugo cabret martin scorsese" width="690" height="497" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Sauf que le dernier film de Martin Scorsese est bien plus que cela. <em>Hugo Cabret</em> est d&#8217;abord un hommage au cinéma des origines, celui des Frères Lumières bien sûr, mais surtout celui de Georges Méliès. Le Papa Georges bougon de la boutique de jouet est en fait Georges Méliès, cinéaste totalement oublié dans le contexte du film, mais véritable star au début du XXe siècle. Cet homme a inventé rien de moins que le cinéma de fiction : quand il découvre le cinéma, à la fin des années 1890, il ne s&#8217;agissait alors que de filmer des scènes du quotidien, comme un train qui entre en gare. Méliès a une idée de génie : utiliser ce moyen pour raconter une histoire. Dans le studio qu&#8217;il construit de toutes pièces dans la banlieue parisienne, il va raconter des histoires totalement folles comme ce voyage lunaire inspiré par Jules Vernes dans <em>Le Voyage dans la Lune</em>. <em>Hugo Cabret</em> rend hommage à ce cinéaste en mettant en scène sa redécouverte après une longue traversée du désert. Plus que la contribution de Georges Méliès au cinéma, Martin Scorsese s&#8217;intéresse en effet à son oubli. Avec la Première Guerre mondiale, les goûts ont changé et le cinéma surréaliste de Méliès ne plait plus et disparaît en quelques années. Avec lui, c&#8217;est son créateur qui disparaît en se faisant passer pour mort, et c&#8217;est l&#8217;œuvre qui est détruite ou brulée. Une disparition d&#8217;une œuvre fondamentale qui est ici réhabilitée à sa manière par Martin Scorsese que l&#8217;on retrouve volontiers en Hugo : on l&#8217;imagine, gamin, à découvrir le cinéma de Méliès et rêver d&#8217;en faire lui aussi. C&#8217;est cet aspect-là, assez inattendu, qui passionne dans <em>Hugo Cabret</em>, beaucoup plus que le côté conte pour enfants. S&#8217;il pêche par moments par trop de didactisme, il reste fascinant et donne envie de (re)découvrir toute l&#8217;œuvre de Georges Méliès.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour présenter le pionnier du cinéma de fiction, mais aussi l&#8217;inventeur des effets spéciaux, Martin Scorsese a l&#8217;astucieuse idée de choisir les techniques les plus modernes. <em>Hugo Cabret</em> devait ainsi nécessairement être un film en 3D, ne serait-ce que pour reconstruire des scènes de films de George Méliès. Le plus moderne rejoint ainsi le plus archaïque, et le résultat est très efficace. Même si l&#8217;apport de la 3D est toujours un peu discutable, cette technique ajoutant un peu de profondeur à certains plans sans pour autant s&#8217;avérer indispensable, son choix s&#8217;imposait. Pour le reste, Martin Scorsese reproduit un Paris de la Belle époque fantasmé, plus proche du conte que de la reproduction historique, ce qui convient parfaitement au ton du film. Tous les plans à l&#8217;intérieur des murs de la gare sont extrêmement bien réalisés tandis que la scène d&#8217;anthologie de l&#8217;accident du train, reproduction d&#8217;une scène qui a vraiment eu lieu, s&#8217;avère efficace. Là encore, l&#8217;utilisation de la 3D sur cette scène mise en parallèle avec le tout premier film de l&#8217;histoire est intéressante : les spectateurs du film des Frères Lumières ont été effrayés par l&#8217;image du train arrivant sur eux alors que les spectateurs sont aujourd&#8217;hui habitués aux images qui sortent de l&#8217;écran.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/scorsese-hugo-cabret-ben-kinglsey.jpg" alt="Scorsese hugo cabret ben kinglsey" width="690" height="499" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Vendu comme un film pour enfants, <em>Hugo Cabret</em> est bien plus que cela. Soyez en prévenus d&#8217;ailleurs, vos enfants risquent d&#8217;être déçus par un hommage qu&#8217;ils ne comprendront pas. Les plus grands regretteront plutôt les scènes pour enfants dans la gare qui donnent au film un côté assez bancal, mais tout ce qui concerne Georges Méliès est vraiment passionnant. On aimerait d&#8217;ailleurs en voir plus, tant les reproductions des films originaux sont réussies, mais cela ne conviendrait pas au public visé. Dommage, mais le dernier film de Martin Scorsese reste fascinant et tous les amoureux du cinéma ne peuvent pas se permettre de le rater !</p>
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		<title>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme, Brad Bird</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 23:43:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Mission : Impossible - Protocole Fantôme est un excellent blockbuster qui tombe à pic pour la période hivernale. Fun, rythmé et spectaculaire, il s'agit sans aucun doute d'un des meilleurs, si ce n'est le meilleur, épisodes de la saga Mission : Impossible. <a href="http://nicolinux.fr/2011/12/14/mission-impossible-protocole-fantome-bird/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/tom-cruise-mission-impossible-protocole-fantome-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="tom-cruise-mission-impossible-protocole-fantome" title="tom-cruise-mission-impossible-protocole-fantome" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">La série <em>Mission : Impossible</em> a offert au cinéma quatre films tous très différents. Brad Bird a accepté sa mission : faire mieux que les trois précédents. Mission réussie pour ce <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> qui réussit un peu l&#8217;impossible en proposant un blockbuster d&#8217;action de qualité où les cascades les plus invraisemblables paraissent totalement réalistes. Un blockbuster d&#8217;action réussi, peut-être le plus réussi cette année. À ne pas rater, si vous aimez le genre.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=147454.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/mission-impossible-protocole-fantome-bird.jpg" alt="Mission impossible protocole fantome bird" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> commence dans une prison soviétique où se trouve Ethan Hunt, célèbre agent du IMF. Deux autres agents viennent le libérer : l&#8217;Agence a besoin de son meilleur élément pour empêcher un fou furieux de déclencher une destruction planétaire qu&#8217;il juge salutaire. Il va sans dire qu&#8217;Ethan Hunt accepte sans broncher sa mission et il part pour le Kremlin avec son équipe. Devancés et piégés, ils ne parviennent pas à bloquer le méchant et sont accusés à tort d&#8217;avoir fait exploser le centre de la vie politique russe. Devant un tel fiasco, le gouvernement américain déclare le Protocole Fantôme qui consiste à démanteler totalement l&#8217;IMF, à nier l&#8217;existence de cette agence et à traduire en justice tous les agents qui se feraient arrêter. Abandonnés, les trois agents bientôt rejoint par un quatrième décident de poursuivre, envers et malgré tout, leur mission qui s&#8217;avère plus impossible que jamais…</p>
<p style="text-align: justify;">Comme toute la saga et les séries télévisées, <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> répond à quelques règles de base. On découvre au départ la mission, forcément impossible, proposée à Ethan Hunt, son héros. La mission n&#8217;est jamais obligatoire, mais toujours acceptée et suivent alors deux heures d&#8217;action effrénée. Le film de Brad Bird n&#8217;échappe pas à la règle avec des scènes d&#8217;action à couper le souffle pendant toute la durée du film. La saga <em>Jason Bourne</em> est passée par là toutefois et cela se voit. L&#8217;esthétique de John Woo est loin, Brad Bird fait au contraire dans le réalisme. Les coups de feu claquent, les explosions font vibrer la salle, les corps se brisent et affichent des difficultés : Ethan Hunt est quand même amené à l&#8217;hôpital à deux reprises pendant le film. À bien des égards, <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> est l&#8217;épisode le plus réaliste de la saga, et cela ne vaut pas que pour les scènes d&#8217;action. Le scénario lui-même évite les idées les plus folles et ne devient pas simpliste comme ce fut parfois le cas par le passé avec <em>Mission : Impossible</em>. La meilleure illustration de ce changement de ton est l&#8217;absence quasiment complète des fameux masques qui permettaient de justifier à peu près tout et n&#8217;importe quoi dans les films précédents. <em>Mission : Impossible II</em> abusait de cette facilité au point de rendre le scénario simpliste, mais elle est ici bloquée symboliquement par la panne de la machine qui crée les masques. À bas les masques, semble ainsi dire Brad Bird et son film n&#8217;hésite pas à complexifier la vie de ses personnages. Un exemple parmi d&#8217;autres : les personnages n&#8217;accèdent plus à des serveurs à distance avec un simple téléphone, ils doivent se rendre physiquement près des machines pour les hacker. Ce changement est bienvenu et il redonne à la série un véritable second souffle.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/brad-bird-mission-impossible-procole-fantome.jpg" alt="Brad bird mission impossible procole fantome" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> est plus réaliste que ses prédécesseurs, certes, mais il sait aussi maintenir sa nécessaire part d&#8217;invraisemblance, notamment par l&#8217;utilisation de nombreux gadgets. Ils sont ici encore très présents et bien plus inventifs et originaux que dans la saga <em>James Bond</em> pour citer la référence en la matière. Les gants capables de s&#8217;accrocher fermement aux vitres ne sont pas mauvais, mais le clou du spectacle reste cette toile qui projette ce qu&#8217;il y a derrière elle pour rester parfaitement impossible à décerner. C&#8217;est invraisemblable, mais pas trop : les technologies utilisées dans <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> sont toujours crédibles et inspirées par ce que l&#8217;on sait faire aujourd&#8217;hui. Au-delà des gadgets, le film de Brad Bird surprend par un ton original qui n&#8217;avait pas été croisé dans la saga jusque-là. <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> est un film assez drôle en effet, contre toute attente. Tom Cruise a pris un coup de vieux, son âge commence à transparaître et la star a choisi d&#8217;en jouer. Ethan Hunt se prend ainsi de nombreux coups, mais il est aussi à deux doigts de rater certaines actions difficiles. Quand il escalade un immeuble à Dubaï, il rate de peu l&#8217;ouverture, se prend la tête dans une fenêtre et il est à la limite de tomber. Les autres personnages participent à cette ambiance assez légère, notamment en doutant en permanence de la possibilité de réussir la mission en cours. Ils doutent, ils ne sont pas toujours très doués, bref ils sont plus présents qu&#8217;à l&#8217;accoutumée tandis que Brad Bird propose une relecture moins sérieuse de <em>Mission : Impossible</em> qui est loin d&#8217;être déplaisante.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;originalité de <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> réside aussi dans ses scènes d&#8217;action. Brad Bird passe pour la première fois derrière la vraie caméra, mais il propose déjà des scènes véritablement époustouflantes. Plutôt que de parier sur des explosions toujours plus fortes, il privilégie l&#8217;inventivité avec des dispositifs originaux à l&#8217;image de la toile déjà évoquée. Deux scènes sont particulièrement réussies : au milieu du film, une course-poursuite hallucinante au cœur d&#8217;une tempête de sable ; à la fin, une bagarre dans un parking moderne où chaque voiture est placée grâce à un système d&#8217;ascenseur. Cette dernière scène est vraiment bien réalisée et elle rappelle un peu ce que l&#8217;on peut voir dans certains films d&#8217;animation. Ce n&#8217;est pas pour rien que Brad Bird vienne de ce milieu (il a réalisé <em>Les Indestructibles</em> et <em>Ratatouille</em>). Très impliqué dans le projet, Tom Cruise est toujours aussi convaincant dans ce rôle d&#8217;agent casse-cou et ses cascades sont toujours réussies.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/mission-impossible-protocole-fantome.jpg" alt="Mission impossible protocole fantome" width="690" height="484" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Réaliser un blockbuster d&#8217;action impressionnant, mais aussi relativement réaliste, Brad Bird a relevé le défi et la mission est assurément réussie. <em>Mission : Impossible &#8211; Protocole Fantôme</em> est un excellent blockbuster, fun, rythmé et très spectaculaire. À voir sans hésiter si vous aimez le genre, on ne devrait pas trouver mieux d&#8217;ici la fin de l&#8217;année…</p>
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		<title>Arrête-moi si tu peux, Steven Spielberg</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 23:14:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Biopic]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Arrête-moi si tu peux raconte l'histoire fascinante d'un jeune américain qui a réussi à voler quelques millions de dollars et à se faire passer pour un docteur et un pilote sans se faire prendre. Steven Spielberg en fait un thriller léger et très plaisant, à (re)voir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/12/10/arrete-moi-si-tu-peux-spielberg/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/leonardo-di-caprio-arrete-moi-si-tu-peux-288x192.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="leonardo-di-caprio-arrete-moi-si-tu-peux" title="leonardo-di-caprio-arrete-moi-si-tu-peux" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Pour son vingt-quatrième film, Steven Spielberg réalise une sorte de biopic en évoquant l&#8217;histoire vraie de Franck Abagnale Jr. Cet américain n&#8217;avait que 16 ans quand il a commencé à arnaquer des banques avec de faux chèques et à se faire passer pour un autre dans les années 1960. <em>Arrête-moi si tu peux</em> est le récit de la traque incessante entre ce faussaire brillant et un agent du FBI. Un matériau fascinant pour film léger et très réussi.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=35973.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/arrete-moi-si-tu-peux-spielberg.jpg" alt="Arrete moi si tu peux spielberg" width="690" height="1028" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire de Franck commence en 1963. Il vit avec ses deux parents dans une confortable maison de l&#8217;État de New York jusqu&#8217;au jour où des difficultés financières contraignent la famille à quitter la maison pour un petit appartement. Le couple formé par ses parents ne va pas s&#8217;en remettre et le jeune adolescent fuit la maison familiale quand on lui demande de choisir entre habiter chez son père ou chez sa mère. Pour vivre, il met à profit son aisance naturelle à mentir et à interpréter des personnages. À l&#8217;école déjà, il avait remplacé un professeur pendant une semaine, sans que ses élèves ne s&#8217;en rendent compte. Une fois livré à lui-même, il se fait d&#8217;abord passer pour un pilote et parvient sans peine à tromper la compagnie, avant de devenir un docteur, puis un avocat. En tout, sa fuite dure jusqu&#8217;en 1967, elle le mène dans plusieurs pays et lui permet de voler des millions de dollars aux banques américaines et européennes. Une performance qui force le respect, même si l&#8217;étau du FBI se referme doucement sur le fugitif…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Arrête-moi si tu peux</em> est d&#8217;abord un récit fascinant et si improbable que l&#8217;on peine à croire qu&#8217;il est inspiré par une histoire vraie. C&#8217;est bien simple, sans cette caution &laquo;&nbsp;histoire vraie&nbsp;&raquo;, le scénario aurait paru bien trop invraisemblable. Frank a quand même réussi à tromper toutes les banques américaines pendant des années. Il a même trompé de vrais pilotes en se faisant passer pour un copilote ou de vrais docteurs en se faisant passer pour un médecin à l&#8217;hôpital. Il était manifestement doué pour apprendre par cœur tout ce qui compte, pour repérer les détails et surtout se fondre dans un moule. Frank est un excellent acteur et il faut le voir parler avec assurance de choses qu&#8217;il ne connaît pas, observer attentivement ceux qui l&#8217;entourent pour ensuite mieux les berner. Son aisance est telle qu&#8217;il parvient même à duper à l&#8217;agent du FBI qui le poursuit lors de leur première rencontre…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/steven-spielberg-arrete-moi-si-tu-peux.jpg" alt="Steven spielberg arrete moi si tu peux" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Steven Spielberg choisit un traitement assez léger, voire même humoristique, pour raconter l&#8217;histoire de Franck Abagnale Jr. <em>Arrête-moi si tu peux</em> n&#8217;est pas un thriller plein de suspense puisque la fin est connue d&#8217;avance : Franck va être démasqué et le FBI va l&#8217;emporter. Le film s&#8217;intéresse donc plutôt à ce qui se passe avant l&#8217;arrestation et aux arnaques réalisées par le jeune adolescent. Le film prend ainsi un plaisir certain à filmer les différents personnages interprétés par Franck, mais aussi ses techniques de faussaire. Le spectateur reste bluffé par tant de dextérité, mais il s&#8217;amuse aussi de la facilité qu&#8217;a Franck de s&#8217;en sortir en toute situation. En cela, le film est assez proche de <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/02/11/i-love-you-phillip-morris-ficarra-requa/">I Love You Philip Morris</a></em> sur un sujet similaire, mais <em>Arrête-moi si tu peux</em> n&#8217;est pas qu&#8217;une comédie légère et un biopic tiré d&#8217;une histoire vraie. Steven Spielberg reste fidèle à ses habitudes avec ce film qui paraît assez impersonnel et il raconte d&#8217;abord et avant tout l&#8217;histoire d&#8217;un fils qui cherche à plaire à son père qui l&#8217;abandonne en quelque sorte en laissant partir sa mère. Il est frappant de constater à quel point la mère devient quasiment absente après le divorce alors que la figure paternelle reste présente, même si elle finit elle aussi par disparaître. C&#8217;est alors l&#8217;agent du FBI qui prend le relai comme figure paternelle pour un héros qui reste avant tout un adolescent fragile, malgré son apparente maturité. À cet égard, <em>Arrête-moi si tu peux</em> est un film très personnel pour Steven Spielberg et un long-métrage plutôt mélancolique.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans sa filmographie, <em>Arrête-moi si tu peux</em> fait figure de pause enjouée entre une série de films beaucoup plus sombres. Quelques années après <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/11/26/il-faut-sauver-le-soldat-ryan-spielberg/">Il faut sauver le soldat Ryan</a></em> ou <em>A.I. Intelligence Artificielle</em> et avant <em>Le Terminal</em> et <em>La Guerre des mondes </em>, Steven Spielberg tourne une comédie légère, même si elle revêt aussi des teintes mélancoliques. Cela se voit aussi : les couleurs sont souvent lumineuses dans cette reconstitution des années 1960 et la lumière est souvent vive. Le cinéaste américain n&#8217;a pas son pareil pour filmer de grosses productions et il le prouve ici encore avec un film assez long (près de 2h20), mais qui ne lasse jamais le spectateur. Le scénario n&#8217;est pas toujours simple, mais on n&#8217;est jamais perdu et <em>Arrête-moi si tu peux</em> est vraiment plaisant à regarder. Le succès du film doit aussi beaucoup à son interprète principal : Leonardo DiCaprio excelle en jeune faussaire brillant, même si on a un peu de mal à croire à son âge supposé. Tom Hanks compose quant à lui un rôle assez classique, mais toujours aussi efficace. John Williams compose une bande originale jazz et réussie qui participe au plaisir du film.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/arrete-moi-si-tu-peux-tom-hanks.jpg" alt="Arrete moi si tu peux tom hanks" width="690" height="466" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le sujet est fascinant et Steven Spielberg n&#8217;a pas échoué à le transposer sur grand écran. <em>Arrête-moi si tu peux</em> fascine d&#8217;abord par ce qu&#8217;il raconte : l&#8217;histoire de ce jeune faussaire qui résiste au FBI pendant de nombreuses années et vole quelques millions aux banques tout en se faisant passer pour un pilote ou un médecin est assez hallucinante. On s&#8217;amuse avec le cinéaste de cet adolescent effronté, mais Steven Spielberg raconte finalement toujours la même histoire, celle d&#8217;un fils qui cherche un père. Un film extrêmement plaisant.</p>
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		<title>Le Chat Potté, Dreamworks</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/12/03/le-chat-potte-dreamworks/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Dec 2011 00:21:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Animation]]></category>
		<category><![CDATA[Animaux]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Conte]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>
		<category><![CDATA[Western]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Avec Le Chat Potté, Dreamworks abandonne la saga Shrek en partant sur un de ses personnages secondaires. Bonne idée sur le papier, mais le résultat n'est pas là. Un film plaisant malgré tout, mais très vite oublié. <a href="http://nicolinux.fr/2011/12/03/le-chat-potte-dreamworks/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/puss-in-boots-chat-potte-288x161.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="puss-in-boots-chat-potte" title="puss-in-boots-chat-potte" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Passé un premier épisode original et rafraichissant, la saga <em>Shrek</em> a vite décliné pour se conclure, du moins on l&#8217;espère, avec un plutôt médiocre <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/06/30/shrek-4-dreamworks/">Shrek 4 il était une fin</a></em>. Le studio d&#8217;animation a alors préféré changer de voie et miser tout sur un personnage secondaire apparu dans le second épisode de la saga. <em>Le Chat Potté</em> est construit entièrement sur ce personnage étrange de chat à bottes, mélange improbable de chat, Zorro et de cow-boy. Le résultat est meilleur que ce que l&#8217;on a pu voir avec <em>Shrek</em>, mais le résultat est loin d&#8217;être inoubliable.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=123532.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/chat-potte-dreamworks.jpg" alt="Chat potte dreamworks" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Dans la saga <em>Shrek</em>, le Chat Potté n&#8217;est qu&#8217;un personnage secondaire et mineur. Dans <em>Le Chat Potté</em>, film qui lui est entièrement dédié, le personnage gagne en complexité. On découvre son histoire, son enfance dans un orphelinat et son amitié avec… un œuf. Dans cet univers loufoque, non seulement les animaux peuvent parler, mais les œufs sont des personnages à part entière. Notre héros et son ami l&#8217;œuf deviennent vite inséparables et ils commencent à voler des choses ici où là, jusqu&#8217;au jour où le chat devient un héros dans le village de son enfance. Les routes des deux compères se séparent et se retrouvent bien des années plus tard, autour des haricots magiques de Jack. L&#8217;œuf est toujours en quête de ces haricots et il fait appel au chat et à ses bottes pour l&#8217;aider dans sa quête. Au passage, le Chat Potté rencontrera l&#8217;Amour…</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ouverture du film laisse espérer le meilleur. <em>Le Chat Potté</em> commence avec une présentation très réussie de son personnage principal, un dangereux chat recherché dans tout le pays. Le contraste entre le chat mignon tout plein et son personnage, supposé très dangereux, fait mouche et la musique tendance flamenco qui accompagne le tout fournit au film une ambiance très réussie. L&#8217;intrigue se met ensuite en place autour des haricots avec l&#8217;introduction du personnage féminin du <em>Chat Potté</em>. Le rythme est enlevé, la course-poursuite dans la ville réussie même si en matière d&#8217;animation, <a href="http://nicolinux.fr/2011/10/28/aventures-tintin-secret-licorne-spielberg/">Les Aventures de Tintin : Le secret de la Licorne</a> a fait bien mieux. Les méchants sont méchants à souhait et l&#8217;idée de revisiter un conte extrêmement classique, <em>Jack et le Haricot Magique</em> est plutôt séduisante à première vue.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/chat-potte-banderas.jpg" alt="Chat potte banderas" width="690" height="398" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;enthousiasme des débuts peine à se maintenir tout au long du film toutefois. <em>Le Chat Potté</em> reprend vite les mauvaises habitudes de bon nombre de films d&#8217;animation avec un scénario qui s&#8217;engage sur des rails. On aimerait un peu plus d&#8217;originalité, on aimerait un long-métrage qui déraille pour une fois, mais rien n&#8217;y fait. À partir du moment où on remonte le temps à la tendre enfance du Chat Potté, le ton enlevé et hispanisant qui caractérisait le film disparaît presque totalement. Le western revient parfois, mais trop peu alors que l&#8217;aventure des personnages est traitée de manière trop conventionnelle. Le scénario tente à plusieurs reprises de surprendre avec quelques retournements de situation un peu trop systématiques d&#8217;ailleurs. Le personnage de l&#8217;œuf est un vrai problème dans <em>Le Chat Potté</em>. L&#8217;idée de base est inattendue et séduisante, du moins sur le papier : intégrer à une histoire pour enfants un œuf qui parle et qui pense est original et ce côté surréaliste intrigue. Malheureusement, le scénario délaisse ce personnage et ne lui offre qu&#8217;un rôle médiocre, là où le Chat Potté et la belle Kitty Pattes de Velour offrent des prestations bien plus intéressantes avec des dialogues souvent bien tournés. Malheureusement, l&#8217;œuf est raté et le film repose beaucoup trop sur lui. Dommage, l&#8217;histoire aurait pu être bien plus intéressante dans <em>Le Chat Potté</em>, mais reconnaissons que le choix de ne pas du tout s&#8217;inspirer de l&#8217;univers de la saga <em>Shrek</em> est courageux et bienvenu…</p>
<p style="text-align: justify;">Dreamworks n&#8217;en est plus à son coup d&#8217;essai en matière d&#8217;animation et le studio prouve, s&#8217;il en avait besoin, qu&#8217;il est largement à la hauteur de Pixar, pour ne citer que lui. <em>Le Chat Potté</em> s&#8217;avère même en progrès par rapport à <em>Shrek</em> avec des couleurs vives pour une ambiance hispanisante efficace. Les animaux sont très bien rendus, les humains sont par contre moins convaincants, mais <em>Le Chat Potté</em> se défend bien en la matière. Chris Miller apprécie manifestement le split-screen qu&#8217;il utilise à plusieurs reprises, avec un résultat souvent convaincant. Antonio Banderas prête sa voie au héros de ce film : l&#8217;acteur était tout indiqué et il s&#8217;en donne à cœur joie. La VO est ainsi recommandée, tandis que la 3D est utilisée de manière assez convenue, sans plus, mais sans gêne non plus.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/12/dreamworks-miller-chat-potte.jpg" alt="Dreamworks miller chat potte" width="690" height="385" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Plutôt que de se lancer dans un nouveau <em>Shrek</em>, les producteurs de Dreamworks ont choisi assez judicieusement la piste du spin-off en consacrant un film entier à un personnage de la saga originale. <em>Le Chat Potté</em> était né, mais le résultat est en demi-teinte. Si l&#8217;on reconnaît l&#8217;intérêt du personnage et le courage de totalement oublier l&#8217;univers original, l&#8217;histoire manque d&#8217;intérêt et le personnage est finalement assez mal exploité. Un film qui est assez plaisant tout de même, mais que l&#8217;on oubliera vite.</p>
<p style="text-align: justify;">Finalement, le mieux dans <em>Le Chat Potté</em>, c&#8217;est peut-être encore sa bande-annonce. Surprise, le personnage de l&#8217;œuf y est totalement absent. Coïncidence ? Je ne crois pas…</p>
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		<title>Green Lantern, Martin Campbell</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 22:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Énième adaptation de comics, Green Lantern tranche par sa médiocrité. L'image est plutôt hideuse, le récit sur des rails et sans intérêt… il n'y a décidément pas grand chose à sauver. À voir si on  veut faire du cinéma, pour savoir ce qu'il ne faut pas faire. <a href="http://nicolinux.fr/2011/11/29/green-lantern-campbell/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="152" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/green-lantern-288x152.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="green-lantern" title="green-lantern" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Les adaptations de comics ont la côte en ce moment, pour le meilleur et pour le pire. S&#8217;il fallait un exemple pour illustrer cette catégorie, on choisirait bien <em>Green Lantern</em>. Cette adaptation réalisée par Martin Campbell accumule tout ce qu&#8217;il ne faut pas faire dans une adaptation de comics. Le film pourra faire office de bon contre-exemple pour les cinéastes en herbe, mais il est à peine supportable, même en le regardant au second degré.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=132150.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/green-lantern-campbell1.jpg" alt="Green lantern campbell" width="690" height="945" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Personnage créé dans les années 1940, le Green Lantern est un superhéros d&#8217;un genre assez particulier. Ses pouvoirs ne sont pas naturels comme Spiderman ou Superman, ils ne sont pas créés de toutes pièces comme pour ceux d&#8217;<a href="http://nicolinux.fr/2010/04/29/iron-man-2-favreau/">Iron Man</a>, mais ils proviennent d&#8217;un anneau vert. Cet anneau choisit son porteur à la mort du précédent et il confère à celui qui le porte des pouvoirs illimités. Par sa seule volonté, le Green Lantern peut créer tout ce qu&#8217;il veut, une arme ou même un bâtiment complet. Leur rôle est de surveiller l&#8217;univers, rien de moins. La mythologie de cet univers est complexe et <em>Green Lantern</em> prend beaucoup de temps à le mettre en place. Le film commence par une longue introduction, mais les explications reviendront à différentes étapes. <em>Green Lantern</em> suit les tribulations de Hal Jordan, le premier humain choisit pour être un de ces soldats de l&#8217;univers. Les autres Green Lantern peinent à prendre cet être jugé trop faible, mais c&#8217;est le seul qui ose se mettre en travers de la route de Parallax, un terrible méchant qui veut rien de moins que détruire les Green Lantern et donc l&#8217;univers…</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire de <em>Green Lantern</em> peut paraître complexe à l&#8217;écrit et la longueur de son synopsis trahit bien sa difficulté à résumer le scénario. Pourtant, à l&#8217;écran, ce n&#8217;est pas vraiment la complexité qui saute aux yeux. Bien au contraire, <em>Green Lantern</em> est sur des rails et propose une histoire à la banalité affligeante. Dès les premières scènes, on sent les rôles attribués à chaque personnage : le petit garçon qui perd son père aviateur sera le gentil, le petit garçon qui passe ses temps dans les livres sera le méchant. Malheureusement, Martin Campbell ne déçoit pas et son long-métrage applique à la lettre ce que l&#8217;on avait deviné dès les premiers instants. Cette banalité est gênante puisqu&#8217;elle bloque totalement l&#8217;intérêt du spectateur : on sait comment cela va se terminer avant même que <em>Green Lantern</em> commence et les enjeux sont vraiment limités. L&#8217;adaptation du comics original est peut-être fidèle, mais peu importe : ce qui peut passer dans des cases des années 1940 devient gênant dans un film de 2011.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/green-lantern-reynolds.jpg" alt="Green lantern reynolds" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Rien ne permet au spectateur de s&#8217;intéresser à cet univers qui se veut complexe, mais qui devient vite grotesque. La présentation des Green Lantern est beaucoup trop caricaturale et schématique et leur histoire est pleine de choses étranges qui diminuent son réalisme. Sans dévoiler la fin de <em>Green Lantern</em>, même si spoiler le film s&#8217;avère très difficile, disons simplement qu&#8217;elle est d&#8217;une banalité telle que l&#8217;on peine à comprendre pourquoi elle n&#8217;a pas été appliquée d&#8217;emblée. L&#8217;histoire des Green Lantern se veut complexe, elle ne parvient qu&#8217;à être ridicule avec un défilé d&#8217;extraterrestres censés être originaux, mais qui sont tous d&#8217;un ennui abyssal (ils ressemblent quasiment tous à des humains, au mieux on aura une tête de poisson sur un corps humain). La bonne idée toutefois est de placer la terre et les humains au second plan, ce qui est plutôt rare dans le genre. Malheureusement, <em>Green Lantern</em> ne fait rien de cette idée… Pour ne rien arranger, le héros du film de Martin Campbell est soporifique, au mieux. L&#8217;intérêt des superhéros est toujours leurs doutes, leur questionnement… ici il n&#8217;en est jamais question. Du jour au lendemain, il devient Green Lantern et… voilà, c&#8217;est tout. Il essaie bien à un moment d&#8217;abandonner son rôle, mais il n&#8217;y a là encore aucun suspense et il rentre bien vite dans les rangs. On a rarement vu aussi peu intéressant, même <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/20/captain-america-first-avenger-johnston/">Captain America</a> qui était pourtant un héros bien lisse, était bien plus captivant. C&#8217;est dire…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Green Lantern</em> frappe dès les premières images par sa laideur. On imagine, on espère en tout cas, que les effets visuels sont tous recherchés, mais le résultat est vraiment très kitsch et vieillot. Il faut voir ces combinaisons vertes flashy, ces têtes d&#8217;un rouge pourpre, ces flots d&#8217;énergie verte baveux… tout est d&#8217;un mauvais goût assez incroyable. <em>Green Lantern</em> aurait pu être un film assez drôle au second degré, mais Martin Campbell ne fait malheureusement aucun pas en ce sens. Son film est au contraire d&#8217;un sérieux troublant tant il tranche avec le style graphique, kitchissime. Sans parler de goûts et de couleurs, on se demande quand même comment un film a pu engloutir autant d&#8217;argent pour un résultat aussi médiocre. Un point positif toutefois : les combats où chaque partie peut créer l&#8217;arme de son choix sont assez funs et plutôt bien rendus. Malheureusement, ils sont peu nombreux et ne modifient pas l&#8217;impression d&#8217;ensemble.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/campbell-green-lantern.jpg" alt="Campbell green lantern" width="690" height="404" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Difficile de trouver quelque chose à sauver dans <em>Green Lantern</em> : j&#8217;ai beau chercher, mais j&#8217;ai de la peine. Le film de Martin Campbell aurait pu être drôle, mais ce n&#8217;est même pas le cas. Trop prévisible, trop sérieux, le film fait sentir ses deux heures et s&#8217;avère même assez pénible à regarder. De la part du réalisateur du très bon <em>Casino Royal</em>, c&#8217;est assez décevant…</p>
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		<title>Il faut sauver le soldat Ryan, Steven Spielberg</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Nov 2011 16:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Drame]]></category>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Le débarquement vu par Steven Spielberg donne encore aujourd'hui la chair de poule. Il faut sauver le soldat Ryan vaut déjà pour cette scène, mais même si la suite est plus convenue, elle n'est pas totalement dénuée d'intérêt pour autant. Un film encore très impressionnant. <a href="http://nicolinux.fr/2011/11/26/il-faut-sauver-le-soldat-ryan-spielberg/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/il-faut-sauver-le-soldat-ryan.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="il-faut-sauver-le-soldat-ryan" title="il-faut-sauver-le-soldat-ryan" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">La scène de débarquement en Normandie qui ouvre <em>Il faut sauver le soldat Ryan</em> reste dans les annales de l&#8217;histoire du cinéma par son réalisme et sa force. Steven Spielberg montre la terreur de la guerre comme jamais personne ne l&#8217;avait vu auparavant et cette scène est, à bien des égards, plus impressionnante que bon nombre de documentaires tournés à l&#8217;époque. Une belle performance qui ouvre un film long et assez lent à la recherche du soldat Ryan. Sorti la même année que <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/07/21/ligne-rouge-malick/">La Ligne Rouge</a></em> de Terrence Malick, le film de Spielberg souffre un peu à la comparaison, mais sa scène inaugurale est si forte qu&#8217;elle justifie à elle seule de (re)voir <em>Il faut sauver le soldat Ryan</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=18598.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/spielberg-sauver-soldat-ryan.jpg" alt="Spielberg sauver soldat ryan" width="690" height="945" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<em>D Day</em>&laquo;&nbsp; : le débarquement allié commence sur les plages de Normandie au matin du 6 juin 1944. Le film plonge brutalement son spectateur dans l&#8217;horreur de cette boucherie en ouvrant dans une barge de débarquement. Une vingtaine de soldats, Américains pour la plupart, tentent péniblement de ne pas vomir sur cette mer agitée. Quand les portes avant s&#8217;abaissent, c&#8217;est l&#8217;enfer qui s&#8217;abat instantanément sur eux et les deux premiers rangs sont tués dans les deux premières secondes. Les 15/20 premières minutes sont des minutes éprouvantes pendant lesquelles des hommes meurent par centaine pour permettre à une petite poignée de soldats d&#8217;atteindre les bunkers ennemis qui les canardent. <em>Il faut sauver le soldat Ryan</em> commence par suivre le capitaine John H. Miller qui parvient, non sans difficultés, à traverser les lignes ennemies. Trois jours après le débarquement, une mission lui est assignée directement par l&#8217;État-Major américain : il doit retrouver James F. Ryan, un soldat parachuté en Normandie à une position inconnue. Ses trois frères viennent tous de mourir et l&#8217;armée américaine a décidé de faire un geste. Miller et quelques hommes abandonnent les plages et s&#8217;enfoncent en Normandie pour une quête qu&#8217;ils jugent souvent inutile. Mettre la vie de tous ces hommes pour en sauver une seule, est-ce que cela en vaut la peine ? La fatigue et les morts accumulés soulèvent bien des questions…</p>
