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Recovery, Eminem

Après plusieurs années de silence, Eminem semble décidé à ne plus lâcher le devant de la scène. En un an et demi, il a publié deux albums plus que conséquents (1h20 chacun) et un EP. Une activité intense qui témoigne également de sa volonté de tourner la page d’une époque marquée par la drogue. L’an dernier, avec Relapse, le rappeur mettait en scène sa désintoxication. Cette année, avec Recovery, il passe à la convalescence et au retour à la normalité. Mais comme souvent dans la création artistique, l’artiste est bon parce que torturé, ce qui s’accompagne souvent d’une forte dépendance aux drogues. Comme je l’avais longuement évoqué dans un billet précédent sur le maître Eminem, au sens presque des écoles picturales de la Renaissance, Eminem incarne le Mal, la perversion et un danger pour une partie de l’opinion américaine. En trouvant la paix, il a perdu de sa vigueur artistique et ce nouvel album en est tristement la preuve. Slim Shady n’est plus et Eminem s’est rangé pour proposer un rap plus mainstream et beaucoup plus décevant. Restent néanmoins son flow si particulier et sa mythologie personnelle.

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Un album d’Eminem est beaucoup plus qu’un assemblage de chansons plus ou moins réussies. C’est une histoire que l’on nous raconte, c’est une pièce de théâtre qui se joue devant nous. Eminem n’a pas son pareil pour se mettre en scène, et ce, depuis les premiers pas de Slim Shady, son double maléfique. Les morceaux chantés étaient ainsi le plus souvent entrecoupés de « Skit », courts titres parlés, parfois avec plusieurs acteurs qui font avancer l’intrigue de l’album. Certains personnages récurrents offrent à l’ensemble de sa discographie une unité jamais vue dans la musique, à ma connaissance, comme si chaque album était un chapitre supplémentaire dans la vie d’Eminem/Shady. Symbole du changement en cours, Recovery ne contient aucun skit. Finies les interventions de Paul, Steve Berman ou évidemment Slim Shady, place à la musique seule. Relapse maintenait ce principe, si bien que cette absence est un élément fort : le rappeur indique par là que sa musique, seule, suffit encore. Sur le second titre de l’album, Eminem l’indique explicitement : « My life is no longer a movie » (« Ma vie n’est plus un film ») qui sonne un peu comme un manifeste. Eminem a fait le ménage jusqu’au personnage de Slim Shady qui n’est plus présent que sous la forme de références régulières, dans les paroles.

La disparition des intermèdes parlés ne signifie pas pour autant la disparition de la narration et Eminem a toujours une vision très cinématographique de sa propre vie, quoiqu’il puisse en dire. Chacun des 17 titres de l’album raconte l’histoire suivant immédiatement Relapse : le personnage est sorti de la cure de désintoxication et essaie de retrouver une vie normale. « Cold Wind Blows » qui ouvre l’album évoque ainsi la sortie où il est « froid comme le vent qui souffle », tandis que le second (« Talkin’ 2 Myself« ) signale la solitude de l’ancien drogué. Changer, voilà une idée centrale dans tout l’album, comme l’indique explicitement un des titres de Recovery (« Going Through Changes« ). Même si le rappeur ne le dit pas, son dernier album est placé sous le signe des regrets, envers son ex-femme en partie (même chanson, vers la fin, il exprime des regrets sur la façon dont se sont déroulées sa relation puis sa séparation avec son ancienne femme ; sur « Space Bound » aussi ainsi que « Love The Way You Lie » même si la référence est implicite), mais surtout envers Proof. Une chanson entière (« You’re never over« ) est consacrée à ce rappeur de Detroit ami et mentor d’Eminem qui a été assassiné en 2006 sur la fameuse route 8 Mile qui a donné son nom au film biographique sur Eminem. On savait que sa mort avait touché profondément le rappeur, mais c’est la première fois qu’il a l’occasion de l’exprimer vraiment et son hommage assez classique sur la forme (autour du thème du souvenir qui reste après la disparition physique) est toutefois très efficace, d’autant qu’il ferme l’album. Comme on peut aisément le constater, l’heure n’est pas à la franche rigolade et Recovery est au contraire marqué par une certaine mélancolie plutôt rare chez Eminem et qui a remplacé, au moins en partie l’ironie. En partie seulement, car si Slim Shady est absent, son influence n’est jamais loin. La langue de vipère d’Eminem peut alors ressortir, le temps d’une vacherie au détour d’une phrase ou alors pour une chanson entière comme avec « 25 to Life » qui est une attaque en règle contre son ancienne femme où le rappeur la condamne de tous les maux tout en se présentant comme une victime de sa tyrannie1.

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Le flow si typique d’Eminem est toujours présent et intact. Sur cet aspect, Eminem reste indéniablement le maître à mon avis : son rythme rapide, ses phrases construites comme autant de coups de poing, ses jeux sur les sonorités… tous les ingrédients sont encore réunis. Pourtant, quelque chose a changé. L’urgence des débuts n’est plus et les insultes ou mots grossiers qui ponctuent encore ses textes ont perdu de leur vigueur. Mais surtout, il manque l’humour, le second degré qui faisait la force des textes d’Eminem jusqu’à Relapse encore où le rappeur mettait en scène de manière caustique les centres de désintoxication. C’est ce second degré qui me permettait de défendre le rappeur contre ses nombreuses critiques. Si Eminem est toujours violent contre ses critiques (« On Fire« ), il est très sérieux quand il les attaque en retour : il a manifestement perdu toute capacité d’auto-dérision et c’est bien dommage. Recovery est parcouru d’une très grande tristesse qui tend à la mélancolie ou à la colère froide. Quand Eminem s’attaquait à Kim, sa première femme, c’était d’une violence extrême, mais c’était aussi drôle et purement fantasmé. On a le sentiment qu’il ne veut plus rire et qu’il ne reste plus que la violence froide et l’opposition brutale à la société (« Won’t Back Done« ). Par bien des aspects, je trouve ce dernier album bien plus fort et violent que ses deux premiers de l’ère Slim Shady qui étaient violents par les mots, mais qui n’étaient que second degré et auto-dérision. Le succès n’a pas fait que du bien au rappeur, à moins qu’il ait vraiment besoin d’échecs sentimentaux et de drogue pour être artistiquement au meilleur. Je me trompe peut-être cela dit. Peut-être que Recovery n’est aussi que second degré et que je me suis fait avoir de bout en bout. C’est possible. Néanmoins, je ne vois pas bien l’intérêt d’un second degré qui ne donne jamais de signes de sa présence. Et si second degré il y a encore, il n’est vraiment plus amusant alors que tous ses précédents albums, sans exception, étaient amusants quand ils n’étaient pas drôles.

Un album n’est pas composé que de paroles naturellement, et sur la musique, Recovery pose aussi problème. Dr. Dre, producteur de toujours pour Eminem, a apparemment perdu de son influence même s’il est resté crédité comme producteur sur la pochette, et cela s’entend. Si les albums d’Eminem n’ont jamais brillé par l’originalité de leur musique, le dernier marque aussi une rupture assez nette avec les précédents. Au départ simple, pour ne pas dire dépouillée, la musique du rappeur s’est enrichie au fil des albums. Les boites à rythmes ont cédé un peu de place à d’autres instruments pour composer une musique plus riche, mais pas forcément plus forte. Recovery bénéficie de tous les systèmes modernes d’enregistrement et d’une production de luxe (après tout, Eminem reste un gros vendeur), même si l’on entend encore quelques rythmes simples et centraux (« Not Affraid« ). Mais le rappeur n’a manifestement pas que de tes bons gouts et a fait appel sur une majorité de morceaux à des refrains dans une pop presque mielleuse, en tout cas on ne peut plus convenue, et qui tranchent singulièrement avec la voix d’Eminem. On a même des « youhou » féminins ou des sons proches de l’autotune indignes d’un album de rap digne de ce nom tant ils font clichés. On aimerait argumenter, dire qu’ils sont là pour dénoncer le rap mainstream, mais non, rien à faire, on ne peut y voir qu’une regrettable faute de goût. Je ne suis pas dans une opposition de principe (j’ai beaucoup aimé ce que Kanye West a fait avec l’autotune notamment), mais là cela ne convient pas, tout simplement. On peut penser ce que l’on veut du système Dre, il avait au moins la capacité de catalyser un peu le rappeur qui en a manifestement bien besoin.