<p style="text-align: justify;">On l&#8217;a déjà évoqué, la scène d&#8217;ouverture d&#8217;<em>Il faut sauver le soldat Ryan</em> est tout simplement exceptionnelle. On n&#8217;avait jamais vu une telle bataille représentée avec autant de réalisme, jusqu&#8217;à l&#8217;écœurement. À sa sortie, le film a été interdit aux moins de 12 ans et on comprend rapidement pourquoi : les Allemands n&#8217;avaient laissé aucune chance aux troupes alliées et la boucherie est totale. Steven Spielberg ne met pas des gants et n&#8217;hésite pas à montrer des corps charcutés, non seulement sanglants, mais aussi très nettement éventrés. On voit un soldat tirer ce qui n&#8217;est plus qu&#8217;un morceau de viande, un autre tient d&#8217;une main son bras découpé par une explosion… <em>Il faut sauver le soldat Ryan</em> n&#8217;est pas un film gore, mais cette première scène est pour le moins impressionnante. Par la suite, le film déçoit nécessairement : il était difficile de faire aussi bien que ce début. Le film de Steven Spielberg suit un récit centré sur quelques soldats en quête d&#8217;un autre soldat, une intrigue resserrée qui tranche avec la séquence initiale. Ce choix permet au film de conserver son réalisme et il offre tout de même quelques scènes d&#8217;action réussies, avec au moins trois étapes successives qui relancent à chaque fois la quête. Un schéma assez traditionnel et qui déçoit un peu par son manque d&#8217;originalité : alors qu&#8217;<em>Il faut sauver le soldat Ryan</em> pouvait impressionner par son ouverture, le film revient vite sur les rails d&#8217;Hollywood…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/tom-hanks-private-ryan.jpg" alt="Tom hanks private ryan" width="690" height="444" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Étant donnés le cinéaste et la scène d&#8217;ouverture, on s&#8217;attendait à un blockbuster d&#8217;action assez classique. <em>Il faut sauver le soldat Ryan</em> choisit toutefois une voie assez différente : nonobstant les trois séquences d&#8217;action après le débarquement, le film de Steven Spielberg s&#8217;avère plutôt calme et même assez lent. Sur près de trois heures, le temps cumulé d&#8217;action est finalement assez réduit et <em>Il faut sauver le soldat Ryan</em> laisse de la place aux dialogues et à ses personnages qui ne sont pas que la chair à canon. La recherche du soldat Ryan s&#8217;apparente également à une sorte de quête initiatique un peu désespérée : à une époque où l&#8217;informatique et les GPS restaient à inventer, les soldats envoyés après James ne savent pas où aller et ils errent dans le bocage normand. On n&#8217;ira pas jusqu&#8217;à parler de road-trip post-apocalyptique façon <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/05/la-route-hillcoat/">La Route</a></em>, mais leur recherche ponctuée de morts n&#8217;est pas très joyeuse et bien loin des habitudes de Hollywood. Sans compter que les personnages d&#8217;<em>Il faut sauver le soldat Ryan</em> se posent des questions sur le sens de leur mission et plus largement sur la guerre. Inutile d&#8217;espérer des questionnements du niveau de ceux de Terrence Malick, la guerre en elle-même n&#8217;est jamais vraiment remise en cause, mais force est de reconnaitre que le film de Steven Spielberg impose un rythme et une ambiance assez atypiques dans ce genre de cinéma. Ainsi, même si l&#8217;essentiel du film suit un scénario en apparence très convenu, ce rythme et cette ambiance détonnent et renforcent l&#8217;originalité et l&#8217;intérêt du film de Spielberg.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;ère du tout numérique n&#8217;était pas encore passée par là et en 1998, Steven Spielberg a reconstitué entièrement les plages de Normandie pour filmer son débarquement. Tournée en Irlande, la scène a nécessité un nombre impressionnant de figurants et des moyens que l&#8217;on peine à concevoir aujourd&#8217;hui. Le résultat est là, toutefois, on l&#8217;a dit : <em>Il faut sauver le soldat Ryan</em> est un film extrêmement réaliste, même s&#8217;il n&#8217;est évidemment <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Il_faut_sauver_le_soldat_ryan#R.C3.A9alisme_et_erreurs_des_sc.C3.A8nes_du_film">pas sans erreurs</a>. Au-delà de la reconstitution, Spielberg manie sa caméra avec dextérité et parvient à rendre l&#8217;impression de carnage incontrôlable tout en gardant en permanence la lisibilité de la scène. Un équilibre difficile qu&#8217;atteint apparemment sans peine Steven Spielberg. La suite est moins impressionnante, mais tout aussi bien maîtrisée avec une photographie réussie qui rappelle assez les images d&#8217;époque.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/soldat-ryan-matt-damon.jpg" alt="Soldat ryan matt damon" width="690" height="375" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Récompensé à de multiples reprises à sa sortie, <em>Il faut sauver le soldat Ryan</em> marque indéniablement une nouvelle étape dans les films de guerre. Son réalisme fera date et sa reconstitution du débarquement sert encore aujourd&#8217;hui d&#8217;illustration. Steven Spielberg propose ensuite une intrigue assez convenue, mais le rythme assez lent de son film qui tend presque à l&#8217;introspection est plus atypique. Un blockbuster pas si bête, à (re)voir ne serait-ce que se rappeler le sacrifice impensable consenti par ces hommes…</p>
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		<title>Twilight &#8211; Chapitre 4 : Révélation 1ère partie, Bill Condon</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Nov 2011 00:45:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Twilight]]></category>
		<category><![CDATA[Vampires]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie est l'avant-dernier film dans la saga Twilight. Aucune surprise ici, on est en terrain connu avec la même routine peu mémorable, malgré un ton plus adulte. À voir et à oublier… <a href="http://nicolinux.fr/2011/11/20/twilight-chapitre-4-revelation-1ere-partie-condon/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="195" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/twilight-revelation-partie-1.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="twilight-revelation-partie-1" title="twilight-revelation-partie-1" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Après trois films marqués par une pudibonderie tenace, place au sexe ! Dans <em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em>, Bella a choisi son bellâtre et elle épouse le vampire, au grand dam du loup-garou. Dans ce dernier opus séparé comme il se doit en deux parties, le ton est devenu soudainement beaucoup plus mature et même si le film reste pudibond sur le plan sexuel, cet avant-dernier morceau dans la saga <em>Twilight</em> s&#8217;avère parfois assez gore. Si Bill Condon ne parvient pas à proposer un film très intéressant sur le plan cinématographique, <em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em> se regarde sans réel déplaisir, mais sans réel intérêt pour autant.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=146214.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/twilight-4-revelation-partie-1.jpg" alt="Twilight 4 revelation partie 1" width="690" height="944" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Résumé rapide des épisodes précédents. L&#8217;histoire de Bella et Edward commence par de la <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/01/13/twilight-chapitre-1/">Fascination</a></em>. La première rencontre entre les deux fut instantanément l&#8217;occasion d&#8217;un coup de foudre à l&#8217;ancienne, avec cristallisation et tout le décorum. Vint ensuite l&#8217;époque de la <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/11/27/twilight-chapitre-2-weitz/">Tentation</a></em> : loin d&#8217;être sexuelle, elle renforce toutefois l&#8217;amour des deux tourtereaux, même si l&#8217;ami d&#8217;enfance de Bella, un beau mec bien musclé qui s&#8217;avère aussi être loup-garou, constitue un parti tout aussi tentant. Dans le troisième chapitre justement, il a fallu faire un choix : <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/07/09/twilight-3-hesitation-slade/">Hesitation</a></em> vit Bella tendre d&#8217;un côté ou de l&#8217;autre avant, enfin, de se décider en faveur du vampire. Quand <em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em> ouvre, le mariage de Bella et d&#8217;Edward est officiellement annoncé et les derniers préparatifs vont bon train. Après une longue période de stress partagée par les parents, Bella devient enfin madame Cullen et elle part en voyage de noces aux bras de son cher et tendre. Rappelons que le mariage était la condition <em>sine qua non</em> pour qu&#8217;Edward puisse aimer Bella et il a promis à sa nouvelle épouse de la vampiriser en contrepartie. Au cours du voyage, la belle tombe enceinte, ce qui n&#8217;était pas censé être possible. Commence alors une véritable course contre la montre pour sauver la mère et l&#8217;enfant…</p>
<p style="text-align: justify;">Avec le mariage de Bella, la saga peut enfin avancer un peu. Les trois films précédents tournaient un peu en rond autour du choix de la jeune adolescente. <em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em> est l&#8217;occasion d&#8217;un passage à la vie adulte, passage symbolisé sans surprise par le mariage : Bella quitte le cocon familial pour un nouveau foyer. Autre passage évidemment, celui de la première fois : Bella et Edward n&#8217;avaient jamais échangé plus qu&#8217;un baiser jusque-là, ils peuvent enfin s&#8217;en donner à cœur joie. Inutile d&#8217;attendre de Bill Condon de torrides scènes de sexe toutefois : comme les trois films qui le précèdent, <em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em> reste très pudibond et ne montre que des épaules ou éventuellement un torse masculin. Les scènes de sexe sont rapidement évacuées et les cadrages veillent toujours à ne pas montrer le début d&#8217;un centimètre de sein pour Bella. Cette union relance aussi le conflit entre vampires et loups-garous qui va <em>crescendo</em> dans cette première partie et qui devrait certainement encore s&#8217;affirmer dans la seconde. Bill Condon n&#8217;est pas le plus à l&#8217;aise avec ces scènes de combat qui ne sont pas particulièrement spectaculaires. Elles permettent en tout cas de conserver le rôle de Jacob au centre du film : même si Bella n&#8217;a plus à choisir, le trio amoureux continue de fonctionner.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/revelations-1-twilight.jpg" alt="Revelations 1 twilight" width="690" height="507" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em> pourrait donner le sentiment d&#8217;être un film d&#8217;action bourré de rebondissements, mais il n&#8217;en est rien. Le film dure deux heures, mais il ne se passe finalement pas grand-chose dans ces deux heures. Le récit élude totalement certains enjeux centraux, notamment autour de la grossesse et le film de Bill Condon paraît finalement assez vide. <em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em> bénéficie d&#8217;un rythme très lent qui est certainement un choix assumé : à cet égard, ce nouveau film est totalement dans la continuité de la saga. Ses premières minutes sont aussi dans le même ton mélancolique qui prévaut dans <em>Twilight</em>, à tel point que l&#8217;on a parfois le sentiment un peu pénible de revoir un des trois films précédents. Bill Condon prend son temps, certes, mais on sent aussi que le scénario de son film s&#8217;étale volontairement en longueur pour tenir deux heures avec seulement la moitié du roman original. Le découpage en deux parties semble ici beaucoup plus un argument marketing et il n&#8217;est pas vraiment justifié par le récit proprement dit. Un film beaucoup plus dense aurait sans doute suffi à traiter le quatrième et dernier roman de la saga, mais l&#8217;appât du gain aura été trop fort. Dommage, <em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em> en pâtit clairement. Reste à voir ce que pourra offrir la deuxième partie qui n&#8217;est pas attendue avant novembre 2012.</p>
<p style="text-align: justify;">Disons-le d&#8217;emblée, <em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em> n&#8217;a pas tellement d&#8217;intérêt sur le plan du cinéma. Bill Condon ne fait pas des étincelles derrière sa caméra et le film est vraiment très classique. On note quand même la même photographie peu contrastée qui offre au film une ambiance mélancolique, fil rouge de toute la saga incontestablement. Si vous avez vu les trois précédents, vous ne serez pas dépaysés avec ce nouveau <em>Twilight</em> et ce ne sont pas les performances des acteurs principaux qui vont changer quelque chose à ce sujet. Kristen Stewart a toujours ses trois moues différentes qu&#8217;elle alterne pendant tout le film, même si elle esquisse aussi pour la première fois un sourire ou deux. Robert Pattison reste dans son rôle de bellâtre pale-parce-que-différent tandis que Taylor Lautner met toujours sa musculature et sa gueule de beau gosse en avant. Les admiratrices (ou admirateurs) apprécieront, les autres trouveront peut-être que l&#8217;on tourne un peu en rond. Le bon goût musical de la saga a également été maintenu, un bon point tout de même.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/condon-twilight-chapitre-4-partie-1.jpg" alt="Condon twilight chapitre 4 partie 1" width="690" height="472" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em> ne constitue pas une surprise, c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire. Le film de Bill Condon est dans la droite continuité des trois épisodes précédents et il reste, inébranlable, sur ses rails. Si vous appréciez <em>Twilight</em>, vous n&#8217;avez aucune raison de ne pas moins apprécier ce film. Pour tous les autres, on est encore loin d&#8217;avoir un film intéressant et mémorable, mais le côté plus adulte de <em>Twilight – Chapitre 4 : Révélation 1ère partie</em> n&#8217;est pas déplaisant. Dommage que le film soit aussi lent et paraisse aussi vide…</p>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_5328" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Contagion, Steven Soderbergh</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/11/13/contagion-soderbergh/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 14:22:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Catastrophe]]></category>
		<category><![CDATA[Docufiction]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>En sortant de la salle, vous aurez tendance à ne pas toucher la poignée de la porte. C'est sans doute la réussite de Contagion : son réalisme. Steven Soderbergh propose un film catastrophe assez convenu, mais très efficace. À voir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/11/13/contagion-soderbergh/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="192" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/soderbergh-contagion.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="soderbergh-contagion" title="soderbergh-contagion" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Le dernier film de Steven Soderbergh est un film de genre : <em>Contagion</em> appartient au genre des films catastrophes, rubrique virus. Soit un virus d&#8217;origine animale qui se transmet à l&#8217;homme à une rapidité jamais vue. En quelques jours à peine, on obtient une pandémie mondiale. L&#8217;enrayer devient alors un enjeu planétaire que transmet ce film très classique, certes, mais aussi extrêmement efficace.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=178091.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/contagion-soderbergh.jpg" alt="Contagion soderbergh" width="690" height="944" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Comme l&#8217;affiche l&#8217;indique bien, <em>Contagion</em> est un film choral. Il n&#8217;y a pas vraiment de personnage principal, même si celui de Mitch, époux de la première victime du virus, sert de fil conducteur. Outre cet américain, on suit un responsable du centre de prévention des maladies aux États-Unis, mais aussi une responsable de l&#8217;OMS à Genève, des militaires américains, des Chinois, un blogueur… Ce point de vue multiple est très classique dans les films catastrophes planétaires et ce dispositif prouve ici encore son efficacité : la pandémie est ainsi vécue selon des points de vue différents, ce qui permet au spectateur d&#8217;en avoir une vision globale, contrairement à celle de chaque personnage impliqué dans l&#8217;action. L&#8217;enjeu de <em>Contagion</em> est évident : trouver un virus au plus vite, alors que les morts se comptent par millions…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Contagion</em> contient tous les attributs classiques d&#8217;un bon blockbuster catastrophe. Quand le film s&#8217;ouvre, c&#8217;est sur une personne malade. Une Américaine qui semble atteinte par une forte grippe qu&#8217;aucun médicament ne guérit. Elle meurt rapidement après une chute dans sa cuisine et on ne sait pas encore pourquoi. Très vite, le film présente d&#8217;autres morts similaires et le spectateur comprend sans peine qu&#8217;une épidémie générale gagne la planète. Les officiels entrent alors sur la piste et cherchent à comprendre le problème et surtout à le régler au plus vite. Comme tout blockbuster qui se respecte, <em>Contagion</em> s&#8217;attache alors plus particulièrement au cas américain. Il y a bien quelques plans à l&#8217;OMS en Suisse, quelques autres en Chine, mais l&#8217;essentiel de l&#8217;action se déroule aux États-Unis et la majorité des personnages sont américains. Ce n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas plus mal : la prise en otage en Chine est sans doute la partie la plus faible dans l&#8217;ensemble. Du début à la fin, plutôt positive, Steven Soderbergh respecte son genre à la lettre. Les habitués du genre ne seront pas dépaysés, ceux qui n&#8217;aiment pas trop ne devraient pas plus apprécier <em>Contagion</em>…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/contagion-matt-damon.jpg" alt="Contagion matt damon" width="690" height="442" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Steven Soderbergh n&#8217;a pas cherché à tout prix à faire dans le spectaculaire avec <em>Contagion</em>, au contraire même. Son dernier film a des allures de documentaires, à tel point qu&#8217;il surprendrait presque son spectateur par un ton très neutre. Il y a bien sûr des ficelles scénaristiques un peu grosses comme l&#8217;enlèvement en Chine ou encore des personnages secondaires qui prennent beaucoup trop d&#8217;importance, mais <em>Contagion</em> reste dans l&#8217;ensemble un film assez réaliste. Le cinéaste a eu l&#8217;intelligence tout d&#8217;abord d&#8217;intégrer son film au contexte actuel en faisant de son virus une variante du H1N1. À un moment, un journaliste demande lors d&#8217;une conférence de presse si les autorités n&#8217;en font pas trop, comme pour ce virus. Cette entrée du réel dans le film peut paraître insignifiante, mais elle renforce encore le réalisme de <em>Contagion</em>. C&#8217;est certainement le point fort principal du film de Steven Soderbergh : son film instaure un climat de paranoïa dans la salle, au point que l&#8217;on évite inconsciemment de toucher les poignées de porte en sortant. <em>Contagion</em> réussit à trouver le bon équilibre entre film d&#8217;action hollywoodien et réalisme du documentaire : le ton est globalement juste, ce qui rend le film extrêmement efficace. Le personnage du blogueur qui n&#8217;hésite pas à mentir à ses millions de visiteurs en jouant sur la théorie du complot pour mieux les réunir est également très bien vu, tandis que le film évite de jouer sur le spectaculaire à outrance. Steven Soderbergh présente des paysages post-apocalyptiques qui rappellent ceux de <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/05/la-route-hillcoat/">La Route</a></em> et non pas ceux de <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/11/14/2012-emmerich/">2012</a></em>…</p>
<p style="text-align: justify;">Steven Soderbergh est un cinéaste complexe, capable de passer d&#8217;épouser des genres très différents d&#8217;un film à l&#8217;autre. Après une comédie assez légère sur fond de critique du capitalisme à outrance dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/10/11/the-informant-soderbergh/">The Informant</a></em>, il choisit cette fois un tout autre genre avec ce film catastrophe. S&#8217;il en respecte tous les codes, Steven Soderbergh impose aussi sa patte avec une photographie plutôt froide et une réalisation qui imite parfois les reportages des journaux télévisés, ou ceux des dépêches de la presse. <em>Contagion</em> est rythmé et plutôt court (1h46) : le film passe ainsi très vite et ne laisse pas de place à l&#8217;ennui. De manière là encore convenue, mais efficace, <em>Contagion</em> est découpée par jour à partir du déclenchement de la pandémie et le spectateur est vraiment plongé au cœur de l&#8217;action et peut ainsi ressentir l&#8217;urgence de la situation. La bande originale n&#8217;est pas étrangère à ce succès : composée par Cliff Martinez, elle évoque sans trop de surprises celle de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/10/04/drive-winding-refn/">Drive</a></em> et elle s&#8217;avère particulièrement réussie. <em>Contagion</em> offre également un véritable défilé de stars : Matt Damon, fidèle du cinéaste, est très bon en mari qui peine à comprendre ce qui lui arrive et les autres sont très bien aussi, à commencer par Laurence Fishburne, égal à lui-même, ou Jude Law en blogueur survolté.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/11/jude-law-contagion.jpg" alt="Jude law contagion" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Classique, mais efficace : <em>Contagion</em> n&#8217;est certainement pas le film de l&#8217;année, mais c&#8217;est peut-être le meilleur film catastrophe de l&#8217;année. Steven Soderbergh a la présence d&#8217;esprit de ne pas en faire trop, mais d&#8217;insuffler dans son dernier long-métrage juste ce qu&#8217;il faut de réalisme pour rendre ses spectateurs un brin paranos. À cet égard, son film est une réussite.</p>
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		<title>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne, Steven Spielberg</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 22:19:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Animation]]></category>
		<category><![CDATA[Aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Pirates]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Relecture dopée de l'œuvre originale de Hergé, le Tintin de Spielberg est un formidable film d'aventures et d'action comme on en voit rarement. Très rythmée, virtuose, cette adaptation est un plaisir, surtout pour les grands. À voir bien sûr, mais à voir en grand. <a href="http://nicolinux.fr/2011/10/28/aventures-tintin-secret-licorne-spielberg/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="148" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/les-aventures-de-tintin-le-secret-de-la-licorne.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="les-aventures-de-tintin-le-secret-de-la-licorne" title="les-aventures-de-tintin-le-secret-de-la-licorne" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Réaliser un film sur Tintin ? Seul un réalisateur de la trempe de Steven Spielberg pouvait se lancer dans une aventure aussi folle… Autant le dire, je faisais partie des sceptiques après avoir vu les premières images : ce film d&#8217;animation plus vrai que nature dans ses décors, devenait instantanément faux dès qu&#8217;un personnage entrait à l&#8217;écran. C&#8217;était oublier l&#8217;essentiel : <em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> est d&#8217;abord et avant tout un formidable film d&#8217;action et d&#8217;aventures comme on en fait plus. Loin de l&#8217;illustration polie et probablement sans intérêt que l&#8217;on aurait pu craindre, <em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> s&#8217;inspire de l&#8217;univers créé par Hergé, mais pour faire autre chose de bien plus intense. Spielberg crée un univers démesuré où sa caméra virevolte avec une aisance jamais vue au cinéma. À voir, sur grand écran évidemment.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=49757.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/spielberg-tintin-secret-licorne.jpg" alt="Spielberg tintin secret licorne" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Tintin, jeune reporter, tombe par hasard sur une splendide maquette. La Licorne, un trois-mats du XVIIe siècle doté de 50 canons… le navire attire immédiatement Tintin qui l&#8217;achète pour une bouchée de pain. À peine l&#8217;a-t-il acheté, cette reproduction intéresse mystérieusement beaucoup de monde : deux hommes tentent successivement de la lui acheter, en vain. Par la suite, son appartement va être fouillé à plusieurs reprises, la maquette va disparaître et Tintin va être entraîné dans une aventure décoiffante. Fait prisonnier, il se retrouve sur un bateau, un vrai. À son bord, il fait la rencontre du capitaine Haddock et ensemble ils s&#8217;enfuient pour finir par arriver en plein Sahara. Tintin et le capitaine, aidés par le fidèle Milou, partent en quête d&#8217;un trésor gigantesque, mais ils ne sont pas seuls. Le terrible Sakharine se dresse sur leur route : lui aussi recherche ce fabuleux trésor…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> n&#8217;est pas l&#8217;adaptation d&#8217;un seul album de bande dessinée. Steven Spielberg a choisi au contraire de rassembler plusieurs albums dans son film : on y retrouve ainsi des morceaux de <em>Le Crabe aux pinces d&#8217;or</em>, du <em>Secret de la Licorne</em> et même du <em>Trésor de Rackham le Rouge</em>. Trois albums qui se suivent presque dans la chronologie des albums de Hergé, mais qui ne sont pas liés à l&#8217;origine : le premier est indépendant, des deux autres. La bonne idée du film est justement d&#8217;avoir créé ces liens : loin de n&#8217;être qu&#8217;une banale illustration, <em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> est un fascinant travail de relecture de l&#8217;univers pensé par Hergé. Les histoires sont bien là, les meilleurs connaisseurs reconnaitront même certaines cases des bandes dessinées, mais le Tintin de Spielberg n&#8217;a plus rien à voir avec celui de Hergé. Finis les traits bien nets et précis, les personnages sont maintenant beaucoup plus complexes, du moins par leurs traits. Le reporter moderne est un jeune homme bien moins indéfini, que ce soit par le sexe ou l&#8217;âge, que celui des œuvres originales et c&#8217;est également le cas de tous les personnages, du capitaine Haddock ou Dupondt en passant par Milou, un petit chien débrouillard qui ne manquera pas d&#8217;émouvoir le jeune public. Pour lier ces différentes histoires, <em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> se permet même de créer de toutes pièces des situations… ou des personnages. Le film invente ainsi un héritier à Rackham le Rouge pour en faire un méchant unique. Cette relecture pourra choquer les puristes, mais elle s&#8217;avère vraiment réussie et efficace et offre à l&#8217;ensemble un dynamisme inattendu à Tintin.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/aventures-tintin-aventures-licorne-spielberg.jpg" alt="Aventures tintin aventures licorne spielberg" width="690" height="396" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le générique d&#8217;ouverture est très significatif de ce travail de relecture. À bien des égards, il est comme un passage de flambeau symbolique entre le dessinateur belge et le réalisateur américain. On y voit un Tintin en deux dimensions, on y voit même des bulles et en même temps c&#8217;est un vrai film qui se prépare. Quand les premières images apparaissent, un temps d&#8217;adaptation est rendu nécessaire par la technique utilisée. La <em>motion capture</em> n&#8217;en est pas à ses premiers faits d&#8217;armes, on l&#8217;a déjà vu notamment dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Avatar</a></em>, mais elle atteint ici un niveau étonnant. L&#8217;animation offre aux <em>Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> des décors d&#8217;un réalisme incroyable, on peut même parler de photoréalisme dans la plupart des cas. Le travail réalisé sur les différents décors est ahurissant, que ce soit les plans dans des bateaux ou des ports, ou la ville maghrébine reconstituée avec une précision qui fait peur. Il suffit de regarder les quelques images proposées ici pour en prendre conscience : <em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> marque un nouveau pas en avant pour l&#8217;animation réaliste. Tous les éléments virtuels mis en scène par Steven Spielberg paraissent vraiment exister et la technique s&#8217;efface totalement… pour ne revenir que plus violemment quand un personnage entre en scène.</p>
<p style="text-align: justify;">Que l&#8217;on ne se méprenne pas, l&#8217;animation des personnages dans <em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> est très bien faite, c&#8217;est même certainement la meilleure dans l&#8217;histoire du cinéma d&#8217;animation. Cela ne suffit pas à tromper l&#8217;œil humain toutefois, bien au contraire même : le phénomène connu sous le nom de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vallée_dérangeante">vallée dérangeante</a>, se manifeste avec encore plus de force. Le cerveau humain voit un homme, mais un petit détail comme une expression du visage ou plutôt en l&#8217;occurrence un mouvement du corps qui manque de réalisme, casse l&#8217;illusion et rappelle abruptement qu&#8217;il ne s&#8217;agit que d&#8217;une animation. Ce phénomène m&#8217;avait gêné dans la bande-annonce, il reste une gêne pendant le film, même si on finit par s&#8217;y habituer avec le temps. Ce choix technique a ses inconvénients, certes, mais ils ne sont rien par rapport aux avantages évidents qu&#8217;il apporte. L&#8217;animation permet à Steven Spielberg de réaliser ses envies les plus folles, elle libère totalement le film qui devient d&#8217;une liberté et d&#8217;une virtuosité rarement vues au cinéma. <em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> regorge de scènes d&#8217;action, c&#8217;est un film très rythmé et parsemé de luttes et de courses-poursuites spectaculaires. À plusieurs reprises, Spielberg a réussi à pousser d&#8217;un cran le niveau : le combat entre les deux navires est beaucoup plus spectaculaire et impressionnant que tous les combats de la saga <em>Pirate des Caraïbes</em>, la scène de course-poursuite dans la ville africaine est plus époustouflante que celles de <em>Jason Bourne</em>. Faire mieux que ces films, il fallait le faire et c&#8217;est justement grâce à l&#8217;animation qui enlève toutes les contraintes liées à une caméra physique que Spielberg y parvient.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/tintin-spielberg-secret-licorne.jpg" alt="Tintin spielberg secret licorne" width="690" height="427" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> est d&#8217;abord et avant tout un époustouflant blockbuster, un film d&#8217;action intense qui ne ménage aucune pause et qui dépasse, sur le plan du spectacle, bien d&#8217;autres films. Steven Spielberg, on le voit bien, s&#8217;est ainsi largement éloigné des bandes dessinées de Hergé. C&#8217;est, à mon sens, la plus grande réussite de ce film : s&#8217;inspirer de l&#8217;œuvre originale, se l&#8217;approprier et en faire autre chose, l&#8217;amener plus loin. <em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> est un film généreux en action, trop peut-être, mais Steven Spielberg est sans doute le meilleur dans ce domaine. Rares, très rares sont ceux qui parviennent à imposer un tel rythme à un film tout en maintenant en permanence sa lisibilité et sa compréhension. Le cinéaste a réalisé son rêve d&#8217;enfance avec <em>Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne</em> et trente ans après le premier <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/10/24/saga-indiana-jones-spielberg/">Indiana Jones</a></em>, on peut le dire, c&#8217;est une réussite.</p>
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		<title>La saga Indiana Jones, Steven Spielberg</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 05:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Aventure]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Saga]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Quatre film, un archéologue et ses aventures entrés dans la légende : la saga Indiana Jones fait partie des plus grandes sagas de l'histoire du cinéma. À voir et à revoir en famille. <a href="http://nicolinux.fr/2011/10/24/saga-indiana-jones-spielberg/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="170" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/indiana-jones-harrison-ford.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="indiana-jones-harrison-ford" title="indiana-jones-harrison-ford" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Trois films qui traversent les années 1980, un retour mitigé il y a trois ans avant un cinquième épisode prévu pour l&#8217;année prochaine. <em>Indiana Jones</em> fait partie de ces sagas mythiques du cinéma. Ce personnage de professeur d&#8217;archéologie et aventurier intrépide est entré dans la légende et avec lui plusieurs blockbusters familiaux classiques, mais extrêmement efficaces. Créée par George Lucas, la série a été réalisée par Steven Spielberg sous la surveillance rapprochée du premier. Un partenariat qui s&#8217;est révélé pour le moins efficace : avec seulement quatre films, la saga a <a href="http://www.the-numbers.com/movies/series/franchises.php">rapporté</a> pas loin de 2 milliards de dollars, loin derrière <em>Star Wars</em> et ses 4,4 milliards, mais avec deux fois moins de films à l&#8217;affiche. Un succès amplement mérité pour une saga devenue culte…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/saga-indiana-jones.jpg" alt="Saga indiana jones" width="690" height="240" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à ce que l&#8217;on pourrait croire, la saga Indiana Jones n&#8217;est pas linéaire. <em>Les Aventuriers de l&#8217;Arche perdue</em> ouvre la série en 1936, mais <em>Indiana Jones et le Temple maudit</em> n&#8217;est pas une suite, mais un prequel : l&#8217;action s&#8217;y déroule ainsi en 1935. Les deux films suivants respectent à nouveau les années qui passent, avec <em>Indiana Jones et la Dernière Croisade</em> qui se passe en majorité en 1938 et <em>Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal</em> qui épouse la Guerre froide en se déroulant en 1957. Ces dates n&#8217;ont pas été choisies au hasard. Pour le réalisme de la série, il fallait une époque où l&#8217;archéologie n&#8217;est pas encore la science qu&#8217;elle est devenue, une époque aussi où il restait encore à découvrir des lieux historiques majeurs. Situer l&#8217;action dans les années 1930 ou 1950 apporte également un peu d&#8217;exotisme par le recul dans le temps et les reconstitutions d&#8217;époque. Mieux encore, ces dates offrent aux films des ancrages bien marqués dans l&#8217;histoire récente : il n&#8217;est pas anodin que les Nazis soient les ennemis dans deux films, et les Soviétiques dans un troisième. Ce sont les archétypes mêmes des ennemis des blockbusters américains et la saga <em>Indiana Jones</em> s&#8217;inscrit en cela dans une longue tradition du cinéma américain. Chaque film est indépendant, même si quelques liens sont tissés pour renforcer l&#8217;aspect saga, tout particulièrement entre le tout premier et le dernier film.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque épisode contient quelques passages obligés qui ont marqué la série. Ils se construisent tous sans exception autour d&#8217;une quête principale, en général un objet ou un lieu à trouver : l&#8217;Arche perdue, le Graal ou encore Eldorado. Indiana Jones est à chaque fois invité à cette recherche, ou plus souvent contraint : il faut affronter la menace des Nazis ou des Soviétiques, il doit sauver son père ou encore délivrer un village avant de poursuivre sa route. Parmi les classiques, les scènes de voyage à travers le monde avec cartes en surimpression n&#8217;ont pas été inventées par la saga, certes, mais elles l&#8217;ont indiscutablement marquée. À deux reprises, une scène pour montrer l&#8217;Indiana Jones professeur est ménagée dans un film : on le voit alors invariablement donner à un cours devant une salle très féminine qui reste bouche bée plus devant son charisme que l&#8217;intérêt de ses leçons. Indy est un bel homme, même si au contraire de James Bond par exemple, il n&#8217;est impliqué dans aucune relation amoureuse, encore moins sexuelle, du moins à l&#8217;écran. On sait grâce au premier et au dernier film que le héros de la saga a eu au moins une histoire amoureuse avec une femme, mais cette histoire ne joue pas vraiment de rôle, si ce n&#8217;est d&#8217;ajouter une touche féminine à des films par ailleurs très masculins. Chaque épisode a tout de même droit à son personnage féminin, toujours un personnage secondaire, mais pas toujours un personnage positif.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/indiana-jones-raiders-of-the-last-ark.jpg" alt="Indiana jones raiders of the last ark" width="690" height="388" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">La saga <em>Indiana Jones</em> s&#8217;apparente néanmoins plutôt à un film d&#8217;aventures à l&#8217;ancienne où l&#8217;intérêt réside essentiellement dans les dangereuses quêtes archéologiques du professeur Jones. L&#8217;un des plaisirs de la saga tient certainement dans les passages où Indiana Jones doit passer une série d&#8217;épreuves et éviter les innombrables pièges des lieux antiques qu&#8217;il fréquente. La séquence d&#8217;ouverture des <em>Aventures de l&#8217;Arche perdue</em> est tout à fait significative de l&#8217;état d&#8217;esprit de la série : il faut sauter au-dessus de trous, marcher au bon endroit, remplacer l&#8217;objet récupéré par un poids de la même taille et enfin passer des portes avant qu&#8217;il ne soit trop tard ou encore courir suffisamment vite devant une boule de pierre massive. Chaque épisode a droit à sa série de pièges, même s&#8217;ils ne sont pas tous aussi développés : c&#8217;est clairement une marque de fabrique de la saga <em>Indiana Jones</em> et un élément mainte fois repris par la suite. L&#8217;épreuve la plus dangereuse est toujours les serpents, seule phobie d&#8217;Indy. Cette idée est excellente dans la saga : elle ajoute une faille et donc une touche d&#8217;humanité au personnage et permet quelques scènes assez cocasses.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Indiana Jones et le Temple maudit,</em> le deuxième film dans la saga, est aussi le plus sérieux de tous. L&#8217;humour présent dans le reste de la saga semble avoir déserté ce film qui est vraiment très particulier dans l&#8217;ensemble. C&#8217;est la seule fois où le héros ne part pas en quête d&#8217;un objet archéologique, mais doit faire face à une sorte de secte construite autour d&#8217;un rite sanglant. C&#8217;est aussi l&#8217;épisode où l&#8217;on voyage le moins, celui où l&#8217;aventure semble s&#8217;être quelque peu éclipsée. Les trois autres films sont beaucoup plus légers et même parfois drôles et c&#8217;est sans doute <em>Indiana Jones et la Dernière Croisade</em> qui l&#8217;est le plus. La confrontation entre Indiana Jones et son père, interprété par un Sean Connery en grande forme, s&#8217;avère plutôt réussie en formant un duo comique très convenu, certes, mais qui prouve ici son efficacité. Cette idée plutôt bien vue a été exploitée à nouveau dans <em>Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal</em>… malheureusement. Ce qui fonctionnait entre Indy et son père ne fonctionne plus du tout entre Indy et son fils. La relation entre les deux est d&#8217;ailleurs révélée à un moment plein d&#8217;action dans le film, ce qui l&#8217;éclipse totalement alors qu&#8217;elle était centrale dans le troisième film. Elle ne sert dès lors plus que de prétexte à quelques clins d&#8217;œil à <em>Indiana Jones et la Dernière Croisade</em>. Le dernier épisode est particulièrement mauvais quand il s&#8217;agit de faire rire : l&#8217;humour semble totalement téléphoné et peine à faire rire.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/indiana-jones-derniere-croisade-sean-connery.jpg" alt="Indiana jones derniere croisade sean connery" width="690" height="464" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">La saga <em>Indiana Jones</em> s&#8217;est construite autour de quelques grands mythes de notre civilisation, souvent des mythes religieux d&#8217;ailleurs. <em>Les Aventuriers de l&#8217;Arche perdue</em> est ainsi construit autour d&#8217;un récit de la Bible : l&#8217;arche en question contiendrait les fragments des tablettes sur lesquelles Dieu avait gravé les Dix commandements offerts à Moïse. <em>Indiana Jones et la Dernière Croisade</em> se bâtit quant à lui autour du plus grand mythe de notre civilisation peut-être : le Saint-Graal. Indy et son père partent à la recherche de la fameuse coupe qui aurait recueilli les dernières gouttes du sang du Christ et qui permettrait d&#8217;obtenir la vie éternelle, rien que cela. <em>Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal</em> quitte la religion catholique, mais reste dans les mythes fondateurs avec cette fois l&#8217;Eldorado. Seul <em>Indiana Jones et le Temple Maudit</em> s&#8217;éloigne de cette tendance : faisant à nouveau bande à part, il reste plus terre-à-terre avec une secte indienne. Dans tous les cas, l&#8217;archéologue est toujours présenté comme un scientifique qui ne croit pas à toutes ces histoires pour enfants, comme il les appelle. Indiana Jones est un sceptique, mais les films ne le sont en aucun cas : le scénario ménage toujours une large place au fantastique et crédibilise les histoires, qu&#8217;il s&#8217;agisse de l&#8217;arche, du Saint-Graal qui tire d&#8217;entre les morts un personnage mourant ou même de l&#8217;Eldorado revisité à la sauce Alien.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Indiana Jones</em> est associé pour toujours à sa musique. Un thème musical qui compose une bande-son parmi les plus connues de l&#8217;histoire du cinéma, au même niveau que la musique de <em>Star Wars</em>. Il faut dire que c&#8217;est à nouveau John Williams qui s&#8217;y colle et le résultat est, sans surprise, exceptionnel. Une mélodie reconnaissable entre toutes, un air que l&#8217;on fredonne sans y prendre garde, une musique associée pour toujours à la saga, au personnage et à l&#8217;idée d&#8217;aventure même, comme l&#8217;air de Dark Vador est associé aux personnages de méchant au-delà de la saga créée par George Lucas.</p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xbw5kn" frameborder="0" width="690" height="545"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Le succès d&#8217;<em>Indiana Jones</em> n&#8217;est pas usurpé : la saga imaginée par George Lucas et portée à l&#8217;écran par Steven Spielberg fonctionne parfaitement. Ces blockbusters familiaux sont de parfaits films d&#8217;aventures, avec un héros charismatique et des histoires pleines de danger, mais qui finissent bien. La saga a connu des hauts, <em>Les Aventuriers de l&#8217;Arche perdue</em> et <em>Indiana Jones et la Dernière Croisade</em> et des bas, <em>Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal</em> et dans une moindre mesure <em>Indiana Jones et le Temple Maudit</em>, mais elle est incontestablement l&#8217;une des plus grandes sagas au cinéma de ces dernières années. Le dernier film n&#8217;est néanmoins pas très bon et on peut craindre le pire pour le suivant, programmé pour l&#8217;année prochaine. Toujours est-il que cela n&#8217;enlève rien à la réussite de la trilogie initiale, à voir et à revoir en famille.</p>