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Album du changement, des regrets et de la réconciliation, Recovery déçoit par son sérieux et ses choix artistiques douteux. Il semble qu’Eminem ait besoin d’être mal dans sa vie pour être artistiquement au mieux. La mélancolie domine cet album qui ajoute néanmoins une brique au mythe que construit le rappeur album après album. Si Slim Shady a disparu du devant de la scène, son influence reste présente. L’ancienne femme d’Eminem est aussi toujours présente et constitue toujours le thème de prédilection du rappeur depuis ses débuts. Rien que pour cela, Recovery vaut la peine d’être écouté. La constitution d’un univers par un ensemble d’albums est fascinante, d’autant que l’ultime titre de Recovery, la chanson cachée « Here we go » sème le trouble. Brusquement, alors que le ton général était plutôt la mélancolie et le regret, Slim Shady fait un retour fracassant en retrouvant son ton habituel. Le titre, comme l’album, se ferme sur une voix et des termes familiers : « Thank you for coming out / Hope you enjoyed the show / Till next time« . Que réserve ce « next time » ? Un retour du rappeur à l’ironie mordante de ses débuts ? Attendons la prochaine brique du mythe pour en savoir plus… et en attendant, réécoutons les premiers albums du rappeur, de vrais bijoux dans le genre.

Même déception pour Benjamin qui évoque à juste titre « l’album de toutes les frustrations », frustrations qui proviennent en grande partie des refrains globalement très mauvais sur cet album.


  1. Comme le signale très justement Rakim69 dans les commentaires, je suis allé un peu fort sur l’interprétation de cette chanson puisque Eminem dit explicitement à la fin qu’il parle du hip-hop. Je persiste néanmoins à penser que l’on peut comprendre cette chanson dans les deux sens, comme critique du hip-hop et en même temps comme rancœur persistant contre son ancienne femme. []
  2. À propos de la publicité… []

12 Comments

  1. Rakim69

    Bon article même si j’ai aimé l’album. Je peux comprendre que le type ait évolué son style et ne pas refaire les maux de Slim Shady. Sinon une petite erreur dans ton excellent article : « 25 To Life » est une chanson sur le Hip Hop qu’il personnifie comme sa compagne (voir rime finale).

    • Merci pour ces compliments. :)

      Tu n’as pas tort pour « 25 To Life », en effet. À force de vouloir lire un texte d’une certaine manière, on finit par lui faire dire n’importe quoi. Cela dit, le double-sens (hip-hop/sa femme) fonctionne de bout en bout donc je pense que l’on peut y lire une référence implicite à son ex-femme. Je vais ajouter ta remarque néanmoins.

  2. Super article sur l’album et surtout sur l’état d’esprit dont certains rappeurs ont absolument besoin pour sortir un album digne de ce nom. Perso, je le trouve décevant, rien que les refrains et autotune suffisent à m’énerver.

  3. Excellente critique. Axé sur les textes, je trouve qu’elle complète vraiment bien la mienne (du coup je la rajoute en lien chez moi). C’est marrant je n’ai jamais prêté attention aux Skits et pour être honnête je n’avais même pas réalisé qu’ils avaient disparu ici. Du coup, c’est bien vu ce « My life is no longer a movie ». Le point du second degré est également très pertinent. Même à l’écoute du disque (sans les lyrics sous les yeux, et donc parfois avec un niveau de subtilité moindre), on sent bien que ça ne déconne pas.