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		<title>Les Trois Mousquetaires, Paul W.S. Anderson</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Oct 2011 22:46:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Dommage, Les Trois Mousquetaires n'est pas une bonne adaptation du roman de Dumas. Il y avait matière à faire quelque chose de bien, mais ni Paul W.S. Anderson ni ses acteurs ne veulent y croire et le résultat est décevant. <a href="http://nicolinux.fr/2011/10/15/trois-mousquetaires-anderson/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="178" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/les-trois-mousquetaires-anderson.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="les-trois-mousquetaires-anderson" title="les-trois-mousquetaires-anderson" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Belle idée que de transposer au cinéma <em>Les Trois Mousquetaires</em>. Ce récit plein d&#8217;héroïsme d&#8217;Alexandre Dumas est roman d&#8217;aventures comme on en fait plus et cette adaptation aurait pu donner un bon blockbuster, plaisant et si romanesque. Las, la version de Paul W.S. Anderson cède aux sirènes du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Steampunk">steampunk</a> et préfère suivre de très près le succès de la saga <em>Pirates des Caraïbes</em>. Sans surprise, le résultat est plutôt vain et assez déplaisant : un film d&#8217;action aux énormes ficelles et très vite oublié, où même le grand spectacle attendu n&#8217;est pas vraiment au rendez-vous.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=172168.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/les-trois-mousquetaires.jpg" alt="Les trois mousquetaires" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Les Trois Mousquetaires</em>, le film, suit à peu près la moitié du roman original d&#8217;Alexandre Dumas. On y découvre ainsi le jeune d&#8217;Artagnan, gascon désargenté de 18 ans qui débarque à Paris la tête pleine de rêves et de glorieux récits de mousquetaires. La désillusion ne se fait pas attendre : le jeune homme tombe, par hasard bien sûr, sur trois mousquetaires, les derniers représentants d&#8217;une confrérie en passe de disparaître sous la régence de Richelieu. Athos, Aramis et Porthos sont tous trois provoqués en duel par le jeune impétueux qui se révèle aussi excellent combattant lors d&#8217;un combat qui oppose finalement les mousquetaires et d&#8217;Artagnan contre la garde de Richelieu. Ce premier combat amène nos compères devant le roi Louis XIII avant de les envoyer, par un concours de circonstances, en Angleterre chercher un des joyaux de la Reine dissimulés dans la Tour de Londres, rien que cela. L&#8217;histoire est connue et sans surprise, on se contentera néanmoins de dire pour tous ceux qui n&#8217;ont jamais lu la prose d&#8217;Alexandre Dumas que la fin est ouverte. Il reste encore de quoi raconter dans l&#8217;univers des <em>Trois Mousquetaires</em>…</p>
<p style="text-align: justify;">Les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires#Adaptations_cin.C3.A9matographiques">adaptations au cinéma</a> du livre ne manquent pas et Paul W.S. Anderson a fait le pari de moderniser ce récit pour le rendre plus dynamique et plus attractif. Dans ce travail de modernisation, il y a quelques idées plutôt bienvenues, quoi déjà un peu trop vues. Les combats à l&#8217;épée rappellent les grandes heures des films de capes et d&#8217;épées, mais filmées de manière plus moderne, avec force ralentis, façon <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/02/06/sherlock-holmes-ritchie/">Sherlock Holmes</a></em>. Ces petites touches qui manquent parfois de discrétion participent à la modernisation de l&#8217;œuvre, ce qui n&#8217;est pas forcément un mal. Paul W.S. Anderson est allé beaucoup plus loin notamment, beaucoup trop loin… <em>Les Trois Mousquetaires</em> reprend le schéma général de l&#8217;œuvre de Dumas, mais en lui ajoutant une ambiance steampunk qui était bien évidemment absente du roman-feuilleton original. Une astuce scénaristique sans intérêt (la découverte de manuscrits de Léonard de Vinci) permet au film d&#8217;introduire des bateaux… volants. Alimentés par des machines à vapeur, ces aéronefs, comme ils sont appelés dans le film, déplacent les combats dans les airs et sont l&#8217;occasion de quelques scènes jugées certainement plus spectaculaires que si elles avaient été tournées sur la mer. Que l&#8217;on en juge : la Tour de Londres est attaquée par un de ces aéronefs qui se fait ensuite attaquer par un autre, plus gros. Le combat se termine… sur les pointes de Notre-Dames de Paris puis dans les jardins de Versailles, rien que cela. L&#8217;ensemble paraît de fait assez grotesque, d&#8217;autant que cet univers n&#8217;apporte strictement rien d&#8217;intéressant à l&#8217;histoire…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/anderson-trois-mousquetaires.jpg" alt="Anderson trois mousquetaires" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Quand des navires volent dans les cieux à l&#8217;époque de Louis XIII, il est difficile de parler d&#8217;anachronismes. Comme souvent dans le cinéma américain populaire, <em>Les Trois Mousquetaires</em> est plein d&#8217;incohérences temporelles. On ne les citera pas toutes, il faudrait des années pour le faire, mais un seul anachronisme en dit long sur le niveau du film. Louis XIII loge ici… à Versailles. Certes, Versailles existait à l&#8217;époque, mais pas sous la forme que l&#8217;on connaît actuellement, il n&#8217;y avait alors qu&#8217;un pavillon de chasse et certainement pas l&#8217;immense château qu&#8217;a construit Louis XIV, pas mal d&#8217;années plus tard. Tout est à l&#8217;avenant : le roi est présenté comme un gamin écervelé qui ne s&#8217;intéresse qu&#8217;à la mode, tandis que l&#8217;on voit un styliste avec des lunettes teintées en violet… Tout cela se veut sans doute original, fun, décalé… mais rien ne fonctionne. C&#8217;est d&#8217;ailleurs un sentiment général dans ce film : <em>Les Trois Mousquetaires</em> est bien trop téléphoné pour amuser, on sait à peu près tout de son déroulement avant même qu&#8217;il commence et Paul W.S. Anderson ne nous déçoit pas sur ce point, malheureusement… Tout cela pourrait encore passer si au moins les personnages étaient intéressants, mais là encore, le bat blesse. Aucun acteur ne semble croire à cette version modernisée des <em>Trois Mousquetaires</em> et tout sonne malheureusement bien faux.</p>
<p style="text-align: justify;">Si tout semble désespérément faux dans <em>Les Trois Mousquetaires</em>, c&#8217;est sans doute parce que la réalisation est loin d&#8217;être au niveau minimum d&#8217;un blockbuster en 2011. Toutes les séquences créées à l&#8217;ordinateur semblent avoir quelques années, les fonds et notamment les villes font vraiment faux, plus toc que du carton-pâte, pareil pour les armées démultipliées. On se demande vraiment comment un tel résultat a pu être obtenu pour un film qui a sans doute été doté d&#8217;un budget confortable. C&#8217;est comme si personne n&#8217;avait vraiment cru au film, ni le réalisateur, ni la production, encore moins les acteurs. Dans le lot, d&#8217;Artagnan en jeune naïf est le moins raté, même si la tête de minet de l&#8217;acteur est là uniquement pour permettre à la cible du film de s&#8217;identifier ou de se pâmer. Christoph Waltz compose un excellent cardinal Richelieu, mais c&#8217;est encore le même personnage pour cet acteur qui n&#8217;impressionne plus autant. Ne parlons pas des personnages secondaires censés faire rire, comme le lourdaud serviteur des mousquetaires qui peinera même à faire rire les plus jeunes… Inutile également d&#8217;évoquer la musique, omniprésente, lassante, manquant absolument d&#8217;originalité.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/10/trois-mousquetaires-anderson.jpg" alt="Trois mousquetaires anderson" width="690" height="468" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;espérais au moins un peu de détente, à défaut d&#8217;un grand film, en entrant dans la salle pour voir <em>Les Trois Mousquetaires</em>. Las, le plaisir n&#8217;a pas été vraiment au rendez-vous : trop caricatural, trop attendu, trop anachronique et des personnages qui ne croient même pas à l&#8217;heure histoire. C&#8217;est dommage, le roman d&#8217;Alexandre Dumas pourrait donner de belles adaptations, encore aujourd&#8217;hui. Manifestement, ce sera pour une autre fois.</p>
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		<title>Destination Finale 5, Steven Quale</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/09/03/destination-finale-5-quale/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Sep 2011 23:54:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Avec Destination Finale 5, la saga trouve une conclusion fun et réussie. Bonne surprise pour ce blockbuster qui termine idéalement la saison estivale, à condition d'accepter quelques litres d'hémoglobine. <a href="http://nicolinux.fr/2011/09/03/destination-finale-5-quale/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="144" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/09/final-destination-5-nicholas-d-agosto.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="final-destination-5-nicholas-d-agosto" title="final-destination-5-nicholas-d-agosto" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">La série des <em>Destination Finale</em> suit toujours le même schéma, immuable : un groupe composé essentiellement de jeunes échappe à un accident mortel. La mort veut ensuite se venger en tuant un à un ces rescapés dans l&#8217;ordre précis où ils auraient dû mourir. Un principe très simple qui ne donne lieu à aucun suspense, ni surprise, si ce n&#8217;est dans les morts : ces dernières sont toujours spectaculaires, alambiquées, inattendues. Elles sont le clou du spectacle, même si la série s&#8217;est un peu répétée avec le temps, comme en témoigne bien <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/09/03/destination-finale-4/">Destination Finale 4</a></em> sorti il y a trois ans : un film assez fun, mais sans intérêt. <em>Destination Finale 5</em> est censé clore la saga tout en la rafraîchissant un peu. Pari réussi : ce film est une très bonne surprise, il est à la fois très fun et pas si stupide que prévu… Parfait pour clore la période des blockbusters estivaux.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=185311.html"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/09/destination-finale-5.jpg" alt="Destination finale  5" width="690" height="945" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Un pont suspendu qui s&#8217;écroule, des dizaines et des dizaines de morts dans ce tragique accident causé par une série de malencontreuses coïncidences. Sam voit cet accident avant qu&#8217;il ne se produise, dans une sorte de cauchemar extrêmement réaliste. Quand il se réveille en sueur, tous les éléments de son cauchemar sont aussi dans la réalité : la même chanson à la radio, la même coupure au doigt… Paniqué, il sort du bus dans lequel il se trouve et entraîne avec lui une poignée de personnes, surprises devant la panique de Sam. Quand ces personnes sortent du pont, elles ne peuvent que regarder, impuissantes, l&#8217;accident survenir effectivement. Un miracle, certes, mais bientôt les miraculés tombent comme des mouches dans des accidents tout aussi étranges. Une succession d&#8217;éléments anodins pris séparément, mais qui combinés finissent par être mortels. Plus étrange encore, ces morts surviennent précisément dans le même ordre sur le pont, comme si la mort rattrapait ce qu&#8217;elle avait échoué à faire sur le pont…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Destination Finale 5</em> ne change pas les bonnes habitudes de la saga. Le début commence avec la présentation des personnages, puis l&#8217;accident rêvé par le médium de l&#8217;épisode, en l&#8217;occurrence Sam. Ce dernier parvient ensuite à sauver quelques personnages et la vengeance implacable de la mort peut commencer. Point de suspense ici, tout est connu à l&#8217;avance et le film avance comme sur des rails, même si cette fois l&#8217;épisode est connecté des précédents. C&#8217;est plus fort encore : les personnages ne savent pas qu&#8217;ils vont mourir les uns après les autres, il leur faut attendre un bon moment avant de le comprendre et les morts s&#8217;enchaînent à un bon rythme. Avantage de cette piste : Sam n&#8217;est pas vraiment le leader incontestable comme l&#8217;étaient les précédents médiums, il est tout aussi paumé que les autres et ne devient pas vraiment actif avant la fin. Comme l&#8217;affiche le dit explicitement, <em>Destination Finale 5</em> introduit de nouvelles règles, même si on reste dans le domaine du connu. La <a href="http://www.youtube.com/watch?v=C1gde41GG1s">bande-annonce</a> vend la mèche, alors on peut dire que les personnages apprennent qu&#8217;ils peuvent tuer un autre en échange de leur vie. Sans atteindre vraiment le thriller, <em>Destination Finale 5</em> ajoute une touche de suspense bienvenue dans ce mécanisme bien huilé. Sans compter que, sans rien en dévoiler, la fin s&#8217;avère particulièrement bien pensée et astucieuse…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/09/final-destination-5-steven-quale.jpg" alt="Final destination 5 steven quale" width="690" height="371" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Comme à chaque fois, tout l&#8217;intérêt de <em>Destination Finale 5</em> vient de ses morts. Les épisodes 3 et 4 avaient tendance à complexifier les morts, brouillant toujours plus les pistes, constituant à chaque fois des scènes complexes et assez longues. Ce nouvel opus est l&#8217;occasion d&#8217;un retour aux sources et aux morts plus rapides et plus sales de <em>Destination Finale 2</em>, notamment. Les scénaristes s&#8217;en sont néanmoins donnés à cœur joie : si les mises à mort ne sont pas aussi inventives qu&#8217;elles l&#8217;ont été, elles sont toutes originales, souvent inattendues et très souvent explosives, voire gores. Steven Quale aime manifestement le sang et les organes internes réduits en charpie et il le fait savoir. Dès le premier mort, sur le pont, le ton est donné : une femme se fait empaler sur le mat d&#8217;un bateau et les boyaux qui sortent sont bien visibles… Attention aux âmes sensibles, l&#8217;interdiction aux moins de 12 ans n&#8217;est pas de trop dans <em>Destination Finale 5</em>, un épisode particulièrement sanglant. L&#8217;accident inaugural est sans doute le plus impressionnant de toute la saga : la chute de ce pont suspendu donne lieu à une scène vraiment bluffante qui justifie à elle seule le déplacement dans une salle obscure.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les morts de <em>Destination Finale 5</em> sont réussies, c&#8217;est aussi parce que Steven Quale a su les mettre en valeur. Ce cinéaste américain est quasiment inconnu du grand public, mais il a pourtant collaboré avec James Cameron sur <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Avatar</a></em> en tant que superviseur des effets visuels. Autant que les effets ne lui sont pas inconnus et il le prouve avec ce film. <em>Destination Finale 5</em> n&#8217;est pas un grand film d&#8217;auteur, bien évidemment, mais il n&#8217;en a pas la moindre ambition. C&#8217;est plutôt un honnête blockbuster estival qui a la bonne idée de ne pas trop durer (1h30, c&#8217;est parfait pour ce genre de film) et qui exploite le plus possible la 3D. Comme pour <em>Destination Finale 4</em> d&#8217;ailleurs, la 3D est cette fois bien utilisée. Elle reste un gadget, certes, mais un gadget efficace qui permet d&#8217;envoyer sur les spectateurs divers objets pointus ou tranchants, mais aussi un peu d&#8217;hémoglobine et de chair fraiche. Pour une fois, on recommandera la version 3D qui participe de l&#8217;expérience ludique au cinéma.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/09/quale-destination-finale-5.jpg" alt="Quale destination finale 5" width="690" height="371" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Destination Finale 5</em> offre à la saga une conclusion d&#8217;un niveau assez inespéré. Alors que la série allait de mal en pis, cet ultime épisode redresse la barre en proposant la même idée, mais renouvelée. C&#8217;est suffisant pour susciter à nouveau l&#8217;intérêt et <em>Destination Finale 5</em> s&#8217;avère vraiment fun à condition d&#8217;accepter le principe et un peu d&#8217;hémoglobine. Espérons en tout cas que les producteurs laisseront maintenant à la saga <em>Destination Finale</em> la paix qu&#8217;elle mérite…</p>
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		<title>Spartacus, Stanley Kubrick</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/08/28/spartacus-kubrick/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 15:26:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Spartacus est le seul film de commande qu'a accepté de réaliser Stanley Kubrick et cela se voit. Son cinquième film est assez éloigné du reste de sa carrière et le réalisateur se fâche définitivement avec Hollywood après Spartacus. Un classique des péplums, à (re)voir en oubliant qu'il s'agit d'un Kubrick. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/28/spartacus-kubrick/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="157" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/spartacus-kubrick.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="spartacus-kubrick" title="spartacus-kubrick" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Quand <em>Spartacus</em> sort dans les salles, en 1960, Stanley Kubrick n&#8217;a que 32 ans et il vient de diriger un film aux dimensions hollywoodiennes. Lui qui n&#8217;avait tourné que des films assez modestes jusque-là par leurs budgets et par leurs histoires se charge d&#8217;un film doté d&#8217;un budget de 12 millions de dollars et des centaines et des centaines d&#8217;acteurs. Un projet pharaonique conçu et scrupuleusement protégé par Kirk Douglas. L&#8217;acteur a rencontré Stanley Kubrick sur <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/05/29/sentiers-gloire-kubrick/">Les Sentiers de la Gloire</a></em> et le cinéaste n&#8217;a pas encore l&#8217;aura qu&#8217;il obtiendra plus tard. <em>Spartacus</em> est sans doute son film le moins personnel, c&#8217;est une commande qu&#8217;il exécutera sans avoir son mot à dire. Le cinquième film de Stanley Kubrick n&#8217;est certes pas le plus intéressant de sa carrière, mais c&#8217;est un des meilleurs péplums de la grande époque…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=5370.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/stanley-kubrik-spartacus.jpg" alt="Stanley kubrik spartacus" width="690" height="955" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Spartacus</em> est l&#8217;adaptation au cinéma d&#8217;une histoire vraie. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Spartacus">Spartacus</a> a vraiment existé : cet esclave gladiateur thrace a menacé une vaste rébellion contre l&#8217;Empire romain à la fin des années 70 av. J.-C., une rébellion connue sous le nom de Troisième guerre servile. Le film, tel un biopic, suit la vie de cet esclave, acheté pour devenir gladiateur et qui réussit à s&#8217;échapper, entraînant avec lui tous les gladiateurs de son école. Le mouvement s&#8217;amplifie rapidement et les esclaves sont systématiquement libérés au passage de Spartacus qui réussit ainsi à former une armée forte de plusieurs dizaines de milliers d&#8217;hommes. Pas assez pour vaincre Rome et ses Légions, mais les esclaves rebelles ont quand même tenu deux ans, une longueur exceptionnelle qui s&#8217;explique notamment par la lenteur des Romains à réagir sérieusement. Au départ, personne ne prend au sérieux cette armée d&#8217;esclaves et Rome n&#8217;envoie pour les battre que quelques milliers d&#8217;hommes qui sont décimés rapidement. Ce n&#8217;est qu&#8217;une fois les Légions rassemblées que Spartacus et ses hommes doivent se rendre. Entre temps, Spartacus découvre l&#8217;amour en rencontrant Varinia, une esclave bretonne qu&#8217;il finit par épouser…</p>
<p style="text-align: justify;">Comme c&#8217;est toujours le cas à Hollywood, l&#8217;Histoire ne sert que de prétexte à élaborer l&#8217;histoire d&#8217;un film qui doit parler au plus grand nombre. Le scénario de <em>Spartacus</em> n&#8217;hésite ainsi pas à s&#8217;éloigner du personnage pour en faire un héros des temps modernes, à l&#8217;assaut d&#8217;un Empire romain décadent et en faveur de la liberté et, partant, de la démocratie. Conçu dans les années 1950, le film est d&#8217;abord un pied de nez au climat anticommuniste de l&#8217;époque. L&#8217;âge d&#8217;or du sénateur <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_McCarthy">McCarthy</a> et de sa croisade contre le communisme avait bien sûr des conséquences sur l&#8217;industrie du cinéma. Des acteurs, des réalisateurs et des scénaristes sont ainsi mis sur une liste noire qui les empêche de travailler suite à des soupçons de sympathies communistes. Le cinéma a toujours réussi à contourner les règles, mais <em>Spartacus</em> enfonce le clou. Le scénario est écrit par Dalton Trumbo, opposant farouche du maccarthysme qui a longtemps écrit des scénarios sous pseudonyme et qui accepte pour ce film d&#8217;afficher son nom. Son scénario est lui aussi dans cet état d&#8217;esprit : Spartacus devient une sorte de communiste avant l&#8217;heure et la communauté d&#8217;esclaves libérés rappelle fort les mouvements hippies des années 1970. Le scénario simplifie les faits pour ne retenir qu&#8217;une lutte sans merci avec deux camps bien opposés et un manichéisme appuyé. Tous les Romains sans exception sont corrompus ou alors sans pitié et ils sont tous prêts à tout pour conserver leur pouvoir et écraser les esclaves qui sont quant à eux entièrement positifs. Un exemple parmi tant d&#8217;autres : dans le film, on voit Spartacus intervenir pour empêcher un combat à mort de Romains organisé par les anciens gladiateurs ; on sait dans les faits que des centaines de soldats ont été ainsi tués dans des jeux du cirque.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/spartacus-kirk-douglas.jpg" alt="Spartacus kirk douglas" width="690" height="341" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Relecture historique, donc, mais relecture aussi &laquo;&nbsp;douglasienne&nbsp;&raquo;. <em>Spartacus</em> est le film le moins personnel de Stanley Kubrick et pour cause, il s&#8217;agit beaucoup plus d&#8217;un film de… Kirk Douglas. L&#8217;acteur principal dans le film est aussi l&#8217;instigateur du projet et il est le producteur exécutif du film. Un poste clé qui laisse au comédien toute latitude pour imposer son point et <em>Spartacus</em> témoigne bien de ce pouvoir. Spartacus, l&#8217;homme, est ici le leader incontesté et incontestable du mouvement, ce qui était loin d&#8217;être aussi évident dans la réalité. On sait au moins qu&#8217;une partie des esclaves rebelles sont morts sous la direction de Crixius qui ne joue ici qu&#8217;un rôle minime alors que la tension entre les deux hommes est minime. Le message a été lissé au maximum, certes pour combattre le maccarthysme et imposer un cinéma plus libre, mais aussi pour mettre en valeur Kirk Douglas qui a, après tout, initié le projet après s&#8217;être fait rejeter de <em>Ben-Hur</em>. Quand il appelle Stanley Kubrick, il vient de congédier le réalisateur qu&#8217;il avait précédemment choisi et le message est très clair : c&#8217;est lui qui dirige. Plusieurs scènes se comprennent mieux par cette présence, notamment toutes celles, assez annexes dans le développement du récit, qui concernent son amour pour Varinia. La fin, totalement réécrite par rapport à la réalité, fait en outre de Spartacus un martyr sur la croix, figure christique par excellence…</p>
<p style="text-align: justify;">Après <em>Spartacus</em>, Stanley Kubrick part le plus loin possible de Hollywood et tourne <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/05/08/lolita-kubrick/">Lolita</a></em> en Grande-Bretagne. Le cinéaste ne quittera ensuite plus ce pays, préférant même reconstituer des rues entières de New York pour <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/05/01/eyes-wide-shut-kubrick/">Eyes Wide Shut</a></em> plutôt que de poser à nouveau ses caméras sur le sol américain. Le dégoût est fort et il s&#8217;explique essentiellement par l&#8217;expérience <em>Spartacus</em>. Le jeune Kubrick est frustré sur cet énorme tournage, il n&#8217;a aucun contrôle sur le scénario, ni même sur le tournage proprement dit : il n&#8217;a été invité que pour poser ses caméras là où on le lui demande. Rien ne pourrait plus être éloigné de sa conception du cinéma : ce perfectionniste qui a pu demander à ses acteurs de refaire une même scène plusieurs dizaines de fois jusqu&#8217;à atteindre la perfection ne peut ici rien faire, si ce n&#8217;est râler. Les relations entre le cinéaste et Kirk Douglas ont manifestement été troubles et les deux hommes resteront fâchés. <em>Spartacus</em> garde ainsi très peu d&#8217;influence de Stanley Kubrick, mais ce dernier a réussi tout de même à glisser un peu de lui-même, l&#8217;air de rien. Le film aurait été sans doute moins violent et moins réaliste sans lui : les images de carnage, les meurtres face à la caméra, c&#8217;est lui. L&#8217;énorme bataille finale est son idée aussi et on sent qu&#8217;il a aimé tourner ces énormes scènes et diriger les milliers de figurants nécessaires. C&#8217;est néanmoins bien peu dans les quasiment 3h20 que durent <em>Spartacus</em> et on peut comprendre le dégoût du réalisateur pour Hollywood quand on compare ce film au reste de sa carrière.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/kubrick-spartacus.jpg" alt="Kubrick spartacus" width="690" height="343" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Spartacus</em> fait partie de la dernière série des péplums de l&#8217;âge d&#8217;or du genre et il représente en quelque sorte la quintessence du genre. Le film a connu beaucoup de succès et il est resté gravé dans les mémoires collectives pour cette raison. À cet égard, il mérite tout à fait d&#8217;être (re)vu, mais celui qui y cherche Stanley Kubrick risque bien d&#8217;être déçu. Le cinéaste n&#8217;est pas totalement absent, mais ce premier et dernier film de commande dans sa carrière est son film le moins personnel et sans doute le plus décevant comparé aux autres films.</p>
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		<title>La planète des Singes, Tim Burton</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Aug 2011 18:09:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>En 2001, Tim Burton proposait sa version de La Planète des Singes de 1968. Une version modernisée, plus noire, plus violente aussi, mais pas vraiment plus intéressante. Un film rapidement oubliable… <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/21/planete-singes-burton/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/la-planete-des-singes-2001.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="la-planete-des-singes-2001" title="la-planete-des-singes-2001" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Le retour de l&#8217;histoire de <em>La Planète des singes</em> inventée par Pierre Boulle s&#8217;est fait sous le signe d&#8217;un renouveau complet en 2011 avec <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/14/planete-singes-origines-wyatt/">La Planète des Singes : l&#8217;origine</a></em>. Dix ans auparavant, Tim Burton proposait sa propre version, un remake de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/15/planete-singes-schaffner/">La Planète des Singes</a></em> de 1968. Remake, certes, mais avec un certain nombre de libertés par rapport au film de Franklin J. Schaffner. Entre les deux films, la technique a évolué, mais Tim Burton fait toujours confiance aux masques à l&#8217;ancienne pour ses singes. Les deux films sont à la fois très différents et très proches : <em>in fine</em>, <em>La Planète des Singes</em> version Tim Burton est un divertissement assez inutile et vite oublié.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29284.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/planete-des-singes-2001.jpg" alt="Planete des singes 2001" width="690" height="1038" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Dans un futur assez proche, des hommes entraînent des chimpanzés pour les envoyer à leur place dans l&#8217;espace plutôt que de risquer leur vie. Malgré certaines similitudes troublantes avec le film de Stanley Kubrick, l&#8217;intelligence artificielle de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/07/2001-odyssee-espace-kubrick/">2001, Odyssée de l&#8217;espace</a></em> n&#8217;a pas atteint ce futur-là. Les singes sont de bons candidats néanmoins : proches de l&#8217;homme sur le plan physique, ils sont suffisamment intelligents pour mener à bien leur mission, pas assez pour réclamer autre chose que des cellules et des cacahuètes en guise de récompenses. Lors d&#8217;une opération, une capsule avec un singe se perd dans un nuage électromagnétique. N&#8217;écoutant que son courage et pas ses supérieurs, Leo Davidson monte dans une autre capsule et part à sa poursuite. Le voyage est agité, Leo perd le contrôle de la capsule et son compteur temporel perd les pédales. La capsule atterrit finalement brutalement sur une planète inconnue où Leo est rapidement capturé par des singes. Sur cette planète, les singes sont organisés en société et ils traitent les humains comme des animaux et s&#8217;en servent comme esclave. Leo, aidé par la fille du sénateur des singes, organise alors son évasion pour tenter de retrouver son vaisseau…</p>
<p style="text-align: justify;">Comme dans le film de Franklin J. Schaffner, <em>La Planète des Singes</em> de Tim Burton se base sur le principe de l&#8217;inversion complète des singes et des humains, mais il ne va pas aussi loin que le premier film. Alors que chez Schaffner, les singes se comportaient en humains et les humains en animaux qui ne parlent pas, Tim Burton a choisi une version plus réaliste. Les singes ont effectivement une société complexe, avec une organisation sociale moins marquée que dans le film de 1968 (sans castes bien marquées et liées à des races), mais une organisation tout de même, avec des militaires, des politiques, etc. Schaffner avait un modèle médiéval en tête, Tim Burton penche plutôt du côté des romains : sénateurs, esclaves et esclavagistes, légions dans des tentes rouges… tout évoque ici l&#8217;Empire romain. Les singes ont ici conservé une trace de leur animalité : s&#8217;ils sont en général sur deux pattes, ils courent sur quatre ; s&#8217;ils parlent, ils grognent aussi quand ils s&#8217;énervent. Ces singes restent aussi des animaux et gagnent ainsi en réalisme, tandis que les humains sont inversement beaucoup plus proches de notre société actuelle. Ils parlent, sont aussi organisés en tribus, ils s&#8217;habillent normalement, confectionnent des tissus, etc.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/planete-des-singes-burton.jpg" alt="Planete des singes burton" width="690" height="465" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Ce réalisme totalement absent de la version de 1968 qui opérait une inversion totale n&#8217;est pas forcément très positif pour <em>La Planète des Singes</em> de 2001. Contrairement aux singes de <em>La Planète des Singes : l&#8217;origine</em>, les singes de Tim Burton sont à la fois trop humains et trop singes, ils perdent finalement en naturel. On peine à croire à cette société de singes, d&#8217;autant que les emprunts à l&#8217;Empire romain sont trop forts pour ne pas penser à Spartacus. Difficile de savoir la nouvelle version fera mieux, mais ce pari de singes humains, mais pas trop, n&#8217;est ici pas vraiment concluant. L&#8217;originalité des primates n&#8217;est finalement pas vraiment exploitée alors qu&#8217;elle nous est constamment rappelée. <em>La Planète des Singes</em> devient film très classique avec une histoire de libération qui ne dévie jamais d&#8217;un pouce de ses rails. La lutte finale est à cet égard révélatrice : on finit par totalement oublier que des singes et des humains s&#8217;affrontent, on ne voit plus qu&#8217;une guerre comme on en a déjà vu des dizaines au cinéma, et en général en mieux. Pour ne citer qu&#8217;un film, Peter Jackson faisait beaucoup mieux à la même époque avec son adaptation du <em>Seigneur des Anneaux</em>. Toute la réflexion du premier film, tant politique que philosophique, a ici totalement disparu au profit d&#8217;un pur film d&#8217;action qui peine à renouveler le genre.</p>
<p style="text-align: justify;">Interrogé sur son rôle en tant que réalisateur pour une éventuelle suite, Tim Burton aurait <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Planet_of_the_Apes_(2001_film)#Legacy">déclaré</a> : « <em>Je préférerais sauter par une fenêtre</em> ». De fait, <em>La Planète des Singes</em> est sans doute le moins burtonnien de ses films : on sent qu&#8217;il s&#8217;agit purement d&#8217;un film de commande qu&#8217;il a accepté pour financer ses autres films plus personnels. On retrouve tout de même le cinéaste dans les décors de la ville des singes, noirs à souhait, ou encore dans le choix de masques au lieu des singes numériques qui étaient au départ prévus. Le film reste assez impersonnel et clairement taillé pour monter dans le box-office, et il fut d&#8217;ailleurs à cet égard un succès. Le film propose une version très proche de celle de 1968, mais modernisée, pour les singes. Les masques sont toujours bien visibles, on distingue toujours les acteurs derrière (Helena Bonham Carter notamment, très reconnaissable), mais ils sont plus réalistes tout de même. Ils sont plus variés, ils ressemblent plus à des singes et on les oublie assez facilement… jusqu&#8217;au retour à l&#8217;écran d&#8217;un vrai singe. Ce retour fait du mal au film, il confronte deux réalités totalement différentes et remet en cause le choix de Tim Burton. De ce point de vue, <em>La Planète des Singes : les origines</em> fait un choix techniquement beaucoup plus abouti et réussi, mais ce choix n&#8217;existait évidemment pas il y a dix ans, évidemment…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/burton-planete-des-singes.jpg" alt="Burton planete des singes" width="690" height="427" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>La Planète des Singes</em> n&#8217;est pas un film resté dans les annales du cinéma, et pour cause. Ce n&#8217;est pas un film mauvais en soi, mais il est loin d&#8217;être inoubliable comme a pu l&#8217;être le film de Franklin J. Schaffner. La faute sans doute à un manque d&#8217;enjeux : cette version est un remake à peine modernisé et surtout beaucoup plus violent. Terminés les questionnements politico-philosophiques, place à un Spartacus revisité et à la guerre. Le résultat n&#8217;est pas très intéressant et on apprécie le choix de la production en faveur d&#8217;un film complètement nouveau, plutôt que d&#8217;avoir fait une suite à cette <em>Planète des Singes</em>.</p>
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		<title>Captain America : First Avenger, Joe Johnston</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Aug 2011 00:33:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Avengers]]></category>
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		<category><![CDATA[Superhéros]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Premier superhéros créé par Marvel, Captain America est aussi le premier Avenger présenté comme tel au cinéma. Le spectacle est assuré, mais le film loin d'être inoubliable, la faute à un personnage et une histoire beaucoup trop monolithiques. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/20/captain-america-first-avenger-johnston/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="171" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/captain-america-first-avenger-johnston.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="captain-america-first-avenger-johnston" title="captain-america-first-avenger-johnston" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Les <a href="http://nicolinux.fr/tag/avengers/">Avengers</a>, groupe mythique de superhéros Marvel… Le studio prépare patiemment le débarquement de ce groupe sur grand écran, en mai 2012. Les vengeurs ont d&#8217;abord avancé masqués, mais le groupe se forme peu à peu autour de la figure de Nick Fury qui est apparue furtivement pendant les deux <em>Iron Man</em> ou récemment dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/04/30/thor-branagh/">Thor</a></em>. Avec <em>Captain America : First Avenger</em>, ils s&#8217;avancent néanmoins à visage découvert. Le film de Joe Johnston est le premier à être relié aussi clairement au groupe de superhéros, avec cette fois l&#8217;introduction du plus américain d&#8217;entre eux. Contrairement à la plupart des adaptations de comics récentes, <em>Captain America : First Avenger</em> est une adaptation à l&#8217;ancienne, très premier degré. Les fans du comics apprécieront certainement, mais le film s&#8217;avère finalement assez décevant, même si le grand spectacle du blockbuster estival est assuré.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=136557.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/captain-america-first-avenger1.jpg" alt="Captain america first avenger" width="690" height="928" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">« <em>Certains naissent héros. D&#8217;autres le deviennent</em>. » scande l&#8217;affiche. De fait, <em>Captain America : First Avenger</em> raconte la naissance d&#8217;un superhéros qui ne nait pas avec ses superpouvoirs (Superman, Thor) mais qui le devient, non pas à la faveur d&#8217;un hasard (Spiderman) ou de sa richesse (Iron Man, Batman), mais… grâce à l&#8217;armée américaine. New York, début des années 1940 : Steve Rogers rêve de partir sur le front européen défendre son pays, mais il est systématiquement refusé. Trop petit et chétif, asmathique, il est bien trop fragile pour servir sous le drapeau, mais le jeune homme s&#8217;entête. Il finit par croiser la route d&#8217;un programme expérimental qui vise à fournir à l&#8217;armée américaine des super soldats capables d&#8217;inverser le cours de la guerre. Steve est le premier à faire l&#8217;expérience du programme qui s&#8217;avère parfaitement réussi : il devient un géant extrêmement musclé, incapable de tomber malade et résistant à tous les coups. Expérience réussie, mais son concepteur meurt alors et Steve est le seul super soldat du pays. Plutôt que de l&#8217;envoyer au front, l&#8217;armée décide de le garder pour en faire un symbole et inciter les Américains à financer l&#8217;effort de guerre, jusqu&#8217;au jour où il décide d&#8217;abandonner la propagande et agir. Il faut dire que la menace pèse : Hydra, division nazie dédiée aux recherches sur les sciences obscures et dirigée par un savant fou, menace de faire exploser les États-Unis, rien que ça…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Captain America : First Avenger</em> est le récit de la formation d&#8217;un superhéros et la structure du film est assez classique. On découvre d&#8217;abord le Steve chétif, mais bagarreur qui ne lâche jamais et entend tout faire pour servir son pays. Viennent ensuite la transformation et les premiers exploits du superhéros, jusqu&#8217;à la consécration. Là où le film devient plus intéressant, c&#8217;est justement parce que le passage du looser au superhéros n&#8217;est pas des plus ordinaires. Steve ne devient pas un superhéros du jour au lendemain, mais il devient Captain America, personnage de propagande utilisé par l&#8217;armée américaine pour inciter les gens à payer. Juste après la transformation, Steve n&#8217;est pas envoyé au front, il est même rejeté comme un malpropre par son officier et au contraire accueilli les bras ouverts par les politiciens qui voient immédiatement le potentiel à en tirer. Joe Johnston a fait le choix de mettre l&#8217;accent sur cette étape intermédiaire où Captain America fait le clown sur scène, un moment crucial quand il doit se confronter à la réalité du front. Nonobstant cette originalité, le film retrouve le rythme habituel des films de superhéros. Engagé par l&#8217;armée, Steve garde son uniforme de propagande et en fait un uniforme de superhéros, avec notamment son fameux bouclier capable de résister à toutes les balles. <em>Captain America : First Avenger</em> enchaîne les exploits qui mènent jusqu&#8217;à l&#8217;affrontement final avec le boss de fin, en l&#8217;occurrence Red Skull, un méchant assez impressionnant à voir.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/captain-america-first-avengers-2011.jpg" alt="Captain america first avengers 2011" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Captain America : First Avenger</em> ne cherche pas l&#8217;originalité à tout prix, mais c&#8217;est après tout le cas de toutes les adaptations de comics, ou presque. Le choix plus marqué et original de Joe Johnston est plutôt de faire une adaptation à l&#8217;ancienne, loin du réalisme qui a prévalu ces dernières années et qui a cumulé dans les deux <em>Batman</em> de Christopher Nolan. <em>Captain America : First Avenger</em> est au contraire un film très premier degré où le superhéros arrive, casse tout sur son passage et sauve le monde, point final. Ici, nulle trace d&#8217;état d&#8217;âme, nul questionnement sur les motivations du superhéros : Captain America est un personnage plutôt monolithique capable uniquement de faire le bien et de sauver les États-Unis. Le film n&#8217;est sans doute pas entièrement responsable de ce manque d&#8217;épaisseur, le personnage est certainement ainsi dans l&#8217;œuvre originale de Marvel, mais reste que Captain America est certainement un des superhéros les moins passionnants de ces dernières années. <em>Captain America : First Avenger</em> est à l&#8217;image de son héros, assez monolithique. L&#8217;univers des années 1940 est plutôt bien retranscrit, la patine d&#8217;un film tendance old-school est assez réussie, mais le film peine à vraiment soulever l&#8217;enthousiasme de ses spectateurs. La faute à un récit trop linéaire sans doute, mais aussi à un méchant bien trop caricatural et simpliste pour intéresser, même si on retrouve le thème bien connu de la connexion entre héros et méchant. L&#8217;idée de réécrire l&#8217;histoire avec des superhéros est bonne et elle fonctionnait pleinement dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/06/02/x-men-commencement-vaughn/">X-Men : Le commencement</a></em>, mais il s&#8217;agissait alors de petites touches. Ici, le méchant est censé se dresser contre Hitler et s&#8217;en prendre aux États-Unis, sans que le dictateur allemand n&#8217;essaie de l&#8217;en empêcher : c&#8217;est tout de même un peu gros. L&#8217;action avance aussi trop simplement, rien ne peut arriver à Captain America qui n&#8217;est jamais mis sérieusement en défaut et qui se contente d&#8217;avancer presque mécaniquement…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Captain America : First Avenger</em> n&#8217;est pas sans défaut, on vient de le voir, mais il serait faux d&#8217;affirmer que le film est un échec complet. Joe Johnston parvient sans problème à assurer le spectacle de circonstance pour un blockbuster estival. Les séquences explosives ne manquent pas à l&#8217;appel et elles sont réussies. La 3D est globalement inutile et elle nuit à la netteté de l&#8217;image et à la vivacité des couleurs, mais le film reste malgré tout prenant et bien rythmé. On ne voit pas le temps passer et le spectacle est agréable, quoiqu&#8217;assez fade. Chris Evans n&#8217;est pas mauvais, mais son rôle n&#8217;est pas très difficile non plus et on notera que la bande originale est composée de titres écrits pour le film qui s&#8217;avèrent plutôt réussis. Bref, le spectacle est au rendez-vous, mais c&#8217;est quand même bien le moins que l&#8217;on est en droit d&#8217;attendre d&#8217;une adaptation de comics.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/johnston-captain-america-first-avenger.jpg" alt="Johnston captain america first avenger" width="690" height="466" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;arrivée des Avengers se prépare et il fallait bien évoquer Captain America, le premier superhéros créé par Marvel, tout de même. Malheureusement, le résultat n&#8217;est pas aussi passionnant que prévu, la faute sans doute à un personnage trop monolithique et trop sûr de lui. <em>Captain America : First Avenger</em> est un comics à l&#8217;ancienne et si les fans s&#8217;y retrouveront sans doute, les autres regretteront peut-être le réalisme ou la complexité des bonnes adaptations récentes de comics. Espérons que le film des <em>Avengers</em> sera, lui, à la hauteur de nos attentes… Restez d&#8217;ailleurs bien jusqu&#8217;à la toute fin, vous aurez droit à un avant-goût après le générique.</p>
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		<title>La Planète des Singes : les origines, Rupert Wyatt</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Aug 2011 17:46:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Bonne surprise pour La Planète des Singes : les origines. On n'attendait pas grand-chose de ce film qui s'avère finalement réussi. Ce retour réaliste sur les origines de la prise de pouvoir des primates est un divertissement efficace et plaisant. À voir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/14/planete-singes-origines-wyatt/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="170" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/planete-singes-origines-wyatt.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="planete-singes-origines-wyatt" title="planete-singes-origines-wyatt" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>La Planète des Singes</em> fait partie des œuvres de science-fiction qui ont durablement marqué. Le roman de Pierre Boulle date des années 1960 et il a engendré un nombre incalculable de films, séries et autres œuvres, chacun utilisant l&#8217;inversion du rôle des singes et des hommes à sa sauce. <em>La Planète des Singes : les origines</em> vient s&#8217;ajouter à la longue liste, mais il propose un angle original. Plutôt qu&#8217;un remake de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/15/planete-singes-schaffner/">La Planète des Singes</a></em>, le film de 1968 réalisé par Franklin J. Schaffner, qui était la voie <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/21/planete-singes-burton/">choisie par Tim Burton</a> dans les années 2000, le film de Rupert Wyatt se déroule avant les faits. Comme son nom l&#8217;indique bien, <em>La Planète des Singes : les origines</em> explique la naissance des singes intelligents. Un choix qui s&#8217;avère payant : cette nouvelle branche de l&#8217;histoire commence avec un film extrêmement réaliste et assez nouveau. Une réussite, même si elle ne respecte pas du tout l&#8217;œuvre originale.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181716.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/la-planete-des-singes-origines.jpg" alt="La planete des singes origines" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<div style="text-align: center;"><strong>Ne lisez pas ce qui suit si vous n&#8217;avez jamais entendu parler de <em>La Planète des Singes</em>…</strong></div>
<p style="text-align: justify;">Contrairement au roman original et contrairement aux adaptations qui ont suivi, <em>La Planète des Singes : les origines</em> ne se déroule pas dans un lieu et un futur lointains. Le film prend place au contraire dans un futur très proche, à San Francisco. Un jeune scientifique travaille sur un médicament qui pourrait soigner les malades souffrant d&#8217;Alzheimer. Ce médicament permet au cerveau de générer lui-même des cellules pour remplacer celles qui ne fonctionnent plus par de nouvelles. Testé sur des chimpanzés, ce traitement s&#8217;avère extrêmement efficace : un singe fait même preuve d&#8217;une intelligence rare après l&#8217;avoir subi. Au moment où les tests humains devraient commencer, un incident conduit à la mort du singe et à l&#8217;arrêt du programme. Le singe s&#8217;avérait en fait être une mère qui laisse au monde un jeune singe. Récupéré par le scientifique qui l&#8217;élève chez lui, César fait lui aussi preuve d&#8217;une rare intelligence. Il comprend les humains et se comporte vite comme un enfant. César devient un fils pour ce scientifique et il semble parfaitement s&#8217;intégrer… jusqu&#8217;au jour où ses instincts reprennent temporairement le dessus et César attaque alors un voisin. Enfermé dans un refuge, le singe développe une rancœur tenace à l&#8217;égard des humains et son intelligence lui permet d&#8217;envisager une révolte…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La planète des Singes</em> commence normalement avec un postulat : les singes sont devenus intelligents et ils ont pris le pouvoir, inversant l&#8217;évolution darwinienne que tous les humains considèrent tout à fait normale et ne remettent jamais en cause. Rupert Wyatt a décidé lui de ne pas partir de ce point de départ, mais d&#8217;expliquer l&#8217;arrivée à cette inversion. Son film explique donc l&#8217;origine de l&#8217;intelligence des singes et le début de leur révolution. Quand <em>La Planète des Singes : les origines</em> se termine, les singes n&#8217;ont pas encore pris le pouvoir, ils ont simplement mis une belle pagaille dans San Francisco. La révolution viendra sans doute, la fin reste ouverte et appelle indéniablement à une suite, mais ce n&#8217;est pas le sujet du film. C&#8217;est un pari osé, les fans seront sans doute surpris de ne jamais trouver <em>La Planète des Singes</em> telle qu&#8217;ils l&#8217;imaginaient, mais c&#8217;est sans doute la meilleure idée du film de Rupert Wyatt. Ce choix permet au film de s&#8217;affranchir des modèles et de gagner en liberté, mais aussi en réalisme. Presque tout, dans <em>La Planète des Singes : les origines</em>, est réaliste, ou du moins crédible, la seule chose à admettre est que la connaissance du cerveau ait suffisamment augmenté pour que l&#8217;on sache comment provoquer la croissance de cellules nerveuses. C&#8217;est beaucoup, certes, mais c&#8217;est une science-fiction très scientifique et peu fictive. L&#8217;idée que des singes peuvent nous imiter et faire mieux que nous s&#8217;avère toujours aussi gênante et forte. Si elle perd ici le message politique qu&#8217;elle avait dans les premières versions, cette idée est quand même efficace et remet en cause quelques certitudes. Les hommes insistent toujours sur le fait qu&#8217;il ne s&#8217;agit que de singes, des êtres inférieurs donc et le film montre bien leur effroi quand ils comprennent que les singes sentent cette condescendance et se vengent. Quand César prononce son premier mot, cet accès au langage est si fort qu&#8217;il paralyse l&#8217;homme qui tient pourtant un fusil.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/wyatt-planete-singes-origines.jpg" alt="Wyatt planete singes origines" width="690" height="490" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;autre bonne idée de <em>La Planète des Singes : les origines</em> est d&#8217;inverser le regard sur les hommes et les singes. Traditionnellement, les hommes restent les gentils, tandis que les singes sont les méchants menaçants. Rupert Wyatt a inversé les choses : dans son film, ce sont les humains qui sont prêts à tout pour sauver leur peau et qui n&#8217;ont absolument aucun égard pour les animaux. Les singes leur servent de souris de laboratoire, ils les traitent comme des moins que rien et n&#8217;hésitent pas à les massacrer méthodiquement au moindre problème. Paradoxalement, les singes paraissent alors beaucoup plus doux, attentionnés, nous dirions beaucoup plus humains. Même quand ils combattent les hommes, ils ne les tuent pas gratuitement, ils les laissent simplement sonnés ou les enferment dans leurs anciennes cages. Le résultat est logique : le spectateur se sent plus proche des singes que des hommes. Bonne idée, mais qui a aussi un inconvénient : aucun rôle humain ne sort du lot et ils sont globalement peu passionnants. Seule exception notable : Will, le scientifique qui recueille et élève César. Entre le maître et le singe s&#8217;établit une relation filiale très belle et étonnante dans un tel film. Les regards du singe en disent long sur ce qu&#8217;il ressent pour son maître, loin des clichés du genre. De fait, <em>La Planète des Singes : les origines</em> reste éloigné d&#8217;un film de science-fiction traditionnel, pour s&#8217;approcher plus du drame familial mâtiné de biopic. Le résultat est étonnant, mais finalement assez plaisant.</p>
<p style="text-align: justify;">Si les relations entre le singe et son jeune maître sont réussies, c&#8217;est d&#8217;abord parce que la réussite technique est totale. Les singes sont des créations numériques selon la méthode de captation de mouvements (<em>motion capture</em>) exploitée notoirement dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Avatar</a></em>, mais aussi dans <em>Le Seigneur des Anneaux</em>. Cette technologie rend les singes extrêmement convaincants, mais en même temps très humains puisqu&#8217;il y a un acteur derrière chacun d&#8217;entre eux. César a ainsi été interprété par Andy Serkis, le même acteur qui se trouvait derrière Gollum. Son travail est vraiment remarquable et on oublie vite toute la technique, ce qui est sans doute le plus beau compliment qu&#8217;on pourrait lui faire. Au-delà du <em>motion capture</em>, <em>La Planète des Singes : les origines</em> ne brille pas par une réalisation particulièrement brillante. Ce blockbuster estival est correct, sans plus, il remplit son rôle sans grandes idées, mais il est efficace et honnête. On pourra encore une fois regretter des rôles humains souvent assez insignifiants (mentions spéciales pour la copine du scientifique ou pour le gardien des singes), mais c&#8217;est aussi finalement un parti-pris intéressant.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/la-planete-des-singes-les-origines.jpg" alt="La planete des singes les origines" width="690" height="426" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Une préquelle pour <em>La Planète des Singes</em> ? Dire que l&#8217;on attendait <em>La Planète des Singes : les origines</em> avec peu d&#8217;enthousiasme relève encore de l&#8217;euphémisme, mais le film de Rupert Wyatt crée la surprise pour cette saison estivale assez fade côté blockbusters. Le film n&#8217;est pas un chef-d&#8217;œuvre, il n&#8217;en a pas non plus l&#8217;ambition : c&#8217;est l&#8217;ouverture honnête et pleine de potentiel d&#8217;une nouvelle série qui, on l&#8217;espère, maintiendra ce bon niveau. En attendant d&#8217;en voir plus, <em>La Planète des Singes : les origines</em> est sans doute le meilleur blockbuster à pop-corn à voir en ce moment : si vous en cherchez un, c&#8217;est une valeur sûre.</p>
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		<title>Super 8, J.J. Abrams</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 22:16:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Famille]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Super 8 plonge le spectateur dans les années 1970/1980 et c'est très efficace. Malheureusement, après un début réussi, le film s'enlise à trop vouloir donner de réponses et avec une science-fiction qui manque vraiment d'originalité. Dommage, mais le film reste un bon divertissement estival et familial. <a href="http://nicolinux.fr/2011/08/04/super-8-abrams/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="133" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/super-8.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="super-8" title="super-8" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Le troisième et dernier film de J.J. Abrams est, sans surprise, le parfait blockbuster estival, tendance pop-corn. <em>Super 8</em> est aussi un film qui effectue un retour en arrière : assumant pleinement son côté nostalgique, le film se déroule à la toute fin des années 1970 et il est pensé et tourné comme un film de cette époque. Exercice de style vain ou hommage réussi ? Peu importe à vrai dire : le film offre du grand spectacle à très haut niveau et une histoire qui entraînera autant ceux qui ont connu les films de cette époque que les plus jeunes. Après un début extrêmement réussi, <em>Super 8</em> tombe malheureusement dans ce travers si courant dans le cinéma grand public en cherchant à tout expliquer. Pas de quoi gâcher la séance, toutefois.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181541.html"><img src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/super-8-abrams.jpg" alt="Super 8 abrams" width="690" height="927" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Été 1979, une bourgade de l&#8217;Ohio est endeuillée par la disparition d&#8217;une ouvrière à l&#8217;usine locale. Joe, son fils, souffre au moins autant que Jackson, son mari : ce dernier, adjoint au shérif, doit assumer pour la première fois seul son rôle de père et il n&#8217;est pas vraiment pas du tout à l&#8217;aise. Heureusement, Joe trouve du réconfort dans sa bande d&#8217;amis qui profite d&#8217;ailleurs de l&#8217;été pour tourner un film. Armés d&#8217;une caméra Super 8, dirigés par le réalisateur en herbe Charles, les cinq garçons tournent un film de zombies. Pour ajouter au scénario un peu d&#8217;émotion, ils font appel à une jeune fille légèrement plus âgée et qui accepte de jouer pour eux. Alors qu&#8217;ils tournent une scène à la gare désaffectée du coin, un terrible accident de train se produit sous leurs yeux. Un accident ? Non : comme ils le comprennent vite, cet accident provoqué par un de leur professeur est très louche et l&#8217;arrivée soudaine de l&#8217;armée ne fait que confirmer leurs craintes. Quel terrible secret veut protéger aussi activement l&#8217;armée américaine ?</p>
<p style="text-align: justify;">La campagne marketing précédant sa sortie en salles l&#8217;a suffisamment répété pour que l&#8217;on ne l&#8217;oublie pas : <em>Super 8</em> est un film nostalgique, bourré de références et tourné à l&#8217;ancienne. De fait, l&#8217;apparition du logo avec le vélo d&#8217;<em>E.T.</em> sur fond de pleine lune devrait faire remonter de nombreux souvenirs à tous ceux qui ont connu les films des années 1970 et 1980. Impression renforcée par la suite avec une plongée dans les années 1980 naissantes qui est extrêmement réussie et même troublante. J.J. Abrams s&#8217;applique à réaliser un film à l&#8217;ancienne, ce qui dépasse largement les quelques plans tournés avec une caméra Super 8 qui parsèment le film. Les clins d&#8217;œil et références abondent tandis que cette bande de jeunes qui entrent à peine dans l&#8217;adolescence rappelle forcément celle des <em><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=1051.html">Goonies</a></em>. Le principe est d&#8217;ailleurs ici le même : quelques jeunes qui se battent contre un ennemi et qui réunissent sans l&#8217;intervention des adultes. J.J. Abrams a vu un peu plus grand que Richard Donner – l&#8217;armée américaine a remplacé la bande des Fratelli –, mais le principe reste et on retrouve aussi les mêmes personnages caricaturaux pour composer la bande.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/jj-abrams-super-8.jpg" alt="Jj abrams super 8" width="690" height="466" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Comme toujours, l&#8217;hommage ou les références échapperont à une partie du public, d&#8217;autant qu&#8217;ils sont en général assez légers. Nul besoin de les comprendre pour apprécier <em>Super 8</em> néanmoins. J.J. Abrams met en œuvre tous ses talents de réalisateur pour proposer un blockbuster estival explosif. La scène du déraillement du train est vraiment très bien réalisée et très impressionnante : alors que l&#8217;on a souvent vu des films donner dans la surenchère ces dernières années, cette scène est vraiment très bien réalisée et met la barre à une bonne hauteur. C&#8217;est d&#8217;ailleurs la scène la plus impressionnante de <em>Super 8</em>, même si les combats dans la ville par la suite ne sont pas en reste. <em>Super 8</em> n&#8217;est pas qu&#8217;une série d&#8217;explosions époustouflantes, c&#8217;est aussi un film de science-fiction qui se construit autour du fameux mythe de la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_51">zone 51</a>. Le train qui déraille transporte un extraterrestre que le gouvernement américain veut évidemment cacher de la population. J.J. Abrams a l&#8217;excellente idée de cacher la créature pendant toute la première partie du film : le spectateur comprend immédiatement ce qui se passe, mais on ne peut jamais mettre d&#8217;image sur la bête, ce qui la rend encore plus terrifiante. C&#8217;est justement quand <em>Super 8</em> nous permet enfin de voir la créature que le film perd brutalement de son intérêt et décline. Le film devient brusquement beaucoup plus classique, la bestiole elle-même en rappelant des dizaines d&#8217;autres déjà vues dans des films (à commencer par <em>Alien</em>) et le scénario autour d&#8217;elle n&#8217;est pas beaucoup plus original. Le plus gros tort de <em>Super 8</em> néanmoins est de ne pas faire confiance ses spectateurs : alors que le film de J.J. Abrams était fin et discret dans sa première partie, il devient lourd à vouloir tout expliquer dans un second temps. La différence est telle que <em>Super 8</em> donne un peu le sentiment d&#8217;avoir déraillé lui aussi en cours de route : d&#8217;un film résolument adulte, il tourne peu à peu vers un film beaucoup plus grand public et plus spécifiquement pour les mêmes ados de 13 ans que ses héros.</p>
<p style="text-align: justify;">La nostalgie passe aussi par la réalisation. <em>Super 8</em> est un film moderne qui n&#8217;utilise pas d&#8217;effets à l&#8217;ancienne comme le faisait Quentin Tarantino dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/06/26/boulevard-de-la-mort-tarantino/">Boulevard de la Mort</a></em> par exemple. Le film a été réalisé avec les moyens actuels, mais le grain est accentué et la photographie du film rappelle les films de ces années là. Le rendu est discret, mais efficace et il permet à <em>Super 8</em> d&#8217;éviter la désormais sempiternelle 3D en salle. La reconstitution est aussi très réussie, mais c&#8217;est bien le minimum que l&#8217;on pouvait attendre d&#8217;un film doté d&#8217;un budget de 50 millions de dollars. Seul véritable point noir côté technique, J.J. Abrams use et abuse de l&#8217;effet <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lens_flare">Lens Flare</a> : c&#8217;était déjà le cas avec son <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/05/08/star-trek-abrams/">Star Trek</a></em>, mais il était alors peut-être plus naturel. Ici, il tombe comme un cheveu sur la soupe puisqu&#8217;il consiste en gros uniquement à afficher un trait bleu au milieu de l&#8217;image (l&#8217;affiche en donne un bon exemple). C&#8217;est déjà peu crédible quand il y a effectivement beaucoup de lumière, mais quand l&#8217;effet survient dans un terrier souterrain… Le résultat est moche et contre-productif, l&#8217;effet probablement souhaité (renforcer le réalisme de la scène ?) étant  contrecarré par le sentiment que quelque chose ne colle pas<sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/04/super-8-abrams/#footnote_0_5000" id="identifier_0_5000" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Cette vraie fausse bande-annonce r&eacute;sume parfaitement la situation.">1</a></sup>. Heureusement, les jeunes acteurs sont tous très bien et parfaitement crédibles. Ils transmettent admirablement l&#8217;amour du cinéma que J.J. Abrams a partagé dans ce film. Le court-métrage réalisé par les ados est un bel hommage au cinéma et c&#8217;est peut-être le plus beau moment du film. On pourra critiquer le cinéaste sur beaucoup de points, mais certainement pas sur ça : il adore le cinéma, celui des blockbusters et de Steven Spielberg, et cela se voit.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/08/ambrams-super-8.jpg" alt="Ambrams super 8" width="690" height="450" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Super 8</em> est un film assez frustrant. Si son début est vraiment réussi, efficace et subtil, la fin pêche par la lourdeur de ses explications et sans doute aussi par le poids de l&#8217;hommage et du maître Spielberg, ici producteur. <em>Super 8</em> aurait pu être un excellent blockbuster estival, il reste toutefois un très bon divertissement à voir en famille. Les plus grands pourront retrouver un cinéma disparu, les plus jeunes suivront la bande avec plaisir. Parfait pour les vacances, en somme.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_5000" class="footnote">Cette vraie fausse <a href="http://www.youtube.com/watch?v=bHqjmlM3kxs">bande-annonce</a> résume parfaitement la situation.</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Cars 2, Pixar</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 21:57:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
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		<category><![CDATA[Espionnage]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Le premier Cars n'avait évidemment pas besoin d'une suite, mais son succès financier a rendu Cars 2 obligatoire. Pixar a choisi de prendre un risque en faisant totalement autre chose. Malheureusement, ce film d'espionnage sent le réchauffé et n'a pas la force des Pixar précédents. Résultat, on s'ennuie poliment… Les enfants apprécieront quand même. <a href="http://nicolinux.fr/2011/07/26/cars-2-pixar/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="160" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/cars-2.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cars-2" title="cars-2" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em><a href="http://nicolinux.fr/2011/07/25/cars-pixar/">Cars</a></em> avait-il vraiment besoin d&#8217;une suite ? Le film a eu le &laquo;&nbsp;malheur&nbsp;&raquo; de connaître un succès énorme, surtout en ventes associées et la question ne se posait plus. Il fallait une suite et les studios Pixar ont choisi de ne pas répéter le premier opus et de prendre des risques en changeant totalement de genre. Une bonne idée sur le papier, mais <em>Cars 2</em> offre pourtant une impression de déjà-vu. <em>Cars 2</em> ne ressemble pas à <em>Cars</em>, mais il ressemble à n&#8217;importe quel James Bond ou autre blockbuster estival aussi vite vu que vite oublié. Dommage…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135530.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/cars-2-pixar.jpg" alt="Cars 2 pixar" width="690" height="925" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Dans l&#8217;épisode précédent, Flash McQueen découvrait le bonheur d&#8217;une vie simple à la campagne, l&#8217;amour et l&#8217;amitié, sans abandonner la course pour autant. Quand <em>Cars 2</em> ouvre, la voiture a plusieurs victoires à son actif et Flash a formé une équipe efficace avec les habitants de Radiator Spring. Une grande course s&#8217;ouvre entre les voitures les plus rapides du moment, trois courses en fait qui emmèneront les compétiteurs aux quatre coins du monde, du Japon à la Grande-Bretagne en passant par l&#8217;Italie. Martin, dépanneuse qui est aussi le meilleur ami de Flash, accompagne ce dernier sur les pistes. Sa maladresse légendaire l&#8217;éloigne néanmoins du macadam de la piste au cœur d&#8217;un complot mondial qui vise à détruire un nouveau carburant propre pour mieux imposer l&#8217;essence. Martin est entraîné par deux espions dans différents endroits du monde, avec un passage notable à Paris, avant de devoir sauver son meilleur ami d&#8217;une mort certaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout change dans <em>Cars 2</em>, avec comme objectif constant de s&#8217;éloigner du modèle très américain du premier film pour proposer un film beaucoup plus international. Finies les courses du NASCAR ou même les paysages américains : la plupart du film se déroule hors des États-Unis et les courses sont désormais plus proches du modèle européen. Visuellement, on se rapproche d&#8217;ailleurs plus de <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/03/08/speed-racer-wachowski/">Speed Racer</a></em> que du premier <em>Cars</em>. Les voitures illustrent bien ce changement : alors qu&#8217;on restait globalement cantonné aux voitures américaines dans <em>Cars</em>, le spectre s&#8217;ouvre ici avec des voitures de tous les pays et même une F1. Fini aussi le personnage central de Flash MCQueen : s&#8217;il est toujours un personnage important, il a été largement éclipsé dans <em>Cars 2</em> par Martin et les deux espions. Le genre du film évolue lui aussi logiquement : si l&#8217;on était assez nettement dans un film de course doublé d&#8217;un film initiatique dans le premier, on est ici très clairement dans un film d&#8217;espionnage musclé. La séquence d&#8217;ouverture du film est à cet égard significative et c&#8217;est une réussite. <em>Cars 2</em> ouvre par une séquence musclée sur la plateforme pétrolière. Telle une James Bond car, la voiture-espion sort un attirail complexe pour en apprendre plus puis déjouer les attaques, avant une spectaculaire fuite que n&#8217;aurait pas renié 007 ou même Jason Bourne. Bonne impression pour cette séquence, mais le reste du film est plus convenu, sans grande surprise, ni même de véritables enjeux. Certaines séquences sont efficaces et réussies, d&#8217;autres tombent à l&#8217;eau, tandis que l&#8217;intrigue peine vraiment à intéresser.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/pixar-cars-2.jpg" alt="Pixar cars 2" width="690" height="366" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le principal point faible de <em>Cars 2</em> est assez surprenant, car les films de Pixar avaient plutôt tendance à briller sur ce point. Le film pêche par son manque de finesse à l&#8217;écriture, notamment en ce qui concerne les personnages. <em>Cars 2</em> donne vraiment le sentiment d&#8217;être d&#8217;abord un produit Disney, avant d&#8217;être le dernier film d&#8217;animation de Pixar et c&#8217;est bien dommage. Martin est au centre du film et c&#8217;est un personnage calibré pour plaire aux enfants, mais qui énervera vite tous les adultes dans la salle. C&#8217;est le maladroit au grand cœur qui, malgré lui, fait des bêtises qui se révèlent finalement payantes. Sans surprise, c&#8217;est lui qui dénoue l&#8217;intrigue ténue du film, c&#8217;est lui qui comprend tout et celui que tout le monde considère comme le gars sympa, mais lourd, qu&#8217;il faut se coltiner devient finalement la personne la plus intelligente que tout le monde respecte. La voiture Flash, intéressante car tourmentée et en évolution dans le premier film, devient ici d&#8217;un ennui total et n&#8217;est &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; le meilleur ami de Martin, rien de plus. Tous les personnages qui étaient finement écrits dans <em>Cars</em> deviennent ici des caricatures sans vrai intérêt et les dialogues sont également bien peu intéressants. Tout est souligné, surligné, entouré… rien n&#8217;est laissé dans l&#8217;ombre, absolument tout doit être dit. Autant dire que plusieurs dialogues sont aussi lourds qu&#8217;ils sonnent faux. Dommage, Pixar avait su faire preuve d&#8217;une plus grande habileté jusque-là, même dans <em>Le Monde de Némo</em> qui était pourtant résolument orienté pour les enfants. Dans ce contexte, inutile de dire que la pseudo morale anti-pétrole de <em>Cars 2</em> est totalement ridicule et sans intérêt. Là où <em>Cars</em> allait à contre-courant avec sa nostalgie d&#8217;une époque révolue, la morale vaguement écologique de ce film (bouh, le pétrole, c&#8217;est mal) tombe très vite à l&#8217;eau et n&#8217;intéressera personne… Elle n&#8217;est finalement qu&#8217;une excuse pour faire exploser des voitures, ce qui est tout de même assez léger.</p>
<p style="text-align: justify;">Pixar n&#8217;a plus rien à prouver et <em>Cars 2</em> est d&#8217;ailleurs parfaitement au point. Rien à redire sur le plan technique, c&#8217;est efficace et réussi, même si la 3D est vraiment inutile. Après les vastes plaines américaines, les équipes de Pixar ont travaillé sur des villes et elles ont réussi à les rendre parfaitement reconnaissables tout en les modifiant légèrement pour intégrer l&#8217;univers des voitures. Sur l&#8217;image ci-dessous par exemple, on reconnaît bien Paris, mais on note quelques subtils changements avec une calandre au bout de l&#8217;île ou encore sur Notre-Dame. L&#8217;effet est assez réussi et plutôt ludique, même si le film ne va peut-être pas suffisamment loin. De manière générale, cette ouverture au monde ne réussit pas varient à <em>Cars 2</em> : le premier film réussissait à rendre crédible cet univers rempli de voitures, notamment parce qu&#8217;il évoquait sans représenter des lieux connus. Le motel de <em>Cars</em> n&#8217;était pas un immeuble, mais des cônes de la route. Quand l&#8217;univers se déroule à Tokyo, à Paris ou à Londres, on a plus de mal à croire à l&#8217;histoire…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/cars-2-pixar-2011.jpg" alt="Cars 2 pixar 2011" width="690" height="385" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Pixar aurait-il une panne d&#8217;inspiration ? Son évolution peut faire peur, le studio donne le sentiment de tourner en rond : même si <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/06/25/toy-story-3-pixar/">Toy Story 3</a></em> sorti l&#8217;an dernier restait un grand film, le manque d&#8217;idées neuves commencent à se faire sentir. Le pire est peut-être le traditionnel court-métrage qui accompagne chaque Pixar : cette année, le studio nous propose une variation dans l&#8217;univers de Toy Story. Pixar n&#8217;oserait-il plus se lancer dans de grandes histoires nouvelles ? Le prochain Pixar, <em><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135528.html">Brave</a></em>, n&#8217;est pas très rassurant, mais n&#8217;enterrons pas trop vite Pixar. <em>Cars 2</em> n&#8217;est peut-être qu&#8217;une erreur de parcours, erreur qui devrait cependant plaire aux plus jeunes, en attendant le prochain…</p>
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		<title>Cars, Pixar</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jul 2011 20:14:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Course]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Septième du mythique studio Pixar, Cars est d'abord un pari un peu fou : n'utiliser que des voitures pour raconter une histoire et réussir à faire oublier qu'il ne s'agit que de voitures. Pari remporté haut la main dans cette histoire aussi universelle que fondamentalement américaine. À (re)voir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/07/25/cars-pixar/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="184" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/cars-pixar-2006.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="cars-pixar-2006" title="cars-pixar-2006" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Les studios Pixar semblent s&#8217;être donnés un objectif fou : faire des films sans être humains, mais où l&#8217;on oublie vite qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;humains. Le premier <em>Cars</em>, septième film des studios sorti en 2006, pousse peut-être cet objectif le plus loin possible. Comme son nom l&#8217;indique, le film ne met en scène que… des voitures. Des voitures dotées d&#8217;un visage, certes, mais des voitures quand même. Un pari fou, qui s&#8217;avère payant pour un film qui parvient à susciter l&#8217;émotion et à plaire.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=55774.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/pixar-cars.jpg" alt="Pixar cars" width="690" height="918" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Le film ouvre sur une piste de course. Un circuit bien rond, plusieurs centaines de tours à effectuer, des dizaines de voitures : il s&#8217;agit de courses de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nascar">NASCAR</a> qui n&#8217;ont jamais vraiment dépassé les frontières américaines. Parmi ces voitures, l&#8217;une brille de mille feux. Flash MCQueen est la star de la compétition, une jeune voiture de course sortie de nulle part en passe de gagner la course. Flash est un peu prétentieux, il pense pouvoir s&#8217;en sortir sans l&#8217;aide de personne et refuse toute aide de son équipe technique. À moins d&#8217;un tour de l&#8217;arrivée, alors qu&#8217;il mène largement la course, ses deux pneus arrière explosent et il se traine lamentablement jusqu&#8217;à l&#8217;arrivée. Par un étonnant concours de circonstances, la course a trois gagnants qui devront se départager lors d&#8217;une nouvelle course à l&#8217;autre bout du pays. Flash veut être sûr d&#8217;arriver le premier et il presse son camion de rouler nuit et jour. Là encore, ce qui devait arriver arriva : le camion s&#8217;endort et Flash se retrouve au milieu de nulle part, dans un bled paumé sur le bord de la mythique Route 66. Bloqué pour effectuer des travaux publics dans cette ville désertée, il finit par apprendre à connaître ses habitants et à changer d&#8217;avis sur l&#8217;importance de la course.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans les vieilles soupières qu&#8217;on fait les meilleures soupes : <em>Cars</em> exploite un schéma narratif extrêmement bien connu, celui du roman d&#8217;apprentissage. Jeune homme imbu de lui-même, hautain et déplaisant, Flash McQueen va apprendre à se calmer et va ressortir enrichi et apaisé de sa pause campagnarde, loin des pistes de course. L&#8217;apprentissage sera aussi technique, la jeune voiture apprenant à mieux maîtriser sa course. C&#8217;est aussi et surtout l&#8217;occasion d&#8217;un apprentissage amoureux puisqu&#8217;il rencontre dans cette bourgade une charmante Porsche qui ne va pas le laisser indifférent. D&#8217;abord drogué par la vitesse et la performance, Flash se laisse finalement adoucir par les vastes paysages américains. Car si <em>Cars</em> exploite des recettes scénaristiques qui ont fait leur preuve et vise ainsi l&#8217;universel, c&#8217;est aussi un film très américain. C&#8217;est peut-être même le Pixar le plus américain : les courses du NASCAR, le grand Ouest américain, les références innombrables au mythe américain et à l&#8217;<em>American Dream</em> : tout, dans <em>Cars</em>, respire les États-Unis. C&#8217;est un hymne américain, mais à une époque disparue. <em>Cars</em> est aussi un film très nostalgique, un film qui regrette une époque disparue. Les années 1960, avant l&#8217;invention des autoroutes, quand on avait encore le temps d&#8217;admirer le paysage, s&#8217;arrêter dans les villes et motels, profiter de la vie. Le film dénonce au contraire un monde surmédicalisé, stressé ou l&#8217;on ne prend pas le temps de profiter. Un message récurrent dans les Pixar, mais rarement de manière aussi explicite.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/cars.jpg" alt="Cars" width="690" height="297" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">La plus belle performance de <em>Cars</em> est sans doute de réussir à nous faire oublier que l&#8217;on regarde un film plein de voitures. Les voitures ici ont tous les attributs normaux des voitures, elles doivent passer à la pompe régulièrement, changer leurs pneus, leur moteur rugit, elles ont des phares et des klaxons… Par rapport aux voitures que l&#8217;on est amené à croiser, la seule différence se situe dans le pare-brise, ici remplacé par une paire d&#8217;yeux, et par la bouche située sur l&#8217;avant. Ces deux attributs permettent d&#8217;humaniser les voitures, suffisamment en tout cas pour oublier totalement qu&#8217;il ne s&#8217;agit que de voitures. Les équipes de Pixar ont fait un gros travail pour distinguer les différentes voitures et leur donner une personnalité. Quelques touches suffisent, au-delà du modèle et de sa couleur : un sourire, un regard même, des dents un peu trop en avant, autant de caractéristiques qui différencient les voitures et leur offrent vraiment une personnalité. L&#8217;effet était connu avec les animaux, mais c&#8217;est plus étonnant avec des voitures et l&#8217;effet réussi. Dans <em>Cars</em>, Pixar parvient à réaliser ce pari un peu fou : faire un film avec uniquement des voitures, mais où l&#8217;on ne voit que des êtres vivants.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le plan technique, <em>Cars</em> représentait un nouveau bond en avant pour les films d&#8217;animation. Si la technique permet désormais à Pixar comme à d&#8217;autres studios d&#8217;atteindre un effet photoréaliste parfaitement maîtrisé, la situation était plus complexe en 2006 et Pixar prouvait encore une fois sa maîtrise technique. Avant l&#8217;avènement de la 3D, l&#8217;animation reste assez sobre et ne balance pas des pneus dans la tête des spectateurs à longueur du film. Sobriété et efficacité, l&#8217;animation est ici toujours au service de l&#8217;histoire et jamais l&#8217;inverse. La patte Disney est bien visible dans certains choix, notamment en ce qui concerne la manière de représenter les voitures, mais <em>Cars</em> reste un film équilibré qui donnera autant aux parents qu&#8217;à leurs enfants.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/cars-pixar-lasseter.jpg" alt="Cars pixar lasseter" width="690" height="293" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Cars</em> n&#8217;est pas le Pixar qui a emporté la plus large adhésion du public, au moins de ce côté-ci de l&#8217;Atlantique. Était-ce un film trop résolument américain ? Possible, mais cette histoire de voitures s&#8217;avère pourtant aussi universel que tous les autres films de Pixar. Sans tomber dans le mièvre, l&#8217;histoire s&#8217;avère néanmoins très optimiste et un pamphlet vif contre une certaine modernité et en faveur d&#8217;idées écologiques. En attendant de savoir si la suite continuera la série de succès de Pixar ou signera le premier échec du studio, <em>Cars</em> mérite d&#8217;être (re)vu, en famille ou pas.</p>
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		<title>Largo Winch 2, Jérôme Salle</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Jul 2011 18:04:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Action]]></category>