    J’aurai pas écrit dessus que je t’aurai proposé de la republier sur Playlist :)

  4. (En revanche, je suis vraiment pas d’accord avec cette phrase : l’artiste est bon parce que torturé, ce qui s’accompagne souvent d’une forte dépendance aux drogues. C’est un peu un gros cliché quand même – à part quant il s’agit de Trent Reznor^^)

  5. Merci tous les deux… :)

    @ Benjamin : c’est vrai que j’ai porté beaucoup d’attention aux textes, alors que d’habitude ils ne m’intéressent pas vraiment. Avec Eminem c’est différent, je suis vraiment fasciné par ce récit qu’il construit à chaque album…

    Tu as raison pour le cliché… En même temps, les artistes sont souvent les premiers à être dans le cliché, comme si c’était un comportement implicitement accepté, un habitus pour utiliser un terme de sociologie.J’ai pensé au débat sur le dernier Trent Reznor justement. C’est exactement la même chose : peut-on être heureux et bon sur le plan créatif ? J’ai l’intuition que tous les plus grands chefs-d’oeuvre, quel que soit le genre ou même le domaine artistique, sont les oeuvres d’artistes torturés. Il y aurait sans doute de quoi faire une thèse à ce sujet. ;)

  6. Holiver

    La chronique est vraiment bien sauf que mon avis est complétement à l’opposé du tient . Pour moi c’est un album excellent, un classique je le place juste après The Eminem Show qui est mon album préféré . J’ai toujours préféré l’émotion au côté « Slim Shady » dans lequel je ne me retrouve pas c’est peut-être pour ça que les TMMLP et TSSLP ( que j’adore quand même ) ne m’ont pas autant marqués qu’un TES ou un Recovery .Sur cet album je retrouve le Eminem mature, celui qui ne fait plus des blagues ou ne se déguise plus pour amuser la galerie ( à 37 ans il était temps qu’il prenne conscience que cette formule ne marche plus ) et c’est vraiment bien je trouve qu’il se remette en question sur l’album, sur les choix bons ou mauvais qu’il a prit dans sa vie . On voit bien qu’il s’autocritique tout au long de l’album c’est une « preuve » de maturité pour moi . Niveau rap le gars reste pro, entre allitérations & assonances à couper le souffle, ou encore flow très technique ( voir le flow extraterrestre de No Love ) il n’a rien perdu niveau rap . La production de l’album je la trouve très bonne aucun gachi pour ma part, si ce n’est le remake de l’instru de « Deja Vu » pour Cold Wind Blows qui est dommage ( mais Eminem rattrape le tout ) . Les samples pour No Love et Going Through changes sont excellents je trouve, les refrains chantés par d’autres personnes apportés apportent vraiment une touche nouvelle à l’univers d’Eminem je trouve ça très bénéfique . J’adore le refrain de Space Bound ( la chanson est pour moi un classique au même titre que Stan ) , le refrain de 25 to life ( la femme chante très bien et donne une émotion supplémentaire ) . Eminem est devenu super métaphorique même un peu trop certainement, sur 25 to life jusqu’à la chute à la fin on pense qu’il se sépare d’une femme mais on apprend que c’est le hip hop qu’il quitte, sur Seduction il ne parle pas de femme mais des fans bibolaires
    « Cause one minute she loves you, the next she don’t
    She’s been stolen from you »

    ou encore sur Space Bound ou il parle encore d’une femme mais qui laisse supposer que c’est de la drogue qu’il parle dans la chanson

    « We touch I feel a rush
    We clutch it isn’t much
    But it’s enough to make me wonder what’s in store for us … »

    « It’s like an explosion everytime I hold ya I wasn’t joking when I told ya
    Ya take my breathe away
    You’re a supernova.. »

    fin bref chacun se fait sa propre histoire tout seul avec les lyrics quoi, je trouve cet album très bien tenu en tout point, même en punchline ( ce qui n’était pas le point fort d’Eminem ) on voit qu’il s’est super bien amélioré y’a qu’à voir Won’t Back Down qui est une explosion de punchline :

    « Need I remind you that I don’t need the fuckin swine flu to be a sick pig ?  »

    « I gave Bruce Wayne a Valium and said
    settle ya fuckin ass down I’m ready for combat man
    get it ‘calm batman’? » qui ressemble à une punchline de TMMLP sur Criminal :