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		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Largo Winch 2 est un blockbuster d'action… français. Pour une fois, le résultat n'est pas trop mauvais, même si ce n'est pas encore ça. Des défauts, certes, mais un film pas désagréable à regarder, à défaut d'être inoubliable. <a href="http://nicolinux.fr/2011/07/24/largo-winch-2-salle/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/jerome-salle-largo-winch.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="jerome-salle-largo-winch" title="jerome-salle-largo-winch" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;"><em>Largo Winch</em>, le Jason Bourne à la française ? C&#8217;est un peu l&#8217;ambition de cette licence qui a vu la sortie d&#8217;un deuxième opus cette année. Pour une fois, un film français qui cherche à faire comme dans les films américains ne s&#8217;en sort pas couvert de honte. Sans tenir la comparaison vraiment jusqu&#8217;au bout, <em>Largo Winch 2</em> s&#8217;en tire quand même pas trop mal dans le genre blockbuster d&#8217;action. Certaines scènes sont assez spectaculaires, quoique souvent trop brouillonnes et le spectacle est globalement au rendez-vous. On regrette d&#8217;autant plus un acteur assez médiocre dans le rôle titre et un scénario qui ne déplacera pas les foules, c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135541.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/largo-winch-2.jpg" alt="Largo winch 2" width="690" height="944" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Largo Winch 2</em> reprend très exactement à la fin du premier opus. Dans ce dernier, Nerio Winch mourrait et Largo, son fils, a été sorti de sa fugue de plusieurs années pour prendre sa place à la tête de l&#8217;empire Winch. Le voilà multimilliardaire, mais la perspective de poursuivre le travail de son père n&#8217;enchante guère le turbulent jeune homme. Au début de cet épisode, on apprend ses intentions : vendre l&#8217;empire et utiliser l&#8217;argent récolté dans la fondation Winch qui, elle, œuvre pour le bien de l&#8217;humanité. Une belle idée qui, on s&#8217;en doute, va apporter à Largo beaucoup d&#8217;ennemis prêts à en découdre.</p>
<p style="text-align: justify;">De manière surprenante, le film ne s&#8217;intéresse pas vraiment à ce choix de Largo de démanteler l&#8217;empire paternel. Cette décision est évoquée de temps en temps évidemment, mais si elle fournit l&#8217;excuse principale au scénario, elle n&#8217;est qu&#8217;une trame de fond et non pas le sujet principal de <em>Largo Winch 2</em>. Le film assume manifestement son statut de divertissement grand public et n&#8217;entend pas lasser ses spectateurs avec des considérations techniques qui auraient pourtant pu former un scénario plus original. À défaut, on revient sur les recettes qui ont fait leur preuves : Largo voit son passé ressurgir, il est confronté à la femme qu&#8217;il a aimé trois ans auparavant en même temps que certaines fréquentations douteuses de son père lui causent quelques menus soucis, Largo étant accusé de complicité dans un crime contre l&#8217;humanité, tout de même. L&#8217;enjeu du film se resserre logiquement sur son héros : comment va-t-il parvenir à prouver son innocence et sortir de ce faux pas ? On ne dévoilera pas tous les tenants et aboutissants d&#8217;une intrigue plutôt bien menée, mais finalement assez peu intéressante et plutôt convenue. La fin ne fait aucun doute et elle laisse la porte bien ouverte à une possibilité de suite, <em>Largo Winch</em>, la BD, offrant un terreau riche pour de multiples suites sur grand écran.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/tomer-sisley-largo-winch-2.jpg" alt="Tomer sisley largo winch 2" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Si le spectateur est amené à souffrir d&#8217;un vague désintérêt pour <em>Largo Winch 2</em>, c&#8217;est que le personnage principal du film de Jérôme Salle n&#8217;est pas très passionnant. Largo est un personnage monolithique et invariablement bon. Il n&#8217;est pas un capitaliste pourri comme son père, il ne pense qu&#8217;à faire le bien et on ne comprend vraiment pas pourquoi on l&#8217;accuserait de complicité pour un crime contre l&#8217;humanité. Cet aspect monolithique est assez décevant : Largo est un super héros en quelque sorte, dans la catégorie de ceux qui n&#8217;ont pas de super pouvoirs. Même si son action est moins spectaculaire que celle de Batman, elle est très proche dans l&#8217;esprit : fils à papa extrêmement riche qui met son argent au service de la société. Dans les deux cas, on a même le majordome complice, Gauthier ici qui est d&#8217;ailleurs le personnage le plus amusant et le mieux écrit de <em>Largo Winch 2</em>. Si le personnage de Largo est lui-même monolithique, son acteur n&#8217;aide pas à passionner le spectateur. Tomer Sisley interprète encore Largo et ce n&#8217;est pas brillant, il ne parvient pas à nous convaincre vraiment, à entrer totalement dans la peau du personnage et il sonne souvent faux. Dommage pour le film qui en pâtit nécessairement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le film pêche également par plusieurs problèmes techniques, à commencer par un rythme défaillant. Pour un blockbuster d&#8217;action, <em>Largo Winch 2</em> manque de rythme. Trop souvent, le film s&#8217;arrête et se pose le temps d&#8217;une ou plusieurs scènes, que ce soit pour un flashback ou pour les retrouvailles familiales de Largo qui, en plus, sonnent faux. Ces pauses sont trop fréquentes, le spectateur perd le fil, se désintéresse de l&#8217;intrigue et peine ensuite à s&#8217;y raccrocher. Par moments, <em>Largo Winch 2</em> ressemble à une mauvaise série télévisée de l&#8217;été, ce qui est vraiment dommage : le scénario aurait gagné à être resserré. Autre problème, cette fois au contraire dans les scènes d&#8217;action : filmer une scène en donnant le sentiment que tout va très vite sans perdre le spectateur n&#8217;est pas une tâche aisée et Jérôme Salle a encore à apprendre. La chute libre en particulier est très spectaculaire (d&#8217;autant qu&#8217;elle a été réalisée sans doublure), mais elle est assez peu lisible et sa conclusion semble trop rapide et simple.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/largo-winch-2-sharon-stone.jpg" alt="Largo winch 2 sharon stone" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le bilan n&#8217;est pas honteux pour ce film français caché dans un blockbuster. <em>Largo Winch 2</em> se défend finalement assez bien dans cette catégorie, malgré plusieurs défauts évidents. On aurait été sans doute plus indulgent si le film n&#8217;avait pas été français, donc ne boudons pas ce film qui se regarde sans déplaisir, à défaut d&#8217;être une vraie réussite. Si suite il y a, espérons simplement que Jérôme Salle et Tomer Sisley s&#8217;améliorent… le résultat pourrait être vraiment satisfaisant.</p>
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		<title>Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2), David Yates</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/07/15/harry-potter-7-reliques-mort-partie-2-yates/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2011/07/15/harry-potter-7-reliques-mort-partie-2-yates/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 14 Jul 2011 23:10:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Harry Potter]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Conclusion d'une saga commencée au cinéma il y a dix ans maintenant, Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2) est un film intense, mais qui n'en fait pas de trop. Un film efficace, qui conclut parfaitement les aventures du jeune sorcier… <a href="http://nicolinux.fr/2011/07/15/harry-potter-7-reliques-mort-partie-2-yates/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="142" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/harry-potter-et-les-reliques-de-la-mort-partie-2.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="harry-potter-et-les-reliques-de-la-mort-partie-2" title="harry-potter-et-les-reliques-de-la-mort-partie-2" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">« L’affrontement final » : le ton est donné. <em>Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)</em> est l’ultime combat entre Harry Potter et son ennemi jumeau Voldemort. C’est le combat de la dernière chance pour la magie blanche contre la magie noire, c’est aussi le point final d’une saga qui a fait ses premiers pas au cinéma il y a dix ans de cela. Dix ans et huit films après, les spectateurs ont grandi, tout comme les acteurs et les films. <em>Harry Potter à l’école des sorciers</em> était une adaptation gentille, pour les enfants. <em>Harry Potter et les Reliques de la Mort</em> est un film long (4h30 en tout) et extrêmement noir, bien loin du public d’enfants visé par le premier opus. Plus classique dans cette deuxième partie, la conclusion de la saga Harry Potter ne déçoit pas. On nous a promis un affrontement final, on l’a et on en prend plein les yeux.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134925.html"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/harry-potter-reliques-mort-partie-2-affiche.jpg" alt="Harry potter reliques mort partie 2 affiche" width="690" height="923" border="0" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://nicolinux.fr/2010/11/24/harry-potter-7-partie-1-yates/">Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 1)</a></em> s’achevait à un moment critique. Voldemort mettait la main sur la baguette de Dumbledore qui se trouve être la plus puissante baguette qui soit. La quête des trois héros patinait alors que le camp adverse allait de victoire en victoire. Cette fin très sombre concluait un long road-trip tendance post-apocalyptique et plein de désespoir. <em>Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)</em> reprend exactement au même moment. Harry et ses amis enterrent l’elfe Dobby, mais l’action prend vite le dessus, en quête des derniers Hoxcruxes, objets renfermant l’âme de Voldemort. On se rend ainsi dans la banque des Gobelins, puis rapidement à Poudlard. Oubliée dans la première partie, l’école revient au centre de l’action dans cet ultime épisode et avec elle des lieux déjà connus du spectateur. Même si le terrain de quidditch est en flammes, même si l’école est en ruine, même si la forêt interdite est pleine de maraudeurs à la solde de Voldemort… on est en terrain connu. L’école justement va constituer le lieu de l’affrontement final. Les péripéties s’enchainent à un rythme élevé, les derniers pans de l’histoire d’Harry restés dans l’ombre se dévoilent… jusqu’à l’épilogue que l’on ne dévoilera pas pour ceux qui n’ont pas encore lu le livre, ou vu le film.</p>
<p style="text-align: justify;">La partie 1 tranchait par une narration lente et épurée. <em>Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)</em> au contraire reprend un rythme de narration plus classique pour un blockbuster, avec beaucoup de scènes d’action qui ménagent toutefois quelques pauses romantiques (les premières amours se dévoilent enfin) ou comiques. Reste que le film de David Yates est extrêmement dense et se concentre quasiment exclusivement sur cet affrontement final des deux ennemis liés contre leur volonté et à leur insu. Si les liens entre Harry Potter et Voldemort sont présents dans toute la saga, ils deviennent ici prépondérants et justifient la conclusion. Celle-ci est assez complexe à dire vrai, mais le film parvient assez miraculeusement à rendre totalement compréhensible l’histoire. Mieux vaut avoir une idée assez précise des épisodes précédents, indéniablement, et le film ne fait quasiment aucun effort pour rattraper ceux qui sont perdus : en cela, <em>Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)</em> est vraiment la suite d’un seul et même film. L’histoire reste néanmoins tout à fait lisible, tout comme l’action : David Yates a fait le choix avisé de ne pas trop accentuer le côté épique qui rappelle immanquablement <em>Le Seigneur des Anneaux</em>. Le combat de Poudlard sert ici de toile de fond à la quête quasiment personnelle de Harry Potter, il ne prend jamais le devant de la scène. Certaines scènes épiques ou époustouflantes restent au programme, mais le film est finalement plutôt modeste de ce côté, avec une relative économie de moyens qui tranche par rapport à la moyenne des productions de cette taille.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/yates-harry-potter-reliques-mort-2.jpg" alt="Yates harry potter reliques mort 2" width="690" height="439" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">On l’a dit, <em>Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)</em> est plus classique que la première partie, finalement assez osée et relativement difficile d’accès pour un blockbuster familial. Classique, certes, mais pas déjà vu : depuis la mort de Dumbledore, plus rien n’est comme avant, le côté noir de la magie prend une force considérable et devient la norme. Poudlard n’est plus le cocon protecteur qu’il était bon an mal an jusque-là, c’est devenu un camp de prisonniers assez terrifiant. Ce combat dépasse tous les personnages du film, exception faite peut-être de Voldemort et Harry Potter et le film les efface également. Par le passé, certains épisodes ont pu accorder une place importante aux personnages eux-mêmes, à leur psychologie et leurs relations — on pense tout particulièrement à <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/07/24/harry-potter-prince-sang-mele-yates/">Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé</a></em> qui tendait presque au teen-movie —, celui-ci les met presque totalement de côté, alors même que c’est le moment où tout se concrétise. Ron et Hermione s’avouent enfin leur amour et le montrent, Harry et Gini continuent de s’embrasser discrètement et Hary obtient enfin les dernières pièces du puzzle de sa vie en accédant aux pensées du professeur Rogue. <em>Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)</em> a néanmoins tendance à les laisser de côté et à se concentrer sur l’affrontement. Ce choix est certainement le meilleur avec un matériau de base d’une telle densité, même si certains éléments sont clairement sacrifiés, notamment sur la mort de personnages secondaires importants. On aurait également aimé en savoir plus sur les relations entre Rogue et la mère de Harry, mais tous ces choix se comprennent facilement au regard de la richesse de l’affrontement lui-même. Encore une fois, le temps n’est pas aux tergiversations et aux explications.</p>
<p style="text-align: justify;">David Yates n’a peut-être aucune personnalité marquée en tant que réalisateur, il est certainement celui qui a le plus marqué la saga. Par le nombre de films évidemment, mais aussi par un style discret, mais bien réel. Alfonso Cuarón a fait une proposition intéressante et certainement plus cinéphile avec <em>Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban</em>, mais ce film est sans doute trop original et différent du reste de la saga. <em>Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)</em>, comme la première partie, est très noir, aussi à l’écran. Les images sont dénaturées, les tons sont sombres ou grisâtres… la lumière et les couleurs n’ont pas souvent l’occasion de se faire une place. Cet ultime épisode retrouve les combats et les effets spéciaux à la pelle, mais pas à outrance. Le film n’est pas une démonstration technique, les effets sont en général bien choisis et utilisés à bon escient. La musique est sur le même ton, discrète et bien trouvée. <em>Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)</em> n’est pas un film qui brille par son originalité, certes, mais il tient parfaitement la route et sert parfaitement son propos. David Yates est modeste, et il a bien raison. Seul regret, une 3D vraiment inutile qui a été certainement imposée par des studios en quête de gros sous. Elle n’est quasiment jamais utilisée, ou de manière bien trop discrète pour se faire remarquer. D’un côté, tant mieux, le film ne pâtit pas d’images floues et sombres, mais on se demande bien pourquoi elle est imposée ainsi… Si vous le pouvez, autant voir ce film sans lunettes.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" style="border-style: initial; border-color: initial; border-width: 0px;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/07/harry-potter-yates-7-2.jpg" alt="Harry potter yates 7 2" width="690" height="467" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify;">Quand le générique de fin paraît et que l’on suit les aventures du sorcier à la cicatrice en forme d’éclair depuis ses débuts, on se sent forcément un peu étrange. Ça y est, c’est fini, le rendez-vous quasiment annuel n’est plus : Harry Potter ne sera plus jamais (normalement) sur les écrans. <em>Harry Potter et les Reliques de la Mort (partie 2)</em> est une belle fin pour cette saga, une fin plutôt sage et mesurée, une fin efficace, pas trop épique, mais quand même impressionnante, une fin qui devrait soulever d’émotion les plus grands fans. Ne le nions pas, la partie 1 était plus intéressante, parce que plus radicale et sèche encore que cette deuxième partie. Reste que cette fin touche forcément un peu plus et conclut une expérience cinématographique rare. Dix ans passés avec des acteurs, on aurait presque l’impression de les connaître comme de la famille lointaine…</p>
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		<title>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune, Michael Bay</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 23:16:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
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		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Premier blockbuster à grand spectacle de l'été, Transformers 3 : La Face cachée de la Lune en met effectivement plein la vue. Malheureusement, c'est à peu près tout. Le film de Michael Bay est trop long, trop lourd et trop caricatural pour être réussi… À voir entre amis, avec un seau de pop-corn. <a href="http://nicolinux.fr/2011/06/30/transformers-3-face-cachee-lune-bay/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="153" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/transformers-3-bay.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="transformers-3-bay" title="transformers-3-bay" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Michael Bay a sans doute joué avec des Transformers quand il était petit et devenu grand et cinéaste, on imagine que l&#8217;idée de les animer sur un écran géant était un rêve de longue date… <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em>, dernier épisode de ce qui forme actuellement une trilogie, est d&#8217;abord cela : un rêve de gosse. Michael Bay est aussi le cinéaste par excellence des scènes d&#8217;action filmées très rapidement et souvent impressionnantes et de fait, son dernier film impressionne. Malheureusement, il est aussi trop long, trop caricatural, trop stupide par moments pour que le plaisir de voir un camion se transformer en robot l&#8217;emporte. <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> est un blockbuster estival bien plus rapide à oublier qu&#8217;à regarder…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=144795.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/transformers-3-la-face-cachee-de-la-lune.jpg" border="0" alt="Transformers 3 la face cachee de la lune" width="690" height="927" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Rappel (bref) des évènements précédents. Sam possède depuis le premier épisode une superbe caisse qui s&#8217;avérait en fait être un Autobot, c&#8217;est-à-dire un robot aux formes vaguement humanoïdes. Dans la suite, plusieurs conflits un peu confus opposent ces Autobots à d&#8217;autres robots, les Decepticons. On découvre que les humains (et donc Américains, évidemment) travaillent main dans la main avec ces robots qui font office de superhéros métallisés. Quand un conflit éclate quelque part, ils sont là pour mettre de l&#8217;ordre dans tout ça et évitent que les hommes explosent la planète sous les coups d&#8217;une guerre nucléaire. Tout va pour le meilleur des mondes, sauf pour Sam qui, après avoir reçu une médaille de Barack Obama en personne, se retrouve sans emploi et délaissé par le gouvernement, mais, ça compense, avec une bombe sexuelle en guise de petite amie. Fort heureusement pour lui, le conflit que l&#8217;on pensait éteint entre les deux castes de robots reprend de plus belle dans cet épisode et notre héros peut enfin repasser au premier plan. Il faut dire que l&#8217;affaire est d&#8217;importance : les vils Decepticons ne veulent rien de moins qu&#8217;utiliser les 6 milliards d&#8217;êtres humains en esclaves pour reconstruire leur planète, détruite par cette guerre fraternelle. Heureusement, Sam aidé des Autobots est là pour les en empêcher…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> ne fait pas dans la finesse, mais Michael Bay s&#8217;essaie tout de même à une once de réalisme. Que l&#8217;on se rassure toutefois, on reste dans la science-fiction pure, avec de gentils robots qui semblent ne mourir jamais et qui prennent toujours la forme de splendides voitures immaculées alors qu&#8217;ils sont, comme robots, bien endommagés. Les incohérences abondent toujours, mais il semble tout de même que le scénario du troisième épisode essaie d&#8217;être plus raisonnable. La destruction de Chicago est ainsi un modèle du genre, avec de très belles scènes post-apocalyptiques et une chute d&#8217;immeuble façon 11 Septembre que l&#8217;on n&#8217;attendait pas dans un film de Michael Bay. Ce pseudo-réalisme passe en fait par une noirceur nouvelle dans la saga. Plusieurs personnages secondaires apportent toujours l&#8217;indispensable caution comique au film, mais le ton général est plutôt sérieux. L&#8217;heure est grave, les robots s&#8217;en prennent aux hommes (donc aux Américains) à grande échelle (Chicago, quand même) et il s&#8217;agit de sauver le monde (donc les États-Unis). Réalisme aussi de certains robots : les gentils restent toujours d&#8217;improbables voitures brillantes, mais les ennemis, eux, ressemblent beaucoup plus aux machines de la <a href="http://nicolinux.fr/2011/01/02/trilogie-matrix-wachowski/">saga <em>Matrix</em></a>, elles semblent plus utiles et moins inspirées par ces formes humanoïdes qui n&#8217;ont aucun sens si l&#8217;on pense que les robots n&#8217;ont jamais connu les hommes et n&#8217;ont surtout pas été créés par eux. Mieux encore, <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> entend éviter trop de manichéisme : s&#8217;il y a deux camps de robots, les frontières entre les deux sont plus floues qu&#8217;il n&#8217;y paraît et il y a des conflits à l&#8217;intérieur des Autobots pour savoir s&#8217;il faut aider, ou non, les humains.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/shia-labeouf-transformers-3.jpg" border="0" alt="Shia labeouf transformers 3" width="690" height="303" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> semble ainsi apporter quelques éléments nouveaux qui sont plutôt intéressants et renouvellent, au moins au début, l&#8217;intérêt de la saga. La relecture historique de la conquête spatiale indexée sur les Transformers est plutôt amusante et bien vue, par exemple. Las, derrière le vernis des nouveautés, le décorum habituel reprend vite ses droits et <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> ressemble encore beaucoup à ses deux prédécesseurs. L&#8217;actrice a changé, mais on retrouve toujours la copine canon qui sert surtout à montrer ses formes avantageuses, mais qui s&#8217;avère presque une meilleure actrice que Megan Fox (ce n&#8217;était pas trop dur). Les deux parents sont là, histoire de faire rire un peu, de même que les deux petits robots découverts dans le deuxième opus sont de retour pour jouer le rôle de héros malgré eux. Le film de Michael Bay est évidemment dégoulinant d&#8217;un point de vue exclusivement pro-américain, il n&#8217;y a que des Américains qui semblent concernés par le problème alors même que les méchants robots sont censés être dans le monde entier et tout se réglera entre Washington et Chicago. Le happy-end avec le drapeau étoilé flottant au-dessus des soldats victorieux est un modèle du genre, déjà vu tellement de fois, tellement caricaturé ici… Une scène se déroule bien en Ukraine, mais c&#8217;est simplement pour relancer la bonne vieille Guerre froide : côté géopolitique, il ne faudra pas attendre mieux… Tout cela est finalement assez désolant et nuit au plaisir simple de regarder des robots se battre.</p>
<p style="text-align: justify;">Des robots que l&#8217;on est frappé de voir aussi humains. Avec <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em>, la série pousse encore plus loin l&#8217;humanisation des robots, essentiellement des Autobots d&#8217;ailleurs. Ils ont toujours eu une forme humaine, ils ont toujours parlé et exprimé des émotions, le plus souvent ridicules d&#8217;ailleurs. Dans cet épisode, les scénaristes sont néanmoins allés beaucoup plus loin, si loin que plus rien ne distingue vraiment un humain d&#8217;un robot, ce qui est pour le moins troublant. Le mimétisme va si loin que les méchants robots saignent quand ils meurent : du liquide rouge sort notamment quand on leur coupe la tête. Au-delà de ce détail, les robots pensent et agissent comme des hommes… dès lors à quoi bon ? L&#8217;intérêt de Transformers n&#8217;est pas justement qu&#8217;il s&#8217;agit de robots et non pas seulement d&#8217;humains vaguement déguisés…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/transformers-3.jpg" border="0" alt="Transformers 3" width="690" height="296" /></div>
<p style="text-align: justify;">Tourné en 3D pour surfer sur la vague du succès d&#8217;<em><a href="http://nicolinux.fr/2009/12/18/avatar-james-cameron/">Avatar</a></em>, <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> ne pâtit pas de cette technique plutôt bien utilisée dans le film, il faut l&#8217;avouer. Mieux, la technologie implique ici une amélioration très nette : elle oblige Michael Bay à ralentir. On pensait le cas désespéré, mais le cinéaste a réussi à calmer ses scènes d&#8217;action, à utiliser un montage plus calme… même si tout est relatif bien sûr. Les scènes de combat n&#8217;ont en tout cas jamais été aussi lisibles tout en étant spectaculaires, ce qui est une amélioration appréciable. Le combat final est sans surprise époustouflant, avec de mémorables scènes d&#8217;action qui justifient à elles seules d&#8217;aller voir le film au cinéma, même si elles sont sans doute un peu trop longues. On n&#8217;en attendait pas moins, mais <em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> propose le meilleur de ce que le cinéma à grand spectacle peut offrir aujourd&#8217;hui. Pourquoi alors avoir gâché tant de scènes avec cette musique aussi caricaturale que pompeuse ? Autant les empreints à la bande originale d&#8217;<em><a href="http://nicolinux.fr/2010/07/17/inception-nolan/">Inception</a></em> collent bien, autant tout le reste est grossier, renforce inutilement l&#8217;effet souhaité (susciter l&#8217;émotion, souvent) et s&#8217;avère contre-productif. Sans compter qu&#8217;avec un titre pareil, on attendait les Pink Floyd…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Transformers 3 : La Face cachée de la Lune</em> aurait pu être un excellent blockbuster estival décérébré. Tous les ingrédients sont là et le combat final est vraiment époustouflant et bien réalisé. Malheureusement, le dernier film de Michael Bay est trop long, trop caricatural, trop lourd, trop sérieux, trop… pour que le plaisir simple de regarder des voitures se transformer en robots et des robots se taper dessus parvienne à prendre le dessus. Ce film est frustrant, on aimerait le regarder simplement, juste pour le fun, mais… ça ne prend pas.</p>
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		<title>Kung Fu Panda 2, Dreamworks</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Jun 2011 22:09:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Animation]]></category>
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		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Humour]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>On n'y croyait vraiment pas, mais Kung Fu Panda 2 est une bonne surprise. Si le dernier film d'animation de Dreamworks ne brille pas par son originalité, il s'avère très efficace et plaisant. À voir, en famille… <a href="http://nicolinux.fr/2011/06/16/kung-fu-panda-2-dreamworks/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="122" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/dreamworks-kung-fu-panda-2.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="dreamworks-kung-fu-panda-2" title="dreamworks-kung-fu-panda-2" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Alors que les studios Pixar ont depuis longtemps déjà abandonné les animaux pour raconter leurs histoires, faisant le pari osé, mais réussi, que des objets ou des robots pouvaient susciter autant, voire plus, d&#8217;émotions. Le grand rival Dreamworks est, quant à lui, resté fidèle aux animaux. Si cela n&#8217;a pas toujours été un succès, ce <em>Kung Fu Panda 2</em> prouve que le studio n&#8217;a pas forcément perdu la main. Après un premier opus qui imposait déjà un univers original et assez drôle, ce nouvel épisode s&#8217;avère beaucoup plus drôle et très plaisant. On reste, certes, dans le cadre d&#8217;un film d&#8217;animation familial ultra-classique, mais la recette fonctionne ici à plein. Plaisant.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=143048.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/kung-fu-panda-2.jpg" border="0" alt="Kung fu panda 2" width="690" height="927" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Kung Fu Panda</em>, Po, attachant panda un peu balourd, concrétisait sa passion dévorante pour le kung fu en intégrant le cercle d&#8217;initiés capables de mettre en œuvre cet art si difficile. Devenu à son tour maître du kung fu, il réalisait un exploit sans pareil en sauvant la vallée d&#8217;un terrible danger. Quand <em>Kung Fu Panda 2</em>, Po est devenu le Guerrier Dragon, une légende admirée par tous les enfants des alentours. Le restaurant de son père exploite à fond les exploits du fiston et le panda mène la belle vie en tapant régulièrement sur tous les méchants qui osent s&#8217;en prendre à son village. Un jour néanmoins, une terrible nouvelle s&#8217;abat sur les cinq cyclones : une menace terrible s&#8217;abat sur tout le monde du kung fu (voire le monde tout court) puisqu&#8217;un terrible méchant a mis au point le principe du canon et ses boulets viennent à bout des meilleurs combattants kung fu. Po et ses amis partent immédiatement dans la capitale pour arrêter cette menace et, peut-être, sauver leur art et leur style de vie…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Kung Fu Panda 2</em> étend d&#8217;emblée les enjeux. Alors que <em>Kung Fu Panda</em> se limitait à une quête personnelle et à l&#8217;histoire d&#8217;une communauté réduite à l&#8217;échelle de la vallée, ce nouveau film ouvre sur un historique de la Chine. Sur le mode animal, les paons faisant office d&#8217;empereurs de Chine, le film raconte l&#8217;arrivée sur le trône chinois d&#8217;une nouvelle dynastie qui a su séduire par les feux d&#8217;artifices. Le descendant et prétendant au trône détourne néanmoins cette belle découverte et invente les canons à poudre. Terrifiés, ses parents l&#8217;expulsent du royaume après un génocide perpétré contre les pandas pour conjurer une malédiction selon laquelle le jeune homme périra sous les coups d&#8217;un être noir et blanc. Le paon prépare sa revanche et reprend le trône de force après la mort de ses parents. Désormais, ce sont les héros du film qui vont affronter le méchant, en l&#8217;occurrence dans la capitale, grande ville qui change complètement par rapport aux décors du premier épisode. Sans aller jusqu&#8217;à parler de film politique, la dimension politique justement étant limitée à sa plus simple expression, il est indéniable que <em>Kung Fu Panda 2</em> renouvelle ses thématiques et s&#8217;avère plus riche que son prédécesseur. On notera également l&#8217;arrivée de nouvelles thématiques, comme l&#8217;identité de Po qui découvre que son père, une oie, n&#8217;est en fait qu&#8217;un père adoptif. L&#8217;univers du film gagne ainsi en richesse : ancré explicitement en Chine, à la grande époque des films de kung fu (l&#8217;univers contient de nombreuses analogies avec <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/04/23/detective-dee-hark/">Detective Dee</a></em>, même si les deux films n&#8217;ont rien à voir au-delà de certains aspects de l&#8217;univers), on découvre que les animaux ne sont pas là par hasard et certains éléments acceptés tels que dans le premier épisode sont ici remis en cause.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/kung-fu-panda-2-dreamworks.jpg" border="0" alt="Kung fu panda 2 dreamworks" width="690" height="300" /></div>
<p style="text-align: justify;">Indéniablement plus riche, <em>Kung Fu Panda 2</em> n&#8217;en est pas moins un film d&#8217;animation familial extrêmement classique. Ainsi, derrière les enjeux plus généraux, l&#8217;histoire de Po reste centrale. Après tout, le panda est bien le héros du récit et ce dernier tourne entièrement autour de lui. Outre ses pitreries, les enjeux ici concernent tous son identité. Choc de cette suite, Po apprend qu&#8217;il a été adopté. L&#8217;humour provient de la naïveté du panda d&#8217;avoir pu croire qu&#8217;une oie pouvait être son père, mais le film est aussi très logique : dans un univers sans autre panda, Po n&#8217;avait pas de points de repères… Son retour vers le passé se fait par une série de flash-backs, un mode très présent dans <em>Kung Fu Panda 2</em> qui, miracle, parvient à éviter la trop grande lourdeur qui accompagne souvent cet effet. Le film propose par ailleurs sa traditionnelle galerie de personnages secondaires comiques qui accompagnent Po, principale source de comique, comme il se doit. Surprise, l&#8217;humour s&#8217;avère très efficace dans <em>Kung Fu Panda 2</em>, à défaut d&#8217;être très original. Alternant entre les différents comiques, il joue énormément sur le thème de la nourriture (Po étant un ventre incapable de s&#8217;arrêter) et ce leitmotiv s&#8217;avère payant. Autre bonne idée, exploiter le filon du méchant grandiloquent et ridicule, tandis que le film multiplie les scènes où Po devrait échouer lamentablement et où, au contraire, il réussit brillamment, comme par surprise. Inutile de le nier, tout a déjà été vu mille fois dans <em>Kung Fu Panda 2</em>, mais l&#8217;équilibre est bon et le scénario suffisamment enlevé pour que le mélange prenne. C&#8217;est très efficace et prenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Les films d&#8217;animation ont désormais atteint un pallier. Ils sont tous extrêmement bien réalisés, avec des images désormais très proches du photoréalisme. <em>Kung Fu Panda 2</em> est ainsi vraiment dans la norme, sans briller particulièrement, mais sans démériter face aux meilleurs du genre. L&#8217;univers sinisant est bien rendu, avec des décors parfois spectaculaires et une utilisation astucieuse de l&#8217;animation à l&#8217;ancienne pour certains flash-backs. Pour une fois, la désormais obligatoire 3D est bien utilisée, elle ne nuit pas trop au film et elle est judicieusement exploitée dans le film. La technique, en ce qui concerne l&#8217;animation du moins, a manifestement fait des progrès, même si on reste globalement dans l&#8217;ordre du gadget.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/kung-fu-panda-dreamworks.jpg" border="0" alt="Kung fu panda dreamworks" width="690" height="301" /></div>
<p style="text-align: justify;">Bonne surprise pour ce <em>Kung Fu Panda 2</em>. Le premier épisode était plutôt sympa, mais on n&#8217;attendait vraiment pas grand-chose d&#8217;une suite… les studios Dreamworks ont prouvé que l&#8217;on avait tort. Si le film ne joue pas la carte de l&#8217;originalité, mais reste au contraire dans la veine des films d&#8217;animation familiaux avec une bonne dose d&#8217;humour, de l&#8217;action et une belle histoire familiale. Les différents éléments sont ici bien gérés et l&#8217;ensemble s&#8217;avère indéniablement efficace. En bref, un film pour toute la famille qui ne fatigue pas, parfait pour une séance ciné sympa…</p>
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		<title>X-Men : Le Commencement, Matthew Vaughn</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 22:41:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Après la trilogie, la saga X-Men revient sur les origines avec X-Men : Le Commencement. Comment des superhéros deviennent superhéros, le sujet est toujours passionnant et le film réussit sa mission de divertissement. Un film pour fans, mais pas seulement. <a href="http://nicolinux.fr/2011/06/02/x-men-commencement-vaughn/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="180" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/x-men-commencement-vaughn.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="x-men-commencement-vaughn" title="x-men-commencement-vaughn" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Après une trilogie assez ambitieuse et globalement plutôt réussie malgré un film très commun, la juteuse licence <em>X-Men</em> revient avec un préquel. <em>X-Men : Le Commencement</em> laisse dès le titre peu de doutes sur son contenu : il s&#8217;agit de découvrir les différents super-héros au tout début, quand les mutants n&#8217;étaient que des enfants dotés de pouvoir incompris. Le film de Matthew Vaughn, réalisateur du plaisant <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/03/29/kick-ass-vaughn/">Kick-Ass</a></em>, se déroule majoritairement au cœur de la Guerre froide, dans une réécriture de l&#8217;histoire plutôt bien vue. Un film plaisant, même si l&#8217;on ne connaît rien à l&#8217;histoire.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=140894.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/x-men-commencement.jpg" border="0" alt="X men commencement" width="690" height="929" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>X-Men : Le commencement</em> remonte aux origines. La trilogie l&#8217;avait fait en partie et on connaissait quelques moments clés, mais l&#8217;origine du conflit qui oppose les mutants devient ici le sujet même du film. Ce dernier ouvre sur la découverte en parallèle de leurs pouvoirs par Erik, futur Magneto, d&#8217;un côté et par Charles Xavier, futur Professeur X, de l&#8217;autre. Le premier exerce son pouvoir pour la première fois dans un camp de concentration. Il n&#8217;est alors qu&#8217;un enfant qui ne supporte pas de voir partir ses parents et il tord la grille du camp par ses pouvoirs magnétiques. Charles de son côté rencontre très jeune la future Mystique et se lie d&#8217;amitié avec la jeune fille. Les deux mutants piliers de l&#8217;histoire sont ainsi révélés par le film qui se déroule néanmoins bien des années plus tard. Erik poursuit l&#8217;officier nazi qui a tué sa mère devant ses yeux bien des années auparavant, tandis que Charles expose au monde scientifique l&#8217;existence des mutations par une thèse à Oxford, avant d&#8217;être recruté par la CIA qui cherche alors à en savoir plus sur ces mutants et en particulier sur Shaw. Ce dernier s&#8217;avère en fait être l&#8217;ancien officier nazi que poursuit Erik et c&#8217;est au cours d&#8217;une action de la CIA pour arrêter cet homme qui est aussi un mutant extrêmement puissant qu&#8217;Erik et Charles se rencontrent. Ce dernier parvient à convaincre Erik de travailler avec la CIA pour se venger de Shaw et ensemble ils forment une équipe de mutants prêts à en découvre, les futurs X-Men.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus encore que les super-pouvoirs des superhéros, l&#8217;intérêt des comics réside dans les contradictions de ces hommes surhumains. Dès lors, l&#8217;origine du superhéros est toujours un élément extrêmement important et le projet de <em>X-Men : Le Commencement</em> intéresse d&#8217;emblée pour cette raison. Le film apporte une explication scientifique à la mutation : les explosions nucléaires de la Seconde Guerre mondiale ont accéléré le processus d&#8217;évolution naturelle et ont créé de nombreux mutants sur la planète. Ces hommes et femmes sont dotés d&#8217;un ou plusieurs pouvoirs qui sont plus ou moins discrets et plus ou moins puissants. Chaque mutant découvre plus ou moins par hasard son pouvoir et apprend ensuite à le contrôler, ce que montre bien ce film. Ce qui compte n&#8217;est pas tant la modification génétique initiale que ce que le mutant décide d&#8217;en faire. Deux mutants, Mystique et Hank, doutent de l&#8217;intérêt de leurs pouvoirs et hésitent à les annuler, ou du moins à les dissimuler pour rentrer dans le rang. Cette thématique qui était centrale dans la trilogie est déjà essentielle ici et c&#8217;est parce que Hank veut masquer sa différence qu&#8217;il devient Le Fauve, bête poilue bleue qui ne laisse plus vraiment de doute sur sa nature. Les superhéros sont toujours ce qu&#8217;ils choisissent d&#8217;être et c&#8217;est particulièrement vrai dans <em>X-Men : Le Commencement</em>. Au cours du film, deux camps se dessinent parmi les mutants : d&#8217;un côté ceux qui veulent s&#8217;intégrer aux humains, combattre à leur côté et faire de la mutation un aspect normal ; de l&#8217;autre ceux qui pensent que les humains et les mutants sont irréconciliables et qu&#8217;un seul groupe survivra après l&#8217;inévitable combat qui opposera les deux groupes.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/x-men-mcavoy.jpg" border="0" alt="X men mcavoy" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">On le voit, la dimension sociale et politique est centrale dans <em>X-Men : Le Commencement</em>, comme elle l&#8217;était dans la trilogie initiale et tout particulièrement dans le deuxième film. Alors que la mutation n&#8217;est pas encore un phénomène connu dans la population, le monde politique utilise ce phénomène tout en s&#8217;en méfiant. Reprenant un aspect très courant dans les comics, <em>X-Men : Le Commencement</em> se déroule au cœur de la Guerre froide et les oppositions entre mutants retrouvent les oppositions entre les deux blocs. Même si Shaw manipule les deux camps pour sa propre cause, le film reste teinté d&#8217;opposition entre les États-Unis et l&#8217;URSS et il se permet même de réécrire l&#8217;histoire, de manière plutôt amusante. Shaw devient ici le créateur de la crise de Cuba en incitant les Américains à menacer l&#8217;URSS avec les missiles turcs et inversement en incitant les Soviétiques à menacer les États-Unis avec leurs missiles cubains. Le blocus de l&#8217;île fait même l&#8217;objet d&#8217;une scène de combat où le cours de l&#8217;histoire est assuré par l&#8217;intervention <em>in extremis</em> des mutants. Passé le folklore historique, le film voit naître l&#8217;opposition entre mutants et humains quand les forces des deux blocs s&#8217;allient contre le premier groupe. D&#8217;un commun accord, les dirigeants des deux pays décident d&#8217;éliminer ce qu&#8217;ils ressentent instinctivement comme une menace. Cette violence divise les mutants en deux groupes, préparant ainsi la trilogie. Dommage que le film soit si bref sur cet aspect d&#8217;ailleurs, on aurait aimé plus d&#8217;explications sur les choix des uns et des autres…</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxième film lié aux univers des comics pour Matthew Vaughn, le réalisateur change néanmoins complètement de style avec <em>X-Men : Le Commencement</em>. Fini l&#8217;humour parodique un peu potache de <em>Kick-Ass</em>, place aux choses sérieuses avec un film qui laisse peu de places à la légèreté. Le cinéaste hérite également d&#8217;un budget bien plus conséquent pour une réalisation plus ambitieuse. Sans faire d&#8217;étincelles, mais est-ce seulement possible sur un tel blockbuster, Matthew Vaughn s&#8217;en sort bien et il propose un film efficace et agréable. Une bonne idée de réalisation, quoiqu&#8217;assez classique : utiliser le split-screen pour recréer sur grand écran l&#8217;effet bande dessinée. Le scénario touffu ne laisse pas autant de places à tous les personnages, mais les deux principaux sont bien travaillés et bien interprétés par leurs acteurs respectifs. James McAvoy interprète un jeune Charles enthousiaste, un peu naïf et très actif qui est très crédible. De même, Michael Fassbender n&#8217;est pas mauvais pour jouer un Magneto qui doute encore, mais qui est déjà marqué d&#8217;une puissante recherche de vengeance…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/06/vaughn-x-men-commencement.jpg" border="0" alt="Vaughn x men commencement" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">Avec ce nouvel opus, le message est clair, Bryan Singer reprend les commandes. Réalisateur des deux premiers films et manifestement fan inconditionnel des comics, il offre à <em>X-Men : Le Commencement</em> une profondeur qui manquait à la série, quitte à trop en faire. Le film aurait sans doute gagné à être simplifié, peut-être en se concentrant sur moins de personnages et moins d&#8217;intrigues différentes. Matthew Vaughn s&#8217;en sort néanmoins plutôt bien avec ce projet ambitieux. Le résultat est plaisant et après tout, c&#8217;est bien l&#8217;essentiel pour un blockbuster…</p>
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		<title>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence, Rob Marshall</title>
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		<pubDate>Sat, 21 May 2011 00:26:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Aventure]]></category>
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		<category><![CDATA[Humour]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence est paradoxalement un film… sans pirates. Changement de ton pour ce nouvel épisode et ce n'est pas une réussite. Le film de Rob Marshall est paresseux et s'il parvient à maintenir le spectacle, il peine à passionner… <a href="http://nicolinux.fr/2011/05/21/pirates-caraibes-fontaine-jouvence-marshall/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/pirates-caraibes-depp-cruz.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="pirates-caraibes-depp-cruz" title="pirates-caraibes-depp-cruz" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Sorti en 2003, <em>Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl</em>, premier épisode de ce qui n&#8217;était pas encore une saga, permettait à Walt Disney de revenir dans la course avec un blockbuster familial assez spectaculaire, plutôt drôle et dépoussiéré. Bonne pioche qui s&#8217;est transformée en trilogie avec deux films toujours plus spectaculaires. Le succès de la trilogie était tel que le studio ne pouvait en rester là et avec ce <em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em>, c&#8217;est manifestement une nouvelle trilogie qui se prépare. Ce nouvel épisode s&#8217;apparente à une rupture dans la continuité : Jack Sparrow et Barbossa sont toujours là, mais ce sont les seuls personnages principaux à avoir survécu. Une partie de l&#8217;équipe est restée, mais ce quatrième film introduit de nouveaux personnages et un nouveau réalisateur. Malheureusement, la perspective d&#8217;un ton nouveau tombe vite à l&#8217;eau : <em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em> manque cruellement de… pirates et le film ronronne paisiblement…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=139812.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/pirates-caraibes-4-marshall.jpg" border="0" alt="Pirates caraibes 4 marshall" width="690" height="1029" /></a></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em> se déroule quelques années après la fin de <em>Pirates des Caraïbes : Jusqu&#8217;au bout du monde</em>. Le film commence en Grande-Bretagne, par un simulacre de procès au cours duquel le vrai Jack Sparrow condamne Gibbs qui est alors pris pour Jack Sparrow à une peine de prison pour piraterie. Le plan de Jack échoue, mais il parvient <em>in extremis</em> à s&#8217;évader devant le roi lui-même. Dans un bar obscur de Londres, il tombe sur le pirate qui se fait passer pour Jack Sparrow dans la ville et qui recrute un équipage. Cet usurpateur s&#8217;avère en fait être une usurpatrice : Jack tombe en fait nez à nez avec Angelica. Entre les deux, on comprend vite qu&#8217;il y a eu une affaire quelques années auparavant, mais qu&#8217;elle s&#8217;est mal terminée. Par un concours de circonstances variées, Jack se retrouve alors sur le navire du terrible Barbe-Noire. Angelica se fait passer pour la fille de ce pirate craint sur toutes les mers du globe et qui est parti, comme Barbossa reconverti en Corsaire pour le compte de la Couronne d&#8217;Angleterre et comme les Espagnols, en quête de la Fontaine de Jouvence. Comme son nom l&#8217;indique bien, cette fontaine est censée prendre une vie et l&#8217;offrir à une autre personne. Un élément précieux bien évidemment, après lequel tous les personnages vont courir… Mais qui va arriver le premier ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario de <em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em> n&#8217;est pas très bon, pour deux raisons essentiellement. Tout d&#8217;abord parce qu&#8217;il est très largement en rupture par rapport aux scénarios des trois films précédents, si bien que l&#8217;on est surpris de découvrir que l&#8217;auteur est le même pour toute la saga. Le troisième épisode mentionnait bien dans ses dernières minutes la fontaine de jouvence, mais c&#8217;est bien le seul lien entre la trilogie et ce nouvel opus. Il ne reste quasiment plus aucun personnage, le contexte géographique a changé et même le style a évolué. Paradoxalement, <em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em> manque de pirates pour un film de genre. La majeure partie du film se déroule ainsi sur terre et il n&#8217;y a aucune poursuite en bateau, encore moins une bataille ou un abordage. Tout au plus a-t-on droit à quelques brèves batailles au sabre et à l&#8217;épée, mais rien d&#8217;aussi spectaculaire que ce que l&#8217;on avait pu voir jusque-là. Autant le dire, il ne sert à rien d&#8217;avoir vu un film de la saga pour voir celui-ci… <em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em> semble même chercher plus du côté d&#8217;<em>Indiana Jones</em> que des premiers <em>Pirates des Caraïbes</em>.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/pirates-caraibes-4.jpg" border="0" alt="Pirates caraibes 4" width="690" height="468" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le problème n&#8217;est pas vraiment que <em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em> n&#8217;ait rien à voir avec les films qui précèdent, après tout la série peut bien dévier vers autre chose, ce serait même plutôt un point positif. Malheureusement, le film ne bénéficie pas vraiment de ce nouveau départ. Il s&#8217;avère bien au contraire extrêmement paresseux : l&#8217;histoire est cousue de fil blanc, elle est lancée sur des rails qu&#8217;elle ne quittera jamais jusqu&#8217;à la fin. Tout ce qui se passe dans le film est prévisible : l&#8217;évasion de Jack Sparrow au début, la fin du film (y compris la toute fin qui reprend une idée du premier épisode) et toutes les péripéties intermédiaires sont toutes, sans exception, comprises à l&#8217;avance. Le scénario de <em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em> manque cruellement d&#8217;originalité, d&#8217;un souffle, quelque chose qui pourrait lui donner un peu d&#8217;intérêt. En l&#8217;état, il semble simplement prévu pour enchaîner des scènes alternativement d&#8217;action ou comiques. Les passages obligés sont tous réunis, les fuites bras en l&#8217;air de Jack Sparrow, ses évasions farfelues, ses plans alambiqués… l&#8217;humour comme toujours tourne essentiellement autour de ce personnage. Les scènes d&#8217;action manquent également d&#8217;originalité, à l&#8217;image du premier duel entre Jack et Angelica où tous les éléments de décor sont à un moment ou à un autre utilisés. Cette scène évoque celle de <em>Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl</em> dans la forge, mais en déjà-vu et moins intéressante. L&#8217;humour fonctionne aussi logiquement moins bien : on a déjà vu et revu les pitreries de Jack Sparrow et elles font beaucoup moins rire. Étrangement, même le personnage semble s&#8217;en être aperçu : on est frappé du sérieux inhabituel de certaines scènes qui auraient pu être comiques, comme l&#8217;évasion du camp espagnol traité avec un professionnalisme froid qui laisse pantois alors que Jack est censé improviser.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em> assure le service minimum sur le plan technique. Rob Marshall n&#8217;y est pas forcément pour grand-chose, sur de tels projets un réalisateur a rarement une marge de manœuvre démesurée, mais son film assure le (grand) spectacle. Inutile de le nier, le film est efficace et même si les effets spéciaux sont plus modestes que par le passé, ils ménagent tout de même quelques scènes plutôt sympa, comme celle des sirènes. On regrettera encore une fois le choix de la 3D qui, comme souvent, ne sert strictement à rien et assombrit l&#8217;image, mais dans l&#8217;ensemble le contrat est rempli, même si <em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em> se contente encore une fois du strict nécessaire. Hans Zimmer ne fait guère mieux côté son et cette paresse généralisée atteint aussi les comédiens. Johnny Depp persévère dans ses pitreries habituelles, sans trop se forcer non plus et son personnage semble un peu en retrait. Un beau paradoxe quand on pense qu&#8217;il est au cœur du récit, mais c&#8217;est le constat que l&#8217;on peut faire pour tous les personnages principaux. À trop les multiplier, le scénario finit par tous les effacer, que ce soit Barbossa (Geoffrey Rush, comme d&#8217;hab), le pas si terrifiant Barbe-Noire (Ian McShane qui était bien meilleur dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/05/10/deadwood-hbo/">Deadwood</a></em>) ou la nouvelle femme, l&#8217;assez peu passionnante Angelica (Penélope Cruz, quelconque). Ils se contentent tous du service minimum, ce qui n&#8217;aide assurément pas le film…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/pirates-caraibes-fontaine-jouvence.jpg" border="0" alt="Pirates caraibes fontaine jouvence" width="690" height="464" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le film de Rob Marshall est un film paresseux qui ne met que mieux en valeur l&#8217;unique motivation financière qui a présidé à sa conception. <em>Pirates des Caraïbes : La Fontaine de Jouvence</em> est trop grossièrement une suite qui exploite une licence qui a tant rapporté par le passé et qui rapportera sans doute autant cette fois. On peut espérer que ce film n&#8217;était qu&#8217;un épisode de transition avant un nouveau départ dans le cinquième film… l&#8217;espoir est maigre néanmoins. En attendant d&#8217;en voir plus, la saga <em>Pirates des Caraïbes</em> perd ici la majeure partie de son intérêt : on veut des pirates, du rhum et des canons, pas un Indiana Jones des Caraïbes…</p>
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<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4842" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Fast and Furious 5, Justin Lin</title>
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		<pubDate>Fri, 06 May 2011 21:43:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Fast and Furious 5 est un blockbuster décérébré, plein de clichés machistes, mais doté de scènes d'action assez impressionnantes. Tout est dit, c'est un film à voir en salles pour le spectacle, puis à oublier. Avis aux amateurs… <a href="http://nicolinux.fr/2011/05/06/fast-and-furious-5-lin/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/fast-and-furious-5.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="fast-and-furious-5" title="fast-and-furious-5" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Oublie la finesse&nbsp;&raquo; : ce conseil adressé par son héros à l&#8217;un des protagonistes est aussi celui qu&#8217;il faut absolument s&#8217;adresser avant d&#8217;entrer en salles pour voir <em>Fast and Furious 5</em>. Qu&#8217;on se le dise, on est ici dans le domaine du prévisible grossier, un blockbuster gonflé aux testostérones et millimétré pour plaire à sa cible. Ce qui n&#8217;est pas forcément un problème : à condition de le savoir d&#8217;emblée, le dernier film de Justin Lin s&#8217;avère assez efficace et plutôt plaisant, même s&#8217;il sera aussi extrêmement vite oublié…</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=178061.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/fast-furious-5.jpg" border="0" alt="Fast furious 5" width="690" height="944" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Le film commence sur un petit rappel pour ceux qui n&#8217;auraient pas suivi les épisodes précédents – rassurez-vous d&#8217;ailleurs, on peut voir <em>Fast and Furious 5</em> sans jamais avoir vu la saga qui précède. Dom, le <em>bad guy</em> qui conduit (vraiment) très bien a été condamné à 25 ans de prison. Brian, prisonnier qui a contribué à le faire tomber, culpabilise un peu et pour cause : sa copine s&#8217;avère aussi être la sœur de Dom. Pris de remords, il décide de faire évader son beau-frère dans une très spectaculaire scène de course avec un bus et trois voitures (forcément) belles et puissantes. Le rythme baisse alors d&#8217;un coup et l&#8217;on se retrouve à Rio, où Brian et sa Mia vivent paisiblement, mais sans le sou. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour renflouer les caisses qu&#8217;ils décident de participer à un vol de voiture qui est censé être tranquille, si tranquille que ce plan devient suspect. De fait, tout le monde risque la mort au cours d&#8217;une (encore) spectaculaire scène avec un train et quelques voitures. S&#8217;enclenche alors une véritable course entre, d&#8217;une part, le trio de gentils devenus méchants, mais qui sont en fait gentils ; le grand méchant patron de la mafia de Rio qui n&#8217;est pas content du tout parce que son fric est en danger ; un gros mec extrêmement (beaucoup trop) musclé qui a l&#8217;air bien décidé à tout faire pour arrêter Dom et ses potes.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout est là pour poser une bonne intrigue de base, rien ne manque dans l&#8217;équation, <em>Fast and Furious 5</em> peut commencer. Pourtant, quelque chose a changé dans ce nouvel épisode. Comme l&#8217;affiche le montre bien, les voitures sont toujours là, indéniablement, mais elles sont en retrait. Inutile de le nier, les amateurs de belles voitures en auront pour leur argent et si vous aimez entendre le rugissement d&#8217;un moteur, vous aimerez incontestablement ce film. De manière surprenante, le scénario ne met pas vraiment les courses en avant. Il n&#8217;y a pour ainsi dire qu&#8217;une seule course en bonne et due forme et même s&#8217;il contient des courses-poursuites plus classiques, <em>Fast and Furious 5</em> n&#8217;est plus un film de courses où l&#8217;enjeu se résume à l&#8217;affrontement de pilotes. Le plus significatif à cet égard est certainement une ellipse que l&#8217;on aurait juré impossible : à un moment du film, les deux héros cherchent une voiture et ils doivent faire une course pour la gagner. Alors que l&#8217;ambiance des quatre premiers films s&#8217;était à nouveau installée (plein de belles voitures et filles, la musique…), ce film-là passe directement à la conclusion qui est sans surprise, ils ont gagné la voiture, et donc la course. Ce cinquième épisode donne ainsi l&#8217;impression d&#8217;être passé à autre chose, de ne plus s&#8217;intéresser aux courses, mais à autre chose, et en l&#8217;occurrence à ce qui ressemblerait presque à un thriller. Thriller, le mot est peut-être un peu fort, mais disons que l&#8217;action prédomine ici, une action musclée, parfois violente. La trilogie Jason Bourne est passée par là, c&#8217;est flagrant lors de la course-poursuite sur les toits des favélas de Rio, et c&#8217;est globalement assez réussi.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/fast-furious-5-vin-diesel.jpg" border="0" alt="Fast furious 5 vin diesel" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement, <em>Fast and Furious 5</em> est tellement dans les clichés que le film ne dépasse pas le simple plaisir de voir des scènes impressionnantes. La série a toujours été marquée par les clichés sur les voitures. Ils sont ici toujours aussi présents et toujours aussi machistes, même si les femmes ont parfois le droit de passer derrière le volant. La gent féminine reste quand même globalement cantonnée à son rôle de faire-valoir pour les hommes qui peuvent ainsi étaler leur niveau de richesse. La conception de la réussite selon les personnages de ce film est d&#8217;ailleurs assez affligeante : récupérer 10 millions de dollars et vous pourrez vous offrir les plus belles voitures et femmes. Certes, le trait est un peu exagéré et nos deux héros sont un petit peu plus intelligents que cela, mais c&#8217;est quand même le message global. La cible du film est très bien définie et Justin Lin ne la rate absolument pas, mais son film s&#8217;en cache tellement peu que cela devient vraiment gênant pour tous ceux qui ne sont pas dedans. Pour le reste, on est sur de l&#8217;ultra-classique hollywoodien. Le groupe qui se constitue est composé de toutes les minorités visibles qu&#8217;il faut avoir dans son film pour réussir, avec au passage quelques clichés à la limite du racisme (la grande gueule est un noir, le gars discret est asiatique…). La fin est sans surprise dégoulinante de bonheur, mais aussi grande ouverte (pas d&#8217;inquiétude, une suite est prévue dès l&#8217;année prochaine), tandis que le Rio de carte postale est vraiment pénible<sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/05/06/fast-and-furious-5-lin/#footnote_0_4791" id="identifier_0_4791" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&amp;#8217;est peut-&ecirc;tre d&amp;#8217;avoir vu Rio r&eacute;cemment, mais vraiment, les plans en h&eacute;licopt&egrave;re autour de la statue de J&eacute;sus, on n&amp;#8217;en peut plus. Alors quand en plus on l&amp;#8217;a 4 ou 5 fois dans un seul film&hellip;">1</a></sup>. Tous ces clichés font partie sans doute du plaisir coupable de regarder un blockbuster fun, tout simplement, mais ils s&#8217;avèrent aussi gênants, d&#8217;autant que <em>Fast and Furious 5</em> fait preuve d&#8217;une belle constance dans les incohérences et le grand n&#8217;importe quoi. Dom peut prendre tous les coups qu&#8217;il veut, il s&#8217;en ressort sans une seule marque. Les voitures ont droit au même traitement : elles font des bonds de 10 mètres et survivent miraculeusement, enfin sauf si ce n&#8217;est pas un gentil qui la conduisait évidemment. De ce point de vue, on est bien loin du réalisme de Jason Bourne…</p>
<p style="text-align: justify;">Ces incohérences et clichés sont passés sur le plan technique également. On a déjà évoqué le Rio de carte postale, évoquons aussi la caméra incapable de rester statique plus d&#8217;une seconde, de peur d&#8217;ennuyer le spectateur sans doute. Elle bouge tout le temps et chaque plan ne dure pas plus d&#8217;une poignée de secondes. Inutile de le nier, Justin Lin sait filmer des scènes d&#8217;action impressionnantes et <em>Fast and Furious 5</em> n&#8217;est pas avare en scènes époustouflantes. Le clou du spectacle est bien sûr cette longue course-poursuite où les voitures se battent… à coup de coffre fort, mais dès la scène d&#8217;introduction, on comprend que le film frappe fort. Si vous aimez l&#8217;action, vous serez comblés et c&#8217;est un film à voir en salles, sur grand écran, pour cette raison. Ce n&#8217;est pas un film à voir pour ses acteurs par contre. Vin Diesel est à l&#8217;image du film, il n&#8217;est bon que dans les scènes d&#8217;action, il est médiocre dans les moments calmes et au mieux mauvais quand il doit parler. Paul Walker s&#8217;en sort un peu mieux, mais ce n&#8217;était pas très dur et autour d&#8217;eux, ce n&#8217;est vraiment pas glorieux non plus. Sur ce point, <em>Fast and Furious 5</em> est bien dans l&#8217;esprit de la série : les meilleurs acteurs sont indéniablement les voitures…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/05/fast-furious-5-paul-walker.jpg" border="0" alt="Fast furious 5 paul walker" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Fast and Furious 5</em> est un film à voir en salles pour en prendre plein la vue, mais c&#8217;est à peu près tout. Bourré de clichés, le dernier film de Justin Lin pourrait être drôle tant il s&#8217;approche de la parodie, mais on ne peut malheureusement jamais remettre en cause son sérieux. Dommage, les quelques pointes d&#8217;humour que l&#8217;on relevait dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/08/06/expendables-stallone/">Expendables : Unité spéciale</a></em> de Sylvester Stalone permettaient de (très légèrement) sauver le film. Ici, on s&#8217;amuse pendant la séance, on s&#8217;agace un peu devant l&#8217;accumulation de clichés et on est bien content de sortir de la salle l&#8217;esprit vidé. Ce n’est pas si mal, mais ce n&#8217;est quand même pas grand-chose.</p>
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</ul>
</div>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4791" class="footnote">C&#8217;est peut-être d&#8217;avoir vu <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/04/18/rio-saldanha/">Rio</a></em> récemment, mais vraiment, les plans en hélicoptère autour de la statue de Jésus, on n&#8217;en peut plus. Alors quand en plus on l&#8217;a 4 ou 5 fois dans un seul film…</li><li id="footnote_1_4791" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Thor, Kenneth Branagh</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/04/30/thor-branagh/</link>
		<comments>http://nicolinux.fr/2011/04/30/thor-branagh/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 22:21:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<br/>Thor est une pierre de plus à l'édifice Avengers, après Hulk et Iron Man, avant Captain America dans quelques mois. Les fans apprécieront, les autres se détendront peut-être devant ce film à grand spectacle un peu kitsch… <a href="http://nicolinux.fr/2011/04/30/thor-branagh/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="165" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/thor-branagh.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="thor-branagh" title="thor-branagh" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Dans l&#8217;univers des comics, les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Vengeurs">Avengers</a> ont sans nul doute une place à part. Créés par les célèbres éditions Marvel, les Vengeurs rassemblent plusieurs super héros, dans une sorte de récit de super héros ultime. Depuis plusieurs années déjà, le cinéma s&#8217;est emparé des comics pour fournir de multiples adaptations, parmi lesquelles plusieurs Avengers se sont cachés : Hulk ou Iron Man notamment. Peu à peu, Hollywood reconstruit le groupe avec cette fois un autre élément clé : Thor. <em>Thor</em>, le film de Kenneth Branagh, constitue ainsi une pierre à l&#8217;édifice et intéressera les fans de la série, en attendant la sortie tant attendue d&#8217;<em>Avengers</em>, le film, en 2012, et en attendant d&#8217;ici là la sortie de <em>Captain America : First Avenger</em> cet été. Les autres risquent d&#8217;être déçus par cette histoire assez alambiquée et très kitsch, ainsi que par son héros aussi monobloc que son marteau.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=129477.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/thor.jpg" border="0" alt="Thor" width="690" height="931" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Royaume d&#8217;Asgard, à une date indéterminée. Thor est le fils d&#8217;Odin, père de toute chose. On comprend qu&#8217;un tel héritage lui soit monté à la tête et Thor est ainsi un jeune homme fier, arrogant, violent et un peu stupide. Pour prouver sa valeur à son père, il décide de partir avec son frère Loki et une poignée de fidèles contre les ennemis de toujours de son peuple. Ce geste stupide et suicidaire ranime une guerre ancestrale. Odin, furieux, bannit son fils du royaume et l&#8217;envoi… sur terre. Il tombe alors nez à nez avec Jane, une scientifique venue enquêter dans le désert du Nouveau-Mexique sur d&#8217;étranges phénomènes météorologiques. Thor sur terre n&#8217;est plus qu&#8217;un simple mortel, certes avec des pectoraux plus gros que la taille de la tête de Jane, mais sans ses pouvoirs magiques, et notamment sans son célèbre marteau. Alors que le Shield, une organisation mystérieuse, mais toute puissante, veut récupérer le marteau, notre jeune super héros tente tant bien que mal de retrouver grâce aux yeux de son père. Il va néanmoins découvrir que Loki, son jeune frère, complote contre lui et veut prendre sa place sur le trône d&#8217;Asgard…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Thor</em> est un film assez typique où le super héros se découvre, même s&#8217;il y a ici une subtilité. Au début du film, Thor est fils d&#8217;un dieu et à ce titre, il jouit d&#8217;un pouvoir immense dont il a pleinement conscience. Mais en arrivant sur Terre, il est rabaissé au simple rang d&#8217;humain et il va devoir redécouvrir ses pouvoirs : on retrouve bien là le processus d&#8217;apprentissage classique. Thor fait partie de cette catégorie de super héros qui bénéficie de pouvoirs surnaturels innés, au contraire d&#8217;autres, comme Iron Man, qui doivent construire leurs pouvoirs. Le seul accessoire de Thor est son marteau qui s&#8217;amuse ici à jouer à l&#8217;Excalibur, mais ce n&#8217;est pas un accessoire standard puisque seul Thor peut l&#8217;utiliser. Une fois le marteau récupéré cependant, Thor semble totalement indestructible : il vole, il crée des tempêtes, lance son marteau dans tous les sens, etc. Comme Superman, Thor vient d&#8217;une autre planète et il est sur terre en tant qu&#8217;étranger. Kenneth Branagh a réussi à assez bien exploiter cet aspect du personnage, principal ressort comique d&#8217;un film par ailleurs assez sérieux. Si <em>Thor</em> permet de découvrir un super héros, le film est aussi prévu pour s&#8217;insérer dans le réseau de films qui, mis bout à bout, forment l&#8217;histoire des Avengers. À ce titre, il est préférable d&#8217;avoir vu <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/04/29/iron-man-2-favreau/">Iron Man 2</a></em> pour tout comprendre même si les deux films sont suffisamment différents pour être vus séparément. Les deux films sont néanmoins très clairement reliés par des personnages récurrents et par une référence explicite : la fin d&#8217;<em>Iron Man 2</em> se situe dans <em>Thor</em>, tandis qu&#8217;il faudra rester jusqu&#8217;à la fin du générique pour avoir une idée de la suite. Cette construction assez rare au cinéma est assez fascinante, même si elle relève plus de l&#8217;anecdotique pour une raison simple : chaque film doit être vu indépendamment.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/thor-hemsworth.jpg" border="0" alt="Thor hemsworth" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">Ce choix peut se comprendre sur le plan économique, mais il n&#8217;aide pas <em>Thor</em>. Le film semble bien faible par rapport aux deux <em>Iron Man</em>, ou à d&#8217;autres adaptations de comics. La raison est en fait assez simple : Thor est un super héros sans intérêt. Du début à la fin, il reste globalement le même : un gars un peu trop fier, très musclé et plutôt sympa, dans l&#8217;ensemble. Il lui manque le côté sombre qui est normalement présent en tout super héros. Thor ne doute jamais sérieusement, même si l&#8217;impossible récupération du marteau semble le faire vaciller quelques secondes. Reste que, dans l&#8217;ensemble, Kenneth Branagh fait de son héros un bloc incroyablement statique qui empêche vraiment de s&#8217;intéresser à lui. Peut-être est-ce un trait de caractère du personnage lui-même, mais cette faiblesse s&#8217;apparente plus à une faiblesse du film lui-même. Dommage, d&#8217;autant que l&#8217;histoire elle-même n&#8217;est pas des plus passionnantes. Les enjeux sont très réduits dans <em>Thor</em> et ils sont de toute manière trop peu développés pour passionner sérieusement. Ajoutons à cela que toute la partie extra-terrestre est vieillotte et kitsch : la ville est toute dorée et brille de mille feux, les armures brillent au soleil (pas autant que dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/04/28/choc-titans-leterrier/">Le Choc des Titans</a></em> néanmoins)… C&#8217;est en tout cas un cadre qui ne donne pas vraiment envie de s&#8217;intéresser plus avant à l&#8217;histoire…</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème de <em>Thor</em> tient aussi dans sa panoplie d&#8217;acteurs. Si Thor semble aussi statique, c&#8217;est aussi parce que son acteur, Chris Hemsworth, n&#8217;est pas très bon. Son père, interprété par un Anthony Hopkins qui semble vraiment avoir pris une retraite anticipée, n&#8217;est pas vraiment mieux, on ne ressent jamais de douleur, ou même de peine. C&#8217;est un peu mieux côté humains, mais Nathalie Portman fait ce qu&#8217;elle peut pour vaguement rendre son personnage intéressant, elle ne suffit pas à sauver le film. Malgré un budget très confortable, les effets spéciaux de <em>Thor</em> sont inégaux : parfois impressionnants, ils sont aussi d&#8217;autres fois assez ridicules, pour ne pas dire kitsch. On regrette bien sûr le choix de la 3D : ajoutée en post-production, elle n&#8217;apporte rien et nuit à la lisibilité de l&#8217;ensemble, même s&#8217;il faut reconnaître une amélioration par rapport à des films sortis il y a un an comme <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/07/06/dernier-maitre-air-shyamalan/">Le dernier maître de l&#8217;air</a></em>. Complétons le tableau avec une musique pompière bien peu inspirée et l&#8217;on comprendra que <em>Thor</em> ne passionne pas non plus sur le plan cinématographique…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/thor-hopkins.jpg" border="0" alt="Thor hopkins" width="690" height="467" /></div>
<p style="text-align: justify;">Sous des aspects de blockbuster hollywoodien, <em>Thor</em> s&#8217;apparente en fait plus à une introduction pour geeks fans des comics originaux qu&#8217;à un film grand public. On sent bien un potentiel derrière, mais en attendant cette histoire est alambiquée, traitée un peu trop à la légère (avec, en particulier, une accélération sur la fin qui empêche de comprendre grand-chose) et elle manque globalement d&#8217;intérêt. Thor est un super héros bien peu intéressant, le royaume d&#8217;Asgard rappelle vraiment trop les contes pour enfants pour être réaliste, bref le scénario pêche et la réalisation ne le sauve pas. <em>Thor</em> n&#8217;est pas un mauvais film pour autant : le savoir-faire d&#8217;Hollywood reste entier et on passe un bon moment… mais ce sera tout. Pour l&#8217;histoire intéressante, on attendra plutôt <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/08/20/captain-america-first-avenger-johnston/" title="Captain America : First Avenger, Joe Johnston">Captain America</a></em> cet été. Du moins, espérons-le…</p>
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<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4776" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme, Tsui Hark</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/04/23/detective-dee-hark/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Apr 2011 18:54:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Action]]></category>
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		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
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		<description><![CDATA[<br/>Detective Dee est l'équivalent chinois des films de cape et d'épée. Un film très réglé, bourré de références et assez caricatural. Je l'ai trouvé beaucoup trop prévisible et kitsch, mais les amateurs du genre devraient apprécier. <a href="http://nicolinux.fr/2011/04/23/detective-dee-hark/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/tsui-hark-detective-dee.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="tsui-hark-detective-dee" title="tsui-hark-detective-dee" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Son nom ne vous dira peut-être rien, mais <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tsui_Hark">Tsui Hark</a> est l&#8217;auteur d&#8217;un nombre incalculable de films chinois. Peu ont passé les frontières, mais c&#8217;est le cas de son dernier film. <em>Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme</em> est ce que l&#8217;on nomme dans les milieux bien renseignés un &laquo;&nbsp;<em><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wu_Xia_Pian">wu xia pian</a></em>&nbsp;&raquo; (film de sabre), l&#8217;équivalent du film de cape et d&#8217;épée occidental. Le genre avait disparu après son heure de gloire dans les années 1960, avant de renaître avec le succès de <em>Tigre et Dragon</em>. Les amateurs du genre apprécieront ce nouveau film, les autres risquent bien d&#8217;avoir du mal avec ce film qui semble vite kitsch et prévisible.</p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=184006.html"><img class="aligncenter" style="border: 0px initial initial;" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/detective-dee-hark.jpg" border="0" alt="Detective dee hark" width="608" height="818" /></a></div>
<p style="text-align: justify;">Le film se déroule dans la Chine du VIIe siècle. Wu Zetian, veuve du dernier empereur, s&#8217;apprête à monter sur le trône, ce qui ferait d&#8217;elle la première femme à accéder à ce statut. Les conspirations se multiplient contre la régente, à tel point qu&#8217;elle n&#8217;a plus le choix. Quand deux crimes extrêmement mystérieux sont perpétués, elle doit sortir de prison un opposant politique pour résoudre ces crimes et déjouer la conspiration. Le détective Dee s&#8217;est peut-être opposé par le passé à Wu Zetian, mais c&#8217;est aussi un détective hors pair, capable de résoudre les enquêtes les plus complexes. Accompagné de deux compagnons, notre homme va donc partir en quête de la vérité. Une quête, on s&#8217;en doute, pleine de dangers et de péripéties et une enquête pleine de rebondissements.</p>
<p style="text-align: justify;">À l&#8217;image des films de cape et d&#8217;épée, le film de Tsui Hark répond à des règles bien précises, avec comme résultat un film assez codé. Les combats ponctuent régulièrement le film, dans un esprit de chorégraphie et de voltiges que l&#8217;on connaît bien. Le résultat est d&#8217;ailleurs assez efficace et spectaculaire et devrait satisfaire les amateurs de genre : un des décors est une statue géante de bouddha avec à l&#8217;intérieur des tas de passerelles, d&#8217;escaliers et de câbles, terrain de jeu idéal pour des combats endiablés. Règles aussi dans l&#8217;enquête effectuée par le héros : on sait d&#8217;emblée que le coupable sera le suspect écarté d&#8217;entrée de jeu. Cela ne manque pas : sans en dévoiler la fin, on peut tout de même dire que le méchant de <em>Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme</em> est inattendu. Comme on le sait dès le début du film, le suspense inhérent à l&#8217;enquête est pour ainsi dire réduit. Tsui Hark a fait le pari d&#8217;un film d&#8217;aventures à l&#8217;ancienne où l&#8217;enjeu n&#8217;est pas vraiment l&#8217;intrigue elle-même que la manière de la faire évoluer. On pourrait d&#8217;ailleurs connaître d&#8217;emblée le nom du méchant, cela ne changerait pas fondamentalement l&#8217;intérêt du film. L&#8217;enjeu est plutôt de savoir comment Dee va résoudre l&#8217;énigme et se tirer des mauvais pas où son enquête le mène.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/hark-detective-dee.jpg" border="0" alt="Hark detective dee" width="690" height="396" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme</em> est difficile à critique. Comme tous les films de genre, son degré d&#8217;appréciation dépend en grande partie de l&#8217;appréciation que l&#8217;on a du genre lui-même. Autant le dire, je ne suis pas un grand amateur des films de cape et d&#8217;épée, fussent-ils de sabres chinois. Je partais avec des <em>a priori</em> très positifs, mais j&#8217;ai vite déchanté devant un film beaucoup trop prévisible et kitsch pour pouvoir me plaire. Tsui Hark fait une confiance absolue au cinéma à l&#8217;ancienne, celui qui n&#8217;a pas besoin d&#8217;effets réalistes pour que le spectateur y croie, celui aussi qui croit aux grandes histoires pleines de personnages très typés, bref un cinéma du grand spectacle pur. C&#8217;est une idée convaincante sur le papier, mais sur le papier seulement. À l&#8217;écran, on s&#8217;ennuie en fait un peu devant cette enquête bien peu passionnante, ces combats, certes assez bien réalisés, mais qui paraissent un peu peu sage par rapport à ce que l&#8217;on a pu voir ailleurs (<em>Tigre et Dragon</em> fait encore office de référence ici). Que reste-t-il à <em>Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme</em> ? Une intrigue politique que l&#8217;on aimerait pouvoir qualifier de passionnante, mais qui est maltraitée par le film (la première – et dernière… – femme impératrice, voilà un sujet qui aurait pu être intéressant, mais il reste anecdotique ici). Une astuce assez intéressante avec ces cloportes de feu qui font brûler de l&#8217;intérieur leurs victimes, donnant lieu à des effets assez impressionnants…</p>
<p style="text-align: justify;">La mort par les flammes est peut-être le seul effet de <em>Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme</em> à peu près correct. Tout le reste est d&#8217;un niveau incroyablement bas pour un film sorti au XXIe siècle. On aimerait soutenir que c&#8217;est voulu, que Tsui Hark propose ici un regard parodique sur les films à l&#8217;ancienne, mais on manque pour cela de confirmations. Non, il semble que l&#8217;extrême laideur d&#8217;une grande partie des décors soit beaucoup plus simplement… un manque de moyens. Les décors numériques sont en tout cas extrêmement visibles et nuisent au réalisme de l&#8217;ensemble : on ne croit jamais à cette ville qui évoque surtout un vieux jeu de gestion. La beauté esthétique de certains films de sabre est ici totalement absente, l&#8217;ensemble est plutôt extrêmement kitsch et n&#8217;aide pas à s&#8217;intéresser outre mesure au film. Sans parler de la musique, caricaturale au possible, qui semble assener son message avec une conviction inébranlable.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/dee-hark.jpg" border="0" alt="Dee hark" width="690" height="466" /></div>
<p style="text-align: justify;">Aussi étrange que cela puisse paraître, ce film m&#8217;a fait penser à un Bollywood. Non pas qu&#8217;il s&#8217;approche du genre indien, non, mais il a le même côté réglé ainsi que la même esthétique un peu kitsch. Je conçois que l&#8217;on puisse apprécier, mais il me manquait beaucoup de trop de choses pour que je puisse ressentir autre chose qu&#8217;un vague ennui. <em>Detective Dee : Le mystère de la flamme fantôme</em> n&#8217;a pas la beauté visuelle de films comme <em>Tigre et Dragon</em>, <em>Le secret des poignards volants</em> ou encore <em>Hero</em> et cela m&#8217;a manqué. Son intrigue politico-policière ne m&#8217;a pas intéressé vraiment et si le film se regarde avec un certain plaisir, il s&#8217;oublie sitôt le pas de la porte de la salle passé. Dommage, j&#8217;aurais adoré aimer ce film…</p>