    « Hey, it’s me, Versace
    Whoops, somebody shot me!
    And I was just checking the mail
    Get it? Checking the ‘male’? »

    Voilà pour ma part j’ai vraiment adoré cet album sur tous les points, mais ne t’inquiètes pas je conçois bien sur que l’album n’ai pas pu plaire à tout le monde du à une production « plutôt 2010″ et à la casi disparition de « SLim Shady » . Sur ceux bonne journée, et vendredi je vois en live Eminem en Suisse je suis trop content ^^ PEACE ++

  7. Je crois que j’ai préféré RELAPSE. Assez déçu. Et contrairement à bcp de gens, SO BAD, le morceau de Dre est un de ceux que j’ai le plus aimés.

  8. Jamdeb

    Je me suis arrêté de lire la critique quand j’ai vu que Slim Shady était écrit avec deux « D » et que 8 Mile etait considéré comme Film Biographique et non Semi-biographique.

    • Désolé de vous avoir fait perdre du temps avec tant d’amateurisme. Encore heureux que ces erreurs grossières et indignes de votre lecture ne se sont pas trouvées en fin d’article ! :o

      Je corrige pour le « d », merci quand même.

  9. Laurence

    Wooow quel bel article :D
    Honnêtement, je ne suis une grande fan d’Eminem que depuis très peu de temps. Je n’y voyait qu’un rappeur vulgaire, mysogine, drogué, bref… il me dégoûtait presque. Je n’ai jamais été une grande fan de rap non plus. Mais, je me rappelle la première fois que j’ai vraiment prit le temps de lire les paroles de « Loose Yourself ». Je n’en renevenais pas. La façon dont il mélange les rimes, les jeux de mots, c’était… absolument magique. C’est à ce moment que j’ai vu Marshall, et non Slim Shady. Et lorsque j’ai appris qu’il sortait un nouvel album, et qu’il parlerait entre autre de sa « guérison », j’avais vraiment hâte. J’ai écoute l’album au complet. J’ai fait exprès de me concentrer uniquement sur la musique. Je n’ai pas vraiment été impressionné, je vous l’avoue, mais tout de même, la fluidité de ses phrases restait incroyable. Puis, une chanson à la fois, je regardais les paroles. J’ai été éblouie, surprise, complètement ahurie. Ce que j’aime de Recovery, c’est qu’il ne parle pas de filles, de drogues, et de gansters, comme les autres albums rap. Non, il parle de la vie, la vrai vie. Il parle de l’amour, de la souffrance, de la douleur, mais aussi de l’espoir, de sa guérison et de sa nouvelle force. Chacun trouve dans un de ses chansons, une lueur, un espoir, comme si Marshall nous tendait la main, et nous disait qu’il avait vécu ça lui aussi. C’est la puissance de cet album. Oui, je sais que la musique est moyenne, et que l’autotune gâche un peu, mais tout de même j’ai absolument adoré cet album, et je ne me lasse jamais de l’écouter.
    Mes chansons préférées?
    Space Bound
    Love the way you lie ( quelle collaboration surprenante!)
    You’re never over
    25 to live
    Almost Famous
    Talkin 2 Myself
    Je sais, c’est beaucoup, mais j’aime presque tout l’album :)

    • Merci… :)

      Je ne suis pas fan depuis longtemps non plus, et comme toi, j’ai été fasciné par l’univers de l’artiste avant sa musique proprement dite. Il reste l’un des meilleurs rappeurs sur le plan du chant aussi, ses assonances et allitérations sont un modèle du genre, c’est vraiment bluffant.

      Cet album me paraît inférieur à ce qui précède, mais en même temps je l’ai aussi beaucoup écouté, donc il ne doit pas être si mauvais que cela. Je suis d’accord avec toi sur la fluidité, c’est un sentiment que je ressens aussi en l’écoutant.

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  1. By Les tweets qui mentionnent Recovery, Eminem | Le blog de Nicolinux -- Topsy.com 7 juillet 2010 at 9 h 05 min

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