<p style="text-align: justify;">Pour nuancer cet avis plutôt négatif, lisez l&#8217;avis enthousiaste de <a href="http://www.filmosphere.com/2011/04/critique-detective-dee-2010/">Nicolas</a>, expert ès cinéma asiatique et manifestement grand connaisseur de Tsui Hark et des <em>wu xia pian</em>… À lire aussi, l&#8217;avis également positif d&#8217;<a href="http://www.plan-c.fr/article-critique-detective-dee-de-tsui-hark-71230559.html">Alexandre</a> ou l&#8217;avis plus contrasté (et dans lequel je me retrouve plus) de <a href="http://www.critikat.com/Detective-Dee-and-the-Mystery-of.html">Critikat</a>.</p>
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		<title>Rio, Carlos Saldanha</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/04/18/rio-saldanha/</link>
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		<pubDate>Sun, 17 Apr 2011 22:02:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Amour]]></category>
		<category><![CDATA[Animation]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Rio est un film d'animation classique, très classique, trop classique. S'il s'avère assez efficace, surtout avec les enfants, il est desservi par un scénario qui manque d'ambition et par une histoire déjà vue et revue. <a href="http://nicolinux.fr/2011/04/18/rio-saldanha/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="122" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/rio.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="rio" title="rio" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Par les créateurs de <em>L&#8217;Âge de Glace</em>&laquo;&nbsp;. Procédé classique, mais efficace il faut bien l&#8217;avouer, pour attirer l&#8217;œil sur cet énième film d&#8217;animation. Vérifications faites, Carlos Saldanha a réalisé ou co-réalisé la célèbre trilogie qui, en son temps, avait changé la façon de concevoir l&#8217;animation pour enfant en la modernisant. Mais la série a mal vieilli tandis qu&#8217;elle donnait naissance à une infinité de films d&#8217;animation reprenant toujours la même recette. <em>Rio</em> appartient clairement à cette tendance, et ce n&#8217;est pas vraiment un compliment. C&#8217;est un film taillé pour un public jeune manifestement jugé incapable de comprendre autre chose qu&#8217;une romance mignonne, mais tellement téléphonée. Résultat, les enfants s&#8217;amusent, les grands s&#8217;ennuient un peu…</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=146550.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=146550.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/rio-saldanha.jpeg" border="0" alt="Rio saldanha" width="690" height="927" /></div>
<p></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">On prend (encore) les mêmes et on recommence. Sur le fond, on ne trouve pas tant de différences entre <em>Rio</em> et <em>L&#8217;Âge de Glace</em> : l&#8217;histoire de Blu, ce perroquet bleu, dernier représentant mâle de son espèce, en quête de l&#8217;amour à Rio de Janeiro, son pays natal, n&#8217;a rien d&#8217;original. Comme on peut s&#8217;y attendre dès la lecture du synopsis, le dernier film de Carlos Saldanha est une quête initiatrice comme on en a vu tant. Au départ, Blu est un oiseau domestique qui ne sait ni voler, ni survivre en environnement hostile, mais qui sait faire fonctionner un grille-pain, qui se lave les dents et qui fait des câlins avec sa maîtresse. Bref, un parfait animal de compagnie, parfaitement inadapté à son environnement naturel qu&#8217;il va devoir brutalement fréquenter. L&#8217;intrigue de <em>Rio</em> est simple : l&#8217;espèce de Blu est menacée, il ne reste que lui et une femelle qu&#8217;il va rencontrer au Brésil pour tenter de perpétuer son espèce. Bien entendu, rien ne va se dérouler selon ce plan et les deux tourtereaux bien malgré eux vont devoir affronter de terribles dangers et éviter les contrebandiers qui volent les espèces protégées pour les revendre une fortune en Occident.</p>
<p style="text-align: justify;">La perpétuation de l&#8217;espèce ne saurait faire l&#8217;objet d&#8217;un document dans un film d&#8217;animation grand public et destiné avant tout aux enfants. <em>Rio</em> est donc d&#8217;abord une histoire d&#8217;amour entre deux oiseaux, un amour très anthropomorphique pour parler au plus large public. La quête initiatrice du jeune Blu passe ainsi par la découverte de l&#8217;amour en parallèle de la découverte de son environnement naturel. Autant le dire, l&#8217;amour est ici cousu de fil blanc : on sait d&#8217;emblée que le couple se formera à la fin, mais que les deux tourtereaux vont se chamailler pendant tout le reste du film. Cela ne loupe pas dans <em>Rio</em> qui réunit de force les deux oiseaux alors que seul un des deux vole. Cette astuce scénaristique offre de nombreuses opportunités pour des gags visuels peu élaborés, mais relativement efficaces. On sourit plus qu&#8217;on ne rigole dans <em>Rio</em>, même si quelques gags sont plutôt bien vus, quoique souvent trop systématiques (la transformation d&#8217;un personnage supposé dangereux et viril en danseur un peu efféminé est amusante une fois, pas quatre).</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/saldanha-rio.jpeg" border="0" alt="Saldanha rio" width="690" height="300" /></div>
<p style="text-align: justify;">Finalement, le principal problème de <em>Rio</em> est qu&#8217;il arrive après tous les autres. Le film se contente de recycler des idées déjà vues des dizaines de fois ailleurs et il faut le dire, une certaine lassitude sera ressentie par tous ceux qui ont vu des films d&#8217;animation ces dix dernières années. Tout est là, le couple qui se chamaille puis forme une famille, les vilains méchants très méchants, mais un peu bêtas, qui sont finalement condamnés, le happy-end dégoulinant et familial, les personnages secondaires censés servir de caution comique et même les chansons. Ces dernières posent un vrai problème, au moins en version française. Si elles tiennent la route musicalement, les paroles niaises les desservent complètement. C&#8217;est en fait un problème plus général dans <em>Rio</em> : le film est d&#8217;abord pensé pour les enfants et il est animé d&#8217;une conception assez rétrograde de ce qui plait aux enfants. On reste ainsi dans le premier degré constant (alors que le second degré était une force de <em>L&#8217;Âge de Glace</em>) et dans l&#8217;humour simple, pour ne pas dire simpliste.</p>
<p style="text-align: justify;">Le palmarès n&#8217;est pas très positif pour <em>Rio</em>, mais le film se rattrape toutefois sur le plan visuel. La technique est indéniablement au point, même si on n&#8217;atteint pas le niveau des plus gros studios Pixar ou Dreamworks, mais l&#8217;animation est très fluide et s&#8217;oublie vite, tandis que le Rio reconstitué est assez réussi, même s&#8217;il accumule les clichés de carte postale. Au-delà de la technique pure, on apprécie l&#8217;explosion de couleurs proposée par le film, avec un côté exotique qui fonctionne plutôt bien. Le carnaval était attendu, mais il est bien intégré au film et offre quelques séquences bien menées, à défaut d&#8217;être originales. Comme tout film d&#8217;animation moderne, la 3D est au rendez-vous et on sent que <em>Rio</em> a été pensé pour cette technique. Elle reste confinée au gadget, mais elle s&#8217;avère plutôt efficace et ne gêne pas le film outre mesure.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/04/rio-animation.jpeg" border="0" alt="Rio animation" width="690" height="300" /></div>
<p style="text-align: justify;">Dans le cinéma d&#8217;animation pour enfants, deux écoles semblent s&#8217;affronter. D&#8217;un côté, il y a les partisans des animaux qui parlent, suivant là une vieille tradition qui remonte, pour l&#8217;animation au moins, à quelques grands classiques de Walt Disney. De l&#8217;autre, il y a ceux qui estiment que les enfants n&#8217;ont pas besoin d&#8217;animaux qui parlent et que l&#8217;on peut faire rêver avec autre chose, comme des jouets ou un petit robot rouillé. Les studios Blue Sky continuent de parier sur les animaux parlant, mais <em>Rio</em> prouve bien que ce n&#8217;est pas une bonne idée. L&#8217;histoire fonctionne bien sûr, mais faire parler des animaux ne suffit pas et le scénario est vraiment trop pauvre dans ce film d&#8217;animation, et c&#8217;est bien dommage. Le film n&#8217;est pas déplaisant pour autant, non, mais il est insipide et oublié dès la sortie du cinéma. Cela conviendra pour un cinéma en famille, mais c&#8217;est à peu près tout.</p>
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		<title>Sucker Punch, Zack Snyder</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 21:59:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Délire]]></category>
		<category><![CDATA[Expérience]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Geek]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Sucker Punch est le dernier film de Zack Snyder. On s'attend à de l'exubérance, à une réalisation tape-à-l'œil bourrée d'effets, à une esthétique très marquée… Sucker Punch est tout ça, mais puissance mille. Pour peu que l'on accepte le jusqu'au-boutisme du réalisateur et un univers ultra geek, c'est une expérience à faire, au cinéma. <a href="http://nicolinux.fr/2011/03/30/sucker-punch-snyder/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="191" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/snyder-sucker-punch.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="snyder-sucker-punch" title="snyder-sucker-punch" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Zack Snyder est désormais bien connu des cinéphiles. On l&#8217;aime ou on le déteste, mais il laisse rarement indifférent. En quelques films, de <em>300</em> à <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/03/05/watchmen-zack-snyder/">Watchmen</a></em> en passant par le film d&#8217;animation pour enfants <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/11/06/royaume-gahoole-legende-gardiens-snyder/">Le Royaume de Ga&#8217;Hoole</a></em>, il a en tout cas imposé une vraie vision de cinéaste. Toujours dans l&#8217;outrance et les effets cinématographiques à ne plus savoir qu&#8217;en faire, le réalisateur américain réalise son cinquième film, mais il ne se contente pas de la réalisation cette fois. <em>Sucker Punch</em> est le premier film original qu&#8217;il réalise et c&#8217;est lui qui l&#8217;a imaginé et qui a écrit le scénario. Le résultat ? Une exubérance d&#8217;effets qui retrouve cette fois une exubérance scénaristique d&#8217;une rare intensité. Soyez prévenu, <em>Sucker Punch</em> est un film exténuant, mais pour peu que l&#8217;on adhère à sa folie, c&#8217;est une expérience de cinéma à faire.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=126882.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=126882.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=126882.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=126882.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/sucker-punch.jpg" border="0" alt="Sucker punch" width="690" height="937" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;">Babydoll est une jeune fille presque comme les autres, presque. À la mort de sa mère, son beau-père découvre que son ancienne épouse n&#8217;a fait aucun cas de son existence en léguant toute sa fortune à ses deux filles, plutôt qu&#8217;à lui. Énervé, il décide d&#8217;éliminer les deux filles en question et réussit par un tour de passe-passe à faire croire que la jeune fille a tué sa sœur avant de s&#8217;en prendre à lui. Babydoll est alors enfermée dans un hôpital psychiatrique extrêmement glauque où son beau-père s&#8217;arrange pour la faire lobotomiser quelques jours après son arrivée. Faute de pouvoir s&#8217;échapper physiquement de sa prison, Babydoll s&#8217;échappe par l&#8217;esprit pour se réfugier dans un univers fantastique où l&#8217;hôpital est transformé en bar avec danseuses dénudées. Dans cet univers, Babydoll parvient encore à s&#8217;enfuir par la danse pour combattre dans d&#8217;autres univers fantasmés, en quête de sa liberté. Chaque danse est l&#8217;occasion d&#8217;un combat et d&#8217;un vol</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sucker Punch</em> reprend le principe de l&#8217;univers imbriqué dans l&#8217;univers qu&#8217;avait déjà exploité Christopher Nolan dans <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/07/17/inception-nolan/">Inception</a></em>. Le principe est ici le même, on s&#8217;enfonce toujours plus loin dans l&#8217;esprit de Babydoll et une strate influe sur les strates adjacentes, cette fois-ci du bas vers le haut. Les combats menés dans le troisième niveau sont autant de victoires pour se libérer du deuxième niveau, et donc du premier qui est identifié par le film comme étant la réalité. Ce principe offre à Zack Snyder une liberté totale, comme l&#8217;explicite d&#8217;ailleurs l&#8217;affiche : une fois les principes de réalité supprimés, tout, absolument tout est possible. Autant dire que le réalisateur s&#8217;est lâché en faisant coïncider des éléments qui n&#8217;ont absolument rien à faire ensemble. On aura ainsi successivement un combat entre la jeune fille et des Samouraïs géants qui utilisent aussi des sulfateuses et des lance-roquettes — heureusement que la jeune fille blonde et innocente a plus d&#8217;un tour dans son sac… ; une plongée dans une Première guerre mondiale fantasmée, concentré de steampunk où les Allemands sont des morts animés à la vapeur et où les zeppelins affrontent les armes les plus modernes ; un mélange improbable entre l&#8217;heroïc-fantasy (Tolkien est très proche, avec des dragons en plus) et la Seconde Guerre mondiale cette fois ; et enfin une plongée dans un futur plein de vils robots. Le film donne parfois le sentiment de répondre au seul objectif que se serait fixé Zack Snyder : faire rentrer dans un seul film tout ce qu&#8217;il aime voir au cinéma, sans se soucier de cohérence, sans même parler de réalisme.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/sucker-punch-snyder.jpg" border="0" alt="Sucker punch snyder" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;">Le plus fort néanmoins, c&#8217;est que <em>Sucker Punch</em> parvient à conserver une certaine cohérence interne. Comprenons-nous bien, il ne s&#8217;agit pas de parler de réalisme, le film ne s&#8217;en approche jamais à plus de trois kilomètres. Néanmoins, Zack Snyder a réussi à trouver la bonne idée de scénario pour que son film tienne la route. L&#8217;idée des strates successives de l&#8217;esprit fonctionne plutôt bien et elle offre au grand n&#8217;importe quoi du film une justification suffisante pour que le spectateur s&#8217;y retrouve. Il faut accepter que l&#8217;univers des combats ne soit régi par aucune règle, si ce n&#8217;est les envies ou pulsions de son réalisateur, mais passé ce cap, <em>Sucker Punch</em> se révèle finalement assez logique. Il vous faudra également accepter une bonne dose de culture geek tant le film en est rempli. Zack Snyder s&#8217;est amusé à multiplier les genres et les clins d&#8217;œil que ce soit vers la culture manga, le fantastique ou heroïc-fantasy, la culture punk et steampunk… Sans compter, bien entendu, le jeu vidéo qui est présent de part en part : d&#8217;ailleurs, le film dans son ensemble est un jeu où il faut trouver plusieurs objets pour mener à bien sa quête. Les quatre combats sont également filmés comme autant de jeux vidéos, avec systématiquement les objectifs énumérés en début de mission, mais aussi des boss de fin de niveau (l&#8217;officier allemand, le dragon). Tout cela contribue à faire de <em>Sucker Punch</em> un film extrêmement geek, susceptible de plaire à ce groupe plus qu&#8217;au grand public, qui sera sans doute rapidement lassé devant tant d&#8217;exubérance.</p>
<p style="text-align: justify;">Zack Snyder n&#8217;est pas un cinéaste connu pour sa réalisation fine et subtile. Au contraire, le cinéaste adore multiplier les effets les plus grossiers et il adore faire dans l&#8217;esbroufe. Il l&#8217;avait déjà prouvé auparavant, en particulier dans <em>300</em> qui était déjà un film extrêmement esthétisant et visuellement très travaillé, mais il va encore plus loin, beaucoup plus loin dans <em>Sucker Punch</em>. Le film commence très fort avec une introduction à la noirceur extrême et qui accumule les clichés à un degré que l&#8217;on ne pensait pas possible et qui aurait été ridicule chez tous les autres réalisateurs. Zack Snyder filme comme une caricature de clip musical, sauf que cette séquence dure longtemps et elle n&#8217;est que l&#8217;introduction à des plans qui vont si loin que l&#8217;on peine parfois à croire ce que l&#8217;on voit à l&#8217;écran. Le clou du spectacle est certainement le combat dans la Première Guerre mondiale qui multiplie les idées, les plans, les effets… c&#8217;est bluffant. Parmi les effets de prédilection du cinéaste, on retrouve bien entendu un nombre incalculable de ralentis qui se muent parfois en <em>bullet time</em> à la <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/01/02/trilogie-matrix-wachowski/">Matrix</a></em>. Les travellings sont omniprésents, la caméra voltige, tombe d&#8217;en haut, multiplie les gros plans, modifie sa vitesse constamment… Zack Snyder n&#8217;arrête jamais et le résultat est souvent impressionnant. Certes, tout cela n&#8217;a rien d&#8217;original et cette manière de chercher à impressionner en permanence est fatigante, mais il faut bien avouer que le résultat est à la hauteur de ses ambitions. Techniquement, <em>Sucker Punch</em> est une réussite indéniable, avec un soin extrême apporté autant aux cadres qu&#8217;à la photographie. C&#8217;est du cinéma clinquant, certes, mais du cinéma clinquant réussi.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/sucker-punch-emily-browning.jpg" border="0" alt="Sucker punch emily browning" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Sucker Punch</em> est un film tellement exubérant qu&#8217;il en devient fatiguant, exténuant même. Zack Snyder en fait des tonnes en permanence, tant à l&#8217;écran que pour son scénario, concentré d&#8217;idées et de genres qui n&#8217;ont rien à voir. À la longue, le spectacle devient presque pénible, d&#8217;autant que le son est vraiment trop fort et on est bien content de quitter (enfin) la salle et de retrouver la tranquillité du monde réel. Ce défaut est sans doute aussi la plus grande qualité de <em>Sucker Punch</em>. Le film donne l&#8217;impression d&#8217;être l&#8217;œuvre d&#8217;un gamin qui aurait voulu montrer tous ses jouets, sans la moindre exception. Zack Snyder s&#8217;est manifestement fait plaisir en choisissant… de ne pas choisir et en mettant absolument toutes ses idées en action. Ce cinéma de l&#8217;extrême, ce côté jusqu&#8217;au-boutiste est également plaisant, à condition toutefois d&#8217;adhérer à un univers du n&#8217;importe quoi. Personnellement, j&#8217;ai trouvé le film très fun, très plaisant. C&#8217;est une expérience à voir au cinéma parce que, qu&#8217;on se le dise, <em>Sucker Punch</em> en met plein la vue et les oreilles, pour notre plus grand plaisir.</p>
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		<title>World Invasion : Battle Los Angeles, Jonathan Liebesman</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Mar 2011 22:45:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Vite oublié]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>World Invasion : Battle Los Angeles annonce la couleur dès le titre : c'est un film de guerre et rien d'autre. Si vous n'en attendez rien de plus qu'un divertissement, un film d'action rythmé et violent, ce film se regarde sans peine. <a href="http://nicolinux.fr/2011/03/19/world-invasion-battle-los-angeles-liebesman/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="160" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/battle-los-angeles-liebesman.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="battle-los-angeles-liebesman" title="battle-los-angeles-liebesman" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Certains titres de films sont mystérieux, font référence à un point de détail ou ne peuvent être compris qu&#8217;en regardant le film. D&#8217;autres, à l&#8217;image de <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> ne laissent, au contraire, aucune place au doute. Le film de Jonathan Liebesman est un film de guerre au cœur de Los Angeles. Dire cela, c&#8217;est en gros résumer les deux heures du long-métrage : autant le savoir avant d&#8217;entrer en salle, vous aurez de la baston et tous les détails annexes seront insignifiants. Le tout forme un blockbuster assez efficace, mais aussi téléphoné que vite oublié…</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145364.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145364.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/world-invasion-battle-los-angeles.jpg" border="0" alt="World invasion battle los angeles" width="690" height="937" /></div>
<p></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;emblée, <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> prend les spectateurs par les tripes avec une mise en bouche sur fond de journaux télévisés catastrophés. Par un beau matin d&#8217;un jour quelconque en 2011, une pluie de météorites s&#8217;abat en différents points de la surface terrestre, à proximité d&#8217;une vingtaine de grandes villes. Des météorites ? que nenni, il s&#8217;agit en fait, on le comprend vite, de vils envahisseurs venus de l&#8217;espace. Ces extra-terrestres ne sont pas à ranger dans la catégorie des visiteurs amicaux venus découvrir notre civilisation, ils sont là pour coloniser la terre et récupérer ainsi sa plus précieuse ressource, l&#8217;eau. Et comme tout bon colonisateur qui se respecte, l&#8217;envahisseur décime toute forme de vie humaine avant de s&#8217;installer<sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/03/19/world-invasion-battle-los-angeles-liebesman/#footnote_0_4647" id="identifier_0_4647" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Oui, World Invasion&nbsp;: Battle Los Angeles est un film anglo-saxon, cela se sent. Cela &eacute;tant, rares sont les puissances colonisatrices &agrave; avoir fait preuve de tendresse envers leurs colons&hellip;">1</a></sup>. Quand le film commence, on apprend que la plupart des grandes métropoles sont déjà tombées. Aux États-Unis (ce qui revient à dore dans le monde entier), la seule ville encore debout, c&#8217;est Los Angeles. Et Los Angeles ne doit pas tomber, il en va de la survie des États-Unis (et donc du monde entier) ! Vous l&#8217;aurez compris, c&#8217;est une lutte à mort qui s&#8217;annonce. Les bestioles de l&#8217;espace sont là pour nous tuer, donc c&#8217;est nous ou les bestioles, comme le rappelle judicieusement un lieutenant en début de film.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> suit une poignée de <em>marines</em> partis sauver une autre poignée de civils restés près du littoral. Le souci, c&#8217;est que l&#8217;histoire est placée sur des rails au début du film, et qu&#8217;elle ne déviera jamais, si bien que l&#8217;on pourrait l&#8217;écrire avant même la séance. Sans surprise, une bonne partie des soldats mourra dans d&#8217;atroces souffrances, certains bêtement, d&#8217;autres en héros. Sans surprise aussi, le héros survit et il va évidemment se trouver au bon endroit au bon moment et avoir la bonne idée à ce même instant pour gagner la bataille. Tout ceci est très téléphoné et si vous avez déjà vu des films de guerre, vous saurez déjà tout de celui-ci. Même le choix du lieu paraît caricatural, même si on est presque déçu de ne pas avoir de plans de la colline Hollywood en flammes. <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> est non seulement un film convenu dans son scénario, mais c&#8217;est aussi une ode aux <em>marines</em> et aux États-Unis qui pourrait faire une excellente caricature, si elle n&#8217;était pas au premier degré. C&#8217;est bien simple, on a un peu l&#8217;impression de voir un film de propagande en faveur de l&#8217;armée : engagez-vous, vous allez en chier, certes, mais vous allez sauver votre pays et ça, les jeunes, c&#8217;est génial. Fort heureusement, <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> a la bonne idée de se concentrer sur ses quelques soldats et d&#8217;éviter une mise en perspective douteuse qui aurait pu confronter soldats et politiques, par exemple.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/liebesman-world-invasion-battle-los-angeles.jpg" border="0" alt="Liebesman world invasion battle los angeles" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;">La force du film de Jonathan Liebesman est peut-être sa modestie. <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> n&#8217;essaie pas de la jouer fine avec son sujet, il a une idée et une seule et il l&#8217;a suit modestement de bout en bout. C&#8217;est à la fois un point fort et sa principale limite. Côté pile, <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> constitue un film de guerre qui ne manque pas d&#8217;efficacité et s&#8217;avère assez prenant. L&#8217;originalité n&#8217;est pas son point fort, mais dans le genre il fonctionne plutôt bien, avec une tension régulièrement relancée, quelques effets de surprise bien placés et des scènes vraiment violentes. Celui qui est venu pour voir un blockbuster en aura pour son argent, <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> a de l&#8217;action à revendre et Jonathan Liebesman s&#8217;avère efficace. Côté face, l&#8217;aspect science-fiction du film a été totalement passé à la trappe. La science-fiction a souvent été une excuse pour des récits plus généraux, mais elle manque ici à l&#8217;appel. On s&#8217;en fiche que les envahisseurs viennent de l&#8217;espace : la seule originalité de ces ennemis, c&#8217;est que leur organe vital est situé à droite et non à gauche. C&#8217;est plutôt léger, d&#8217;autant qu&#8217;il s&#8217;agit sinon d&#8217;humanoïdes accompagnés de robots pilotés à distance. Nulle intelligence artificielle au programme donc, même leurs armes sont communes et sans intérêt. C&#8217;est bien la peine de venir de l&#8217;autre bout du monde…</p>
<p style="text-align: justify;">Le scénario de <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> n&#8217;est pas le point fort du film, faute d&#8217;originalité, mais la réalisation de Jonathan Liebesman manque elle aussi d&#8217;intérêt. Le principe de base semble avoir été : la caméra au cœur de l&#8217;action. C&#8217;est assez logique pour un film de guerre, mais on se lasse un peu des caméras sur l&#8217;épaule et des plans saccadés qui en découlent. Cela étant, il faut bien avouer que le réalisateur ne s&#8217;en sort pas trop mal et parvient au moins à maintenir la lisibilité de la plupart de ses scènes. Malheureusement, Jonathan Liebesman a eu la fausse bonne idée d&#8217;inclure des scènes 24 heures avant le drame, procédé courant pour &laquo;&nbsp;planter la psychologie&nbsp;&raquo; des personnages. Comme souvent, cette partie n&#8217;a aucun intérêt (tous ces hommes et femmes sont là pour crever pour leur pays), mais elle a aussi la fâcheuse conséquence de montrer que Jonathan Liebesman ne sait manifestement pas composer un cadre normalement et poser sa caméra. Même sur des scènes insignifiantes (achats de fleurs pour un mariage), la caméra bouge tout le temps, tournicote, tremble… bref elle est insupportable. Heureusement, l&#8217;action arrive vite et la caméra sur l&#8217;épaule retrouve sa légitimité. Avec un film de guerre aussi convenu, les choix musicaux sont réduits et <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> suit là encore les canons du genre. On a donc droit à une bande-son avec orchestre symphonique, tantôt héroïque tantôt larmoyante (ah, ces chœurs…) qui s&#8217;avère assez pénible. Heureusement, le bruit des canons la couvre le plus souvent.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/battle-los-angeles-eckhart.jpg" border="0" alt="Battle los angeles eckhart" width="690" height="394" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> aurait sans doute pu être un bon film. Pour cela, il aurait fallu une réalisation et un scénario un peu moins convenus, s&#8217;immerger encore plus dans l&#8217;action, ou alors prendre un peu de hauteur (non, le monde ne se résume pas à Los Angeles…). À la place, Jonathan Liebesman livre un blockbuster décérébré qui n&#8217;est pas indigne puisqu&#8217;il remplit globalement son office de divertissement, mais qui ne fera pas date non plus. À voir si vous n&#8217;en attendez pas un film de science-fiction et si vous n&#8217;avez pas de problèmes d&#8217;épilepsie.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4647" class="footnote">Oui, <em>World Invasion : Battle Los Angeles</em> est un film anglo-saxon, cela se sent. Cela étant, rares sont les puissances colonisatrices à avoir fait preuve de tendresse envers leurs colons…</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Speed Racer, Andy et Larry Wachowski</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 10:32:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
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		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Speed Racer, un délire visuel étonnant et un film dopé aux amphétamines. Le résultat a souvent été mal compris, au premier degré là où le film des frères Wachowski est un film qui ne se prend jamais au sérieux et doit être vu comme une sorte d'attraction pour grands enfants. Intéressant et fun, à défaut d'être une réussite complète. <a href="http://nicolinux.fr/2011/03/08/speed-racer-wachowski/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="122" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/wachowski-speed-racer.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="wachowski-speed-racer" title="wachowski-speed-racer" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Comment rebondir après l&#8217;énorme succès de la trilogie <em><a href="http://nicolinux.fr/2011/01/02/trilogie-matrix-wachowski/">Matrix</a></em> ? Les frères Wachowski ont profité de la confiance des studios pour réaliser ce qui est, on l&#8217;imagine, un rêve d&#8217;enfance : le remake de <em>Speed Racer</em>, un <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Speed_Racer">manga japonais</a>. Le résultat est étonnant : un délire visuellement assez époustouflant, des effets spéciaux spectaculaires, pas toujours du meilleur goût et une narration qui va aussi vite que les bolides du film. Un film mal aimé, mal compris sans doute, bien éloigné il est vrai de la science-fiction verte. Pourtant, même si <em>Speed Racer</em> n&#8217;est clairement pas un chef-d&#8217;œuvre, le dernier film à ce jour d&#8217;Andy et Larry Wachowski n&#8217;est pas sans intérêt.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57549.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=57549.html"></a></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/speed-racer.jpg" border="0" alt="Speed racer" width="690" height="1022" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Speed Racer</em> ne brille pas par l&#8217;originalité de son récit : histoire d&#8217;apprentissage, de passage à l&#8217;âge adulte pour un jeune pilote passionné par la course et la vitesse. Le cadre du film l&#8217;est plus : <em>Speed Racer</em> se déroule dans un futur pas si lointain, où les voitures ont encore des roues, mais roulent beaucoup, beaucoup plus vite et sont capables de faire des bonds de plusieurs dizaines de mètres. Les courses automobiles se déroulent désormais sur des circuits plus que tortueux où tout est possible, même s&#8217;il s&#8217;agit de défier la gravité. On y suit Speed, né dans une famille qui ne vit que pour la course automobile : le père construit les voitures et Rex, le grand frère de Speed, est un pilote de légende qui a battu tous les records avant de disparaître dans un tragique accident. C&#8217;est avec ce lourd héritage qu&#8217;il va devoir composer et se construire : alors que sa carrière atteint des sommets, il refuse une proposition alléchante de la part d&#8217;un grand industriel propriétaire d&#8217;une brillante équipe de pilotes. Deux visions de la course vont alors s&#8217;affronter : la passion d&#8217;un côté, l&#8217;argent de l&#8217;autre. L&#8217;enjeu du film ne fait alors plus aucun doute : qui va l&#8217;emporter ? La réponse ne surprendra pas les amateurs de blockbusters, le méchant est bien trop méchant pour ne pas devenir grotesque, et donc drôle. Un peu contre toute attente, l&#8217;humour est très présent dans <em>Speed Racer</em>, film qui ne se prend jamais complètement au sérieux. L&#8217;exemple le plus frappant est sans doute dans la caricature des personnages secondaires, autant en ce qui concerne la famille du héros que les méchants : ils sont tous bien trop caricaturaux pour être pris au sérieux… Les touches humoristiques sont bienvenues, le film aurait été sans doute bien mauvais sans ces pointes de second degré et d&#8217;auto-dérision.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien d&#8217;original donc, mais peu importe. <em>Speed Racer</em> est un film sur des bolides et son récit avance au même rythme. Les frères Wachowski ont adapté leur scénario au sujet du film : les ellipses se multiplient, l&#8217;histoire avance à grands pas, on passe d&#8217;une époque à une autre, d&#8217;un lieu à un autre en une fraction de seconde, si bien que le récit ne prend jamais le temps de s&#8217;alourdir. Ce choix de la nervosité est très bien vu pour un récit entièrement consacré aux courses automobiles. Cette rapidité se retrouve aussi bien sûr dans la réalisation, de manière plus classique. Pour une fois, on apprécie le montage sous amphétamine qui est si souvent employé, souvent à tort et à travers. Dans le cas de <em>Speed Racer</em> au contraire, il est parfaitement adapté et justifié et donne aux séquences de course une vivacité rarement vue au cinéma. Le résultat est assez impressionnant, d&#8217;autant que l&#8217;univers du film marque par son originalité extrême. À l&#8217;image de certains dessins animés pour enfant, <em>Speed Racer</em> est un film extrêmement coloré et souvent simpliste. Les décors ne sont jamais naturels et font toujours faux, ou kitsch. Les frères Wachowski ont fait le choix étonnant de mêler décors et voitures futuristes pour les courses, et ambiance des années 1980 pour tout le reste. La maison de la famille est ainsi une vraie caricature des années 1980, avec ses couleurs criardes et ses formes géométriques. Les habits sont aussi ancrés dans cette ambiance, alors que le film s&#8217;amuse à brouiller les pistes en incluant des courses automobiles des années 1940. Si <em>Speed Racer</em> se veut futuriste, on ne sait jamais, au juste, à quelle époque on se situe. Comme si plutôt que de futur, il fallait parler l&#8217;univers parallèle.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/03/speed-racer-wachowski.jpg" border="0" alt="Speed racer wachowski" width="690" height="388" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Speed Racer</em> a été un désastre à sa sortie. Les critiques furent très négatives, le public n&#8217;a pas été attiré par le nouveau film des réalisateurs de <em>Matrix</em> comme la promotion l&#8217;a mis en avant et le film a coûté beaucoup plus cher que ce qu&#8217;il a coûté. La vraie raison de ce désastre est sans doute que le film a été mal compris. <em>Speed Racer</em> n&#8217;est pas un film à prendre au sérieux comme les trois épisodes de <em>Matrix</em> : ce film est un vaste délire visuel, un rêve d&#8217;enfant que les deux gosses Wachowski ont enfin pu réaliser. Il y a une part d&#8217;égoïsme dans leur démarche et on peut comprendre que le grand public y soit resté insensible. Le film était aussi peut-être trop complexe pour un certain public : il est vrai que les allers et retours incessants entre les époques, les raccourcis rendent le film un peu plus complexe, même si l&#8217;on est loin de pouvoir parler de film obscur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles que soient les raisons de cet échec commercial, elles n&#8217;effacent pas totalement un film qui, s&#8217;il n&#8217;est pas sans défaut (on regrette un côté un peu niais), mérite tout de même qu&#8217;on s&#8217;y intéresse. Son univers haut en couleur est tout de même particulier et propose, à tout le moins, d&#8217;en prendre plein la vue.</p>
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		<title>Tron l&#8217;héritage, Joseph Kosinski</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/01/29/tron-heritage-kosinski/</link>
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		<pubDate>Fri, 28 Jan 2011 23:25:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[3D]]></category>
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		<category><![CDATA[Informatique]]></category>
		<category><![CDATA[Science-Fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Tron l'héritage met à jour, près de 30 ans après, le Tron de 1982. La mise à jour est d'abord visuelle et alors que le premier a aujourd'hui mal vieilli, ce nouvel opus s'avère époustouflant. Son scénario sans intérêt est alors, au moins en partie, excusé. Un excellent divertissement, à voir sur grand écran. <a href="http://nicolinux.fr/2011/01/29/tron-heritage-kosinski/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="161" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/tron-heritage-kosinski.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="tron-heritage-kosinski" title="tron-heritage-kosinski" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Presque 30 ans après <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/12/25/tron-lisberger/">Tron</a></em>, film culte qui n&#8217;a pas très bien vieilli, les studios Disney décident d&#8217;exploiter à nouveau cet univers avec <em>Tron l&#8217;héritage</em>. L&#8217;affiche, identique à l&#8217;originale, met d&#8217;emblée dans l&#8217;ambiance : le Tron de 2011 sera un <em>Tron</em> remis à l&#8217;ordre du jour, pas une révolution. Et de fait, Joseph Kosinski reste bien sagement dans les pas de Steven Lisberger et suit consciencieusement le scénario original. <em>Tron l&#8217;héritage</em> est pourtant loin de n&#8217;avoir strictement aucun intérêt pour qui a vu <em>Tron</em>. Cette remise au goût du jour offre un film visuellement époustouflant, du grand spectacle comme on a rarement l&#8217;occasion d&#8217;en voir. Un film à voir, mais à voir absolument sur grand écran.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"> </a></p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/tron-heritage-legacy.jpg" border="0" alt="tron-heritage-legacy.jpg" width="690" height="924" /></a></div>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"> </a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=29233.html"></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans l&#8217;<a href="http://nicolinux.fr/2010/12/25/tron-lisberger/">épisode précédent</a><sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/01/29/tron-heritage-kosinski/#footnote_0_4587" id="identifier_0_4587" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M&ecirc;me si ce n&amp;#8217;est pas indispensable pour comprendre Tron l&amp;#8217;h&eacute;ritage, mieux vaut commencer par regarder le Tron de 1982 avant celui de 2011&hellip;">1</a></sup>, Flynn a réussi à récupérer son empire industriel, évinçant Dillinger et le MCP. Ce nouvel épisode commence peu après cette victoire. Flynn a fondé une famille, il a un fils qui le vénère et à qui il promet de l&#8217;emmener dans la &laquo;&nbsp;Grille&nbsp;&raquo;, l&#8217;univers virtuel que l&#8217;on avait découvert précédemment. On pouvait s&#8217;y attendre, les choses ne se passent pas comme prévu et le père disparaît, laissant son fils seul pendant une vingtaine d&#8217;années. On retrouve Sam à 27 ans, il a bien grandi et s&#8217;intéresse mollement à l&#8217;entreprise de son père, devenue une multinationale, monstre de l&#8217;informatique moderne. Sam a perdu tout espoir de revoir son père, jusqu&#8217;au jour où un mystérieux message le guide là où tout a commencé, dans la salle d&#8217;arcade de son père. Il réussit à découvrir le bureau caché de ce dernier et par une malencontreuse manipulation, Sam atterrit dans la Grille où il est immédiatement fait prisonnier, avant d&#8217;être conditionné à jouer et balancé dans une arène gigantesque où il devra affronter d&#8217;autres &laquo;&nbsp;programmes&nbsp;&raquo; au disque. Son parcours le mène ensuite au cœur d&#8217;une terrible course-poursuite avec les fameuses motos lumineuses, avant de lui faire retrouver son père…</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez vu le <em>Tron</em> de 1982, le scénario de la version 2011 ne vous sera pas étranger. Et pour cause, <em>Tron l&#8217;héritage</em> fait preuve d&#8217;une absence totale d&#8217;innovation scénaristique et se contente au contraire de reprendre l&#8217;histoire de son ainé. Les points communs sont frappants, surtout une fois que Sam est entré dans l&#8217;univers de la Grille. Il connaît le même parcours que son père dans <em>Tron</em> avec l&#8217;emprisonnement, la découverte des programmes, le combat de disques, la course de moto, la fuite hors de la Grille et enfin la quête du portail. Même toute la partie dans le monde réel, au début, ressemble fort à la partie réelle de l&#8217;original : certaines séquences, comme l&#8217;ouverture de la porte blindée ou le conseil d&#8217;administration, sont des copies parfaites, mais remises au goût du jour. Une fois passé de l&#8217;autre côté, le film semble emprunter des rails et ne déraille jamais : le film de Joseph Kosinski est à cet égard très convenu, et assez décevant si l&#8217;on connaît bien l&#8217;original. Seront bien sûr avantagés tous ceux qui découvriront ainsi l&#8217;univers de <em>Tron</em>, les autres devront se contenter d&#8217;une mise à jour. En effet, si <em>Tron l&#8217;héritage</em> suit de très près l&#8217;histoire originale, son traitement est celui d&#8217;un blockbuster de 2011 et il s&#8217;avère bien différent de celui d&#8217;un film de 1982. Le rythme a subi une sacrée accélération, les séquences s&#8217;enchaînent désormais sans interruption, le film ne s&#8217;appesantit jamais sur des détails… ce qui est plutôt bien vu. En outre, le scénario tient finalement plutôt bien la route et même s&#8217;il est ultra-classique sur le thème de l&#8217;uchronie et de l&#8217;intelligence artificielle qui se retourne contre son créateur, il s&#8217;avère aussi efficace.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/tron-legacy-hedlund.jpg" border="0" alt="tron-legacy-hedlund.jpg" width="690" height="386" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Tron</em> a mal vieilli visuellement, mais ce film reste un document très intéressant sur la perception de l&#8217;informatique par le grand public au début des années 1980. L&#8217;informatique personnifiée que Steven Lisberger filmait alors a totalement disparu aujourd&#8217;hui, époque où l&#8217;ordinateur a envahi nos vies, jusqu&#8217;à nos téléphones portables. Il était dès lors intéressant de voir quelle conception de l&#8217;informatique <em>Tron l&#8217;héritage</em> allait pouvoir proposer en 2011. Le résultat est… troublant. L&#8217;informatique a en fait disparu du film, ou presque : il reste bien quelques éléments disparates, quelques liens encore avec la programmation, mais ce qui faisait de <em>Tron</em> un film presque geek n&#8217;a plus sa place ici. Joseph Kosinski filme des programmes, mais cela n&#8217;a strictement aucune incidence sur son film, en fait cela n&#8217;a aucun intérêt. L&#8217;univers du film est un univers de science-fiction, il aurait pu prendre place n&#8217;importe où, n&#8217;importe quand. L&#8217;informatique est devenue banale et s&#8217;avère ici transparente, sans intérêt. On peut même dire qu&#8217;elle est niée par <em>Tron l&#8217;héritage</em> : alors que Clu est censé être une intelligence artificielle, on le comprend comme un double de Flynn, un clone plus qu&#8217;un programme constitué de lignes de codes. Ce déni de l&#8217;informatique est un élément très intéressant : que ce soit Disney qui a estimé que le côté geek n&#8217;avait pas sa place dans un blockbuster familial, peu importe, le résultat est le même. On notera quand même, dans la partie réelle, une attaque en règle contre une certaine conception de l&#8217;informatique, fermée et à rentabiliser à tout prix, quitte à proposer une nouvelle version d&#8217;un système où seul le numéro change. Cette thématique n&#8217;a aucune incidence sur le reste du film, mais elle est amusante.</p>
<p style="text-align: justify;">Avouons-le, <em>Tron l&#8217;héritage</em> est d&#8217;abord et avant tout un spectacle, un très grand spectacle même. La mise à jour de <em>Tron</em> passe bien sûr par une mise à jour visuelle et le contraste entre les deux films est pour le moins saisissant. Là où Steven Lisberger, limité par les techniques de l&#8217;époque, proposait un film proche du dessin animé à l&#8217;ancienne, Joseph Kosinski peut se permettre de créer un univers photoréaliste absolument splendide. Un univers très sombre d&#8217;ailleurs que seules les bandes lumineuses blanches viennent éclairer. Le résultat est bluffant et offre une expérience de cinéma rare, même si comme prévu, la 3D n&#8217;apporte pas grand-chose, mais elle est utilisée intelligemment, c&#8217;est-à-dire avec parcimonie. Seule la partie se déroulant dans l&#8217;univers virtuel de la Grille est en 3D, toutes les parties dans l&#8217;univers réel sont laissées en 2D. Une bonne idée qui offre au film plus de réalisme (et qui justifie un message inattendu au début du film, indiquant de garder ses lunettes même toutes les scènes ne sont pas en 3D). <em>Tron l&#8217;héritage</em> est un film à voir absolument sur un grand écran, tant l&#8217;immersion est impressionnante : on reste émerveillé devant cet univers parfaitement fluide où tout est possible. À cet égard, la course de motos est vraiment LA séquence du film, aussi impressionnante que prévu. <em>Tron l&#8217;héritage</em> est aussi un film qui s&#8217;appuie énormément sur sa bande originale. Composée par Daft Punk, on le sait, elle n&#8217;a pas fait l&#8217;unanimité à sa sortie, d&#8217;aucuns la jugeant trop classique, trop proche de Hans Zimmer aussi… Il est vrai que les premiers albums du duo français sont loin, mais on aura rarement entendu une musique de film aussi efficace, et on aura rarement vu de film qui utilise aussi bien cette musique. La bande originale joue presque le rôle d&#8217;un personnage à elle toute seule, et elle justifie encore le besoin de voir le film en salles.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/tron-legacy-jeff-bridge.jpg" border="0" alt="tron-legacy-jeff-bridge.jpg" width="690" height="388" /></div>
<p style="text-align: justify;"><em>Tron l&#8217;héritage</em> ne brille pas par l&#8217;originalité de son scénario. Néanmoins, cette mise à jour du <em>Tron</em> de 1982 s&#8217;avère assez époustouflante d&#8217;efficacité. C&#8217;est un blockbuster extrêmement bien réalisé, visuellement magnifique, un film qui justifie vraiment une séance de cinéma tant le résultat serait différent sur le petit écran d&#8217;une télévision. Et tant pis si le scénario est faiblard, tant pis si tout le côté geek informatique des débuts a disparu, la réalisation bluffante donne envie de pardonner ces défauts à Joseph Kosinski. <em>Tron l&#8217;héritage</em> n&#8217;est peut-être qu&#8217;un divertissement, mais c&#8217;est un excellent divertissement. Ce n&#8217;est déjà pas si mal…</p>
<p><em>Sortie en salles le 9 février</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4587" class="footnote">Même si ce n&#8217;est pas indispensable pour comprendre <em>Tron l&#8217;héritage</em>, mieux vaut commencer par regarder le <em>Tron</em> de 1982 avant celui de 2011…</li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>Le Discours d&#8217;un Roi, Tom Hooper</title>
		<link>http://nicolinux.fr/2011/01/26/discours-roi-hooper/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 23:19:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Biopic]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Le Discours d'un Roi n'est, sur le papier, que le biopic bien peu réjouissant de George VI, roi d'Angleterre qui a eu la lourde tâche d'affronter l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Le résultat est à la fois plus simple et plus intéressant en se concentrant sur la lutte d'un homme pour apprendre à parler sans bégayer. À voir. <a href="http://nicolinux.fr/2011/01/26/discours-roi-hooper/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="157" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/tom-hooper-discours-roi.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="tom-hooper-discours-roi" title="tom-hooper-discours-roi" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Plus que l&#8217;histoire d&#8217;un homme, plus que l&#8217;histoire d&#8217;un pays, <em>Le Discours d&#8217;un Roi</em> est l&#8217;histoire d&#8217;un discours. Mais pas n&#8217;importe quel discours : celui que prononça George VI roi d&#8217;Angleterre en 1939 suite à la déclaration de guerre de son pays contre l&#8217;Allemagne nazie. Un discours important donc, et un défi terrible pour un homme bègue et incapable d&#8217;aligner plus de deux mots devant un micro. Tom Hooper a la bonne idée de choisir un bref instant de la vie du roi et de s&#8217;y limiter. Ainsi, il évite les travers du biopic et compose un film riche et passionnant.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=175305.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=175305.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=175305.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/le-discours-d-un-roi.jpg" border="0" alt="le-discours-d-un-roi.jpg" width="690" height="920" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;">George VI n&#8217;avait rien pour devenir roi du plus grand empire au monde. Son accession au trône fin 1936 a été inattendue, pour lui comme pour le pays tout entier et il ne la doit qu&#8217;à son frère qui fut un Édouard VIII éphémère, préférant renoncer au trône et effectuer un mariage d&#8217;amour. Propulsé à la tête de l&#8217;État, George VI doit faire face à l&#8217;adversité d&#8217;un métier difficile, et surtout à sa plus terrible crainte depuis sa plus tendre enfance : le bégaiement. Dans son cas, les symptômes sont tels qu&#8217;il se révèle incapable d&#8217;aligner plus de deux mots en public, ce qui est pour le moins gênant quand on doit assurer des fonctions royales. Sa vie durant, il fit tout pour combattre ce mal, consultant les plus grands spécialistes du pays, en vain. <em>Le Discours d&#8217;un Roi</em> raconte sa rencontre avec Lionel Logue, un Australien réputé pour ses succès, mais aussi pour ses méthodes peu orthodoxes en matière d&#8217;orthophonie. Sans diplôme, mais avec la satisfaction d&#8217;avoir sauvé un grand nombre d&#8217;hommes et de femmes incapables de s&#8217;exprimer correctement, il ne se laisse pas impressionner par l&#8217;aspect royal de son nouveau patient qu&#8217;il prénomme d&#8217;ailleurs rapidement &laquo;&nbsp;Bertie&nbsp;&raquo;. Entre ces deux hommes que tout sépare va émerger une reconnaissance mutuelle alors que les progrès se font sentir, puis même une amitié. Le point d&#8217;orgue étant, on s&#8217;en doute, le fameux discours d&#8217;entrée en guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le Discours d&#8217;un Roi</em> a tous les attributs du biopic à Oscars. Le film raconte d&#8217;abord l&#8217;histoire d&#8217;un homme devenu roi d&#8217;Angleterre malgré lui et qui a dû affronter les évènements terribles de la Seconde Guerre mondiale. À travers l&#8217;homme se dessine alors l&#8217;histoire d&#8217;un pays qui voit monter la menace nazie, entend longtemps l&#8217;éviter et doit finalement l&#8217;affronter. La petite histoire qui rejoint la grande, on connaît la chanson et on doit avouer que le film de Tom Hooper s&#8217;acquitte très bien de cette volonté. La rencontre étonnante entre le distingué Duke of Yorke et le plus populaire Lionel fonctionne à plein, tandis que l&#8217;objectif du discours annoncé par le titre relie en permanence le film au contexte historique qu&#8217;il décrit. Comme tout biopic digne de ce nom, les grands évènements sont relatés par le scénario : on verra ainsi les dernières heures de George V, le père et le règne chaotique d&#8217;Édouard VIII avec ses relations sulfureuses. Comme l&#8217;histoire s&#8217;en rappelle, il préfère finalement quitter le trône et épouser la femme qu&#8217;il aime, contraignant ainsi son jeune frère à prendre sa place sur le trône anglais. <em>Le Discours d&#8217;un Roi</em> nous fera ainsi partager le quotidien de grands hommes restés dans l&#8217;histoire, comme Winston Churchill, ministre qui est resté gravé dans les mémoires collectives comme le plus fervent combattant contre l&#8217;Allemagne (et seul soutien de notre Général…). Les acteurs deviennent vraiment leurs personnages, le film tend à coller au plus près de la réalité historique… au moins sur le papier. Comme dans beaucoup de biopic, la complexité folle de la réalité est ici simplifiée à l&#8217;extrême, quitte à faire des erreurs. Mais ces erreurs sont peut-être aussi la force du film.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/discours-roi-hooper.jpg" border="0" alt="discours-roi-hooper.jpg" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;">En effet, <em>Le Discours d&#8217;un Roi</em> a beau ressembler à un biopic classique et ennuyeux, il n&#8217;en est pas un. Intuition du réalisateur ou pas, le film se concentre intelligemment sur l&#8217;intime et évite tous les poncifs du genre. Sa grande force est de prendre le temps de décrire un homme bien plus complexe que sa fonction royale le laisse deviner, un homme rongé depuis l&#8217;enfance par un complexe d&#8217;infériorité vis-à-vis de son père, sévère et autoritaire, autant que de son frère qui a toujours fait preuve d&#8217;assurance. Son bégaiement, c&#8217;est la thèse défendue par Tom Hooper, est lié à ce sentiment d&#8217;infériorité, mais aussi par sa conscience aigüe de ses responsabilités. L&#8217;autre personnage central du film est l&#8217;homme de l&#8217;ombre, Lionel Logue, cet orthophoniste australien sans diplôme qui parvient à redonner confiance à Berty. Ses méthodes sont inattendues puisqu&#8217;il fait plus office de psychologue que d&#8217;orthophoniste et son absence totale de respect vis-à-vis de la couronne rend sa relation avec le futur roi complexe et passionnante. Ce dernier n&#8217;apprécie guère dans un premier temps qu&#8217;on le traite comme un vague roturier, mais plus le temps passe et plus il apprécie le docteur qui n&#8217;en est pas un. Les séances sont l&#8217;occasion de séquences tantôt drôles, tantôt émouvantes, mais qui font du film une réussite. Réussite aussi liée au fait que le vrai héros du film reste le discours : faire tout un film sur un discours et parvenir à créer un suspense réel autour de quelques mots prononcés devant un micro, il fallait le faire.</p>
<p style="text-align: justify;">Tom Hooper s&#8217;en sort ainsi plutôt bien grâce à un scénario malin, qui reste en permanence centré sur le discours et évite notamment ce qui précède ou ce qui suit. <em>Le Discours d&#8217;un Roi</em> est totalement épargné par les flashbacks, et c&#8217;est un très bon point pour le film : ils auraient pu être multipliés pour évoquer l&#8217;enfance difficile du personnage, mais si on les voit venir, le réalisateur a la présence d&#8217;esprit de ne pas céder à cette facilité et de faire confiance aux dialogues. Autre bonne idée, évier au maximum les reconstitutions historiques, privilégiant quelques images d&#8217;archives et se limitant au strict nécessaire. Les ors de la Couronne britannique sont bien là, les costumes aussi… mais le film se déroule en grande partie dans l&#8217;appartement très simple du docteur et la reconstitution se limite aux appareils de radio, aux voitures ou encore à un avion. Une manière aussi de rappeler que le sujet du film n&#8217;est pas l&#8217;histoire du pays, mais celle d&#8217;un homme et même plus précisément le combat d&#8217;un homme contre un bégaiement. <em>Le Discours d&#8217;un Roi</em> est techniquement extrêmement classique, mais efficace et le film doit beaucoup aux performances de ses acteurs principaux. Colin Firth est très juste dans ce rôle de monarque tandis que Geoffrey Rush excelle dans son rôle d&#8217;orthophoniste. La seule véritable fausse note sera pour Churchill que l&#8217;on connaît trop bien en vrai pour laisser une seule chance à Timothy Spall qui a en outre la malchance d&#8217;avoir marqué dans <em>Harry Potter</em>…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/colin-firth-discours-roi.jpg" border="0" alt="colin-firth-discours-roi.jpg" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;">Bonne surprise que ce <em>Discours d&#8217;un Roi</em>. On attendait un biopic classique et un peu ennuyeux, on a un film très juste et fort sur la lutte d&#8217;un homme pour réussir à parler en public et ainsi assurer ses fonctions royales. Le contexte historique n&#8217;est qu&#8217;un prétexte offert à Tom Hooper pour mettre en scène la relation touchante de deux hommes que tout séparait. Le résultat est ainsi bien plus intéressant qu&#8217;un biopic, et peu importe alors si la précision historique n&#8217;est pas toujours au rendez-vous, ou si la réalisation gagnerait à être un peu plus inventive.</p>
<p><em>Sortie en salles le 2 février</em></p>
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		<title>Au-Delà, Clint Eastwood</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jan 2011 23:27:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Blockbuster]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[Famille]]></category>
		<category><![CDATA[Fantastique]]></category>
		<category><![CDATA[Mort]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Un film fantastique sur la mort où le destin de trois personnages dans le monde entier s'entrecroise : on pouvait craindre le pire. Mais si Clint Eastwood ne l'évite pas, son film n'est pas la catastrophe annoncée. C'est un film sur la mort plutôt émouvant réalisé par un homme qui s'en approche dangereusement. Une agréable surprise, contre toute attente. <a href="http://nicolinux.fr/2011/01/20/au-dela-eastwood/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="141" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/clint-eastwood-au-dela.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="clint-eastwood-au-dela" title="clint-eastwood-au-dela" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">Depuis <em><a href="http://nicolinux.fr/2008/12/19/lechange-meme-les-grands-peuvent-se-planter/">L&#8217;échange</a></em>, quelque chose s&#8217;est cassé dans ma relation de cinéphile avec Clint Eastwood. Brusquement, ce mythe du cinéma, ce demi-dieu même, proposait un film déplaisant, pathétique, pompeux et pompant. Autant dire que je craignais beaucoup pour <em>Au-Delà</em>, son dernier film. Un sujet extrêmement dangereux au cinéma, la mort, une construction en triptyque à la Innaritù : le tout sentait à des kilomètres le pathos et les violons. Et pourtant, je suis allé le voir, plus par principe que par conviction. Et pourtant, je n&#8217;en suis pas sorti totalement déçu, et presque convaincu.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=140633.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=140633.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=140633.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/au-dela-eastwood.jpg" border="0" alt="au-dela-eastwood.jpg" width="690" height="922" /></div>
<p></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Au-Delà</em> reprend une structure extrêmement classique dans la littérature et popularisée au cinéma par le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu. Plusieurs destins à travers le monde qui se déroulent en parallèle avant de se rejoindre. Clint Eastwood a choisi trois personnages très différents, mais réunis d&#8217;emblée par la mort. On suivra donc George, un Américain qui a longtemps fait le médium, parlant avec des morts pour le compte d&#8217;hommes et de femmes soucieux d&#8217;en savoir plus sur un proche mort récemment et qui a sans doute quelque chose à dire aux vivants. On suit aussi Marie, journaliste de France Télévision à qui tout réussit, de la brillante carrière professionnelle où elle a l&#8217;occasion de faire preuve d&#8217;un journalisme intègre qui ne lâche rien, à ses amours avec son producteur, mais qui va connaître la mort suite à un tsunami. On suit enfin Marcus, jeune londonien qui perd son frère jumeau suite à un accident et qui ne parvient pas à faire son deuil. San Francisco, Paris et Londres, trois vies menées en parallèle, mais qui seront réunies <em>in fine</em>, comme on peut s&#8217;en douter dès le départ. Au cœur d&#8217;<em>Au-Delà</em> donc, le thème de la mort et du deuil : comment survivre à une tragédie humaine qui vous a touché personnellement par un bref passage dans l&#8217;au-delà ? Comment survivre à la perte d&#8217;un frère qui représentait tout pour vous et sur qui vous comptiez en toute chose ? Comment se débarrasser d&#8217;une faculté vue comme un don par l&#8217;entourage, mais comme une malédiction par vous-même ? Autant de questions qui se posent aux personnages filmés par Clint Eastwood et autant de questions auxquelles le film tente de répondre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le problème est évident dès la lecture du synopsis : comment un film comme <em>Au-Delà</em> peut tenir sans tomber dans le pathos ? La mort est toujours un sujet délicat puisque, par définition, on a rarement la chance de revenir pour expliquer comment cela se passe et c&#8217;est donc un élément très difficile à filmer sans tomber dans la caricature. Dès les premières minutes, le film n&#8217;évite ni le pathos, ni la caricature avec une première scène de tsunami. Si cette scène est indéniablement impressionnante sur le plan technique, Clint Eastwood insiste évidemment sur la petite fille qui accompagne son héroïne et tend à sur-dramatiser la scène, surtout après, dans le champ de décombres. Marie est emportée par les flots et tombe dans un état comateux pendant quelques minutes. <em>Au-Delà</em> est alors très explicite, elle atteint le pays des morts et le film n&#8217;évite pas les lieux communs avec une représentation dépouillée, fuyante, pleine seulement de figures dans le vide et de sons. La caricature ne concerne malheureusement pas que la mort dans le film : comme tant d&#8217;Américains, Clint Eastwood a une image très romancée de l&#8217;Europe et filme un Paris de carte postale, ainsi qu&#8217;une Suisse de papier glacé, avec les montagnes pures en arrière-plan et les inévitables prairies parfaitement vertes. L&#8217;histoire elle-même n&#8217;est pas un modèle de légèreté, avec une indéniable dose de pathos transmise essentiellement par une musique aussi lourde que violoneuse. Certaines scènes tirent ainsi de manière assez déplaisante aux tire-larmes, ce qui contribue immanquablement à effacer toute l&#8217;émotion qu&#8217;elles contenaient pourtant. Sans évoquer le happy-end mielleux sur lequel, fort heureusement, le réalisateur ne s&#8217;appesantit pas trop.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/au-dela-matt-damon.jpg" border="0" alt="au-dela-matt-damon.jpg" width="690" height="459" /></div>
<p style="text-align: justify;">Tous ces éléments négatifs sont indéniablement présents, mais ils ne sont néanmoins pas parvenus à me faire détester <em>Au-Delà</em>. Au contraire, le dernier film de Clint Eastwood m&#8217;a laissé en sortie de salle dans un état étrange, contrarié d&#8217;un côté par des défauts indéniables, mais en même temps plutôt satisfait par le film. Si le réalisateur tombe à plusieurs reprises dans certains travers, il parvient néanmoins dans l&#8217;ensemble à se maintenir sur un fil extrêmement fragile, évitant la plupart du temps les lourdeurs attendues. Les thématiques développées par <em>Au-Delà</em> sont passionnantes et nonobstant la lourdeur des premières minutes, Clint Eastwood se garde bien de leur donner trop de présence à l&#8217;écran, suggérant plus qu&#8217;il ne montre. En ressort une vision de la mort finalement assez fine : on pouvait craindre les flashbacks, ou pire les apparitions de mort dans la vraie vie. Mais le réalisateur, malin, ne tombe pas dans ces travers et ne fait pas réapparaître les morts. Jason a disparu et Marcus devra apprendre à vivre sans, coûte que coûte. La mort effraie, c&#8217;est connu, mais <em>Au-Delà</em> parvient bien à le montrer avec cette femme qui est tellement bouleversée par son contact avec un mort qu&#8217;elle craque et n&#8217;ose jamais se montrer à nouveau. La mort est un sujet difficile, et je trouve à l&#8217;heure des bilans que Clint Eastwood s&#8217;en est très bien. Le réalisateur, plus proche du cercueil que du berceau, fait sans doute de son film une thérapie personnelle pour apprivoiser ce passage obligé dans toute vie et c&#8217;est, contre toute attente, plutôt réussi. On trouvera peut-être son optimisme forcé, c&#8217;est vrai, mais je trouve sa démarche émouvante, notamment parce que Clint Eastwood ne remet à aucun moment en cause la faculté de George à communiquer avec les morts. C&#8217;est un fait établi d&#8217;entrée, comme un pacte avec le spectateur, signalant ainsi que le sujet est ailleurs, dans le deuil peut-être.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on peut critiquer Clint Eastwood sur beaucoup de choses et notamment sur les choix ou les traitements de ses sujets, on peut plus difficilement l&#8217;attaquer sur ses qualités de réalisateur. Il le prouve encore avec <em>Au-Delà</em>, modèle de film hollywoodien classique. Ce n&#8217;est point un cinéma de l&#8217;expérimentation, de la nouveauté, certes, mais après tout ce n&#8217;est pas un objectif en soi du cinéma. Dans le genre, Eastwood fait très fort avec une photographie toujours très propre, assez froide peut-être, mais aussi très belle. Ses plans sont soignés et on (re)découvre avec la scène du tsunami que c&#8217;est aussi un metteur en scène d&#8217;action efficace. Après <em><a href="http://nicolinux.fr/2010/01/16/invictus-clint-eastwood/">Invictus</a></em>, Matt Damon poursuit sa collaboration avec le réalisateur et c&#8217;est une réussite : toujours juste dans ce rôle difficile de médium malgré lui, il convainc et semble porter tout le film. Même si son rôle est plus simple, le jeune George McLaren est assez impressionnant de force mature et triste, et touchant quand il suit, obstiné, le médium. Seule ombre au casting, une Cécile de France qui souffre vraiment de la comparaison face à ses collègues anglo-saxons et qui sonne faux quasiment sur toutes ses scènes. On ne croit jamais à ses états d&#8217;âme et son histoire d&#8217;amour aurait pu être évitée pour alléger toute la fin du film. À dire vrai, on se demande même si son rôle complet et la partie française n&#8217;auraient pas dû être purement et simplement supprimés…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/au-dela-cecile-de-france.jpg" border="0" alt="au-dela-cecile-de-france.jpg" width="690" height="458" /></div>
<p style="text-align: justify;">Avec un rythme digne de Woody Allen, Clint Eastwood poursuit, imperturbable, son impressionnante œuvre cinématographique. <em>Au-Delà</em> confirme son impressionnant talent de metteur en scène, en même temps qu&#8217;il semble indiquer une tendance lourde de son cinéma, depuis <em>L&#8217;échange</em> au moins. Avec l&#8217;âge, Eastwood arrondit les angles, adoucit ses films qui deviennent plus doux, plus positifs, plus mielleux aussi peut-être… Il faudra s&#8217;y faire, <em>Invictus</em> était aussi dans cette veine pressentie déjà dans <em>Million Dollar Baby</em> et que même <em><a href="http://nicolinux.fr/2009/02/25/gran-torino-eastwood/">Gran Torino</a></em>, pourtant plus proche des films de la grande époque instaurait avec un happy-end christique assez lourd Clint Eastwood est un réalisateur classique qui ne ménage pas ses effets. <em>Au-Delà</em> ne fait que suivre cette tendance, mais si le film est critiquable sur bien des aspects, j&#8217;en retiendrai le caractère émouvant d&#8217;un film sur la mort réalisé par un vieil homme que l&#8217;on sent profondément inquiet, comme si, alors qu&#8217;il sent la fin approcher, Clint Eastwood ressentait le besoin de se rassurer par le cinéma. Je retiendrai aussi un traitement plus fin qu&#8217;il n&#8217;y paraît sur la mort comme perte et sur le deuil. Si l&#8217;on peut sans problème oublier la partie française, <em>Au-Delà</em> reste un film fort, que je ne peux simplement écarter du revers de la main…</p>
<p style="text-align: justify;">Nuançons cet avis globalement plutôt positif avec d&#8217;autres avis, beaucoup moins enclins à pardonner à <em>Au-Delà</em> ses faiblesses. <a href="http://nicolinux.fr/2009/02/25/gran-torino-eastwood/">Alexandre</a> le trouve ainsi vain et le qualifie de &laquo;&nbsp;complainte nombriliste&nbsp;&raquo;. <a href="http://www.critikat.com/Au-dela.html">Critikat</a> est encore plus dur et voit dans <em>Au-Delà</em> la confirmation que Clint Eastwood n&#8217;est plus (pas ?) un grand réalisateur, mais l&#8217;ombre de lui-même. Même constat de déception chez <a href="http://www.filmosphere.com/2011/01/critique-au-dela-hereafter-2010/">Nicolas</a> qui ne trouve rien, ou presque, à sauver dans le film. Ce flot de critiques quasiment unanimes contre le film m&#8217;interpelle : je devais être de très bonne humeur, ce soir…</p>
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<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4561" class="footnote"><a href="http://nicolinux.fr/a-propos/publicite/">À propos de la publicité…</a></li></ol>]]></content:encoded>
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		<title>The Green Hornet, Michel Gondry</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Jan 2011 00:03:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nicolinux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Superhéros]]></category>

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		<description><![CDATA[<br/>Michel Gondry, bidouilleur talenteux de petits films à la tête d'un gros film hollywoodien et qui plus est d'un film de superhéros ? L'alliance paraissait boiteuse, et pourtant le cinéaste français a réussi à fusionner son univers personnel dans un blockbuster. The Green Hornet est un film réjouissant, à ne pas rater. <a href="http://nicolinux.fr/2011/01/13/green-hornet-gondry/">Continue reading <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<img width="288" height="146" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/green-hornet-gondry.jpg" class="attachment-medium wp-post-image" alt="green-hornet-gondry" title="green-hornet-gondry" /><p></p><br /><br/><p style="text-align: justify;">À l&#8217;image de son superhéros, <em>The Green Hornet</em> n&#8217;est pas un film comme les autres. Adaptation de cette histoire de superhéros née à la radio américaine dans les années 1930 et non d&#8217;un comics, ce blockbuster a en effet été réalisé par Michel Gondry, cinéaste français décidément touche à tout. Son apport sur un blockbuster, un film de superhéros qui plus est, était loin d&#8217;être simple à cerner, mais le résultat est réjouissant. Certes, <em>The Green Hornet</em> est une grosse machine hollywoodienne, avec son panel de star, ses effets spéciaux numériques (et la désormais inévitable 3D), mais c&#8217;est aussi un film de Michel Gondry qui n&#8217;a pas sacrifié son univers au passage. Fun, libre, amusant… un film à ne pas rater.</p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28983.html"> </a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28983.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28983.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28983.html"></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28983.html"></p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/green-hornet.jpg" border="0" alt="green-hornet.jpg" width="690" height="920" /></div>
<p></a></p>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28983.html"></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le Frelon Vert n&#8217;a pas que le nom de ridicule. C&#8217;est un superhéros qui combat le mal, certes, mais il ne l&#8217;a même pas fait exprès. Ce frelon entre dans la vaste catégorie des superhéros sans superpouvoirs, aux côtés de Batman bien sûr, mais aussi d&#8217;Iron Man ou encore de Kick-Ass dans un autre registre. Ces héros-là sont souvent riches et mettent leur richesse au service d&#8217;une noble cause et de l&#8217;achat des gadgets les plus sophistiqués. Britt Reid est également extrêmement riche : fils d&#8217;un magnat de la presse patron d&#8217;un très gros quotidien, il ne sait pas trop que faire de sa vie, si ce n&#8217;est faire la fête et profiter autant qu&#8217;il peut. Autant le dire, ce n&#8217;est pas du goût de son père qui se désespère de voir ainsi son fils se prélasser dans la luxure permanente et surtout de le voir faire les gros titres de son propre journal. Ce père, c&#8217;est à la fois un modèle bien sûr pour Britt, mais aussi un homme intègre qu&#8217;il ne peut supporter, un homme qui a brisé ses rêves d&#8217;enfant et qui réprimande toujours autant son fils devenu adulte. Quand son père meurt, Britt est abasourdi, mais il ne trouve rien de mieux que de décapiter la statue de son père. Cet acte de vengeance puéril est aussi l&#8217;acte de naissance de son statut de superhéros. Aidé par le chauffeur de son père, un jeune asiatique qui sait faire des cafés exquis autant que donner des coups et bricoler des voitures pour leur ajouter lance-missiles ou sièges éjectables, notre héros se met en tête de lutter contre les méchants gars de la ville. Cette idée, plus proche du jeu entre potes que de la noble volonté de décimer le mal, va mener le Green Hornet et son acolyte sans nom à faire les gros titres de la presse et à se faire remarquer par le parrain de la mafia locale, le dangereux Chudnofsky qui n&#8217;entend pas partager son empire mafieux. Attaqué à la fois par la police et la mafia, le frelon va tenter, comme le clame l&#8217;affiche, de protéger la loi en commençant par l&#8217;enfreindre.</p>
<p style="text-align: justify;">Par bien des aspects, le Frelon Vert est un superhéros assez classique dans la collection américaine. C&#8217;est un homme sans pouvoirs surnaturels, mais qui se donne les moyens d&#8217;agir pour satisfaire son objectif. Comme Batman et Iron Man, le Green Hornet est lié à une puissante entreprise, en l&#8217;occurrence un journal, qui lui donne d&#8217;immenses moyens financiers qui lui laissent les coudées franches pour mener à bien son combat. Britt dispose ainsi d&#8217;une immense fortune et il utilise également l&#8217;entreprise qui le soutient à son profit : non en y développant des armes, mais en l&#8217;utilisant comme arme médiatique pour mettre en valeur son combat. La presse joue souvent un rôle important dans les films de superhéros : elle est centrale dans Superman, par exemple, autant d&#8217;ailleurs que dans ce film où le superhéros est aussi le patron du journal qui est au centre des préoccupations. <em>The Green Hornet</em> présente bien les enjeux et la manière dont Britt utilise son journal pour mettre en valeur ses actes en tant que superhéros. Le combat du Frelon Vert est tout autant classique : même si ce n&#8217;est pas toujours forcément explicite dans le récit, c&#8217;est toujours la mafia locale qui est visée, et d&#8217;abord son chef, un parrain aux origines soviétiques qui s&#8217;est mis en tête de contrôler tout le commerce illégal de la ville. Dans un second temps, ce méchant extrêmement classique arborera même un semblant de costume (rouge, bien sûr) qui le rapproche du superhéros en négatif. Le Frelon Vert dispose enfin des attributs attendus pour un superhéros, la voiture équipée de multiples gadgets et armes, le masque, le costume, la signature (une carte de visite)…</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/cameron-diaz-seth-rogen-green-hornet.jpg" border="0" alt="cameron-diaz-seth-rogen-green-hornet.jpg" width="690" height="460" /></div>
<p style="text-align: justify;">Tous les éléments sont rassemblés et pourtant, le Frelon Vert n&#8217;a rien d&#8217;un superhéros bien sérieux, et c&#8217;est là tout l&#8217;intérêt. Le héros de <em>The Green Hornet</em> est, disons-le, un vrai loser qui ne réussit jamais ce qu&#8217;il entreprend, comme l&#8217;assène, terrible condamnation, son père alors que le jeune Britt s&#8217;est fait virer de l&#8217;école pour avoir tenté, en vain, de défendre une fille sans défense dans la cour de récrée. Le Frelon Vert ne serait absolument rien sans Kato qui occupe le rôle traditionnel du &laquo;&nbsp;<em>sidekick</em>&nbsp;&raquo; et qui fait tout dans le duo. C&#8217;est lui qui bricole les voitures et invente des armes, c&#8217;est lui qui combat vraiment les méchants, c&#8217;est lui qui a inventé les costumes, c&#8217;est lui même qui a trouvé le nom. Sans lui, Britt n&#8217;est plus qu&#8217;un loser vantard et pathétique, ce qui est inhabituel bien sûr pour un superhéros. Il n&#8217;a non seulement aucun superpouvoirs, mais il n&#8217;est pas doué pour autant, un peu à l&#8217;image de Kick-Ass. Ainsi, quand il prend une initiative (enregistrer son adversaire pour briser sa carrière), c&#8217;est l&#8217;occasion d&#8217;un échec total avec un côté en plus ridicule (la clé USB sushi). Autre élément atypique dans <em>The Green Hornet</em>, les méchants ne paraissent pas bien méchants tandis que la lutte menée par le héros semble bien enfantine. Si Britt enfile le costume du Frelon Vert, c&#8217;est d&#8217;abord parce que ça l&#8217;amuse beaucoup, mais c&#8217;est aussi pour se venger de son père et lui prouver, <em>post-mortem</em>, qu&#8217;il n&#8217;est pas qu&#8217;un bon à rien. Nulle morale dans ce choix, alors que les superhéros sont en général motivés par des motifs moraux, souvent la volonté de supprimer une source de problèmes, ou lutter contre l&#8217;injustice. Si Britt devient le Green Hornet en somme, c&#8217;est plus par accident que par choix. C&#8217;est sans doute ce qui fait la spécificité du personnage, et donc son intérêt.</p>
<p style="text-align: justify;">Michel Gondry aux commandes pour un blockbuster hollywoodien… l&#8217;idée avait de quoi faire sourire, ou trembler. Lui qui était connu pour ses films bricolés (à l&#8217;image de son dernier, <em>Soyez sympas, rembobinez</em>) s&#8217;est trouvé à la tête d&#8217;un film à gros budget (90 millions de dollars <a href="http://www.imdb.com/title/tt0990407/">estimés</a>). Le résultat prouve que le réalisateur français est un excellent cinéaste : faisant fi des contraintes des studios américains, il a imposé sa patte tout en respectant le cahier des charges. <em>The Green Hornet</em> est ainsi un film à la fois très fun, drôle même, bien rythmé par une action continue, mais aussi un film qui retrouve la liberté formelle si chère à Gondry et qui trouve ici son point culminant dans une scène de <em>split-screen</em> (partage de l&#8217;écran) absolument ébouriffante et qui fonctionne parfaitement bien. La fusion entre Hollywood et Gondry est réussie, même si <em>The Green Hornet</em> n&#8217;est peut-être pas aussi facile d&#8217;accès que les plus décérébrés des blockbusters, ce qui n&#8217;est pas un inconvénient. Cette liberté formelle se retrouve aussi dans le côté un peu caricatural des personnages, notamment le costume qui se rapproche d&#8217;une parodie de costume de superhéros. <em>The Green Hornet</em> fait dans l&#8217;outrance et cela lui réussit, le film étant ainsi à plusieurs reprises drôle, ce qui n&#8217;était pas évident sur le papier. L&#8217;humour provient notamment de la relation entre les deux héros, une relation qui surligne la tension homosexuelle, un aspect qui est souvent sous-jacent dans les comics (Batman et Robin bien sûr, pour ne citer qu&#8217;eux). C&#8217;est une véritable réussite que même la 3D, aussi inutile<sup><a href="http://nicolinux.fr/2011/01/13/green-hornet-gondry/#footnote_0_4539" id="identifier_0_4539" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La meilleure utilisation de la 3D, la seule peut-&ecirc;tre m&ecirc;me, se situe dans le g&eacute;n&eacute;rique de fin. Se taper un film entier assombri et flou pour un g&eacute;n&eacute;rique de fin, certes amusant, voil&agrave; qui est p&eacute;nible&hellip;">1</a></sup> qu&#8217;elle nuit à la qualité de l&#8217;image, ne parvient pas à gâcher. Cette réussite, le film la doit aussi à ses interprètes, tous à un très beau niveau, que ce soit Seth Rogen pour le rôle-titre ou Jay Chou qui fait un très bon Kato. Même Cameron Diaz est très bien, mais c&#8217;est Christophe Waltz que l&#8217;on remarque en particulier, même si son rôle est bien trop réduit à mon goût.</p>
<div style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://nicolinux.fr/wp-content/2011/01/jay-chou-green-hornet.jpg" border="0" alt="jay-chou-green-hornet.jpg" width="690" height="459" /></div>
<p style="text-align: justify;">Michel Gondry et blockbuster de superhéros. Avouons-le, le mélange intriguait, entre intérêt et méfiance pour cet assemblage qui n&#8217;allait pas de soi. Avec <em>The Green Hornet</em>, Gondry prouve qu&#8217;il est un grand cinéaste capable d&#8217;imposer son propre univers à l&#8217;industrie cinématographique d&#8217;Hollywood. Le résultat est réjouissant : c&#8217;est à la fois un spectacle réjouissant, du grand spectacle comme on aime en voir en salles, et un film finalement plus libre qu&#8217;il n&#8217;y paraît, où les thèmes du superhéros sont traités à la limite de la parodie. Ce <em>Green Hornet</em> est une excellente surprise, à ne pas rater.</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_4539" class="footnote">La meilleure utilisation de la 3D, la seule peut-être même, se situe dans le générique de fin. Se taper un film entier assombri et flou pour un générique de fin, certes amusant, voilà qui est pénible…</li></ol>]]></content:encoded>
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